Publié le 22/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un buste d'Hannibal, fameux général carthaginois dont il est question ci-dessous.
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- Borgnes célèbres :
Borgnes, de nombreux hommes célèbres l'étaient...
Ainsi : le fameux héros romain (de la république) Horatius Coclès, Hannibal Barca (général de Carthage), le Prince Potemkine (favori de la grande Catherine), l'amiral Horatio Nelson, von Neipperg (second époux de l'impératrice Marie-Louise), Léon Gambetta, Tchékov, le président Théodore Roosevelt, le cinéaste Fritz Lang, le colonel von Stauffenberg, le Maréchal Wawell,le président Vincent Auriol, le cinéaste John Ford, le général israélien Moshe Dayan, le philosophe Jean-Paul Sartre, le mollah Muhammad Omar (chef des talibans), Hun Sen (chef des Khmers rouges) et - encore en vie - le leader d'extrême-droite français Jean-Marie le Pen, etc.
Ronan Blaise
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- Sources : « Quid 2007 » (page 136).
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Publié le 22/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d’ouverture de cet article est la photographie d’un essai nucléaire effectué par l’armée américaine, le 18 avril 1953, dans le Nevada.
- sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Guerres nucléaire :
Durant le dernier demi-siècle, pendant la guerre froide, les populations civiles ont vécu dans la crainte d'une guerre nucléaire entre les deux ''grands'' (USA et URSS) : un affrontement dont les pertes humaines auraient alors été colosales (et pour lesquelles les statistiques prévisionnelles existent) :
-I-
En cas d'explosion d'une seule bombe atomique d'un mégatonne au-dessus de Paris, les pertes prévisionnelles seraient d'environ 2 millions de morts (et autant de blessés). Une tragédie qui déborderait alors les seules ressources sanitaires françaises.
-II-
En cas de guerre limitée à de seuls objectifs militaires situés dans la seule Europe centrale (et avec l'emploi de seules armes nucléaires tactiques, pour un total employé de 20 mégatonnes), on prévoyait environ 9 millions de morts et blessés graves (dont environ 8 millions de civils) et autant de blessés légers.
-III-
En cas d'une guerre nucléaire mobilisant environ la moitiée du stock d'armes nucléaires existant en 1990 (soit un total d'environ 10 000 mégatonnes), (armes éclatant à 90% en Europe, Asie et Amérique du nord (et à 10% en Afrique, Amérique latine et Océanie), on a évoqué un total - à court terme - d'1.15 milliard de morts et d'1.1 milliard de blessés, un habitant du monde sur deux étant alors frappé par la catastrophe.
Toute l'infrastructure (eau, énergie, hôpitaux) serait alors touchée ou détruite par le souffle des gigantesques incendies qui en découleraient. On imagine de même que les survivants seraient alors saisis de panique ou frappés de prostration. Les secouristes (s'il en restait) ne pourraient guère les approcher à cause des radiations et les possibilités de leur apporter des oisn seraient pratiquement nulles. La désorganisation consécutive à l'explosion rendrait alléatoire tout système de surveillance et de décontamination...
-IV- A
moyen terme, il en découlerait l'Hiver nucléaire : les explosions et les incendies consécutive à un conflit nucléaire aussi important entraîneraient le dégagement d'environ 1 milliard de tonnes de poussières et de fumées toxiques jusque dans la stratosphère (i. e : au delà de 12 000 m d'altitude). L'air y étant raréfié, ces particules n'en redescendraient que très lentement. Il en résulterait alors une obstruction des rayons du soleil et - par conséquent - une baisse globale de la température sur terre.
Sur les côtes, les différences de températures entre l'intérieur et le large (où la mer refroidit moins vite) provoqueraient des ouragans et des pluies diluviennes sur 100 km de profondeur. Au printemps ou en étré ce refroidissement affecterait les plantes (qui ne pourraient plus effectuer la photosynthèse transformant le gaz carbonique en composés organiques, privant ainsi les animaux herbivores de nourriture).
