Napoléon : Que faire après Waterloo ?
Posté le 01.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du Lion de Waterloo.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Napoléon : Que faire après Waterloo ?
En juin 1815, aux lendemains de sa défaite de Waterloo, l'Empereur Napoléon 1er n'a jamais considéré que sa défaite dût marquer la fin de la campagne de cet été 1815. Placé dans une situation désespérée, il espère encore ; là, il écrit à son frère Joseph, Régent de l'Empire en son absence :
« Au Roi Joseph, Philippeville, le 19 juin 1815 »
« Tout n'est point perdu. Je suppose qu'il me resterait, en réunissant mes forces, 150 000 hommes. Les fédérés et les gardes nationaux qui ont du coeur me fourniront 100 000 hommes : les bataillons de dépôt 50 000. J'aurai donc 300 000 hommes à opposer de suite à l'ennemi. J'attellerai l'artillerie avec des chevaux de luxe ; je lèverai 100 000 conscrits ; je les armerai avec les fusils des royalistes et des mauvaises gardes nationales ; je ferai lever en masse le Dauphiné, le Lyonnais, la Bourgogne, la Lorraine, la Champagne, j'accablerai l'ennemi. Mais il faut qu'on m'aide et qu'on ne m'étourdisse point. Je vais à Laon ; j'y trouverai sans doute du monde. Je n'ai point entendu parler de Grouchy ; s'il n'est point pris comme je le crains, je puis avoir dans trois jours 50 000 hommes. Avec cela j'occuperai l'ennemi et je donnerai le temps à paris et à la France de faire leur devoir. Les Autrichiens marchent lentement ; les Prussiens craignent les paysans et n'osent pas trop s'avancer : tout peut se réparer encore. Ecrivez-moi l'effet que cette horrible échauffourée (NDLR : il parle de la bataille de Waterloo...) aura produit dans la Chambre. Je crois que les députés se pénétreront que leur devoir, dans cette grande circonstance, est de se réunir à moi pour sauver la France. Préparez-les à me seconder dignement. Surtout, du courage et de la fermeté. »
(Sources : « Lettres inédites de Napoléon 1er », publiées par Lecestre, Tome II, Plon éd.).
Or, comme on le sait, la Chambre des représentants se déclara ''en permanence'' (à l'instigation de La Fayette) et mit l'Empereur en demeure d'abdiquer. Découragé par l'hostilité des députés, Napoléon se résigna : le 22 juin, il abdiqua pour la seconde fois en faveur de son fils. Les Chambres, sans tenir compte de cette désignation, constituèrent alors un gouvernement provisoire présidé par Fouché.
Napoléon, entraîné par la déroute de l'armée, arriva à Paris le 28 juin. Il y trouva l'opinion hostile et la classe politique flottant dans un climat d'intrigues et de trahison. Désemparé et hésitant entre des résolutions diverses, le 29 juin il quitta la Malmaison où il s'était provisoirement retiré et se dirigea vers Rochefort (Charentes maritimes) où il songeait à s'embarquer pour les Etats-Unis.
Bien que davout eût fortifié hâtivement Paris et disposât de 80 000 hommes pour sa défense, on décida de ne pas résister. Par une capitulation signée le 3 juillet, l'armée française se retira derrière la Loire et les armées anglo-prussiennes occupèrent Paris. Louis XVIII - dont Fouché et Talleyrand avaient machiné le retour - les suivit de très près, impatient de se réinstaller rapidement aux Tuileries pour couper court aux rumeurs et à toutes les intrigues. Acceptant les conditions de Fouché, il le prit comme ministre de la police et rentra à paris le 8 juillet.
Le jour même de la capitulation de Paris (3 juillet), Napoléon était arrivé dans le port de Rochefort, où il songeait à s'embarquer pour les Etats-Unis. Mais une escadre anglaise bloquait la côte. Napoléon résolut alors de se livrer au gouvernement anglais et de lui demander l'asile. Le 15 juillet, Napoléon s'embarqua à bord du navire anglais "Bellérophon". Les Anglais le considèrent comme prisonnier de guerre et l'internèrent alors dans une île de l'Atlantique sud : Sainte-Hélène.
Ronan Blaise
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Sources : Manuel d'Histoire « Malet-Isaac » de la classe de Première, document publié aux éditions « Hachette » en 1950 (680 pages : ici pages 364, 365 et 376).
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Pour en savoir plus :
La bataille de Waterloo, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Waterloo
La bataille d'Austerlitz, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Austerlitz
Napoléon Ier, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Ier
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fune fin logique
Posté par
FEUDE le 30.06.2007
Waterloo n'est pas une défaite due au hasard.Et si la victoire avait pu in extrémis sourire à notre "idole nationale", ce n'aurait été que pour un court répit. Car les deux armées qui affrontent Napoléon à Ligny ( prussiens) puis à Mont saint Jean le 18 juin 1815 ( Anglais renforcés des Prussiens) ne sont que l'avant garde d'une énorme force qui se rassemble sur les diverses frontières ( au total près de 700 000 hommes, des milliers de canons , des dizaines de milliers de chevaux. Le rapport de force était particulièrement inégal et la défaite de Waterloo sonne le glas des espérances militaires de Napoléon, sur le déclin depuis 1812.
L'épopée de l'ogre de Corse aura été une flambée sans lendemain. Il laisse la France plus petite qu'à son arrivée au pouvoir ( perte de la rive gauche du Rhin acquise depuis 1794-1795).
Il aura fait preuve, comme de Gaulle après lui, d'une grande myopie historique en sacrifiant les vrais intérêts à long terme du pays ( défense de la Louisiane et consolidation des conquêtes de la Révolution) pour des chimères et une gloire bien éphémère et illusoire, qui a laissé le pays exangue et bête noire de l'Europe jusqu'àprès 1850.
L'épopée napoléonienne, que vous glorifiez comme beaucoup? une catastrophe nationale dans la réalité.Un contresens historique. Les désatres militaires et maritimes vont permettre à l'Angleterre de devenir la première puissance mondiale après 1850. Voila la réalité historique ( cf "une brève histoire de l'avenir " de J. Attali. Louis XIV a lui au moins laissé la splendeur de Versailles même s'il n'a pas non plus compris son temps. Les "grands hommes" ne sont pas souvent ceux qu'on croit...
Cela étant, les nombreuses et diverses études de ce blog sont fort intéressantes. Vous gagneriez quand même à varier les sources citées, trop peu souvent constituées d'universitaires de renom.
Réponse
Posté par
Ronan le 03.07.2007
Cela étant, les nombreuses et diverses études de ce blog sont fort intéressantes. Vous gagneriez quand même à varier les sources citées, trop peu souvent constituées d'universitaires de renom.
Re : Bah, il ne s'agit pas nécessairement d'études, il s'agit juste - sans autre prétention et à seule fin de détente ''intellectuelle'' - d'un petit catalogue de faits méconnus et pittoresques.
Lien vers mon blogRéponse
Posté par
Ronan le 03.07.2007
Cela étant, les nombreuses et diverses études de ce blog sont fort intéressantes. Vous gagneriez quand même à varier les sources citées, trop peu souvent constituées d'universitaires de renom.
Re : Bah, il ne s'agit pas nécessairement d'études, il s'agit juste - sans autre prétention et à seule fin de détente ''intellectuelle'' - d'un petit catalogue de faits méconnus et pittoresques.
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