Rome et Aix-la-Chapelle, préfectures françaises...
Posté le 23.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une carte de l'Empire napoléonien en 1811 ; carte sur laquelle on retrouve : les territoires proprement dits de l'Empire français (ici en bleu foncé) et ses dépendances (ici en bleu clair).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Quand Rome et Aix-la-Chapelle, Hambourg et Barcelone étaient des préfectures françaises...
Comme on le sait peu de nos jours encore, il fut un temps où Rome et Aix-la-Chapelle, Bruxelles et la Haye, Hambourg et Barcelone étaient chef-lieux de départements français : sous la Révolution et l’Empire. C'était alors - tout du moins en 1811 - l'époque de la France des ''130 départements''.
Cent-trente départements ''français'' ''arrachés'' : en 1802, au Piémont (5), au Valais (1), à la République de Gênes (3) ; en 1808, au Duché de Parme (1), à la Toscane (3) ; en 1810, aux Etats de l'Eglise (2), au Royaume de Hollande (8), à la Westphalie (4) ; en 1811, au grand-Duché d'Oldenbourg (1) et dont nous rappellons - ci-dessous - la date de création, le nom (ainsi que celui de leurs préfectures...).
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1793 :
Vaucluse , Mont-Blanc , Mont-Terrible (i.e : Savoie, Haute-Savoie et ancien Haut-Doubs : Chambéry, Annecy, Porrentruy).
1794 :
Lys (Bruges), Escaut (Gand), Jemmapes (Mons), Deux-Nèthes (Anvers), Dyle (Bruxelles), Meuse-Inférieure (Maastricht), Ourthe (Liège), Sambre-et-Meuse (Namur), Forêts (Luxembourg).
1798 :
Sarre (Trèves), Rhin-et-Moselle (Coblence), Mont-Tonnerre (Mayence), Roër (Aix-la-Chapelle), Léman (Genève).
1802 :
Doire (Ivrée), Sésia (Verceil), Pô (Turin), Stura (Coni), Marengo (Alexandrie).
1805 :
Montenotte (Savone), Gênes (Gênes), Appennins (Chiavari).
1808 :
Arno (Florence), Méditerranée (Livourne), Ombrone (Sienne), Taro (Parme).
1810 :
Simplon (Sion), Tibre (Rome), Trasimène (Spolète).
1811 :
Bouches-de-l’Escaut (Middelbourg), Bouches-du-Rhin (Bois-le-Duc), Bouches-de-la-Meuse (la Haye), Yssel-Supérieur (Arnhem), Zuiderzee (Amsterdam), Bouches-de-l’Yssel (Zwol), Frise (Leuwarden), Ems-Occidental ( Groningue), Lippe (Munster), Ems-Supérieur (Osnabrück), Ems-Oriental (Aurich), Bouches-du-Weser (Brême), Bouches-de-l’Elbe (Hambourg).
1812 :
Départements de la Catalogne (avec statut particulier) : Bouches-de-L’Ebre (Lérida), Montserat (Barcelone), Sègre (Lacerda) et Ter (Gérone), tous quatre par la suite fusionnés en deux unités, à partir du 7 mars 1813.
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Cent trente départements ''français'' auxquels il faut rajouter les intendances des
« Provinces Illyriennes » : Frioul, Carniole, Carynthie, Istrie, Croatie (civile et militaire), Dalmatie, Raguse, Bouches de Cattaro, etc.
Ronan Blaise
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- Sources : Informations que l'on retrouvera dans le Quid 2007, page 1057.
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:: Les commentaires des internautes
ballons gonflés
Posté par
polibio le 14.08.2007
Ne vous gonfles pas trop, présomptueux: Napoléon, ce fut un fléau de 5 millions de morts, menés au massacre par un général ignorant qui se croyait César....
persistance d'un mirage
Posté par
dhalber DD le 23.09.2007
Les faits que vous relatez sont justes, mais comme vous le relevez, connus de bien peu de gens. Et pour cause. Cette illusoire grandeur française sous Napoléon n'a duré que si peu de temps au regard de l'histoire. Il n'y a que dans nos manuels scolaires et universitaires français que la fameuse période de la "Révolution et de l'Empire" (26 ans au total) occupe autant de chapitres. Ailleurs, chez nos voisins l'épopée est réduite à l'essentiel et le doigt est mis sur la conséquence principale: le congrès de Vienne qui réorganise l'Europe.
La disproportion, énorme, entre l'importance historique réelle de cette période, certes riche en évènements mais si brève, et sa traduction sous forme de boursouflure, de kyste dans la mémoire collective nationale, est une curieuse caractéristique culturelle française. Or, le paradoxe est que les Français connaissent néanmoins bien mal cette "épopée", qu'ils ont tendance à schématiser outre mesure et truffer de poncifs et d'inexactitudes. On n'est rarement "neutre" vis à vis de Napoléon, qui fascine et hypnotise ou suscite de la répulsion. Mais, objectivement, son action sur l'histoire européenne aura été plutôt négative ( destruction du Saint Empire vieux de 8 siècles, destabilisation de l'Italie, humiliation puis revanche de la Prusse - destruction de la démocratie et recentralisation excessive de la France ...).
