Posté le 18.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « L'ABCdaire de Napoléon et l'Empire » (Flammarion) :
En proposant par ordre alphabétique des articles synthétiques sur les principaux lieux, événements et personnages… qui ont marqué cette époque, cet « ABCdaire» - dont les notices peuvent être lues séparément ou selon trois thèmes majeurs développés en début d'œuvre (i. e : l'homme, les idées politiques, le style ''Empire'') - permet à la fois de trouver rapidement des informations précises et d'avoir une vue générale de la période. Utile.
Réalisé par des spécialistes de renom de l'épopée napoléonienne - parmi lesquels Jean Tulard, Thierry Lentz ou Gérard Gengembre - voilà un petit guide pratique, intelligement construit et richement illustré sur l'une des époques les plus étonnantes de l'histoire de France.
Ronan Blaise
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- Références : « L'ABCdaire de Napoléon et l'Empire », un ouvrage collectif de grands spécialistes de l'épopée napoléonienne comme Jean Tulard, Gérard Gengembre, Adrien Goetz, Jacques Jourquin et Thierry Lentz publié en 1998 aux éditions Flammarion (120 pages).
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Posté le 18.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Napoléon : la vie / la légende » (Gérard Gengembre) :
Les grands héros ou héroïnes de l'histoire ont une vie et une légende : la première est faite de leurs actes ; la deuxième se construit dans l'imaginaire des peuples. Par sa structure originale en deux parties reprenant ces deux dimension du personnage historique ici étudié, cet ouvrage nous livre un portrait aussi fidèle que possible de l'empereur des français tout en nous en restituant la légende telle qu'elle en a été modelé au fil du temps par la mémoire des générations : dans la littérature, l'histoire des idées, la politique et les arts (et le cinéma...).
Un excellent ouvrage qui nous restitue la figure historique et prométhéenne de Napoléon, ce météore qui traversa le siècle et marqua son époque et l'esprit de son temps d'une empreinte ineffaçable : l'empereur Napoléon, un homme qui chercha à concilier les principes de la Monarchie et les idées de la révolution, un génie politique et militaire après qui rien en sera comme avant.
Un ouvrage de Gérard Gengembre, professeur à l'université de Caen, spécialiste de la littérature du XIXe siècle, de l'histoire des idées et des rapports entre littérature, politique et idéologie, auteur d'ouvrages d'histoire et d'histoire de la littérature comme « la Contre-Révolution ou l'Histoire désespérante » (ouvrage publi chez "Imago", en 1989), « Balzac, le Napoléon des lettres » (ouvrage publié dans la collection "Découvertes Gallimard", en 1992).
Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :
« Comment un maigre capitaine d'artillerie corse au teint jaunâtre est-il devenu Empereur des Français et l'une des figures majeures de l'imaginaire universel ? Modèle, fantôme, personnage, mythe, Napoléon offre l'exemple idéal d'un destin épique marqué par une ascension fulgurante et une chute saisissante, d'un trajet historique inédit et d'une incarnation sublime de l'énergie.
Liée à l'histoire et à la patrie, la légende prend en France des couleurs différentes selon la conjoncture et les enjeux du siècle. En Europe et dans le monde, Napoléon se trouve associé aux rêves des nations en quête d'identité. De son vivant, Napoléon forge sa légende de sauveur et de bâtisseur d'empire sur le modèle de Charlemagne. Le siècle romantique en fera un Prométhée, figure opposée à la légende noire de l'Ogre. Le cinéma s'emparera du personnage, que la littérature et l'art avaient magnifié et qu'une partie du peuple avait divinisé. L'homme au petit chapeau appartient désormais à la mémoire collective.
C'est après avoir fixé, dans une première partie, le parcours de Napoléon "personnage historique" que cet ouvrage, dans une seconde partie, se livre à une enquête sur le mythe du grand homme. A qui et à quoi sert ce mythe ? On y verra l'Empereur en despote, en Alexandre, en dieu vivant, en modèle patriotique, en professeur d'énergie, en héros de cinéma. Stratège génial, souverain éclairé, politique profond, massacreur de l'Europe saisi par sa folie de conquête, Napoléon reste inséparable d'une légende qui varie au gré du temps et des œuvres. »
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- Références : « Napoléon : la vie / la légende », un ouvrage de Gérard Gengembre publié aux éditions Larousse en 2001 (320 pages).