La couche d'ozone pouvant également être détruite par endroits (sous l'effet des oxydes d'azote propulsés dans la stratosphère, la Terre serait atteinte, au retour du beau temps, par des ultraviolets qui diminueraient la productivité des récoltes, endommageraient le plancton marin, supprimerait le système immunitaire des mammifères, brûleraient la peau et rendraient aveugle. L'hémisphère sud pourrait aussi être atteint par le froid si la multiplicité des explosions modifiait les grands mouvements de l'atmosphère qui ordinairement portent les nuages vers les pôles.
-V- Les
effets à long terme pourraient se prolonger sur des décennies : démemebrement des structures socio-économiques (arrêts des transports, des communications...), difficutés d'approvisionnement en eau (nb : il faut 10 à 20 litres d'eau par jour pour les brûlés et un minimum de 4 litres pour éviter la déshydration des survivants) et en nourriture (or les pays en voie de développement dépendant des importations en céréales en provenance de pays sans doute gravement touchés par le conflit), contamination de l'ensemble des eaux par des matières radio-actives , des virus et des bactéries (dues à la destruction des stations d'épurations et à l'amoncellement des déchets...)...
... et contamination des aliments solides par des micro-organismes pathogène (notamment due à l'imopossibilité de réfrigérer), éclosion de nombreuses épidémies (favorisés par la putréfaction de millions de cadavres et la prolifération d'insectes plus résistants que l'homme aux radiations), transformation des terres arables en jachères par le feu et la radioactivité résiduelle, désertification (à terme) des terres rendues, par l'explosion, impropres à la culture et à l'élevage, entraînant là une famine générale et une malnutrition générale au cours des années voire générations suivantes. Terribles et affolantes perspectives...
Ronan Blaise
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- Sources : « Quid 2007 » (pages 1305 et 1306).
Publié le 22/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : La document d'ouverture de cet article est la carte de l'Empire des Huns (ici, en vert).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Champs catalauniques, deux coalitions en présence...
Lors de la fameuse bataille des champs catalauniques de l'an 451 qui (en juuillet) met alors aux prises les Romains des Gaules (et leurs alliés barbares ''fédérés'') aux Barbares Huns (et leurs peuples barbares tributaires), on trouve là deux grandes coalitions en présence :
Dans le camp ''gallo-romain'', commandé par le ''magister equitum'' Aétius : les Wisigoths du roi Théodoric, les Francs (saliens) de Mérovée, les Burgondes de Gondioc et les Alains de Sangiban.
Auquels on peut rajouter divers contingents de bagaudes (milices gallo-romaines) et de lètes (colons barbares installés dans les Gaules) ainsi qu'un corps expéditionnaire formé de bretons et armoricains.
Dans le camp ''hunnique'', dirigé par le fameux roi hun Attila : les Gépides d'Ardaric, les Ostrogoths de Valamir et Théodemir (qui sera le père du futur Théodoric le grand) et les Francs (ripuaires) de Vaast.
Auquels on peut rajouter diverses peuplades de la steppe scythique (Alains, Massagètes, Scythes, etc), des étendues ouralo-altaïques (Huns noirs, Acatzires, etc) de la Germanie orientale (Ruges, Skyres, Tucilinges, Ostrogoths, Gépides, etc) et de la forêt germanique (i. e : Francs des rives du Neckar, tribus de Thuringe, Burgondes transrhénans, Quades, Marcomans, Suèves, etc).
Deux coalitions alors décrites par les historiens romains tardifs
Procope et Sidoine Apollinaire, soit sans doute environ 450 à 500 000 ''hunniques'' contre 150 à 200 000 gallo-romano-germains. Chiffres que l'on retrouve depuis lors chez les historiens Amédée Thierry (in « Histoire d'Attila », 1884) et Maurice Bouvier-Ajam (in « Attila, le seigneur de la guerre », 1982).
