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De l’Empire du Brésil (1822-1889)

Posté le 12.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est le drapeau de l'Empire du Brésil, drapeau en vigueur de 1822 à 1889.

- Sources : Site spécifique ''Flags of the world''.

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- De l’Empire du Brésil (1822-1889)...

On l’a oublié depuis longtemps mais le Brésil, Etat indépendant depuis septembre 1822, a longtemps été un Etat monarchique, un Empire du Brésil historiquement gouverné par deux Empereurs : Pedro Ier (1822-1831) et Pedro II (1831-1889) et par une Impératrice : la jeune Isabelle de Bragance (plusieurs fois - trois fois - régente, en 1871-1872, en 1876-1877 puis en 1887-1889) avant même l’instauration - en novembre 1889 - d’un régime républicain.

Des souverains qui jouèrent là un rôle important dans la marche du Brésil vers son indépendance (en septembre 1822), vers son affirmation politique régionale (principalement au détriment du Paraguay : en 1865-1870), vers davantage de justice sociale (avec l’abolition de l’esclavage, en mai 1888) et, paradoxalement, vers la république (après le coup d’état républicain de novembre 1889).

-1- Le premier de ces souverains du Brésil fut l’Infant du Portugal Pierre, empereur du Brésil (en 1822-1831) sous le nom de Pierre Ier et roi de Portugal et des Algarves (en 1826–1826) sous le nom de Pierre IV. Fils et successeur du roi Jean VI (roi du Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves) : il fut tout d’abord Prince de Beira (ce titre servant alors à désigner l'héritier en second de la couronne portugaise) puis Infant de Portugal (en 1801 : à la mort de son frère aîné, l'infant Antoine).

En novembre 1807 l'invasion du Portugal par l'armée de Napoléon Bonaparte força la famille royale portugaise et la cour de Lisbonne (soit, en tout, environ 10 000 personnes) à s'embarquer pour le Brésil où ils arrivèrent en mars 1808, à Rio de Janeiro (qui devint alors le nouveau siège - en ’’exil’’ - du gouvernement portugais).

En 1816, Pierre y fut titré duc de Bragance et prince du Brésil, par son père, le roi Jean VI. Par la suite, il épousera (le 6 novembre 1817 à Rio de Janeiro), l'archiduchesse Marie Léopoldine d'Autriche (1797-1826) (fille de l'empereur François Ier), dont il aura sept enfants (dont le futur empereur Pierre II du Brésil, né en 1825).

En 1821, le roi Jean VI du Portugal retourna au Portugal, laissant l'infant Pierre comme régent du Brésil. Et, le 13 mai 1822, l’infant du Portugal Pierre fut proclamé « Défenseur et protecteur perpétuel du Brésil » par la municipalité de Rio de Janeiro. Enfin, le 7 septembre 1822 le régent Pierre proclame (à São Paulo) l'indépendance du Brésil. Et le 12 octobre (jour de ses 24 ans) sur la place Santana de Rio de Janeiro il devient empereur du Brésil sous le nom de Pierre Ier, avant d’être couronné empereur du Brésil dans la même ville : le 1er décembre 1822.

En mars 1826, à la mort de son père Jean VI, l’empereur Pierre Ier du Brésil devient néanmoins roi du Portugal sous le nom de Pierre IV. Néanmoins, il choisit alors de rester au Brésil et (le 2 mai 1826) abdique la couronne portugaise en faveur de sa fille aînée, la princesse Marie (alors âgée de 7 ans) et non pas en faveur de son fils le prince Pierre (âgé de 5 mois), promis - lui - à lui succéder sur le trône du Brésil.

Alors, la situation a violemment dégénéré au Portugal où le régent Michel (frère de Pierre Ier et oncle de Marie II) a déchu sa nièce du trône (le 28 juin 1828) et s'est proclamé roi de Portugal et des Algarves sous le nom de Michel Ier. Ainsi, le 7 avril 1831 l'empereur Pierre Ier abdiquera la couronne brésilienne (en faveur de son fils, qui devint alors l'empereur Pierre II du Brésil) et repart pour le Portugal (en reprenant le titre de duc de Bragance) avec sa fille la reine Marie II de Portugal (qui embarque avec lui).

L'ex-empereur Pierre et sa fille la reine Marie II, entreprendront alors la reconquête du Portugal à partir des îles Açores : aidés en cela par la France de la Monarchie de Juillet et par le Royaume-Uni (et, à partir de 1833, par le pouvoir espagnol). Victorieux en mai 1834, Pierre et sa fille condamneront alors l’usurpateur Michel Ier et ses futurs descendants à un exil perpétuel.

La jeune reine Marie II (qui a à peine quinze ans) reprend alors le pouvoir, sous la régence de son père, puis est déclarée majeure le 12 septembre de la même année ; son père - l'ex-empereur Pierre - mourant de la tuberculose à peine douze jours plus tard. L’empereur Pierre Ier sera d’abord inhumé à Lisbonne puis (à partir du 7 septembre 1972) à São Paulo, dans la crypte du monument de l'Ipiranga : à l'endroit même où, en septembre 1822 (150 ans plus tôt), il avait proclamé l'indépendance du Brésil.

-2- Le seconde de ces empereurs du Brésil fut l'empereur Pierre II du Brésil, qui régna effectivement de 1831 à 1889.

Fils de l’empereur Pierre Ier du Brésil et de l’archiduchesse Marie Léopoldine d'Autriche, l’empereur Pedro II épousa (en 1843) la princesse Marie-Thérèse des Deux-Siciles. De cette union naquit Isabelle de Bragance, régente de l'Empire du Brésil à plusieurs reprises (en 1871-1872, en 1876-1877 puis en 1887-1889) et qui épousera un prince français issu de la Maison d’Orléans : le Comte d'Eu (l’actuel Comte de Paris, prétendant orléaniste à la couronne de France, étant leur descendant...).

Pierre II, érudit, franc-maçon déclaré et prince éclairé, allait beaucoup œuvrer pour développer l'exploitation des ressources naturelles de son pays et allait être à l'origine de nombreuses missions scientifiques d'explorations du territoire brésilien.

Pareillement, l’empereur Pierre II déclarait vouloir l'abolition de l'esclavage mais ce système se maintint pendant 48 années de son règne (Nb : le Brésil fut le dernier grand pays du monde à le supprimer, ce qui ne se produisit qu'en 1888).L'abolition lui fit cependant perdre le soutien des grands propriétaires terriens.

Et l'année suivante, le 15 novembre 1889, à la suite d'un coup d'Etat, la République fut proclamée au Brésil. L'ancienne famille impériale fut alors expulsée et interdite de séjour (une mesure qui ne fut reportée qu'en septembre 1922, lors du centenaire de l'indépendance brésilienne).