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Posté le 18.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- « Napoléon » (Yves Simoneau) :
Cette série télévisée, produite par Jean-Pierre Guérin et Gérard Depardieu avec Christian Clavier dans le rôle titre, aura été l'occasion de redécouvrir et de repopulariser, via le petit écran, la vie et la grande figure historique de l'empereur des français, son ascension fulgurante et sa chute fantastique.
Le tout, grâce à un générique aux allures de superproduction hollywoodienne : un casting international de qualité (Isabella Rossellini, John Malkovitch, Anouk Aimée, Gérard et Guillaume Depardieu, Christian Clavier, etc). Ce « Napoléon », écrit par Didier Decoin d'après l'œuvre de Max Gallo, est une production internationale à gros budget et ça se voit : costumes, décors, vedettes, tout y est.
Néanmoins les ommissions, les erreurs historiques manifestes et les approximations coupables sont nombreuses. Mais cette oeuvre aura au moins eu - mieux qu'un cours d'histoire filmé - le grand mérite de pouvoir intéresser un grand public à une page d'histoire qui, héroïsme guerrier et patriotisme sanglant mis à part, n'est donc pas seulement une épopée militaire.
Ronan Blaise
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- Références : « Napoléon », un film TV (2002) d'environ six heures et en quatre parties d'Yves Simoneau (scénario et dialogues de Didier Decoin, d'après l'oeuvre de Max Gallo)...
... avec Christian Clavier (Napoléon), Gérard Depardieu (Fouché), John Malkovitch (Talleyrand), Isabella Rosselini (Joséphine de Beauharnais), Anouk Aimée (Létizia Bonaparte), Claudio Amendola (Murat), Guillaume Depardieu (Muiron), etc.
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Posté le 18.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- « Monsieur N. » (Antoine de Caunes) :
Après la défaite de Waterloo, les Anglais exilent Napoléon Bonaparte à Saint-Hélène : une île minuscule perdue au milieu de l'Atlantique sud. C'est ainsi que l’Empereur déchu, qui a eu l'Europe à ses pieds, se retrouve étouffé dans un lieu au climat hostile, où il devra rester jusqu'à sa mort. C’est là qu’il dicte ses mémoires et se construit son mythe...
« Et si Napoléon n'était pas mort à Saint Hélène ? » C'est en cela que réside toute l'intrigue du film d'Antoine de Caunes : comment un homme qui a conquis une grande partie du monde et dirigé des millions d'hommes, a-t-il pu vivre en exil sur ce morceau de caillou, si loin de tout ? Pourquoi ne s'en serait-il pas échappé ?!
Au travers du jeune lieutenant Basil Heathcote - jeune officier anglais désireux de connaître la vérité - on revient sur les dernières années de l'Empereur : une enquête menée dans l'entourage de l'Empereur pour découvrir si ses dernières années se sont vraiment déroulées comme l’atteste l’historiographie officielle.
Reprenant ainsi les thèses les plus diverses, des plus scientifiques (empoisonnement, etc.) jusqu'aux plus spéculatives (on connaît le souhait de l’Empereur de finir sa vie en Amérique...), ce film original ouvre de nombreuses pistes et rajoute encore un peu de mystère à la légende napoléonienne.