Et, comme le précisait
Amédée Thierry en considérant l'armée d'invasion hunnique :
« Le déplacement de tant de peuples fit comme une révolution dans la grande plaine du nord de l'Europe ; la race slave descendit vers la mer noire pour y reprendre les campagnes abandonnées par les Ostrogoths, et qu'elle avait jadis possédées ; l'arrière ban des Huns noirs et l'avant-garde des Huns blancs, Avares, Bulgares, Hunugares (Hongrois ?), Turks (Turcs ?) , firent un pas de plus vers l'Europe. Les dévastateurs de tout rang, les futurs maîtres de l'Italie, les remplaçants des césars d'Occident, se trouvaient là pêle-mêle, chefs et peuples, amis et ennemis (...) Toutes les ruines du monde civilisé, toutes les grandeurs prédestinées du monde barbare semblaient faire cortège au génie de la destruction ».
Ronan Blaise
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- Références : « Attila, le seigneur de la guerre », Biographie historique de l’historien Maurice Bouvier Ajam ; ouvrage publiée en 1982 aux éditions Taillandier, ouvrage également disponible en format de poche chez Marabout (n°395) (490 pages, ici pages 210-211-212-213).
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Pour en savoir plus :
Sur Attila, Roi des Huns et ''fléau de Dieu'' :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attila
Sur les Huns :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Huns
Publié le 21/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une gravure représentant l'assassinat du Duc de Berry, le 14 février 1822...
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- Les Berry, derniers des Bourbons...
-I- S’il avait suffisamment vécu, il aurait pu monter sur le trône de France à la mort de son oncle Louis XVIII (en 1824), c’est
Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry (décédé en 1820), second fils du comte d'Artois (i. e : le futur roi Charles X de France) et de son épouse Marie-Thérèse de Sardaigne.
Au tout début de la Révolution française, il émigra avec son père (dès 1789) avant (de 1792 à 1797) de servir dans l'armée de Condé puis de passer en Grande-Bretagne. Il retourna en France lors de la Première Restauration puis, il suivit Louis XVIII à Gand (pendant les Cent-Jours) et revint en France, en 1814, avec son père.
En 1816 dans Notre-Dame de Paris, il épousa la princesse Caroline des Deux-Siciles (1798-1870), fille aînée de François Ier des Deux-Siciles et de Clémentine d'Autriche, épouse dont il eut quatre enfants, dont le futur Comte de Chambord, alors Henri d’Artois (l’Henri V des légitimistes), dernier Bourbon descendant direct de Louis XV.
Politiquement apparenté aux « ultras » (i. e : ces royalistes réactionnaires refusant la Charte et toutes concessions aux ''post-révolutionnaires''),
le Duc de Berry fut assassiné - à sa sortie de l'Opéra, le 13 février 1820 - par un ouvrier, Louvel, qui voulait ’’éteindre en lui la race des Bourbons’’ (mais dont il eut, en mourant, la générosité de pardonner le geste...).
-II-
Louis Pierre Louvel, ouvrier français, est entré dans l'Histoire en commettant l'assassinat du duc de Berry, à Paris, dans la nuit du 13 au 14 février 1820 (ce pour quoi il fut condamné à mort et guillotiné quatre mois plus tard : le 8 juin 1820).
Ce soir-là, le duc de Berry - fils cadet du comte d'Artois, futur Charles X - se trouvait à l'Opéra avec son épouse. A l'entracte, venant de reconduire cette dernière à sa voiture, le prince, sans chapeau ni manteau, s'en retournait à pied vers l'entrée de l'Opéra, lorsqu'un homme, apparu "comme une flèche" devant la voiture royale, lui planta un couteau en plein cœur.
L'agonie du duc de Berry, sous les yeux de la Cour assemblée à son chevet, dura toute la nuit du 13 au 14 février 1820 et marqua profondément les esprits royalistes. N'ayant pas perdu connaissance, le prince, qui d'emblée avait senti la blessure mortelle, se plaignait que la mort soit "si lente à venir", ou alternativement, demandait de manière répétée "grâce, grâce pour l'homme" qui lui avait porté le coup fatal.
Dès son geste accompli, Louvel fut arrêté ; il fut interrogé durant cette même nuit. Sans montrer beaucoup d'émotion, il déclara avoir agi seul, par conviction anti-monarchiste, dans un projet conçu et médité depuis plusieurs années. Il souligna n'avoir aucune inimitié personnelle contre sa victime, mais avoir eu pour but de "détruire la souche" des Bourbons. En effet, la dynastie légitime n'avait alors aucun héritier en ligne directe.
