Posté le 22.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du car d'assaut soviétique T-62.
- Source : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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« Décembre 1997, les Russes arrivent. Un officier d'active raconte... »
(Emmanuel de Richoufftz) :
Dans cet ouvrage (publié en 1987, à une époque où on ignorait alors ce qui allait advenir...) le général Emmanuel de Richoufftz (alors lieutenant-colonel) nous relate ce qui aurait très bien pu arriver dans les années 1990 si une URSS - restée grande puissance et à la tête d'un pacte de Varsovie renforcé - avait alors envisagé d'attaquer les pays d'Europe occidentale.
Et, par delà le récit et ''scénario-catastrophe'' des événements ici imaginés (grâces aux notes personnelles tirées du ''journal de marche'' de l'officier aide de camp du dernier président de la Ve République...), sans concession le lieutenant-colonel de Richoufftz y détaille impitoyablement les actuelles faiblesses de l'armée française.
Laquelle, faute de crédits suffisants et de véritable soutien politique dans la nation comme dans le personnel politique, faute de personnels qualifiés et de matériels opérationnels, faute de relations étroites avec nos alliés comme de matériels militaires standardisés, faute de moyens logistiques adéquats et -surtout - faute de doctrine militaire pertinente - semble décidément - véritablement - complètement à bout de souffle et - finalement - peu crédible.
Et dans un contexte de démembrement des arsenaux nucléaires tactiques intermédiaires, c'est là le maintien de l’autonomie stratégique de la France - et de sa crédibilité politique - qui sont en jeu. Désastre alors prévisible ''rendu possible par la mauvaise définition du concept de défense et son inadéquation à la politique extérieure, la faillite du choix des armements et la démobilisation de tout un peuple''.
C'est pourquoi l'auteur - en rejetant l'actuelle conception, par lui jugée complètement obsolète, de ''dissuasion'' nucléaire - envisage ici une complète redéfinition de la doctrine militaire française. Et - tournant alors le dos aux projets de ''professionalisation des armées'' des années 1980-1990 - jette les ponts vers la mise en place d'une armée ''citoyenne'' modernisée et mieux intégrée à la nation.
Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :
« La dissuasion française n'offrirait-elle qu'une protection aussi illusoire que feu la ligne Maginot ? Telle est la question cruciale posée par cet essai qui n'hésitent pas à emprunter aux formes romanesques.
Dans cette fiction tout est vrai : les procédures de la mobilisation, les caractéristiques des armements, la description des régiments. Tous les techniciens connaissent les matériels qui seront opérationnels dans 10 ans. Alors, si un jour quelque chose de nouveau se produisait à l'Est, les formes de la réplique occidentale et française sont dès maintenant analysables.
C'est à cet exercice que s'est appliqué le lieutenant-colonel de Richoufftz. Qu'un officier d'active prenne ainsi la plume est déjà, en soi, exceptionnel. Qu'il fasse en outre preuve d'esprit critique par rapport aux dogmes officiels de notre défense nucléaire est un événement.
S'il refuse de sombrer dans le sensationnel, le lieutenant-colonel de Richoufftz n'en procède pas moins au constat clinique des faiblesses de notre défense. Il détaille les fragilités accumulées, en dépit de l'autosatisfaction officielle, au fil des lois de programmation militaire. Il ose dire que le roi est nu et expliquer pourquoi. Surtout il propose des correctifs et des réponses. Un débat capital est ainsi ouvert. »
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Références : « Décembre 1997, les Russes arrivent. Un officier d'active raconte. », un ouvrage du lieutenant-colonel Emmanuel de Richoufftz, document publié aux éditions ''Albin Michel'' en 1987 (195 pages).
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Pour en savoir plus :
Le blog du général de Richoufftz :
http://general.de.richoufftz.over-blog.com/
« Armées : La grande colère »,
tribune du général de Richoufftz publiée dans « Valeurs actuelles » (en mars 2002).