Ronan Blaise
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- Références : « Monsieur N. », un film d'Antoine de Caunes (2003) avec Philippe Torreton (Napoléon Bonaparte), Richard E. Grant (Le gouverneur Sir Hudson Lowe), Jay Rodan (le lieutenant Basil Heathcote), Elsa Zylberstein (Albine de Montholon), Roschdy Zem (le Grand-Maréchal Bertrand), Bruno Putzulu (Cipriani), Stéphane Freiss (Général Montholon), etc. ___________________________________________________________________________
Pour en savoir plus :
Le film « Monsieur N », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsieur_N
L'île de Sainte-Hélène, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Sainte-H%C3%A9l%C3%A8ne
La détention de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Sainte-H%C3%A9l%C3%A8ne#La_d.C3.A9tention_de_Napol.C3.A9on_Ier
Son geôlier Sir Hudson Lowe, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sir_Hudson_Lowe
Posté le 18.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie satelittale du delta du Nil.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Napoléon et l'Egypte :
On le sait, Napoléon nourrissait de nombreux projets d'expansion coloniale française outre-mer : aux Antilles (autour d'Haïti-Saint Domingue, pour Joséphine de Beauharnais), en Australie (autour de la mission Baudin de circumnavigation du sous-continent), aux Indes (autour de l'alliance autrefois nouée avec le sultanat de Mysore de Tipoo Sahib), en Egypte :
Dans les fameuses «
Mémoires pour servir l'Histoire de Napoléon, dictées par lui-même à Sainte-Hélène », le général Bertrand rapporte une évocation par l'empereur de ce que serait alors devenue une Egypte sous domination française :
« Mais que serait ce grand pays, après cinquante ans de prospérité et de bon gouvernement ? L'imagination se complaît dans un tableau aussi enchanteur ! Mille écluses maîtriseraient et distribueraient l'inondation sur toutes les parties du territoire ; les huit ou dix milliards de toises cubes d'eau qui se perdent chaque année dans la mer seraient réparties dans toutes les parties basses du désert, dans le lac Moeris, le lac Maréotis et le Fleuve sans eau ; jusqu'aux oasis et beaucoup plus loin du côté de l'Ouest ; du côté de l'Est dans les lacs Amers comme dans toutes les parties basses de l'isthme de Suez et les déserts qui s'étendent entre la mer Rouge et le Nil, un grand nombre de pompe à feu et de moulins à vent élèveraient les eaux dans des châteaux d'eau, d'où elles seraient tirées pour l'arrosage. »
Ce à quoi on peut rajouter un projet de canal entre la mer méditerranée (ou le fleuve Nil) et la mer rouge, dans l'isthme de Suez : projet ultérieurement réalisé par un ingénieur français (Ferdinand de Lesseps) et canal inauguré (en 1869) par une impératrice française : l'impératrice Eugénie de Montijo, épouse de... Napoléon III.
Ronan Blaise
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- Références : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici pages 166 et 167).
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Pour en savoir plus :
La campagne d'Egypte :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_d%27%C3%89gypte
A propos du projet napoléonien d'un canal de Suez :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_d%27%C3%89gypte#Le_canal_de_Suez
Posté le 17.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une représentation de Louis XVI coiffée du fameux bonnet phrygien, symbole révolutionnaire.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Une Révolution uchronique...
Les principaux récits ’’uchroniques’’ ayant la révolution française pour sujet d’écriture tournent autour des journées ’’révolutionnaires’’ clefs du 14 juillet 1789, de la fuite à Varennes (en juin 1792) et du coup d’Etat de Thermidor (en août 1794)... ou autour des personnalités de Louis XVI, Marie-Antoinette, Robespierre, du dauphin Louis XVII ou de généraux contre-révolutionnaire comme Pichegru ou Moreau.
Dès 1931, un écrivain comme André Maurois avait imaginé une Révolution uchronique dans son
« Et si Louis XVI... », roman dans lequel il l’imagine disperser les députés du Tiers Etat et écraser les journées insurrectionnelles des 14 et 15 juillet 1789.
Plus radical encore : l’historien Bernard Quilliet qui imagine (in « la Véritable Histoire de France », 1983) que Louis XVI - le ’’meilleur des monarques’’ - serait accidentellement mort – début juillet 1789 – des suites d’une chute de cheval survenue lors d’une partie de chasse dans les bois de Meudon ; laissant alors le pouvoir à une régente Marie-Antoinette qui saura fermement écarter les Députés du Tiers Etat et, ainsi, rendre possible l’accession au trône de son fils Louis-Charles, alias le jeune et fébrile Louis XVII.
Et il en va de même pour R.M. Alberès dans son
« Si j’étais à Varennes » (1958) :
« Le 20 juin 1791, le roi Louis XVI et sa famille quittèrent en cachette les Tuileries et, sous de faux noms, se dirigèrent en berline vers les marches de l’Est, pour arriver le 22 à Montmédy où 15.000 Autrichiens et quelques émigrés vinrent les rejoindre. Le roi fit la guerre à la Révolution, mais ne cessa de négocier secrètement avec elle, et, lorsque l’Angleterre eût suscité en France l’aventure militaire de Moreau, la Nation rappela le Roi ».