-3- Aux côtés de ces deux empereurs du Brésil, il faut également mentionner la princesse impériale Isabelle de Bragance (1846-1921) qui fut trois fois régente du Brésil (en 1871-1872, en 1876-1877 puis en 1887-1889), avant d’être, également et à partir de 1891 jusqu'en 1921, de jure (mais pour les monarchistes brésiliens seulement...), l’impératrice en exil « Isabelle Ière » du Brésil (1891-1921) : puisque étant l’aînée des enfants survivants de l’empereur Pierre II du Brésil et de sa femme (Marie-Thérèse de Bourbon-Sicile).

Une princesse impériale du Brésil qui avait épousé, à Rio de Janeiro, le prince français Gaston d’Orléans (1842-1922), fils aîné de Louis d'Orléans (Duc de Nemours) et Comte d’Eu (i. e : petit-fils du roi des Français Louis-Philippe Ier). Formant là une nouvelle dynastie : les Orléans-et-Bragance.

D’ailleurs ce mari français destiné à être prince consort du Brésil - Gaston d’Orléans, Comte d’Eu – allait demander à l’empereur Pedro II la permission de s’engager dans la guerre que livre alors le Brésil contre son voisin, le Paraguay. Le prince reçu alors du souverain le statut de Maréchal de l’Armée. Puis, dans la phase finale du conflit, il assumerait le commandement des troupes brésiliennes, ce qui fut source de préoccupations pour la princesse Isabelle mais surtout d’opposition dans certains cercles brésiliens (dans la mesure où le prince Gaston ne prend pas toujours des décisions militaires très sages...).

En 1871-1872, l’empereur du Brésil Pierre II se rendit en voyage en Europe. Alors, la princesse Isabelle dut assumer la régence à l’âge de 24/25 ans. Et c’est durant cette période qu’est signée la « Loi du Ventre libre », qui donne la liberté aux enfants d’esclaves nés après l’année 1871.

Libérale, la princesse Isabelle soutient alors fermement les partisans de l’abolition de l’esclavage et appuiera ainsi le combat dans ce sens de nombreux jeunes politiciens et artistes. Or, à l’époque, une grande partie des abolitionnistes sont liés au mouvement républicain. Par ailleurs, avec sa cassette personnelle, la princesse impériale soutient l’artisanat des anciens esclaves et appuie également le quilombo de Leblon, qui cultive les camélias blancs, symboles de l’abolitionnisme.

En juin 1887, la princesse Isabelle assume pour la troisième fois de sa vie la régence et décide alors très vite d’en terminer avec le régime esclavagiste. Cependant, sa volonté d’abolition soulève une forte opposition de la part des grands propriétaires terriens (les « fazendeiros ») et les relations de la princesse avec son cabinet ministériel conservateur (et notamment avec le ministre Cotegipe) se tendent.

Néanmoins, la princesse profitera finalement d’une émeute urbaine pour renvoyer ses ministres et nommer un nouveau cabinet ayant à sa tête son conseiller, João Alfredo : la route vers la liberté est dès lors assurée pour les noirs de l’Empire, ce qui lui vaudra par la suite le surnom d’« Isabelle la Rédemptrice ».

Le 13 mai 1888 ont lieu les derniers votes concernant l’abolition de l’esclavage, abolition consacrée par la signature de la « Loi d’Or » (Lei Aurea) qui met fin à l’esclavage au Brésil. Mais, au Brésil, tout le monde ne sera pas aussi satisfait que cela de l’abolition. Le baron (et ministre conservateur) de Cotegipe ne s’y trompe d’ailleurs pas lorsqu’il déclarera à la princesse : « Votre Altesse a libéré une race, mais elle a perdu le trône ».

En effet, un peu moins d’un an après l’abolition, le 15 novembre 1889, la monarchie brésilienne s’écroule : inspirés par les radicaux positivistes et appuyés par les fazendeiros, les militaires déposent le cabinet du vicomte de Ouro Preto et installent une dictature républicaine dans le pays. Et dès le matin du 17 novembre 1889, la princesse Isabelle et sa famille sont donc contraints de quitter le Brésil. Mais, avant de partir la princesse déclare : « si j’avais eu mille trônes, j’aurais donné mille trônes pour libérer les esclaves du Brésil »

En décembre 1891, l’empereur du Brésil Pierre II meurt à Paris et sa fille devient (de jure et pour les monarchistes brésiliens), l’impératrice « Isabelle Ière » du Brésil, souveraine désormais reléguée en exil en France : réfugiée avec sa famille au château familial d’Eu, en Haute-Normandie où elle aura cependant la joie d’apprendre, en septembre 1922, l’abrogation (par le président brésilien Epitacio Pessoa, lors des fêtes du centenaire de l’indépendance du Brésil) de la loi d’exil touchant alors sa famille.

Isabelle de Bragance mourra en 1921 sans avoir pu revoir le Brésil mais y est quand même inhumée puisque ses restes sont conduits au Mausolée Impérial de la cathédrale de Pétropolis, en juillet 1953.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

L'empereur Pierre Ier du Brésil, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ier_du_Br%C3%A9sil

L'empereur Pierre II du Brésil, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_II_du_Br%C3%A9sil

L'impératrice Isabelle Ière du Brésil, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_de_Bragance

Gaston d'Orléans, empereur consort du Brésil, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_d%E2%80%99Orl%C3%A9ans_%281842-1922%29



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Un roi de France surnommé Ferdinand-Philippe

Posté le 12.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait du prince Ferdinand-Philippe, Duc d'Orléans (1810-1842), personnage historique dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Un roi de France surnommé Ferdinand-Philippe...

Le 13 juillet 1842, de retour de Plombières, le prince royal Ferdinand-Philippe d’Orléans (1810-1842, héritier du trône et fils aîné de Louis-Philippe 1er et de Marie-Amélie de Bourbon), se disposait à partir pour Saint-Omer (où il devait passer en revue une partie de l’armée d’opération sur la Marne et dont il venait de recevoir le commandement en chef), quand il se rendit à Neuilly pour y faire ses adieux à sa famille.

Mais les chevaux de sa calèche s’étant emportés, le prince voulut s’élancer de la voiture et se brisa la tête sur le pavé : quelques heures plus tard il rendait le dernier soupir. Sa mort accidentelle privait là la France d’un grand souverain potentiel et Louis-Philippe d'un soutien qui lui manquera cruellement en 1848.

Né à Palerme pendant l'exil de ses parents, il avait alors été prénommé Ferdinand (prénom inusité dans la maison d'Orléans), en hommage à son grand-père, le roi de Sicile Ferdinand Ier ; recevant également en naissant le titre de duc de Chartres.

Nommé colonel par Charles X (1824) au 1er régiment de hussards de Lunéville, en 1830, il est en garnison à Joigny pendant les Trois Glorieuses. Là il fait arborer la cocarde tricolore à son régiment et l’amène en toute hâte au secours des Parisiens insurgés. Entrant bientôt, le 3 août 1848, dans Paris insurgé à la tête de son régiment. Avec l'avènement de la monarchie de Juillet, il prend le titre de duc d’Orléans et devient Prince royal. Son père le fait alors entrer au Conseil.

De tempérament bouillant, le duc d'Orléans critique vertement les ministres doctrinaires, qu'il n'aime pas et se veut l'interprète des sentiments de la jeunesse révolutionnaire. C'est pourquoi Casimir Perier exige, lorsqu'il accède à la présidence du Conseil en mars 1831, que le duc d'Orléans soit alors exclu du Conseil, auquel il cesse dès lors de participer.

En novembre 1831, le prince royal est envoyé à Lyon, aux côtés du maréchal Soult, pour y réprimer l’insurrection ouvrière. Il s'acquittera de cette tâche difficile sans violence et parvint à apaiser rapidement les oppositions. Il y gagnera une popularité certaine, que renforce alors son attitude lors de l'épidémie de choléra de 1832 : n'hésitant pas à se rendre auprès des malades les plus contagieux à l'Hôtel-Dieu, prenant des risques réels (puisque le PM Casimir Perier, qui l'accompagne alors, contracte quant à lui la maladie et en meurt...).

Aux yeux du peuple et de la presse, le prince Ferdinand-Philippe passe dès lors pour un prince généreux, sincèrement préoccupé du sort des plus démunis, et devient une sorte d'icône pour l'opposition dynastique d'Odilon Barrot (qui voit en lui le seul prince capable de concilier les aspirations démocratiques de la France moderne et l'héritage du passé monarchique), comme le symbolisait son refus de se raser la superbe barbe qu'il arbore alors même que la jeunesse romantique en avait lancé la mode.

En 1831-1832, le duc d'Orléans participe - avec son oncle Nemours, pressetni un moment pour devenir roi des Belges - aux combats de la campagne de Belgique (notamment devant la citadelle d’Anvers). Puis il participe aux campagnes de pacification d’Algérie de 1835-1836 (combat de l’Habrah, la prise de Mascara en puis de Tlemcen) et de 1839-1840 (prise de possession par la France de la partie intérieure du pays, entre Constantine et Alger : combats de l’Affroun, de l'Oued'Ger, du bois des Oliviers, et prise du Teniah de Mouzaïa...). S'enclenche ainsi une escalade qui aboutira à l'occupation totale de l'Algérie par la France.

Ces expériences militaires brillantes ne font alors qu'accroître la popularité et le prestige du duc d'Orléans, qui consacre également ses soins à l’agrandissement des forces militaires du pays et à l’amélioration physique et morale des soldats.

Le mariage du duc d'Orléans sera l'une des grandes affaires politiques de la monarchie de Juillet. Sans la révolution de 1830, il aurait épousé la sœur du duc de Bordeaux, Mademoiselle (1819-1864). Mais ce projet ayant naturellement échoué (en raison de la chute de la branche aînée et de l'« usurpation » - aux yeux de celle-ci - de la branche cadette...), Il faudra donc trouver un nouveau parti pour le prince héritier. C’est pourquoi le roi Louis-Philippe sera littéralement obsédé, à partir de 1835 (et singulièrement après l'attentat de Fieschi), par l'établissement matrimonial de son fils aîné, alors dans sa vingt-cinquième année.

Et ce, à un moment où la monarchie de Juillet se cherche alors de nouveaux alliés en Europe, ce qui lui permettrait de ne pas dépendre trop exclusivement de l'Angleterre. Et Talleyrand (qui vient de renoncer à son ambassade de Londres, brouillé avec le ministre britannique des Affaires étrangères, Palmerston), pousse d’ailleurs en ce sens.

Louis-Philippe envisage alors d'abord un rapprochement avec la Russie par l'intermédiaire de ses parents du Wurtemberg, puis envisage alors ensuite une alliance avec l'Autriche (un échec finalement dû au refus de Metternich et de l’archiduchesse Sophie : mère du futur Empereur François-Joseph), avec l’empire du Brésil, avec les Bourbons d'Espagne ou avec diverses familles princières protestantes d’Allemagne : de Hesse-Cassel, de Saxe-Altenbourg, de Saxe-Cobourg-Gotha et la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, nièce du roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III. Laquelle, bien que protestante et non fille de roi, sera finalement choisie.

Un mariage bref qui sera néanmoins très heureux. Le duc et la duchesse d'Orléans auront deux enfants : Philippe d'Orléans (1838-1894, Comte de Paris qui aurait pu régner en France - en 1848, en 1873 ou en 1883 - sous le nom de Philippe VII) et Robert d'Orléans (1840-1910).

Immensément populaire, ce duc d'Orléans aura également été un amateur éclairé de littérature, de musique et de beaux-arts, montrant un goût prononcé pour la collection et faisant preuve d'une rare érudition : consacrant chaque année des fortunes à des achats d'œuvres d'art ou à du mécénat culturel et nouant des relations privées avec des artistes réputés comme Eugène Delacroix, Alexandre-Gabriel Decamps et Dominique Ingres.

On raconte que la mort de Ferdinand-Philippe d'Orléans plongera la population dans le désarroi, et que ses funérailles « frappèrent l'opinion par leur noble et grandiose tristesse ». Et, avec la mort du Prince héritier Ferdinand-Philippe, c’est un peu de la toute jeune Monarchie de juillet qui mourrait également...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Le Prince Ferdinand-Philippe, Duc d'Orléans, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand-Philippe_d%27Orl%C3%A9ans

« De Rome à la Chine » (Jean-Noël Robert)

Posté le 11.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « De Rome à la Chine. Sur les routes de la soie au temps des Césars. » (Jean-Noël Robert) :

Les annales chinoises du « Heou Han Chéou » en font foi : « en la neuvième année de la période Yên-Hi (i. e : en l'an 166 de notre ère), sous le règne de l'empereur Houan'ti, à cette époque, An-toun (i. e : notre Marc-Aurèle), souverain du Ta-Tsin (i. e : Empire de Rome), envoya des ambassadeurs au Fils du ciel, lesquels arrivèrent par le Fou-nam et le Champa (i. e : le Cambodge et l'Annam), après avoir fait le grand tour. Ils offrirent à l'empereur des défenses d'éléphant, des cornes de rhinocéros et des écailles de tortue. Alors commencèrent les relations directes avec cette contrée ».