http://www.valeursactuelles.com/magazine/enquetes/visuarticle.php?derniernum=3405&position=0
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Posté le 22.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la photographie d'un char d'assaut américain M1 Abrams.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Grandes armées d'aujourd'hui :
D'après Jean-Claude Barreau et Guillaume Bigot dans leur ouvrage intitulé « Toute la Géographie du monde » (ici pages 383, 384 et 385) :
« On compte aujourd'hui dans le monde onze armées dignes de ce nom - équipées, moderne, capables d'intervenir et défense et en attaque - mais aucune n'égale l'armée américaine. Si l'on donne à l'armée américaine un coefficient 100, les armées française, anglaise, chinoise et russes seront notées 10. Ces cinq armées sont aussi celles d'Etats qui disposent officiellement de l'arme nucléaire. Il faudrait noter 5 les armées israéliennes, indienne et pakistanaise qui disposent également - mais officieusement - de l'arme atomique, et 5 aussi les armées des vaincus de la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne et le Japon, qui pourraient disposer rapidement de la bombe atomique, mais ne le peuvent pas par suite de l'opposition générale des Alliés de 1940-1945. La Corée du nord, entièrement dans les mains de Pékin, ne fait pas nombre. L'Iran seul est un candidat sérieux à la force nucléaire, et l'on voit mal qui pourrait l'empêcher de la construire.
Remarquons qu'il ne suffit pas de disposer de la bombe, faut-il lui assurer une force de frappe, c'est à dire des vecteurs sûrs. A ce jour, les seuls vecteurs absolument fiables sont les sous-marins nucléaires stratégiques qui lancent leurs missiles depuis le fond des mers et restent indétectables. Or trois puissances seulement en possèdent : les Etats-Unis par dizaines, la France et la Russie par unités (l'URSS en avaient des dizaines dont la plupart, désarmés, rouillent à Mourmansk). Le Royaume-Uni en a quelques uns, mais ils sont entièrement contrôlés par les Américains qui les équipent en missiles. Les Chinois utilisent des sous-marins diésels électriques classiques et éprouvent des difficultés à construire un véritable submersible stratégique.
La force nucléaire, force de dissuasion, est théoriquement conçue pour ne pas être employée, car ceux qui déclenchent les guerres (même Hitler) croient qu'ils vont les gagner sans perte excessive. L'atome égalise. Une force de frappe réduite mais complète, comme celle de la France, suffisait à dissuader l'URSS. Paradoxalement, l'atome peut pacifier : l'Inde et le Pakistan ne se font plus la guerre depuis qu'ils ont chacun la bombe. A l'opposé, l'arme nucléaire ne sert strictement à rien contre une guérilla : l'exemple d'Israël face au Hezbollah le prouve... La puissance militaire suppose également une aviation crédible (de chasse et de transport, au minimum une centaine d'aéronefs munis de pièces de rechange et dotés de pilotes entraînés), des missiles fiables, une marine de guerre (une douzaine de bâtiments aptes au combat), une infanterie aguerrie, des moyens d'observation et de communication sophistiqués, donc une industrie d'armement (dont dispose l'Etat d'Israël). les Américains ne sont pas seuls à posséder tout cela, mais ils sont militairement prééminents...»
Ronan Blaise
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Références : « Toute la géographie du monde », un ouvrage de Jean-Claude Barreau (département de culture générale de l’Université Léonard de Vinci) et de Guillaume Bigot (Directeur de l’école de management du même nom), Ouvrage publié aux éditions « Arthème Fayard » en 2007 (415 pages, ici pages 383, 384 et 385).
Posté le 21.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une gravure représentant le samouraï japonais Musashi Miyamoto.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Le mythe japonais de Gengis Khan :
Si l'on veut comprendre quelque chose aux relations complexes qui existent aujourd'hui encore entre Japonais et Chinois ou Mongols, ces deux peuples impériaux de l'Asie orientale, il faut savoir que les noms de Temüjin et de Gengis Khan ont, aujourd'hui encore, des résonances particulières dans l'esprit des Japonais.
En effet, en 1189, à l'époque même de l'affrimation du pouvoir du fameux chef mongol (devenu chef suprême des mongols en 1206) le célèbre guerrier japonais
Minamoto no Yoshistune - fameux héros populaire du récit épique des ''Dits des Heike'' - meurt obscurément dans une province du nord du Japon précisément au moment où se lève en Asie centrale l'étoile de Temüjin.
Nb : Minamoto no Yoshitsune, personnage célèbre de la ligné princière et shogunale des Minamoto (ancêtres des futures lignés shogunales des Ashikaga et des Tokugawa) qui s'est, notamment, illustré dans la guerre qui a opposé pour le pouvoir shogunal- à la fin du XIIe siècle - les princes Minamoto aux princes Taira.
Mais, très vite, la légende allait s'emparer de lui. En effet, loin d'être mort, il serait alors passé en Sibérie avant de gagner les hauts-plateaux mongols et de s'y métamorphoser en...
Gengis Khan. Une assimilation où le héros mythique (japonais) se transforme en personnage historique (mongol). Un récit semi-mythologique qui atteste - en tout cas - du pouvoir de l'imaginaire sur les mentalités (sinon sur la réalité...) et qui nous éclaire là sur
l'un des mythes fondateurs du nationalisme japonais.
En effet, on se souviendra que - dans les années 1930's - le mythe de la ''transformation'' du samouraï Miyamoto no Yushitsune en Gengis Khan le conquérant fut alors une façon comme une autre - pour les extrémistes du nationalisme japonais - de s'approprier ainsi la ''gloire'' du célèbre conquérant mongol d'autrefois et d'ainsi mieux s'appuyer sur ce ''précédant historique'' pour asseoir leurs revendications territoriales en extrême orient et en Asie continentale (en Corée, Mandchourie, Chine, Mongolie, etc).
Ronan Blaise
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- Sources : « La face de l’Asie », un ouvrage de René Grousset et George Deniker publié en 1955 aux éditions Payot, ouvrage disponible en livre de poche aux éditions Payot (450 pages, ici pages 333 à 336).
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Pour en savoir plus :
Le grand Khan mongol Gengis Khan, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gengis_Khan
Posté le 21.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : La visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Le Loup bleu / Le Roman de Gengis Khan » (Yasushi Inoué) :
L'année 2006 aura vu la célébration (discrète) du millénaire de la naissance du peuple mongol, avec - mille ans plus tôt - l'avénement au rang de ''souverain universel'' (i. e : ''Gengis Khan'') du jeune chef Temüjin, fils du chef Yesugeï, du clan mongol des Borjigin.
Et ce roman de l'auteur japonais Yasushi Inoué nous relate ici l'ascension fulgurante, les chevauchées sans fin et le destin extraordinaire de ce souverain et conquérant mongol que la légende dit descendre d'un loup bleu et d'une biche blanche, les deux animaux totémiques de ce grand peuple de la steppe qui su conquérir le plus grand empire de l'Histoire.
Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :
« Gengis Khan (1167-1227) - le "conquérant du monde", selon ses chroniqueurs - avait formé un empire démesuré allant de Pékin à la Volga. Yasushi Inoue raconte l'épopée de ces fils du "loup bleu et de la biche fauve", les chevauchées triomphantes, les butins fabuleux et les carnages qui entraînèrent les hordes mongoles en terre d'Islam et, au-delà de la Grande Muraille, dans la mythique Chine.
Mais, de bataille en bataille, c'est à la découverte d'un homme énigmatique que nous convie l'écrivain : à partir des chroniques de l'Histoire secrète des Mongols, il reconstitue peu à peu le mystère de la vie de celui qui n'eut de cesse de devenir le légendaire "Loup bleu". »
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Références : « Le Loup bleu / Le Roman de Gengis Khan », un roman du romancier japonais Yasushi Inoué ; document publié (en 1990) aux éditions ''Philippe Picquier'' et disponible en format de poche (280 pages).
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Pour en savoir plus :
Le grand Khan mongol Gengis Khan, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gengis_Khan
L'Empire mongol, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_mongol
Une chronologie des conquêtes mongoles, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAtes_mongoles
L'oeuvre de Yasushi Inoué, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yasushi_Inoue
Posté le 21.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : La visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Vents et vagues / Le Roman de Kubilaï Khan » (Yasushi Inoué) :
Dans ce roman le grand romancier japonais Yasushi Inoué nous raconte comment la petite Corée médiévale a, au XIIIe siècle de l'ère chrétienne, servi de tête de pont aux forces du grand Kubilaï Khan - l'Empereur mongol triomphant - dans son projet d'invasion du Japon.
Une Corée - pressurée, écrasée, opprimée : exsangue - qui doit pourtant fournir des hommes et des navires au Grand Khan afin de continuer à bénéficier de la ''bienveillance'' de ce dernier et espérer pouvoir conserver une indépendance alors toute relative...