Récit pour lequel il existe des variantes dans lesquelles c’est le maître de poste Drouet qui ne peut remplir la ’’mission historique’’ qu’on lui connaît...
Nb : Juste préciser qu'en ces journées décisives de la fin juin 1791, le roi et sa famille s'étaient effectivement enfuis du palais des Tuileries - où elles étaient alors recluses et sous étroite surveillance - dans l'intention de gagner les marches de l'Est pour se retrouver - près de Montmédy (dans le nord de l'actuel département de la meuse, près de la frontière belge) - sous la protection des troupes du colonel-comte Charles de Damas et du maréchal-marquis de Bouillé...
Ou dans le
« Si, le 9 Thermidor, hypothèse historique » où E. Laumann et R. Jeanne imaginaient, en 1929, que Robespierre échappait à l’échafaud en ces tragiques journées. Pareillement, dans
« Le Lys éclaboussé », les auteurs Antoine de Briclaut et Jean-Louis Foncine imaginent, en 1992, que Louis XVII s’était effectivement échappé de la prison du Temple pour organiser, en Auvergne, une contre-révolution royaliste hostile au pouvoir républicain...
Et ce, avant que ne surgisse Napoléon Bonaparte, Héros uchronique entre tous...
Ronan Blaise
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- Références : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici essentiellement pages 182 à 249, notamment pages 162 à 166).
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Pour en savoir plus :
La révolution française, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise
Posté le 16.06.2007 par quelqueshistoires
-Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « La Fayette, la stature de la Liberté » (Gonzague Saint-Bris) :
Le marquis de la Fayette, c'est non seulement ce héros de la guerre des Amériques, l'ami de Georges Washington et de Benjamin Franklin, l'ambassadeur de la cause des insurgents à la cour de Versailles, ce symbole de l'amitié franco-américaine, ce héraut de la Liberté, ce héros des débuts de la révolution française, l'homme de la cocarde tricolore, chaud partisan d'une monarchie parlementaire ''à l'anglaise''...
La Fayette, c'est également l'aventurier qui tenta de lancer les Insurgents américains à la reconquête du Canada perdu, ce jeune général qui - s'il l'avait seulement voulu - aurait pu devenir vice-roi des Indes occidentales françaises (dont il aurait voulu libérer les esclaves...) ou premier ministre de Louis XVI, l'homme intègre qui su dire « Non » au premier Consul Bonaparte puis à l'empereur Napoléon 1er, le libéral qui participa aux complots de la Charbonnerie au tout début de la Restauration et l'homme désintéressé qui, lors de la révolution de 1830, s'effaça derrière le duc d'Orléans et finalement refusa la présidence de la République...
C'est ce portrait haut en couleur d'un homme politique qui su - pour le meilleur et pour le pire (et parfois même à son propre détriment) - rester un idéaliste, que nous conte ici Gonzague Saint-Bris.
La Fayette, lui qui ne fut, aux dires de Napoléon « qu'un niais sans talents civils ni militaires, un esprit borné, un caractère dissimulé » et dont Chateaubriand dit qu'il n'était « qu'une espèce de monomane, à qui l'aveuglement tenait lieu de génie ». Jugements bien sévères pour cet homem si populaire que - de son vivant - on appela le ''héros des deux mondes''.
Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :
« Il y a 250 ans, le 6 septembre 1757, naissait au Château de Chavaniac, dans les montagnes d'Auvergne, Gilbert Motier, Marquis de La Fayette. Orphelin et millionnaire à 14 ans, marié à 16 ans à la femme de sa vie, major général dans l'armée des Etats-Unis à 19 ans, tel est La Fayette, célèbre sur les deux rives de l'océan à 20 ans.
Gonzague Saint Bris a consacré vingt ans de recherches sur les deux continents à la poursuite de son héros. Accumulant révélations surprenantes, documents inédits, archives de famille et correspondances privées, il éclaire d'un jour nouveau les soixante-dix-sept ans d'un homme d'idéal et d'action qui bouleverse sur son passage quatre royaumes, deux révolutions, deux républiques et un empire.