Louvel révéla, en outre, avoir auparavant effectué, dans un but semblable, le voyage jusqu'à Calais en 1814, lorsque Louis XVIII devait débarquer en France après l'abdication de Napoléon.
Pour le reste, la personnalité de Louvel demeure en grande partie un mystère. Selon le récit de Chateaubriand dans ses Mémoires d'outre-tombe,
"Louvel était un jeune homme à figure sale et chafouine, comme on en voit des milliers sur le pavé de Paris. Il tenait du roquet ; il avait l'air hargneux et solitaire. Il est probable que Louvel ne faisait partie d'aucune société ; il était d'une secte, non d'un complot ; il appartenait à l'une de ces conjurations d'idées, dont les membres se peuvent quelquefois réunir, mais agissent le plus souvent un à un, d'après leur impulsion individuelle. Son cerveau nourrissait une seule pensée, comme un cœur s'abreuve d'une seule passion. Son action était conséquente à ses principes : il avait voulu tuer la race entière d'un seul coup".
Mais l'ironie veut que Louvel, bien qu'ayant réussi l'assassinat qu'il projetait, avait manqué son véritable but : le 29 septembre 1820, vint au monde Henri d’Artois, duc de Bordeaux : enfant posthume du duc de Berry, aussitôt surnommé par les royalistes "l'enfant du miracle" (et qui sera le futur Henri V des légitimistes).
-III- L’épouse de Charles-Ferdinand d’Artois -
Duchesse de Berry - fut la princesse
Marie-Caroline de Bourbon, princesse des Deux-Siciles, fille de François Ier, roi des Deux-Siciles et de Clémentine de Habsbourg, fille de l'empereur d’Autriche Léopold II.
Après avoir passé son enfance et sa jeunesse à Palerme et à Naples, elle est venue en France en 1816 pour y épouser Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry (fils puîné du comte d'Artois, futur Charles X et frère du roi Louis XVIII). Bien que son époux ait eu vingt ans de plus qu'elle et qu'il s'agît d'un mariage arrangé, ils semblent avoir formé un couple assez uni. Le palais de l'Élysée a été aménagé pour eux.
Le duc et la duchesse de Berry ont eu quatre enfants, dont deux seulement ont survécu plus que quelques jours : d'abord Louise d'Artois puis
Henri d'Artois, duc de Bordeaux, surnommé « l'enfant du miracle » (car né, posthume, après l'assassinat du duc de Berry...).
Après l'assassinat de son mari (le 13 février 1820), la duchesse de Berry s'est installée aux Tuileries où, très sensible à la mode, elle sera une grande mécène : encourageant les peintres, les musiciens (comme Rossini) et les hommes de lettres. De même, elle aura pareillement eu un rôle non négligeable dans la vogue des bains de mer, en particulier à Boulogne-sur-Mer et à Dieppe, pratiquant volontiers ce loisir à la belle saison.
Àu moment du soulèvement de juillet 1830 (dit des « Trois Glorieuses »), elle essaya de faire proclamer régente pour son fils Henri V mais dû finalement suivre Charles X et sa cour en exil. Aux aguets des moindres difficultés des Orléans pour essayer de reprendre le pouvoir elle retourna clandestinement en France en 1832 pour tenter d’y relancer les guerres de Vendée en faveur de son fils.
Lors de cette
Insurrection royaliste de 1832, la mobilisation locale fut assez faible et l'opération échoua rapidement. La duchesse chercha alors refuge dans une maison de Nantes mais - trahie par Simon Deutz - après avoir essayé en vain de s'enfuir par la cheminée, elle fut arrêtée par la police alors dirigée par Montalivet, ministre de l'Intérieur. Détenue dans la citadelle de Blaye et soumise à une surveillance la plus rigoureuse, elle accoucha d'une fille devant des témoins désignés par le maréchal Bugeaud, et dut alors rendre public un mariage qu'elle avait contracté en 1831 avec un certain Hector Lucchesi-Palli, aristocrate italien et Duc della Grazia.