Sans doute s'agissait-il là davantage de marchands s'étant autoproclamés ambassadeurs pour ainsi mieux servir leurs projets de transactions commerciales mais il n'empêche : à la faveur de la paix universelle qui s'instaurait alors comme par miracle entre les grands empires du monde antique (Empire de Rome, Parthie arsacides, Indo-scythes kouchans, Hindous Maurya et Chine des Tsin) il y eut bien des contacts commerciaux et politiques entre l'extrême-occidental Empire de Ta-tsin (Empire de Rome) et l'extrême orientale Sérique (i. e : la Chine), pays de la soie et de la canne à sucre.

Ces contacts furent l'oeuvre de marins expérimentés et de marchands téméraires qui bravèrent les tempêtes, les monstres marins et les pirates de la mer persique et de la mer erythrée pour rejoindre la côte des aromates, les pays de Saba et de Pount (pays des somalis), les Dioscorides (Socotra), Taprobane et l'empire du bout du monde pour en commercialiser les richesses. Cette aventure humaine, cet ouvrage en relate les péripéties.

Ronan Blaise

Nb : Et juste préciser que d'autres contacts entre Rome et la Chine auraient très bien pu avoir lieu, notamment via l'Asie centrale, par l'intermédiaire de légionnaires romains faits prisonniers par les Parthes lors de la fameuse bataille de Carrhae (53 avant JC) que les Parthes auraient par la suite déportés en Transoxiane (actuel Ouzbékistan), zone de contact entre monde chinois et monde iranien.

C'est la thèse en tout cas développée, à partir de 1955, par l'historien américain Homer Hasenbflug Dubs pour expliquer l'origine visiblement européenne de certaines populations du Gansu, district de Yongchang (province de l'Ouest chinois, aux frontières de la Chine avec l'Asie centrale et la Mongolie).
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- Quatrième de couverture :

« Après un voyage périlleux, exténuant, des citoyens romains arrivèrent en Chine, en l’an 166 de notre ère, et furent reçus par l’empereur des Han dans sa capitale, Xian. C’était le terme d’un périple extraordinaire durant lequel, d’Alexandrie en Inde, à travers le golfe du Bengale jusqu’à la péninsule malaise et aux côtes d’Annam, ils durent affronter tous les dangers pour parvenir jusqu’aux fabuleuses richesses de la Chine.

Jean-Noël Robert ne nous fait pas seulement partager, avec une exceptionnelle puissance d’évocation, cette aventure hors du commun. Il nous montre aussi quelle était l’image de la Chine dans la Rome impériale, quels furent les points de rencontre des cultures romaines et chinoises, et leurs influences réciproques : c’est une des pages les plus méconnues et les plus étonnantes de l’histoire du monde qui revit ici. »
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- Références : « De Rome à la Chine. Sur les routes de la soie au temps des Césars. », un ouvrage de Jean-Noël Robert publié en 1997 (390 pages) aux éditions « Les Belles Lettres »
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Marco Polo, un Occidental en Orient

Posté le 09.06.2007 par quelqueshistoires
-Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un miniature représentant marco Polo en audience à la cour du grand khan.

- Sources : Ce visuel d'ouverture est tiré du site « Chine-informations.com » (http://www.chine-informations.com/mods/dossiers/marco-polo_1342.html).

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- Marco Polo, un Occidental en Orient...

On a tous entendu parler du fameux marchand vénitien Marco Polo, l’un des tous premiers occidentaux à avoir (dans le dernier quart du XIIIe siècle, entre 1274 et 1291) séjourné en Chine.

L’un des premiers en effet mais sans doute pas le tout premier : comme en témoignent les fameux récits de voyages en Orient des franciscains (italien et flamand) Jean de Plan Carpin (vers 1245-1247) et Guillaume de Rubrouck (vers 1253-1254), envoyés spéciaux et ambassadeurs du Pape Innocent IV et du Roi de France Louis IX (notre Saint-Louis) à la cour des grands khans mongols Güyük et Mongku, à Karakorum.

-I- Ainsi, avant Marco Polo, il y avait également eu le franciscain italien Jean de Plan Carpin (Giovanni dal Piano dei Carpini, ou Plano Cerpini), évêque de Dalmatie et Légat du pape Innocent IV envoyé en mission en Mongolie (en 1245-1247) pour tenter d’y convertir au christianisme les Mongols. Et pour nouer avec eux une alliance de revers contre les musulmans, dans l’hypothèse d’une éventuelle future nouvelle croisade menée à leurs côtés.

Partis de Lyon vers l'Orient, Plan Carpin était porteurs de lettres réprouvant les massacres et les destructions des Mongols et invitant leurs chefs à rentrer dans le droit chemin. Ayant atteint Karakorum, capitale de l’Empire mongol, en juillet 1246, Jean de Plan Carpin rencontrera le Grand Khan Güyük, lui proposant alors de se convertir au christianisme (ce qu’il refusera), le grand khan s'en montrant même fort irrité : répondant alors au pape Innocent IV qu'il n'avait pas précisément l'intention de se soumettre à une quelconque autorité temporelle ou spirituelle que ce soit. (Tout au plus voulait-il bien reconnaître le chef des chrétiens comme son vassal...).

Si la mission de Plan Carpin aura effectivement été impuissante à convaincre les Mongols de s’allier avec les Croisés, elle reste néanmoins importante dans l’histoire, ne serait-ce que pour le récit de voyage qu’en rapporta Plan Carpin : une ample description des coutumes, de la géographie, de l’histoire et des figures marquantes du peuple mongol. De même, c’est Jean de Plan Carpin qui rapporta en Occident les premières informations sur le Tibet, dont la coutume de manger les défunts (ex : rituel des funérailles célestes).

-II- Pendant ce temps, une mission identique - conduite par un certain Ascelin – était menée auprès du chef des armées mongoles en Perse, Baïju. Lequel remit au dominicain une lettre qui évoquait la possibilité d'une alliance entre les Francs et les Mongols. Ce à quoi Innocent IV répondit (en novembre 1245) avec empressement...

Quelques mois plus tard, Altigidaï, commissaire mongol en Transcaucasie, proposa à Louis IX (alors installé à Chypre, d'où il dirigeait la septième croisade) une action militaire commune selon laquelle les armées franques devaient retenir le Sultan du Caire au sud, tandis que les Mongols attaqueraient le califat de Bagdad au nord...

-III- À la suite de ces premiers contacts avec les mongols, Saint-Louis avait également envoyé en Mongolie (en 1249), une délégation conduite par le dominicain André de Longjumeau. Mais cette ambassade était moins encourageante que les contacts antérieurs : la cour de Karakorum y ayant répondu par des déclarations hautaines les accompagnaient et une invitation pour Saint-Louis à se considérer comme leur vassal.