Un Japon qui alors - en 1274 puis 1281 - découvre la menace de l'ordre autoritaire ''sino-continental'' alors incarné par les mabitions impérialistes du souverain mongol ainsi que les grandes vertus des ''kamikazes'' (tempêtes providentielles qui sauvèrent alors l'archipel nippon de l'invasion).
Et tout le talent de l'auteur (ici japonais) consiste à bien nous faire comprendre - par Corée interposée - à quel point aurait été bien lourd le joug sino-mongol s'il avait vraiment réussi à s'imposer sur le pays de Yamato.
Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :
« Kubilai (1215-1294), grand Khan des Mongols, petit-fils de Gengis Khan, empereur fondateur de la dynastie mongole de Chine, réalisa le rêve que son aïeul, avant lui, n'eut pas le temps d'accomplir : la conquête de la mythique Chine avec les fils du ''loup bleu et de la biche fauve''. Connu des Européens grâce aux récits de Marco Polo, son nom évoque, pour les Japonais, le fameux épisode des ''kamikaze'' ou ''vents divins'' qui protégèrent leur pays de l'invasion mongole.
C'est cette conquête du Japon, vue du côté coréen, que nous raconte Inoué, tandis que se dessine peu à peu la personnalité fascinante de Kubilai : monarque bienveillant et débonnaire, habile diplomate, oppresseur cruel et sans pitié ? Les événements, décrits dans un ordre rigoureusement chronologique, sont entrecoupés par les interminables chevauchées des émissaires coréens et mongols. Par petites touches poétiques ou émouvantes, l'auteur nous dépeint l'Asie cruelle du XIIIe siècle et la beauté des paysages et des saisons.
Le lecteur songera longtemps à l'ombre envoûtante de Kubilai, au roi Wonjong rendu muet par l'horreur des épreuves imposées à son pays, ou regard glacial du cruel général Hong Tagu, alter ego machiavélique de l'empereur mongol »
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Références : « Vent et vagues / le roman de Kubilaï Khan », un roman du romancier japonais Yasushi Inoué ; document publié (en 1993) aux éditions ''Philippe Picquier'' et disponible en format de poche (290 pages).
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Pour en savoir plus :
Le grand Khan mongol Kubilai Khan, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kubila%C3%AF_Khan
Les tentatives d'invasions mongoles du Japon de la fin du XIIIe siècle, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_du_Japon
L'oeuvre de Yasushi Inoué, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yasushi_Inoue
Posté le 20.05.2007 par quelqueshistoires
- Le visuel de cet article est le drapeau du Québec, province de l'actuelle confédération candienne dont il est question ci-dessous.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Un Québec uchronique :
Bien d'autres destins étaient envisageables pour le Québec, ancienne « Nouvelle France ». Listons ici rapidement quelques ''points de divergences'' exploitables pour quelques nouveaux récits uchroniques.
Années 950-1000 : Installation d'une colonie scandinave permanente aux pays du Vinland.
1492 : Au service du roi du Danemark, le navigateur gênois Cristoforo Colombo prend possession de ces terres du Nouveau monde au nom du royaume scandinave.
1534 : Fracassée par une violente tempête subie dans l'Atlantique nord, échec de l'expédition de découverte du navigateur malouin Jacques Cartier.
1759 : Victoire française des forces du marquis de Moncalm contre les forces anglaises de Wolfe dans les plaines d'Abraham. Menacé un temps d'annexion par les britanniques, le Québec reste français.
Années 1776-1783 ou 1812-1813: Conquête du Canada par les insurgents américains, alors en révolte contre l'autorité coloniale britannique.
1789 : Au moment de la révolution française, la Québec reste fidèle aux Bourbons et les accueile en exil le temps que s'estompe la turbulence révolutionnaire.
Années 1792 ou 1815 : La Nouvelle France devient la terre d'exil de Louis XVI (projet vérifidique du conventionnel ''franco-américain'' Thomas Paine) ou de Napoléon, vaincu par les Alliés.
1837 : Succès de l'insurrection québecquoise de Papineau.
1914 : Pour financer son effort de guerre en Europe, le Royaume-Uni vend le Québec aux Etats-Unis.
Années 1970 : Mouvement insurrectionnel indépendantiste au Québec, qui gagne son indépendance avec le soutien de l'URSS. Fondation d'un régime marxiste au Québec.