De plus, le personnage, bouffi d'orgueil,insensible en fait au bien des peuples, tyrannique, est plutôt antipathique. Mais je l'ai aimé comme beaucoup, jusque vers l'âge de 15 ou 16 ans...Ah, Austerlitz.
Avec l'âge, j'ai compris que Napoléon, comme Clovis et Charlemagne avant lui, appartient plus à l'histoire européenne qu'à l'histoire de la France.
persistance d\'un mirage
Posté par
dhalber DD le 23.09.2007
Les faits que vous relatez sont justes, mais comme vous le relevez, connus de bien peu de gens. Et pour cause. Cette illusoire grandeur française sous Napoléon n'a duré que si peu de temps au regard de l'histoire. Il n'y a que dans nos manuels scolaires et universitaires français que la fameuse période de la "Révolution et de l'Empire" (26 ans au total) occupe autant de chapitres. Ailleurs, chez nos voisins l'épopée est réduite à l'essentiel et le doigt est mis sur la conséquence principale: le congrès de Vienne qui réorganise l'Europe.
La disproportion, énorme, entre l'importance historique réelle de cette période, certes riche en évènements mais si brève, et sa traduction sous forme de boursouflure, de kyste dans la mémoire collective nationale, est une curieuse caractéristique culturelle française. Or, le paradoxe est que les Français connaissent néanmoins bien mal cette "épopée", qu'ils ont tendance à schématiser outre mesure et truffer de poncifs et d'inexactitudes. On n'est rarement "neutre" vis à vis de Napoléon, qui fascine et hypnotise ou suscite de la répulsion. Mais, objectivement, son action sur l'histoire européenne aura été plutôt négative ( destruction du Saint Empire vieux de 8 siècles, destabilisation de l'Italie, humiliation puis revanche de la Prusse - destruction de la démocratie et recentralisation excessive de la France ...).
De plus, le personnage, bouffi d'orgueil,insensible en fait au bien des peuples, tyrannique, est plutôt antipathique. Mais je l'ai aimé comme beaucoup, jusque vers l'âge de 15 ou 16 ans...Ah, Austerlitz.
Avec l'âge, j'ai compris que Napoléon, comme Clovis et Charlemagne avant lui, appartient plus à l'histoire européenne qu'à l'histoire de la France.
persistance d\\\'un mirage
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dhalber DD le 23.09.2007
Les faits que vous relatez sont justes, mais comme vous le relevez, connus de bien peu de gens. Et pour cause. Cette illusoire grandeur française sous Napoléon n'a duré que si peu de temps au regard de l'histoire. Il n'y a que dans nos manuels scolaires et universitaires français que la fameuse période de la "Révolution et de l'Empire" (26 ans au total) occupe autant de chapitres. Ailleurs, chez nos voisins l'épopée est réduite à l'essentiel et le doigt est mis sur la conséquence principale: le congrès de Vienne qui réorganise l'Europe.
La disproportion, énorme, entre l'importance historique réelle de cette période, certes riche en évènements mais si brève, et sa traduction sous forme de boursouflure, de kyste dans la mémoire collective nationale, est une curieuse caractéristique culturelle française. Or, le paradoxe est que les Français connaissent néanmoins bien mal cette "épopée", qu'ils ont tendance à schématiser outre mesure et truffer de poncifs et d'inexactitudes. On n'est rarement "neutre" vis à vis de Napoléon, qui fascine et hypnotise ou suscite de la répulsion. Mais, objectivement, son action sur l'histoire européenne aura été plutôt négative ( destruction du Saint Empire vieux de 8 siècles, destabilisation de l'Italie, humiliation puis revanche de la Prusse - destruction de la démocratie et recentralisation excessive de la France ...).
De plus, le personnage, bouffi d'orgueil,insensible en fait au bien des peuples, tyrannique, est plutôt antipathique. Mais je l'ai aimé comme beaucoup, jusque vers l'âge de 15 ou 16 ans...Ah, Austerlitz.
Avec l'âge, j'ai compris que Napoléon, comme Clovis et Charlemagne avant lui, appartient plus à l'histoire européenne qu'à l'histoire de la France.
persistance d\\\\\\\'un mirage
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dhalber DD le 23.09.2007
Les faits que vous relatez sont justes, mais comme vous le relevez, connus de bien peu de gens. Et pour cause. Cette illusoire grandeur française sous Napoléon n'a duré que si peu de temps au regard de l'histoire. Il n'y a que dans nos manuels scolaires et universitaires français que la fameuse période de la "Révolution et de l'Empire" (26 ans au total) occupe autant de chapitres. Ailleurs, chez nos voisins l'épopée est réduite à l'essentiel et le doigt est mis sur la conséquence principale: le congrès de Vienne qui réorganise l'Europe.