-IV- Malgré tout Saint-Louis décida d'envoyer en Mongolie une nouvelle ambassade, spéculant sur le fait que nombre d’aristocrates mongols étaient chrétiens (nestoriens), comme si toute l'aristocratie de l’empire des steppes était alors près de basculer du coté du Christianisme...

Cette nouvelle ambassade fut conduite par le franciscain flamand Guillaume de Rubrouck (ou de Rubroeck) qui se rendit en Mongolie (et à Karakorum) en 1253-1254 - à peine dix ans après Plan Carpin - pour tenter d’y évangéliser les Mongols : sa longue lettre au roi de France Saint-Louis, relatant son voyage dans l'Empire mongol, est pour nous une source essentielle sur l’empire des mongols au XIIIe siècle.

Frère Guillaume de Rubrouck (du nom d'un village des Flandres françaises) quitte Constantinople en mai 1253 et gagne la Mongolie via les steppes du sud de la Russie et la Volga jusqu’à Karakoroum, au nord du désert de Gobi, où ils arrivent en avril 1254.

Ces rencontres avec le grand Khan Mongku permirent aux Chrétiens de s’affirmer à la cour où Mongku décida d’organiser une controverse entre musulmans, idolâtres, bouddhistes et catholiques durant laquelle les Nestoriens chargeront Rubrouck de parler à leur place. Finalement, c’est le grand khan Mongku qui allait clore le débat et signifier aux deux religieux qu’il est temps pour eux de repartir, leur demande de transmettre ses paroles et ses lettres en Occident..

Quant à la réponse du grand khan Mongku, elle fut assez décevante, le roi de France étant tout simplement invité à lui faire acte de soumission et de vassalité. C’est ainsi que l’alliance si souvent discutée et espérée entre les Chrétiens d’Occident et les Mongols ne fut cependant pas conclue, alors même que les Mongols du général Hülegü prenaient la ville de Damas...

-IV- Et, ensuite, il y eut bien Marco Polo (1254-1324) : célèbre marchand vénitien qui partit en Asie vers 1270 et (après un long voyage via Jérusalem, Meshed, le Pamir, le Singkiang et la Mongolie intérieure) séjourna pendant dix-sept ans (en 1274-1291) à la cour du Grand Khan mongol Kūbilaï Khan.

Grand khan dont Marco Polo devint alors l’un des haut-fonctionnaire de la cour (et référencé comme tel - Po-lo - par les archives impériales), chargé de missions tant en Chine que dans divers pays de l'océan Indien, avant de revenir en Occident (via l’Insulinde, l’océan Indien jusqu'à Ormuz, l'Iran jusqu'à Tabriz, et - de là - Trébizonde, Constantinople et la Grèce) et d’y écrire une description des États de Kūbilaï (« Livre des merveilles » ou « Livre de Marco Polo », 1298) : ouvrage qui nous apporte une première documentation, tant géographique qu'ethnographique, des pays et peuples de l’Asie orientale.

En tout cas, en hommage à leur plus célèbre concitoyen, les Vénitiens ont baptisé de son nom leur aéroport international. Et juste préciser que les billets italiens de 1000 lires ont également longtemps porté son effigie.

(Et juste noter qu’avant même ce voyage de 1270, ses parents, père et oncle - Nicolo et Matteo Polo - avaient déjà fait un premier voyage vers l’empire mongol : via Constantinople, la Crimée (où résidait déjà l’un de leurs frères) puis la Volga, Boukhara (alors capitale de l’Asie centrale mongol) et Chang-tou, résidence d'été du grand khan en Mongolie, où le grand khan leur avait confié une mission de bons offices auprès du Saint-Siège...).

-V- Quant aux contacts entre l’Empire mongol et la Chrétienté d’Occident, ils allaient se poursuivre notamment en la personne des moines nestoriens Marcos et Cauma (l’un d’entre eux deviendra Patriarche de Bagdad, l’autre sera reçu en audience par le roi Philippe IV le bel et le pape Nicolas IV en 1287-1288), Mgr Jean de Montecorvino (premier archevêque de Pékin-Khambalic) ou encore le voyageur Odoric de Pordenone (qui resta près de quatorze ans en Chine, au début du XIVe siècle).

Par ailleurs le khan de perse, l’Ilkhan Arghoun cherchera à trouver des alliés en Europe contre les Mamelouks et les Kiptchak, mais ni le pape Honoré IV, ni le roi d’Angleterre Edouard 1er ni le roi de France Philippe le Bel ne répondirent positivement à ses offres d’alliance, malgré l’envoi en Occident (en 1289-1290) de l’ambassade du moine ouïgour Rabban Sauma, porteur d’une missive dont on a un exemplaire aux archives nationales de Paris.

Ronan Blaise
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- Pour en savoir plus :

Marco Polo, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marco_Polo

Guillaume de Rubrouck, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_de_Rubrouck

Jean de Plan Carpin, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Plan_Carpin

« La Face de l’Asie » (René Grousset)

Posté le 09.06.2007 par quelqueshistoires
- Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de René Grousset, personnalité dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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« La Face de l’Asie » (René Grousset)

On connaît bien l’orientaliste et grand érudit René Grousset (1885-1952) professeur à l’école des Langues orientales, chargé de cours à l’École des sciences politiques, conservateur au Musée du Louvre, conservateur au Musée Guimet (etc). René Grousset : historien français, spécialiste de l'Asie et (à partir de 1946) membre de l'Académie française à l’oeuvre immense où son « Epopée des Croisades » et son « Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem », constamment rééditées depuis sa mort, comptent encore aujourd'hui parmi les ouvrages de référence sur le sujet, tant par leur richesse que par la beauté classique de leur style.

René Grousset est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels on citera également son « Histoire de l’Asie », « Le Réveil de l’Asie », « Histoire de la Chine », « La Chine et son art », « Philosophies indiennes, « L’Empire mongol, « L’Empire des steppes », « L’Empire du Levant », « Histoire de l’Extrême-Orient », Sur les traces du Bouddha », « Tableau du VIIe siècle bouddhique », « Les Civilisations de l’Orient », « Histoire d’Arménie », « Histoire de l’Arménie des origines à 1071 », etc. Rappelons encore son « Bilan de l’Histoire », manière de testament spirituel. Quoi qu’il en soit, son œuvre, encore rééditée, est de toute première importance pour notre découverte et notre compréhension des cultures orientales.