1980 ou 1995 : Succès du référendum d'autodétermination au Québec. Mise en place du statut de souveraineté-association tant réclamé. Dissolution du Canada dont les autres provinces rejoignent alors la fédération des Etats-Unis.
Ronan Blaise
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- Sources : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici pages 251, 252, 253 et 254).
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Pour en savoir plus :
L'Histoire du Québec, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Qu%C3%A9bec
Posté le 20.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une gravure représentant John Montagu, 4' comte de Sandwich, personnage historique dont il est question ci-dessous (tableau de Sir Thomas Gainsborough, 1783).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Qui a inventé le sandwich ?
Un sandwich, chacun sait bien ce que c'est : un plat mangeable avec les mains, composé de tranches de pain et d'un assortiment simple (jambon, fromage, ...) ou composé (thon, mayonnaise, œuf et tomate par exemple).
Mais qui a ''inventé'' ce plat ?! Et bien c'est - à la fin du XVIIIe siècle et au Royaume-Uni - le britannique
John Montagu (1718-1792), amiral de la flotte du roi de Grande-Bretagne George III (bientôt rendu responsable des défaites subies par les britanniques contre les insurgents lors de la guerre des Amériques...) et
4e comte de Sandwich. D'où le nom...
En effet, il s'avère que John Montagu était un grand joueur. Et, un jour de 1762, lancé dans une de ses parties de cartes interminables et alors qu'il refusait de quitter la partie, un serveur lui apporta deux tranches de pain garnies de viande froide et de fromage.
Or le Comte de Sandwich trouva que ce plat revêtait deux qualités essentielles à ses yeux : premièrement il n'avait pas besoin de quitter la table de jeu pour s'alimenter et, deuxièmement, la conception du plat lui permettait de conserver les mains propres. L'idée était lancée...
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Le comte de Sandwich, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Montagu%2C_4e_comte_de_Sandwich
Posté le 20.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une reproduction du symbole de la république romaine, le sigle SPQR (i. e : ''sénatus populusque romanus'') entouré d'une couronne de lauriers.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Qui était Olybrius ?
On connait bien l'expression ''Olybrius'' qui vise aujourd'hui à désigner des personnages se distinguant par des comportements tout particulièrement excentriques voire sots. Mais peu de gens savent qui était vraiment l'Olybrius ''historique'', personnage ballotté au gré des intrigues politiques de la Rome décadante : longtemps otage à la cour du vandale Genséric (en 465-462) et très bref empereur de Rome - pendant à peine un trimestre - dans les mains du suève Ricimer (en 472).
Olybrius : Il s'agissait là d'un aristocrate romain d'extraction sénatoriale devenu gendre de l'empereur Valentinien III par son mariage avec la princesse Galla Placidia, envisagé pour le trône impérial dès 465 (finalement, c'est l'obscur Anthémius qui lui fut alors préféré...), finalement devenu empereur romain à son tour (et ayant régné quelques mois, du 11 juillet au 23 octobre 472) à la fin de l'Empire romain d'Occident (lequel se termine en 476). Et juste noter qu'il s'écoulera près de quatre mois avant qu'on ne lui trouve un successeur : l'obscur Glycérius.
Le surnom dépréciatif d'Olybrius se justifiant aujourd'hui par le caractère extrémement bref (i. e : à peine un trimestre) d'un règne sans grande influence en dehors même du territoire de l'Italie (sans même la reconnaissance officielle de l'empire d'Orient) et alors soumis à de nombreuses pressions : celles de l'empereur romain d'Orient (ici : Léon 1er), celles du Pape de Rome, celles des rois barbares (ici, le vandale Genséric), celles des Patrices (ici : le Patrice suève Ricimer) et autres généraux d'armées romaines barbarisées alors en pleine décomposition...
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
L'empereur Anthémius, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anth%C3%A9mius
L'éphémère empereur Olybrius, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olybrius
L'empereur Glycérius, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Glycerius
Le Patrice (suève) Ricimer, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ricimer
Posté le 20.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une reprsentation de l'Empereur Trajan, personnage historique dont il est question ci-dessous.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- On a retrouvé le « Gladiator » historique :
On connaît bien « Gladiator » ce fameux film historique ''néo-péplum'' de Ridley Scott dans lequel l’empereur Marc-Aurèle (Marcus Aurelius Antonius : 161-180), empereur philosophe alors au soir de sa vie (vers +180), envisage - avant de se faire assassiner par son fils Commode - de restaurer la République à Rome en confiant la direction provisoire de l’Empire décadant à un général loyal et vertueux : l'hispanique général Maximus Decimus Meridius, général en chef de l'armée romaine du Danube (alias ''Gladiator'').
Un film qui repose sur un certain fond de réalité historique puisque - même si cet épisode ne concerne effectivement pas l’empereur Marc-Aurèle lui-même mais seulement (comme nous le raconte François Fontaine, dans son fameux roman historique « Mourir à Sélinonte » ...) l’un de ses prédécesseurs - il s’avère que l’empereur Trajan (Marcus Ulpius Nerva Trajanus : 98-117) aurait effectivement (informations à considérer au conditionnel...) nourri un semblable projet de ''restauration républicaine'' au soir de sa vie (en +117).
Alors, pour un empereur Trajan mourant à Sélinonte (en Cilicie, août 117), il s’agissait là de confier le pouvoir impérial au doyen du Sénat :
Nératius Priscus, fameux jurisconsulte de l’époque. A charge pour lui de restaurer la République aristocratique d’autrefois, avec l’aide des légions.
La direction de celles-ci devant être confiée au fameux général maure - romanisé -
Lusius Quiétus : compagnon de route de Trajan, général de cavalerie émérite, vétéran des campagnes de Dacie et d’Arménie, héros des sièges d’Edesse et de Sarmizegutesa, conquérant de la Médie et de la Mésopotamie, récent gouverneur de Palestine (et ''Gladiator'' authentique de notre histoire...).
Et c’est donc cet épisode qui aurait inspiré Ridley Scott dans la composition du scénario de son « Gladiator ». Un projet de l’empereur Trajan mourant semblable, donc, à celui que nourrit Marc-Aurèle dans le film de Ridley Scott. Mais un projet alors noyé dans le sang par les intrigues de l’impératrice Plotine.
Et un projet politique finalement écrasé par la purge de début de règne que le nouvel empereur Hadrien (Publius Aelius Trajanus Hadrianus : 117-138) - désireux de s’assurer le pouvoir mais redoutant d'être victime d'un coup d'état militaire - mit alors en oeuvre contre un dernier ''quarteron'' de généraux ''républicains'' susceptibles encore de lui disputer le pouvoir.
A savoir : les généraux ''républicains''
Cornélius Palma (conquérant de l'Arabie nabatéenne, quelques années plus tôt : en 105-106),
Publius Celsus,
Avidius Nigrinus et, bien entendu,
Lusius Quiétus. Tous physiquement éliminés sur ordre impérial à l’avènement du nouvel Empereur. Fameuse affaire des
''Quatre Consulaires'' de l’été 118 timidement rapportée par les historiens romains de l'époque Dion Cassius et Spartien...
Ronan Blaise
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Références : « Mourir à Sélinonte », un roman historique de François Fontaine publié chez ''Julliard'' en 1984 et également disponible en format de poche, chez ''Pocket'' (n° 2809 ) (273 pages).
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Pour en savoir plus :
Le général romain Lusius Quiétus, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lusius_Quietus#_note-0
Le général romain Cornélius Palma, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cornelius_Palma
A propos de « Mourir à Sélinonte », le roman historique de François Fontaine :
http://quelqueshistoires.centerblog.net/1518917-Mourir-a-Selinonte-Francois-Fontaine
A propos de « Gladiator », le fameux film de Ridley Scott :
http://quelqueshistoires.centerblog.net/1674423-«-Gladiator-»-Ridley-Scott
Posté le 20.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration Le visuel d'ouverture de cet article est une carte montrant l'étendue probable des terres émergées en Australie vers le XVIIIe millénaire avant JC (le niveau de la mer était alors plus bas de 150 m), ainsi que la localisation des glaciers (en blanc, Tasmanie, sud-est de l'Australie).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Une Australie uchronique :
Bien d'autres destins étaient envisageables pour la ''Terra australia incognita'' que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d'Australie. Listons ici rapidement quelques points de divergences exploitables pour quelques nouveaux récits uchroniques.
Au début des temps modernes : Une installation de populations javanaises islamisées et de commerçants chinois dans le nord du sous-continent. Fusion avec les populations aborigènes locales. Permanence d'un peuplement musulman important en Australie pour les époques ultérieures.