Après quelques années de détention, la duchesse de Berry fut alors libérée et expulsée vers la Belgique. Elle se vit tenue à l'écart de la famille royale (qui lui refusa la direction de l'éducation de son fils...) et s'installa ensuite en Autriche (où elle vécut les dernières années de sa vie, jusqu’à son décès : en 1870).
Ronan Blaise
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- Sources : « Louis XX, contre-enquête sur la Monarchie », un ouvrage de Thierry Ardisson publié en 1986 aux éditions « Olivier Orban » (260 pages, ici pages 183-231).
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Pour en savoir plus :
Charles Ferdinand d'Artois, Duc de Berry, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Ferdinand_d%27Artois
Le ''régicide'' Louvel, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pierre_Louvel
Marie Caroline des Deux-Siciles, Duchesse de Berry, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Caroline_des_Deux-Siciles
Henri V, Comte de Chambord, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_d%27Artois_%281820-1883%29
Publié le 20/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- « Apocalypto » (Mel Gibson) :
Ce film n'est pas seulement un film s'inspirant de l'histoire (tout en prenant sans nul doute de très nombreuses libertés avec la vérité historique...), c'est avant toute chose et surtout le récit de la confrontation d’êtres humains à la brutalité d’une jadis brillante civilisation alors sur le déclin.
C’est le récit de la survie d’individus d’une petite tribu forestière maya, capturés par des Mayas ’’urbains’’ accablés par divers fléaux écologiques et environnemetaux (changement bio-climatique ? sécheresse ? épidémie ?) et tentant, pour s’en prémunir, de satisfaire leurs dieux en sang humain.
« Pendant une partie de chasse au tapir dans la jungle mésoaméricaine, le jeune maya Patte de Jaguar, son père Ciel de Silex, chef d’une tribu maya de la jungle du Péten et leur compagnons de chasse rencontrent une colonne de réfugiés apeurés et traumatisés, leurs terres ayant été ravagées, fuyant quelque épouvantable danger inexprimé... Le matin suivant, alors que tout le monde dort, des individus s'introduisent dans le village, mettant le feu aux maisons avec des torches, attaquent les villageois et en capturent autant que possible avant de les déporter vers une cité antique au bord de la ruine où ils seront impitoyablement sacrifiés aux dieux... »
Cette histoire se déroule en pays maya avant l’arrivée des Espagnols, à la fin de l'ère dîte ''post-classique'' maya (i. e : notre XVIe siècle). C’est, au moment même du déclin de la civilisation maya, le récit de l'expérience brutale d'un jeune homme entrant véritablement dans l'âge adulte : l'histoire d’un fils de chef de tribu qui, promis au sacrifice, lutte pour sa vie après avoir été fait prisonnier...
Un film partiellement conçu comme une allégorie politique sur les civilisations en déclin, comme l’atteste, en ouverture de séance, cette citation de l’auteur W. Durant :
« Une grande civilisation n’est conquise de l’extérieur que si elle est détruite de l’intérieur ».
Et à ce titre, même si le caractère sans doute chrétien et apologétique de cette oeuvre cinématographique n'échappera pas au spectateur attentif, le film de Mel Gibson aura au moins eu le grand mérite de nous rappeler - images à l'appuis - la cruauté insoutenable des sanglantes pratiques religieuses ''païennes'' et ''inhumaines'' des populations méso-américaines, cultes qui tenait le sacrifice humain et ses libations de sang pour ''premières sources de régénération des forces de l'univers''.
Lors de sa sortie (en France : en janvier 2007), ce film a été violemment critiqué pour sa description violente d'une société maya brutale dont il négligeait les « réalisations scientifiques » et la « profonde spiritualité » de la civilisation, des leaders mayas étant allé jusqu’à considérer que certaines scènes de ce film, décrit comme raciste, participaient à la diabolisation de la culture indigène et propageaient des stéréotypes sur les mayas, décrits comme des sauvages et comme un peuple violent que seul pouvait sauver la venue des Espagnols.