Mais on connaît beaucoup moins son ouvrage posthume (manuscrit laissé inachevé, terminé par son ’’héritier’’ et ’’disciple’’ George Deniker dans l’esprit de son maître) intitulé « La face de l’Asie » : un ouvrage de vulgarisation initialement paru en format de poche qui se veut la synthèse d’une vie d’études et une somme de l’ensemble de son oeuvre ainsi mise à la disposition du grand public. Et ainsi sont traitées par les deux érudits les grandes civilisations et grande problématiques de l’Histoire de l’Asie : Monde sémitique, espace turc, empire d’Iran, Indes, Chine, Japon depuis l’origine de ces civilisations à l’époque contemporaine.

Géographie, Histoire, population, arts, culture, tout s’enchaîne dans cet ouvrage où - magistral portrait des grandes civilisations du continent asiatique - l’on retrouve le style littéraire irremplaçable de l’auteur et sa conception ’’déterministe’’ et très ’’braudélienne’’ d’une histoire intimement liée à la géographie : conception selon laquelle, depuis l’aube des temps, les terres conquises et leurs milieux naturels absorbent toujours d’une manière ou d’une autre - et ’’civilisent’’ selon leurs critères - les peuples envahisseurs qui un jour s’y risquent et s’y installent.

René Grousset y étudie donc, successivement, les données constantes et les facteurs de renouvellement du génie sémitique, les valeurs turques, le rôle historique de l’Iran, l’Inde et toujours et d’aujourd’hui, selon sa méthode préférée : à la lumière des incidences non seulement politiques, mais encore religieuses et économiques sur les peuples. Sous la plume de George Deniker, le voyage se poursuit enfin jusqu’à la partie extrême-orientale du continent asiatique : Chine et Japon. A travers cette fresque brillante et du fond des temps, c’est ainsi le visage ancien et actuel de l’Asie qui apparaît à l’esprit du lecteur...

Ronan Blaise
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- Références : « La face de l’Asie », un ouvrage de René Grousset et George Deniker publié en 1955 aux éditions Payot, ouvrage disponible en livre de poche aux éditions Payot (450 pages) sous le numéro 8.

Un ouvrage des années 1950 dans lequel les deux auteur font également le point sur une Asie alors en pleine ébullition, entre décolonisation et guerre froide.

Occasion d'évoquer alors les grandes convulsions du monde contemporain : guerre sino-japonaise (1937-1945), guerre du Pacifique (1941-1945), indépendance de l'Inde et du Pakistan, d'Israël, de la Birmanie et de l'Indonésie (en 1947-1948-1949), première guerre israélo-arabe (1948), guerre d'Indochine (1946-1954), guerre civile en Chine (1945-1949), paix de San Francisco (en 1951), guerre de Corée (1950-1953), partitions de la Corée et de l'Indochine, indépendance des deux Vietnam (en 1954), etc.
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Pour en savoir plus :

René Grousset, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Grousset

Un ’’fils du ciel’’ chrétien ?

Posté le 09.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une représentation humoristique de l'empereur de Chine en costume impérial.

- Sources : Ce visuel est tiré du site de l'agence de presse Chien nouvelle (www.chine-nouvelle.com/.../huangdi.jpg).

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- Un ’’fils du ciel’’ chrétien ?

L’Histoire l’a depuis longtemps oublié, Hong siou-ts'iuan (Hong Xiuquan), ce chinois d’origine modeste et fils de petits cultivateurs issus de la minorité Hakka (un être maladif et illuminé bientôt devenu fou après avoir échoué dans les concours d’entrée du mandarinat...) qui, en 1851, se fit alors proclamer ’’Fils du ciel’’ d’une nouvelle dynastie « Taï-ping » (i. e : «Paix suprême ») ou et qui - dans les années 1850-1865 - dirigea une grande révolte populaire contre les autorités mandchoues de Pékin.

Un ’’Fils du ciel’’ atypique non pas seulement parce qu’il souhaitait alors remplacer les empereurs mandchous T’sing (chose classique...) et prétendait vouloir restaurer à son profit la dynastie ’’nationale’’ des Ming (renversée, en 1644, par le chef mandchou Nouratchi)...

Mais surtout parce qu’ayant reçu une initiation superficielle au christianisme par quelques missionnaires protestants, il avait alors l’ambition de lui substituer une monarchie chrétienne dans laquelle il se proclamait lui-même frère cadet de Jésus, se donnant pour mission de christianiser la Chine prolonger son évangélisation du monde, rassemblant bientôt autour de lui de nombreux adeptes assoiffés de justice sociale dans cette Chine corrompue de la fin du XIXe siècle.

Ainsi ces « Révoltés aux longs cheveux », profitant de l'affaiblissement de l'Empire chinois alors aux prises avec les armées occidentales, s'insurgèrent en masse pour essayer de renverser la dynastie mandchoue et devinrent, dans les années 1851-1864, maîtres d'une grande partie de la Chine dans le sud du pays et tout autour du ’’fleuve bleu’’ Yang-Tse-Kiang : ayant pris Hankéou et Nankin (dont ils avaient fait leur capitale, en mars 1853) et menaçant Tientsin et Shanghaï.

Si bien qu’il fallut alors, sympathie chrétienne finalement mise à part, soliciter l’intervention des puissances européennes (i. e : « l'Armée toujours victorieuse » formée depuis la colonie de Shanghaï et alors dirigée par Charles Gordon) pour sauver la dynastie T’sing (qui semblait alors perdue...) et rapidement réduire les rebelles. Ce qui fut fait au printemps 1864, après onze ans de révolte (et au prix de près d'environ cinquante millions de mort), avec la reprise de Nankin par les troupes régulières chinoises récemment réorganisées par le colonel Charles Gordon.

Quant à Hong siou-ts'iuan, « l'Empereur de la Grande Joie Céleste » aliéné mental, on sait qu’il s’était suicidé par le poison avant l’assaut final des forces impériales contre Nankin, s'empoisonnant en buvant des feuilles d'or dissoutes dans du thé. L’un de ses seconds se réfugiant au Tonkin où, par la suite, il allait devenir le chefs des fameux pavillons noirs : ces fameux ’’pirates tonkinois’’ qui par la suite – dans les années 1880 - s’opposèrent alors à la conquête coloniale française.

NB : Bien entendu, on pourrait ici rappeler que les souverains sino-mongols de la dynastie Yuan des XIIIe et XIVe siècles - le fameux grand khan Kubilaï Khan en tête - avaient également fait preuve de beaucoup de sympathie et de beaucoup de tolérance à l'égard du christianisme (notamment à l'égard des nestoriens). Mais sans manifester, cepandant, à ce point d'adhésion pour cette religion, comme ce fut ici le cas pour l'empereur rebelle Hong siou-ts'iuan des années 1850-1860.

D'après le « Guinness Book of records » cette révolte des Taipings (1851-1864) aurait d'ailleurs été la guerre civile la plus sanglante de l'Histoire, avec 20 à 50 millions de morts.

Ronan Blaise
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- Sources : « La face de l’Asie », un ouvrage de René Grousset et George Deniker publié en 1955 aux éditions Payot, ouvrage disponible en livre de poche aux éditions Payot (450 pages, ici pages 307 à 312).

« La Chine de Tseu-Hi à Mao, le plus grand drame du monde », un ouvrage de Lucien Bodard publié en 1968 aux éditions Gallimard (340 pages, ici pages 38 à 47).
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Gengis Khan : 16 millions de descendants ?!

Posté le 09.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une miniature représentant le grand Khan Gengis Khan.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Gengis Khan, l’Empereur aux 16 millions de descendants :

Une récente enquête de l’université d’Oxford, Royaume-Uni, a révélé que près de seize millions des hommes vivant aujourd'hui sur le continent asiatique auraient un même ancêtre mâle. Enquête selon laquelle cet aïeul commun ne serait autre que le grand empereur mongol Gengis Khan (1167-1227) ou l’un de ses proches parents ayant vécu il y a désormais près de mille ans.

Au cours du XIIIe siècle, l’empire mongol s’étendit de l’océan pacifique et de la Chine jusqu’à la mer Caspienne et jusqu’aux steppes du sud de la Russie. Et sept cent ans plus tard, cette conquête serait encore visible dans le bagage génétique des populations asiatiques de se mâle. En effet, environ 10% des hommes vivant aujourd’hui en Chine, au Pakistan, en Ouzbékistan et en Mongolie (soit une partie importante de l’ancien empire mongol) présenteraient plusieurs traits identiques sur le chromosome Y (masculin).

Ces caractéristiques étant transmises sans modification chez les garçons au fil des générations, les chercheurs ayant mené cette enquête s’estiment en droit d’affirmer qu’elles proviennent d’un unique individu. Qui serait donc Gengis Khan, lui-même.

Faute de pouvoir le prouver (en effet, on ignore complètement où Gengis Khan a été inhumé, en secret... et on ignore où se situe son tombeau), pour étayer leur hypothèse les généticiens en sont réduits à des arguments historiques. En effet Gengis Khan avait un harem. Au terme de ses combats victorieux, il voulait toujours qu’on lui livre les plus belles femmes. Et ses fils n’en n’étaient pas en reste. Or il avait eu quarante fils... Et, pareillement, son petit-fils Kubilaï Khan, qui régna sur la Chine, eut lui aussi de nombreuses concubines et 22 fils légitimes. Et chaque année, il ajoutait trente nouvelles vierges à son harem.

Ce qui rend plus que plausible cette hypothèse d’un Gengis Khan aux seize millions de descendants... (dont les rejetons pourraient être beaucoup plus nombreux si seulement on pouvait – dans cette progéniture prolifique - avoir une petite idée quantitative de sa descendance féminine...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Le grand khan Gengis Khan, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gengis_khan

« Il faut sauver le soldat Ryan » (S. Spielberg)

Posté le 07.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- « Il faut sauver le soldat Ryan » (S. Spielberg) :

Voilà un très grand film de guerre de Steven Spielberg : le débarquement à l'aube du 6 juin 1944, rendu dans un esprit fidèle au fameux "Jour le plus long" de Cornélius Ryan.

Des scènes de combats époustouflantes et d'un réalisme rare qui nous restituent la cruauté et la violence des combats, lors du débarquement proprement dit (sur la plage d'Omaha la sanglante) puis dans le bocage, lors de la bataille de Normandie et dans les semaines qui suivirent. (La séquence reproduisant le débarquement à Omaha Beach fut élue "meilleur scène de bataille de tous les temps" et on dit même qu'émus par la fidélité de la reconstition des faits, des vétérans du débarquement ont pleuré à l'avant-première du film...).

L'histoire du soldat Ryan, c'est l'histoire vraie des quatre frères Niland (soldats américains - de Kenmore, Etat de New York - dont deux d'entre eux furent tués pendant la Seconde Guerre mondiale...), c'est l'histoire d'un soldat survivant (ses deux frères étant morts : le jour même du débarquement - pour l'un - et sur une île du Pacifique, quelques jours auparavant, pour l'autre...), devenant là un symbole pour l'Armée. Car puisque l'exposer à une mort certaine va à l'encontre de l'esprit des textes fondateurs de la Nation américaine, il ne doit pas mourrir. Il faut donc le sauver.

Il faut donc sauver le soldat Ryan de la 101e aéroportée. Pour ce faire, une section de rangers est désignée pour le recupérer en plein bocage normand en guerre, section d'élite dirigée par un capitaine Miller magnifiquement interprété par Tom Hanks. Dès lors se pose la question : le sacrifice de plusieurs pour sauver un seul d'entre eux est-il justifié ? La réponse est affirmative : elle touche au symbole. Un film exceptionnel.

PS : Juste rappeler que, pour ce film, plusieurs des acteurs principaux ont dû suivre un entrainement militaire de plusieurs jours, reproduisant les conditions rencontrées par les soldats américains lors du conflit de Normandie pour se préparer à leurs rôles. Et juste préciser que la scène de débarquement a coûté 11 millions de dollars (avec des caméra sous-marines pour filmer les soldats américains dans l'eau et deux barges de débarquement de la Seconde Guerre mondiale) et impliqua plus de 1000 figurants, pour la plupart réservistes de l'armée irlandaise (dont 20 à 30 personnes amputées pour jouer les soldats grièvement blessés lors de ce débarquement).

Ronan Blaise
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- Références : « Il faut sauver le soldat Ryan », un film de Steven Spielberg (1998, 178 minutes) avec, notamment, Tom Hanks (Capitaine John H. Miller) et Matt Damon (Soldat 1ère classe James F. Ryan), film tourné en Irlande avec le soutien logistique de l'armée irlandaise.
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Pour en savoir plus :

« Il faut sauver le soldat Ryan », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Il_faut_sauver_le_soldat_ryan

L'histoire des quatre frères Niland, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_Niland

Voir le film de Steven Spielberg :
http://www.amazon.fr/Il-faut-sauver-soldat-Ryan/dp/B000BM2PAK/ref=pd_bbs_sr_1/403-0794892-5802041?ie=UTF8&s=dvd&qid=1181207083&sr=8-1

« Le Jour le plus long » (C. Ryan / D. Zanuck)

Posté le 07.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'a couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « le Jour le plus long » (Cornélius Ryan / Darryl F. Zanuck) :

Voici l'ouvrage bien connu de Cornélius Ryan (migistralement adapté pour le cinéma par Daryl F. Zanuck) : le récit journalistique, impartial et très pointu (mais parfois anecdotique) de ce ''jour le plus long'', vécu heure par heure, au coeur des combats, par les témoins de l'événement : britanniques, américains, français, allemand, etc.