La disproportion, énorme, entre l'importance historique réelle de cette période, certes riche en évènements mais si brève, et sa traduction sous forme de boursouflure, de kyste dans la mémoire collective nationale, est une curieuse caractéristique culturelle française. Or, le paradoxe est que les Français connaissent néanmoins bien mal cette "épopée", qu'ils ont tendance à schématiser outre mesure et truffer de poncifs et d'inexactitudes. On n'est rarement "neutre" vis à vis de Napoléon, qui fascine et hypnotise ou suscite de la répulsion. Mais, objectivement, son action sur l'histoire européenne aura été plutôt négative ( destruction du Saint Empire vieux de 8 siècles, destabilisation de l'Italie, humiliation puis revanche de la Prusse - destruction de la démocratie et recentralisation excessive de la France ...).
De plus, le personnage, bouffi d'orgueil,insensible en fait au bien des peuples, tyrannique, est plutôt antipathique. Mais je l'ai aimé comme beaucoup, jusque vers l'âge de 15 ou 16 ans...Ah, Austerlitz.
Avec l'âge, j'ai compris que Napoléon, comme Clovis et Charlemagne avant lui, appartient plus à l'histoire européenne qu'à l'histoire de la France.
persistance d\\\\\\\\\\\\\\\'un mi
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dhalber DD le 23.09.2007
Les faits que vous relatez sont justes, mais comme vous le relevez, connus de bien peu de gens. Et pour cause. Cette illusoire grandeur française sous Napoléon n'a duré que si peu de temps au regard de l'histoire. Il n'y a que dans nos manuels scolaires et universitaires français que la fameuse période de la "Révolution et de l'Empire" (26 ans au total) occupe autant de chapitres. Ailleurs, chez nos voisins l'épopée est réduite à l'essentiel et le doigt est mis sur la conséquence principale: le congrès de Vienne qui réorganise l'Europe.
La disproportion, énorme, entre l'importance historique réelle de cette période, certes riche en évènements mais si brève, et sa traduction sous forme de boursouflure, de kyste dans la mémoire collective nationale, est une curieuse caractéristique culturelle française. Or, le paradoxe est que les Français connaissent néanmoins bien mal cette "épopée", qu'ils ont tendance à schématiser outre mesure et truffer de poncifs et d'inexactitudes. On n'est rarement "neutre" vis à vis de Napoléon, qui fascine et hypnotise ou suscite de la répulsion. Mais, objectivement, son action sur l'histoire européenne aura été plutôt négative ( destruction du Saint Empire vieux de 8 siècles, destabilisation de l'Italie, humiliation puis revanche de la Prusse - destruction de la démocratie et recentralisation excessive de la France ...).
De plus, le personnage, bouffi d'orgueil,insensible en fait au bien des peuples, tyrannique, est plutôt antipathique. Mais je l'ai aimé comme beaucoup, jusque vers l'âge de 15 ou 16 ans...Ah, Austerlitz.
Avec l'âge, j'ai compris que Napoléon, comme Clovis et Charlemagne avant lui, appartient plus à l'histoire européenne qu'à l'histoire de la France.
persistance d\\\\\\\\\\\\\\\'un mi
Posté par
dhalber DD le 23.09.2007
Les faits que vous relatez sont justes, mais comme vous le relevez, connus de bien peu de gens. Et pour cause. Cette illusoire grandeur française sous Napoléon n'a duré que si peu de temps au regard de l'histoire. Il n'y a que dans nos manuels scolaires et universitaires français que la fameuse période de la "Révolution et de l'Empire" (26 ans au total) occupe autant de chapitres. Ailleurs, chez nos voisins l'épopée est réduite à l'essentiel et le doigt est mis sur la conséquence principale: le congrès de Vienne qui réorganise l'Europe.
La disproportion, énorme, entre l'importance historique réelle de cette période, certes riche en évènements mais si brève, et sa traduction sous forme de boursouflure, de kyste dans la mémoire collective nationale, est une curieuse caractéristique culturelle française. Or, le paradoxe est que les Français connaissent néanmoins bien mal cette "épopée", qu'ils ont tendance à schématiser outre mesure et truffer de poncifs et d'inexactitudes. On n'est rarement "neutre" vis à vis de Napoléon, qui fascine et hypnotise ou suscite de la répulsion. Mais, objectivement, son action sur l'histoire européenne aura été plutôt négative ( destruction du Saint Empire vieux de 8 siècles, destabilisation de l'Italie, humiliation puis revanche de la Prusse - destruction de la démocratie et recentralisation excessive de la France ...).
De plus, le personnage, bouffi d'orgueil,insensible en fait au bien des peuples, tyrannique, est plutôt antipathique. Mais je l'ai aimé comme beaucoup, jusque vers l'âge de 15 ou 16 ans...Ah, Austerlitz.
Avec l'âge, j'ai compris que Napoléon, comme Clovis et Charlemagne avant lui, appartient plus à l'histoire européenne qu'à l'histoire de la France.