Malgré la caution du Dr Richard Hansen (archéologue et expert en Civilisation maya auquel Mel Gibson avait fait appel pour réaliser son film...), ce film a fait débat sur de nombreux points quant à son historicité. Notamment on lui a reproché son caractère synthétique : mélangeant des détails provenant de différentes cultures mésoaméricaines et mayas pourtant séparées dans l'espace et le temps, voire des éléments de civilisations non-maya (comme celles de Teotihuacan et des Aztèques).
Et il en va de même pour la rencontre de fin, avec les missionnaires espagnols, alors que ces derniers n'ont atteint le continent que 300 ans après l'abandon des dernières grandes cités Mayas... Plus spécifiquement, sont également critiqué : le mode et l'étendue des sacrifices, la présentation des villageois mayas (comme des personnes vivant isolées dans la forêt...), la présentation simultanées de différentes époques.
Décrié par certains comme une ’’nouvelle boucherie’’ signée Mel Gibson, ce film « Apocalypto » est néanmoins - avec son exotisme somptueux, à la fois précis et intemporel - une parabole puissante et spectaculaire sur une fin de civilisation : une vision extrêmement pessimiste d’une humanité intrinsèquement barbare. Mais, sur fond de décadence et de chaos sanguinaire, on assiste à la naissance d'un héros.
Ce film - sous la forme d’un cinéma primitif et viscéral - est totalement convaincant : c’est là un extraordinaire récit d’aventures, un voyage original et mouvementé plutôt exceptionnel dont la violence éprouvante atteint là une grandeur à laquelle le cinéma américain ne nous a guère souvent habitué...
Ronan Blaise
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- Références : « Apocalypto », un film de Mel Gibson (2006), réalisé au Mexique (Etat de Veracruz) et dans la langue des mayas du Yucatan : le yucatèque...
... avec Rudy Youngblood (Patte de Jaguar), Morris Birdyellowhead (le chef Ciel de Silex), Raoul Trujillo (le chef Zéro Loup) et Dalia Hernández (Sept, jeune épouse de Patte de Jaguar).
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Pour en savoir plus :
Le film « Apocalypto », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Apocalypto
Les Mayas, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_maya
Les civilisations précolombiennes, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne
Publié le 20/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Les Mayas, les mystères d’un monde perdu »
(Un numéro « hors-série » du Figaro, janvier 2007) :
Dans ce numéro hors série et très pédagogique du « Figaro », est décrit une civilisation précolombienne peu connue et sur laquelle les historiens continuent de débattre et de s'interroger : les Mayas.
En effet, aujourd'hui encore l’incertitude est grande sur ce peuple et sur sa culture : tant à propos de ses origines et de ses sacrifices humains qu’au sujet des causes probables de sa disparition.
Voilà en tout cas un numéro très complet qui nous offre le regard de spécialistes sur la question, tout en faisant bénéficier le lecteur d’une approche grand-public. Un document indispensable.
Ronan Blaise
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- Présentation de l'éditeur :
« Ils ont créé un monde prodigieux. Ils ne connaissaient pas la roue, ils ont dressé des pyramides. Leurs prêtres chamarrés, leurs rois coiffés de plumes intercédaient sans cesse pour conjurer la fin du monde. Puis un jour, leurs Cités-Etats ont cessé de graver des inscriptions sur les murs de leurs temples. La culture des Mayas s’est éteinte, mystérieusement.
Ce monde, ce mystère ont servi de trame à Mel Gibson pour composer une fresque d’une violence inouïe, d’une force bouleversante, qui ne manquera pas de soulever, une nouvelle fois, les passions. Son film, « Apocalypto », sortira en salle le 10 janvier 2007.
Parce que le cinéma n’est pas l’Histoire, parce que la destinée tragique des populations d’Amérique centrale mérite mieux que la littérature à sensation dont se nourrit trop souvent la sous-culture scientifique des demi-savants, le Figaro hors-série a décidé de leur consacrer un numéro exceptionnel.