Il s'agit ici d'une compilation de séquences, parfois tirées de l'anecdote, qui s'enchaînent - chronologiquement - sur les différents théâtres d'opérations (et centres de commandement) du débarquement allié, en Normandie, du 6 juin 1944.

Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :

« Le 24 avril 1944, le maréchal Rommel dit à son aide de camp : " La guerre sera gagnée ou perdue sur ces plages. Les premières vingt-quatre heures de l'invasion seront décisives. Pour les Alliés comme pour nous, ce sera le plus long jour."

Moins de deux mois plus tard, dans son bunker dominant Omaha Beach, le major Werner Pluskat, qui a veillé toute la nuit, scrute une dernière fois le ciel qui pâlit à l'approche de l'aube. Alors, ses jumelles s'arrêtent. Il regarde attentivement. À travers les lambeaux de brume qui se dissipent, l'horizon s'emplit de navires, comme par enchantement. On dirait qu'il y en a des milliers. C'est une armada spectrale, surgie de nulle part. Le souffle coupé, figé sur place, le guetteur comprit à cet instant, avec calme et certitude, que " c'était la fin de l'Allemagne ". La véritable histoire du débarquement. »
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- Références : « Le Jour le plus long », livre témoignage de Cornélius Ryan également disponible en format de poche, chez « Pocket » (280 pages).

« le Jour le plus long » : un film de Daryl F. Zanuck réalisé par Ken Annakin, Bernhard Wicki et Andrew Marton (1962, 182 minutes), avec John Wayne, Robert Mitchum, Henry Fonda, Seann Connery, Clint Eastwood, Robert Wagner, Paul Hanka, Arletty, Bourvil, Guy Marchand, etc. Film tourné aux studios de Boulogne Billancourt, en Corse, en Normandie et à l'Île de Ré (à Conches des Baleines, Plage sud de Rivedoux-Plage).
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Pour en savoir plus :

Le jour le plus long, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_jour_le_plus_long

Lire l'ouvrage de Cornélius Ryan :
http://www.amazon.fr/Jour-plus-long-juin-1944/dp/2266144227/ref=sr_1_10/403-0794892-5802041?ie=UTF8&s=books&qid=1181205627&sr=8-10

Voir le film de Daryl F. Zanuck :
http://www.amazon.fr/Jour-plus-long-John-Wayne/dp/B0009F5MYK/ref=pd_ecc_rvi_3/403-0794892-5802041?ie=UTF8&qid=1181205627&sr=8-10

Le capitaine Jules Brunet, un samouraï français

Posté le 06.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du capitaine Jules Brunet, personnage historique dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Le capitaine Jules Brunet, un samouraï français :

On l’a oublié depuis longtemps, Jules Brunet : ce militaire français devenu instructeur militaire au Japon qui – lors de la guerre shogunale de 1868-1869 - s’est joint à la rébellion alors menée contre le gouvernement impérial, inspirant ainsi le personnage de l’instructeur américain nathan Algren dans le récent film « le Dernier Samouraï » d'Edward Zwick (2003).

Au départ, le capitaine d’artillerie Jules Brunet avait été nommé membre de la première mission militaire française : envoyé au Japon - à la fin du XIXe siècle, en 1867 : au moment de la restauration Meiji - en tant qu’instructeur d’artillerie pour mener à bien la modernisation des armées du shogun Yoshinobu Tokugawa.

Cette mission militaire, envoyée par la France à la demande du shogun Yoshinobu Tokugawa, avait pour but de moderniser les armées shogunales japonaises : en tout sept régiments d’infanterie, un bataillon de cavalerie et quatre bataillons d’artillerie, soit 10 000 hommes (Britanniques et Américains s’occupant, de leur côté, de l'armée de l'empereur Meiji).

Vaincu par les forces impériales durant la « guerre de Boshin » en 1868, le shogun Tokugawa restituera le pouvoir à l'empereur Meiji. C’est pourquoi, la France étant alors officiellement devenue neutre, la mission militaire française est alors forcée, par décret impérial, de quitter le Japon.

Mais Jules Brunet refusera d'abandonner ceux qu'il a formés et choisira de rester au Japon pour organiser la résistance de l'armée des derniers samouraïs encore fidèles au shogun. Désertant l'armée française pour rester au Japon, il envoie alors une lettre à Napoléon III où il explique qu'il est « décidé à mourir ou bien à servir la cause française en ce pays ».

Puis, à la fin 1868, Jules Brunet se replie alors à Hakodate (Hokkaïdo) avec l'amiral de la flotte Takeaki Enomoto et une poignée de Français. Là, ils fondent l’éphémère République indépendante d'Ezo dont l’amiral Enomoto est élu président : une république autonome qui ne durera que six mois mais qui sera brièvement reconnue, de facto, par les puissances étrangères.

Brunet organisera la défense d’Hokkaïdo avec les restes des armées de l'ex-shogun (des troupes shogunales qui seront alors placées sous commandement franco-japonais, sous les ordres des commandant Otori Keisuke et Jules Brunet), ayant toujours l'espoir d’y défaire l’armée impériale et de pouvoir monter une contre-attaque.

Ces dernières troupes shogunales essuieront revers sur revers. Et cette épopée arrivera à son terme à la fin juin 1869, quand l’infanterie impériale (environ 10 000 hommes) débarque à Hakodate. Submergés par les bombardements, les 800 soldats de l’armée shogunale rendent. Et Jules Brunet sera contraint de fuir, avant la reddition, avec les derniers Français survivants sur un bateau français ancré au large de Hakodate.

Le gouvernement impérial réclamant son arrestation, Brunet finira par rentrer en France où il sera condamné par le jugement d’une cour martiale, à la fin de l’année 1869. Réhabilité par la suite, pour participer à la guerre franco-allemande de 1870, Brunet sera (en 1870) fait prisonnier à Metz par les Prussiens. De même, la même année, on sait qu’il participa aux combats de la Commune de Paris, du côté des Versaillais, avant de devenir général, en 1898...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Le capitaine Jules Brunet, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Brunet

La république indépendante d'Ezo, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_ind%C3%A9pendante_d%27Ezo

L'éphémère ''président'' Takeaki Enamoto :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Takeaki_Enomoto

La guerre du Boshin (1868-1868), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Boshin

Le (dernier) shogun Yoshinobu Tokugawa :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yoshinobu_Tokugawa
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