Tour à tour défenseur des Indiens et des Noirs en Amérique, des protestants et des juifs en France, pionnier des droits de l'homme, prophète du suffrage universel, partisan de l'ouverture, avocat des Irlandais, des Polonais, des Italiens, qui sont à la recherche de l'idée d'une nation, La Fayette anticipe tous les combats de la Liberté.
Au-delà d'une biographie considérable, Gonzague Saint Bris met en scène la superproduction d'une époque dont les rôles principaux sont joués avec éclat par Marie-Antoinette, Beaumarchais, le chevalier d'Eon, Alex de Fersen, Philippe Egalité, Cholderos de Laclos, Benjamin Franklin, Thomas Paine, la belle Aglaë, la fascinante Diane, Georges Washington, Louis XVI, Napoléon Bonaparte, sans oublier les portraits polychromes et les cocardes tricolores d'une galaxie de personnages emportés par le vent de l'Histoire. »
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Pour en savoir plus :
Le Marquis de la Fayette, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fayette
Posté le 16.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait du jeune Louis-Charles de Bourbon, Louis XVII.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Louis XVII, ou l'énigme du Temple :
Selon les propos mêmes de Thierry Ardisson dans son ouvrage « Louis XX, contre-enquête sur la Monarchie », l’énigme du Temple aura longtemps été le ''triangle des Bermudes'' de l’Histoire de France.
Ainsi, le 8 juin 1795 mourrait de la tuberculose, à l’âge de dix ans (à la prison du Temple) le dauphin de France
Charles-Louis de Bourbon (devenu Louis-Charles, en 1789 : à la mort de son frère aîné Louis-Joseph), le fils et héritier de Louis XVI ; bref :
le Louis XVII des légitimistes (1785-1795), officieusement roi de France depuis la mort de son père Louis XVI (guillotiné en janvier 1793).
Ainsi avaient, semble-t-il, échoué toutes les négociations entreprises avec les autorités républicaines par son royal cousin, le roi d’Espagne Charles IV de Bourbon, pour le faire libérer. Et la couronne de France revenait donc alors à son oncle Louis, Comte de Provence (devenant désormais Louis XVIII). Officiellement, en tout cas.
Car les rumeurs n’arrêteront désormais pas de circuler comme quoi ce Prince de France (que l’on avait longtemps dit, dès 1785, comme étant le bâtard de Marie-Antoinette et de Fersen : version à laquelle croyait en tout cas Provence), auquel on aurait alors substitué un malheureux, aurait alors miraculeusement échappé à ses bourreaux et géolliers. Soit qu’il ait été évacué de France dès 1791 par ses parents émigrés, soit qu’il ait été clandestinement ’’mis à l’abris’’ en Auvergne (ou à Saint-Domingue, aux Açores, aux Seychelles...) par un Robespierre (ou un Barras) avant toute chose soucieux de se ménager une porte de sortie en cas de restauration monarchique.
Des rumeurs qui menacèrent le trône durant une bonne partie du XIXe siècle : avec le défilé des prétendants ’’survivantistes’’ et autres ’’faux-dauphins’’.
Parmi lesquels on compte le fameux
Karl-Wilhelm Naundorff, aventurier prétendant être Louis XVII lui-même : aventurier et horloger prussien néanmoins capable de donner d’incroyables détails de la vie de la Cour et de la famille royale avant la Révolution et qui avait - dit-on (entre 1833 et sa mort, en 1845) - réussi à convaincre de ses droits d'importants personnages de la Cour jusqu'à des princes de la Couronne comme le Comte d’Artois (futur Charles X), le duc de Berry (fils aîné du futur Charles X), tous deux prêts à lui céder ses droits à la couronne... et jusqu’au Comte de Chambord (l’Henri V des légitimistes).
Toujours est-il que le PM Clemenceau, ayant pris connaissance du dossier Naundorff disait alors de celui-là qu’il était ’’propre à foutre par terre la République’’. Une hypothèse ’’Naundorff’’ récemment balayée par les analyses ADN réalisées (en 1999-2000) à partir du coeur du jeune défunt (relique conservée depuis 1976, après bien des péripéties, à la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France). De quoi alimenter bien des romans, bien des polars, bien des histoires secrètes et bien des uchronies...
Ronan Blaise
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- Références : « Louis XX, contre-enquête sur la Monarchie », un ouvrage de Thierry Ardisson publié en 1986 aux éditions « Olivier Orban » (260 pages, ici ; ages 74-92).
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Pour en savoir plus :
Louis XVII, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XVII
Le prétendant Wilhelm Naundorff, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl-Wilhelm_Naundorff
Posté le 16.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Louis XX, contre-enquête sur la Monarchie » (Thierry Ardisson) :
Par-delà les appréciations ''politiques'' (et, en l'occurrence, pro-monarchistes) et jugements parfois outranciers d'un auteur, une fois encore, bien volontiers provocateur, cet ouvrage (publié à l'occasion du ''millénaire capétien'', en 1986) mérite le détour. Tant il nous dévoile certains aspects méconnus de l'histoire de France de l'époque contemporaine.
Depuis l'évocation d'un Louis XVII survivant miraculeusement à la prison du Temple et de l'exil sans fin (entre 1789 et 1815 puis à partir de 1830 et 1848) des princes Bourbons détrônés, jusqu'au récit des transmissions des pouvoirs manquées de 1830 (pour Louis XIX, Duc d'Angoulème et Henri V, Comte de Chambord) et de 1848 (pour Philippe VII, Comte de Paris), jusqu'à l'évocation de la ''restauration monarchique manquée'' de 1873 (pour le prétendant légitimiste Henri V, Comte de Chambord).
La Monarchie, régime politique pour la France ?! Si ce n'est le cas actuellement, cela aurait donc néanmoins pu l'être. Et pas nécessairement avec de si mauvais résultats que cela. En tout vas, cet ouvrage est une bonne source d'inspiration pour la rédaction de quelques récits uchroniques sur le sujet.
Ronan Blaise
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- Références : « Louis XX, contre-enquête sur la Monarchie », un ouvrage de Thierry Ardisson publié en 1986 aux éditions « Olivier Orban » (260 pages).
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Posté le 16.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- Hymnes d'Europe (Xavier Maugendre) :
Un hymne national, c'est un petit peu comme une ''carte de visite'' grâce à laquelle un pays se présente au reste du monde, lui et son histoire, son patrimoine, bref : ses valeurs. Et dans cet ouvrage du musicologue
Xavier Maugendre, on découvre les hymnes (présents et passés) des pays d'Europe d'aujourd'hui, textes originaux riches en allusions historiques de toutes sortes. Ce qui nous permet d'élaborer une brève typologie de tous ces textes.
Où l'on distingue : (1) les hymnes de loyalisme dynastique, joués en hommage aux souverains (exemples : Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas, Liechtenstein, etc), (2) les hymnes bucoliques d'invocation à la nature (exemples : Suède, Danemark, République tchèque, Croatie, Bulgarie, Suisse, etc), (3) les hymnes révolutionnaires, à caractère martial et guerrier (exemples : France, Pologne, République d'Irlande, Italie, etc) ou (4) exaltant l'histoire de la Nation (exemples : Grèce, Roumanie, Hongrie, Ecosse, etc) voire (5) à caractère religieux (exemples : Islande, Hongrie, Israël, Suisse, etc).
Ce que l'on découvrira dans cet ouvrage où l'auteur présente chaque hymne, son auteur, ses paroles et les circonstances dans lesquelles il a été écrit, joué et officialisé, ainsi que les modifications éventuelles survenues au cours du temps. Certains de ces textes mettant - au gré des différentes convulsions politiques des histoires nationales - plusieurs décennies avant de s'imposer définitivement. Un authentique vrai moment d'histoire.
Ronan Blaise
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- Références : ’’L’Europe des Hymnes, dans leur contexte historique et musical’’ : un livre du musicologue Xavier Maugendre), ouvrage édité en 1996 aux éditions « Mardaga » (455 pages ; 37,5 euros).
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Pour en savoir plus :
Un article du webzine « le Taurillon » sur la question :
http://www.taurillon.org/Hymnes-d-Europe