On ne peut pas non plus exclure - a priori - l'idée de l'émergence d'un voire plusieurs émirats musulmans javanais ou d'un ou plusieurs Etat aborigène indépendants dans le nord du sous-continent.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les voyages d'explorations des portugais Cristóvão de Mendonça (1522) et Luis Váez de Torres (1607) débouchent sur l'installation de territoires coloniaux portugais et espagnols rivaux dans le nord du sous-continent austral.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles : Les voyages d'exploration des néerlandais Dirk Hartog (en 1616), Jan Carstensz (en 1623) et Abel Tasman (en 1642) dans l'hémisphère sud se traduisent par une colonisation néerlandaise sommaire du nord de l'Australie.
A la fin du XVIIIe / au début du XIXe siècle : Découverte de l'Australie par le navigateur français Bougainville, prise de possession de l'ouest australien par Nicolas Baudin et volonté de colonisation de la côte occidentale par la France napoléonienne, alors en conflit armé avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
Au XIXe siècle : Révolte armée des populations irlandaises des colonies pénitentières de Nouvelle-Galles du sud contre la domination coloniale britannique. Guerre civile (guerre coloniale ?) en Australie.
A la fin du XIXe siècle : Tentative de colonisation allemande en « Papouasie-Nouvelle Guinée », dans les Philippines et dans le nord de l'Australie. Risque de guerre entre Empire allemand et Empire britannique.
Epoque contemporaine : On peut imaginer le sous-continent australien partagé entre territoires coloniaux britanniques, néerlandais et français et allemands. De même, on peut imaginer d'éventuels conflits entre ces grandes puissances européennes co-partageantes selon l'importance numérique des peuplements de colons.
En 1901, la Nouvelle-Zélande est intégrée à la fédération australienne. Autre scénario uchronique : échec du plan de ''fédéralisation'' du sous-continent australien et éclatement de l'Australie en autant d'Etats séparés, bientôt indépendants, telle la République souveraine de Tasmanie.
En 1919-1920 : A la conférence de la paix de Versailles, les alliés britanniques et japonais se partagent les possessions coloniales allemandes du Pacifique et du sous-continent australien. Risques de frustrations japonaises et de conflits armés avec les britanniques.
En mai-juin 1942 : Bataille de la mer de Corail, importants succès militaires japonais en océan indien et invasion de la Nouvelle-Guinée et du nord de l'Australie par les forces armées impériales japonaises.
Dans les années 1960, 1970 et 1980 : Implication de l'Australie dans la guerre du Vietnam aux côtés des Etats-Unis et guerre entre l'Australie et l'Indonésie des colonels après le coup d'Etat de Suharto, en 1965.
Années 1984-88 : Implication de l'Australie dans les troubles qui touchent alors la Nouvelle Calédonie entre indigènes Kanaques et colons Caldoches.
Année 1987 : En battant l'équipe de France en demi-finale de la compétition, l'Australie accède à la finale de la toute première coupe du monde de Rugby, face à ses éternels rivaux de l'hémispère sud : les « All Blacks » de la Nouvelle-Zélande. La finale devant se dérouler à Auckland (NZ) : ça sent la poudre...
Dans les années 1990 et 2000 : Durcissement du régime politique et des lois sur l'immigration face aux menaces d'immigration massive en provenance de l'archipel indonésien et du sous-continent indien. En revanche sont bien accueillis les colons blancs sud-africains ''boers'' fuyant la normalisation ''post-apartheid''.
Année 1993 : Les Jeux Olympiques de l'an 2000 n'auront finalement pas lieu à Sydney, mais à Pékin (Chine populaire). Vifs émois dans le milieu des activistes pro-droits de l'homme australien. Nombreuses rumeurs de votes achetés et de corruption de certains membres du CIO par les autorités chinoises.
Années 1997 ou 2007 : Par référendum populaire, l'Australie devient une république présidentielle, cesse d'être une Monarchie parlementaire et quitte le Commonwealth britannique. Etc.
Ronan Blaise
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- Sources : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici pages 160, 161 et 162).
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Pour en savoir plus :
La Préhistoire de l'Australie sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9histoire_de_l%27Australie
L'exploration de l'Australie par les Européens, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exploration_de_l%27Australie_par_les_Europ%C3%A9ens
L'Histoire de l'Australie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Australie