Chercheurs, archéologues, dessinateurs, érudits se sont joints à nous pour vous présenter, en 130 pages, les merveilles d’une civilisation sans pareille, les mystères d’une aventure humaine aussi passionnante que l’exploration d’un continent perdu. Mis en page comme un ouvrage d’art, palpitant comme un carnet de voyage, ce hors-série a toute sa place dans votre bibliothèque. »
(Michel De Jaeghere, Directeur de la Rédaction).
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- Références : « les Mayas, les mystères d'un monde perdu », hors-série du « Figaro » (n°28) publié en janvier 2007 (130 pages).
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Pour en savoir plus :
Les Mayas, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_maya
Les civilisations précolombiennes, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne
Publié le 20/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « les Mayas » (vol.1 : Jacques Martin, Jean Torton) :
Après avoir écumé les grandes civilisations de l'ancien monde et les plus grandes cités antiques (l'Egypte, la Grèce, Rome, Persépolis, Jérusalem, Carthage, les Etrusques, etc) Jacques Martin se tourne désormais vers les civilisations précolombiennes du nouveau monde : Mayas, Aztèques et Incas.
D'où ces quatres nouveaux volumes de la collection « les voyages d'Alix » : quatre ouvrages richement illustrés co-signés par Jacques Martin et par Jean Torton, spécialiste des civilisations précolombiennes des Amériques.
Ronan Blaise
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- Références : Quatre albums de Jacques Martin et de Jean Torton, publiés en 2006-2007 aux éditions « Casterman », dans la collection les « Voyages d'Alix » (56 pages).
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Pour en savoir plus :
Les civilisations précolombiennes, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne
Les Mayas, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_maya
Publié le 20/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « les Mayas » (vol.2 : Jacques Martin, Jean Torton) :
Les sachant férus de religion, d'astronomie et de mathématiques, on les a prématurément décrit comme étant les ''Grecs'' du nouveau monde, les imaginant sages, pacifiques et raffinés.
En fait il s'agissait là d'une civilisation guerrière de cités-états rivales (i. e : Copan, Palenque, Tikal, Bonampak, Uaxactun, Calakmul, Uxmal, Chichen-Itza, etc) luttant pour l'hégémonie au cours de guerres sanglantes, entre cordillères de l'Amériques centrale et basses terres du Yucatan...
Ronan Blaise
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- Références : « les Mayas », deux albums de Jacques Martin et de Jean Torton, publiés en 2006-2007 aux éditions « Casterman », dans la collection les « Voyages d'Alix » (56 pages).
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Pour en savoir plus :
Les Mayas, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_maya
Les civilisations précolombiennes, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne
Publié le 20/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « les Aztèques » (Jacques Martin, Jean Torton) :
Les Aztèques : peuple guerrier des hauts plateaux du Mexique central (Anahuac), célèbre pour la splendeur de sa capitale Tenochtitlan (l'actuelle Mexico), pour ses rites sanglants et ses célèbres sacrifices humains...
Ronan Blaise
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- Références : « les Aztèques », un album de Jacques Martin et de Jean Torton, publié en 2007 aux éditions « Casterman », dans la collection les « Voyages d'Alix » (56 pages).
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Pour en savoir plus :
Les Aztèques, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Azt%C3%A8ques
Les civilisations précolombiennes, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne
Publié le 20/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « les Incas » (Jacques Martin, Jean Torton) :
Regroupant sous leur autorité les peuples des Hauts plateaux des Andes, les souverains quéchuas-aymaras de Cuzco (i. e : les Incas) ont su bâtir dans les Andes un puissant Empire territorial, bureaucratique et centralisé...
Voilà en tout cas un volume richement illustré qui permet de découvrir leur civilisation ainsi que tous les autres Etats et toutes les autres Civilisations qui (Chavin, Chimu, Mochicas, Huari, Tiahuanaco, etc) les ont précédé dans l'histoire de cette région andine.
Ronan Blaise
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- Références : « les Incas », un album de Jacques Martin et de Jean Torton, publié en 2007 aux éditions « Casterman », dans la collection les « Voyages d'Alix » (56 pages).
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Pour en savoir plus :
Les Incas, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inca
Les civilisations précolombiennes, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne