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Europe d'outre-mer...

Posté le 31.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une Photographie satellitale de l’Europe vue de l’espace, (sources : NASA).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Europe d'outre-mer...

Depuis peu, on ''glose'' beaucoup sur les fameuses ''limites'' ou ''frontières'' de l'Europe. Tout en oubliant qu'en dehors de tout dogmatisme idéologique ou ''géographique'' elles incluent également de nombreux territoires d'outre-mer.

Comme en témoigne, ci-dessous, l'Annexe II du fameux TCE (Traité constitutionnel européen). Laquelle annexe (i. e : « Pays et territoires d'Outre-Mer auxquels s'appliquent la partie III, titre IV, de la Constitution) ''liste'' un certains nombre de territoires de cette fameuse mais incertaine (?) Europe d'outre-mer. A savoir :

- Dans l'Atlantique nord : le Groenland et Saint-Pierre-et-Miquelon, les Bermudes.

- Dans l'Atlantique sud : Sainte-Hélène et ses dépendances, les îles Falklands, la Géorgie du sud et les îles Sandwich du sud.

- Dans les Antilles : Aruba, les Antilles néerlandaises (i. e : Bonaire, Curaçao, Saba, Sint Eustatius, Sint Maarten), Anguilla, les îles Caymans, Montserrat, les îles Turks et Caicos et les îles vierges britanniques. (Sans même parler des Départements français d'outre-mer de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, aux frontières du Brésil).

- Dans l'Océan indien : Mayotte et les territoires britanniques de l'Océan indien. (Sans même parler du Département français d'outre-mer de l'île de la Réunion).

- Dans l'Océan pacifique : la Nouvelle-Calédonie et ses dépendances, la Polynésie française et les îles Wallis et Futuna. Ainsi que Pitcairn.

Ainsi que - dans l'Antarctique et dans l'océan glacial - les territoires de l'Antarctique britannique et les Terres australes et antarctiques françaises.

Alors, bien sûr, en l'état le TCE n'a pas (encore ?) été adopté. Mais il n'empêche, dans l'esprit des rédacteurs de ce document, les territoires listés ci-dessus faisaient néanmoins bien partie de l'Union européenne, Union politique dont les ''frontières'' ne sont donc que des compromis que la ''volonté politique'' passe avec une ''géographie'' qui n'est certes pas gravée dans le marbre, elle.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Les limites de l'Europe, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Limites_de_l%27Europe

L'Europe et ses limites, sur le webzine le « Taurillon » :
http://www.taurillon.org/L-Europe-et-ses-limites



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Rois celtes

Posté le 31.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un montage réalisé d'après un statère (monnaie en or) de -52 issu d'un trésor de Pionsat (Puy-de-Dôme).

- Sources : Encyclopédie ne ligne wikipédia.

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- Rois celtes :

Précédant dans l'Histoire notre Vercingétorix ''historique'', les Rois celtes antérieurs, les ''Brenn'' de l'Antiquité tardive ne nous sont connus que par des sources fragmentaires, parfois contradictoires et souvent incertaines. D'autant plus que la royauté celtique - par essence guerrière et aristocratique - n'a finalement pas grand chose à voir avec les monarchie hautement symboliques et sacerdotales du monde gréco-latin.

Retracer l'histoire de leurs règnes, c'est pourtant ce que s'est employée de faire l'historienne Anne de Leseleuc dans son récent ouvrage « Vercingétorix ou l'épopée des rois gaulois » (ouvrage publié aux « Editions de l'Archipel », en 2001).

Premier grand chef celte dont nous ayons connaissance (bien que son existence soit pour nous incertaine...) : Ambigat, roi des Bituriges (Gaulois du Berry). Un chef celte dont la légende (et Tite-Live) racontent que, vers 600 avant notre ère, il conseilla à ses deux neveux Bellovèse et Sigovèse de conduire des expéditions de conquêtes vers le nord de l'Italie (future Gaule cisalpine) (où le chef Bellovèse allait fonder Médiolanum, Milan) et vers les sources du Rhin et du Danube.

Egalement on peut citer les deux Brennus ou Brennos, grands chefs de guerre celtes qui - aux IIIe et IIe siècle avant notre ère - menèrent de grandes expéditions militaires celtiques en Italie centrale et dans les Balkans et qui, au cours de ces grandes expéditions, saccagèrent Rome (en -390) et le sanctuaire panhellénique de Delphes (en -279).

Suivirent - au IIe siècle avant notre ère - les grands rois arvernes Luern(ios) et Bituit(os) qui, à la tête d'une vaste coalition gauloise, durent faire face à la conquête romaine de la Provincia. Vaincu par les légions romaines - en 121 avant notre ère, dans la vallée du Rhône - le grand roi Bituit, capturé, dû même terminer ses jours en exil, en résidence surveillée sur le territoire de la République de Rome : en Albe-la-longue.

Quant à Vercingétorix, on le connait comme ce fameux aristocrate arverne qui tenta lui aussi - mais en vain, dans la première moitié du premier siècle avant notre ère - de coaliser les peuplades gauloises dispersées et désunies contre la conquête romaine. Mais en vain...

Ronan Blaise
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Références : « Vercingétorix ou l'épopée des rois gaulois » un ouvrage d'Anne de Leseleuc publié aux « Editions de l'Archipel », en 2001 (310 pages ; ici pages 9 à 74). ___________________________________________________________________________

Pour en savoir plus :

Le roi celte Ambigat, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambigat

Les rois celtes Brennus, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brennus

Le roi arverne Luern, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Luern

Le roi arverne Bituit, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bituitos

Le roi arverne Vercingétorix, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vercing%C3%A9torix

Eleonor Roosevelt, première vraie ''First lady''

Posté le 31.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du « Mémorial Franklin Roosevelt » de Washington DC.

- Sources : E,cyclopédie en ligne wikipédia.

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- Eleonor Roosevelt, première vraie ''First lady'' :

A l'heure où les démocrates semblent sur le point de désigner - en la personne de Mme la sénatrice Hillary Rodham Clinton, épouse de l'ex-président Bill Clinton - la première candidate féminine à la présidence des Etats-Unis d'Amérique pour les élections présidentielles de novembre 2008, on peut revenir rapidement sur la personnalité de Mme Eleonor Roosevelt, première ''fist lady'' américaine à avoir officiellement joué un rôle politique.

Car - au contraire de pratiquement toutes les ''first ladies'' précédantes - Mme Eleonor Roosevelt ne se contentera pas de ''bien tenir sa maison'' : on sait ainsi qu'elle a puissamment contribué à l’élection de son mari lors de quatre mandats présidentiels successifs (en 1932, 1936, 1940 et 1944) et qu'elle est restée pour lui (comme le fut Mme Edith Bolling Wilson en son temps et en des circonstances internationales à peu près analogues...) une conseillère politique de tout premier plan.

Jusque là, la Maison Blanche avait certes déjà connu des femmes à poigne, telle Mme Florence Kling Harding qui su si bien dissimuler la corruption qui régnait à la Maison Blanche - en 1921-1923 - durant la désastreuse présidence de son époux. Et parfois même des jeunes mariées, telle Mlle Frances Folsom qui épousa le président Grover Cleveland en cours de mandat : seul mariage présidentiel jamais célébré, en juin 1886, à la Maison Blanche.

Mais « Ike dirige le pays et moi je retourne les côtes d'agneau », telle était bien - jusque là - la traditionnelle répartition des tâches à la Maison Blanche, telle que su si bien la résumer ''Mamie'' Geneva Doud Eisenhower. Rôle purement familial et strictement honorifique auquel quelqu'un comme Jacqueline Kennedy allait effectivement donner par la suite un petit ''je ne sais quoi'' de ''mode & glamour''. Mais là qu'on est loin de la politique !!! Et ça, ce ne fut pas du tout le genre de Mme Eleonor Roosevelt.

C'est ainsi qu’Eleonor Roosevelt participa à l’élaboration du New Deal et en fit la promotion à travers tout le pays. Pareillement, on sait qu'elle pesa aussi sur la décision d'engager les États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale et qu'elle n’hésitera pas à rendre visite aux troupes sur le front. Féministe engagée, elle défendit également le Mouvement américain pour les droits civiques.

Après le conflit, on sait qu'elle joua un rôle déterminant dans la création de l’ « Organisation des Nations unies » (ONU) puis, le président Franklin Roosevelt ayant disparu avant la fin de son dernier mandat, elle présidera - pendant la présidence de son ancien vice-président et successeur Harry S. Truman - la commission chargée de rédiger la « Déclaration universelle des droits de l’homme ». Et ses nombreux voyages dans le monde (et sa diplomatie personnelle...) contribueront à la ratification de cette déclaration par l’ONU en 1948. Si bien que c'est même elle qui l’a lue à la tribune de l'Organisation des Nations unies : Eleonor Roosevelt, première ''fist lady'' politique...

PS : Et juste rappeler que le première femme élue députée à la Chambre des Représentants des Etats-Unis fut - en novembre 1916 - Mme Jeannette Rankin (républicaine isolationiste du Montana) (qui, en 1916 et 1941, vota à chaque fois contre l'entrée en guerre des Etats-Unis) et que la première femme nommé membre du gouvernement fédéral fut, en 1933, Mme Frances C. Perkins, ministre du Travail (en 1933-1947) nommée par le président Franklin D. Roosevelt.

Ronan Blaise
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Sources : D'après « La Saga de la Maison Blanche », ouvrage de Jean-Luc Hees, document publié aux « Presse de la Renaissance » en 2006 (415 pages).
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Pour en savoir plus :

Eleonor Roosevelt, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/El%C3%A9onore_Roosevelt

Hillary Clinton, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hillary_Clinton

Jeannette Rankin, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeannette_Rankin
http://en.wikipedia.org/wiki/Jeannette_Rankin

Frances Perkins, sur wikipédia :
http://en.wikipedia.org/wiki/Frances_Perkins

Jean II le bon, roi captif

Posté le 31.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de Jean II le bon, roi de France dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Jean II le Bon, roi captif :

Jean II le bon (i. e : le ''brave'', au sens de ''courageux''), normalement on le sait : fils aîné de Philippe VI de valois, roi de France, c'est le deuxième roi de France (1350-1364), de la maison des Capétiens Valois. Jean II le bon : roi vaincu par les anglais à Poitiers en 1356 (dans l'un des célèbres épisodes de la guerre de cent ans alors commençant...), roi qui eut également le triste privilège de passer près de huit ans en résidence surveillée (en 1356-1360 puis quelques mois en 1364) quelques temps en Guyenne puis à Londres, en terres anglaises.

En effet, vaincu par les anglais lors de la bataille de Poitiers, fait prisonnier, il avait alors été enmené à Londres où il fut placé non pas dans un cachot mais en résidence surveillée à Windsor, au manoir de Savoy où - pouvant faire venir auprès de lui sa domesticité (jusqu'à son bouffon personnel...) et pouvant y mener une vie de fêtes - il y fut davantage traité en invité qu'en prisonnier.

Quatre ans plus tard, en 1360, le Traité de Brétigny lui rendit la liberté moyennant le versement d'une rançon de 3 millions d'écus d'or (soit plus de 11,5 tonnes d'or). D'ailleurs c'est à cette occasion que furent frappés - en décembre 1360 - les premiers ''francs'' : monnaie devant aider à payer la rançon du roi Jean. Dénommé le ''Franc à cheval'', il s'agissait là en fait d'un écu alors tiré à 3 millions d'exemplaires. Pesant 3,88 grammes d'or fin et vallant une livre tournois (ou 20 sols), le roi (« Francorum Rex » : Roi des Francs) y étant représenté sur un destrier, armé d'un écu à fleur de lys et brandissant l'épée.

Cela dit, deux de ses fils, Jean et Louis, durent alors néanmoins prendre sa place à Londres pour garantir le bon paiement de la rançon. Cependant, en décembre 1363, comme l'un d'eux - Louis - s'était enfui de sa résidence surveillée de Calais, Jean le Bon, ''obéissant aux lois de l'honneur'', retourna se constituer prisonnier à Londres où il allait finalement mourir, trois mois plus atd : en avril 1364.

Cela dit, les mauvaises langues diront que ce n'est pas pour l'honneur qu'il revint en Angleterre mais plutôt pour les beaux yeux de la jolie comtesse de Salisbury, charmante hôte régulière du manoir de Savoy dont - au détriment de la reine Jeanne - il était fort épris. Jolie comtesse de salisbury qui était également la maîtresse du roi d'Angleterre Edouard II et a qui l'on doit la création du fameux ordre de la jarretière.

Ainsi ce galant souverain était parvenu à tromper son monde et avait réussit à se faire dans l'histoire la réputation flatteuse d'un souverain préférant perdre la liberté pour sauver son honneur... alors que plusieurs chroniqueurs l'aient formellement accusé d'être ainsi plutôt retourné en Angleterre surtout pour y retrouver une vie agréable et une douce amie...

Ronan Blaise
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- Sources : « Histoires d'amour de l'Histoire de France. Les Amours qui ont fait l'Histoire » , un ouvrage de Guy Breton paru aux éditions « Noir & Blanc » en 1955 (ouvrage également disponible en format de poche aux éditions « Presses pocket » ; ici tome 1 : 320 pages, ici pages 214 à 220).
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Pour en savoir plus :

Jean II le bon, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_II_le_Bon

Le franc, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_%28unit%C3%A9_mon%C3%A9taire%29

La révolte décabriste, une occasion manquée

Posté le 30.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une représentation de la révolte des décabristes de décembre 1825.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- La révolte décabriste, une occasion manquée :

On les a oublié depuis longtemps, les décembristes ou décabristes — de décabr, décembre en russe — : ces insurgés libéraux russes qui doivent leur nom à une tentative de coup d'État (durement réprimée) qu'ils avaient organisée à Saint-Pétersbourg, le 14 décembre 1825, pour obtenir du futur tsar une constitution, afin de moderniser le régime. L'histoire de ce coup d'Etat manqué ayant fait l'objet de longs développements dans le fameux cycle romanesque "La Lumière des justes" d'Henri Troyat.

Parmi les vainqueurs de Napoléon 1er - en 1814-1815 - le tsar Alexandre Ier, de Russie : inspirateur de la Sainte-Alliance. Lequel avait poussé ses troupes jusque dans Paris, la capitale vaincue. Néanmoins, monarque aux idées modernes, c'est Alexandre qui avait imposé une constitution à Louis XVIII comme condition à sa remontée sur le trône restauré de France.

C'est pourquoi, rentrés au pays, les jeunes officiers de l'armée russe, tous issus de l'aristocratie, se mirent à rêver d'une réforme en profondeur du régime tsariste, réformes inspirées des institutions nées en occident. Mais leur attente fut déçue par les tergiversations d'Alexandre.

C'est pourquoi naquit, en Russie comme en Ukraine, un mouvement réformateur organisé sous la forme de sociétés secrètes inspirées du carbonarisme italien. On y affinait les idées réformatrices et on y élaborait un texte constitutionnel. Et c'est de cette mouvance que, durant l'interrègne indécis de novembre 1825 (après la disparition du tsar Alexandre), partit une insurrection armée plus ou moins improvisée au profit de ces idées réformatrices, libérales et constitutionnelles.

En effet, le 14 décembre 1825, alors que le grand-duc Constantin a refusé le trône impérial et que le futur tsar Nicolas Ier hésite encore à succéder à son frère, l'un des chefs des insurgés - le prince Serge Troubetzkoï - allait réunir quelque trois mille de ces réformateurs sur la place du Sénat de Saint-Pétersbourg et tenter de soulever la garnison : leur but étant d'imposer - par ce coup d'État - un train de réformes abolissant le servage et garantissant la liberté d'opinion et d'expression.

Lors de ces événements, le gouverneur de la capitale - venu parlementer - sera malencontreusement tué. C'est pourquoi le grand-duc Nicolas donna l'ordre de tirer. La journée insurrectionnelle allait ainsi se terminer, insurgés écrasés, par une débandade sanglante.

Le règne du nouveau tsar Nicolas, décidé à réprimer avec un soin maniaque toute trace de l'insurrection, allait s'inscrire dans le conservatisme le plus absolu. La répression des événements de décembre allaient être sévère : des centaines d'interrogatoires vigoureux seront menés et déboucheront sur plusieurs exécutions tandis qu'une bonne centaine de décabristes seront condamnés aux travaux forcés en Sibérie. Parmi ces déportés en Sibérie : les princes Volkonski et Troubetzkoï. Et ce n'est qu'en 1852 que quelques uns des survivants furent enfin autorisés à rentrer chez eux.

L'idée de venger un jour les décembristes et de mettre en oeuvre leurs projets de réformes du régime tsariste fit depuis lors son chemin. Elle anima entre autres l'anarchiste Bakounine, inspira diverses tentatives au XIXe siècle et ne disparut qu'après la révolution russe de 1917. En effet, si les décabristes avaient réussi dans leur entreprise, l'Europe entière en aurait été profondément marquée et le régime soviétique n'aurait très probablement jamais vu le jour. Revanche de l'Histoire : la place du Sénat à Saint-Pétersbourg, lieu des sanglants événements de décembre 1825, s'appelle aujourd'hui place des Décabristes...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

L'insurrection des décabristes, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cabriste

Vitus Bering, cet inconnu

Posté le 30.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de Vitus Béring, le personnage historique dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Vitus Béring, cet inconnu :

Béring, on connait : c'est le nom de ce fameux détroit qui sépare l'Asie (ici, la Sibérie orientale...) de l'Amérique (ici : la péninsule de l'Alaska...). Et, par conséquent, c'est également le nom d'une mer de l'extrême nord de l'océan pacifique. Mais, en revanche, on a depuis longtemps oublié Vitus Béring, cet explorateur et navigateur (1681-1741) qui donna son nom aux lieux géographiques suivants. Lequel, bien que travaillant au service de la Russie impériale, était danois.

Engagé dans la marine russe dès 1703, il avait servit dans la flotte de la Baltique (durant la guerre du Nord) puis dans la flotte de la mer d'Azov où il avait alors pris part à la guerre turco-russe (en 1710-1713). Par la suite, une série de voyages d'explorations sur les côtes orientales et septentrionale de l'Asie - en 1726-1730 puis en 1735-1741 - le mena au Kamtchatka, aux extrémités orientales du continent asiatique et jusqu'aux confins de l'Amérique, à la demande du gouvernement russe et du tsar Pierre le Grand.

En 1725, il traverse la Sibérie - par voie terrestre - jusqu'à Okhotsk, traversa la mer d'Okhotsk vers le Kamtchatka et navigua, vers le nord, jusqu'à ce qu'il ne vit plus de terre dans cette direction (c'est-à-dire qu'il emprunta le détroit de Béring...), prouvant là que les continents eurasiens et américains étaient séparés par une mer. Néanmoins il n'avait pas vu le continent américain que le brouillard cachait. En 1726, l'année suivante, Béring entreprit une recherche afin de trouver le continent américain à l'est de la Russie, mais échoua dans son entreprise et ne fit que redécouvrir l'île Ratmanov (la plus occidentale des îles Diomède : déjà découvertes par Dejnev). À l'été 1730, Béring retourna à Saint-Pétersbourg.

En 1735, Béring fut chargé de mener une nouvelle expédition et retourna àen Sibérie. Dès 1740, il établit le peuplement de Petropavlovsk au Kamtchatka. À partir de là, il mena une expédition en Amérique du Nord - en 1741 - et Béring aperçut la côte sud de l'Alaska, effectuant un débarquement dans le voisinage de l'île Kayak. Sous le commandement d'Alexei Tchirikov, un second bateau découvrit les côtes nord-ouest de l'Amérique du Nord (soit l'archipel Alexandre, c'est-à-dire l'Alaska actuel). Des voyages qui occupèrent une place centrale dans les efforts russes d'exploration du Pacifique Nord. Bientôt forcé de faire demi-tour, en raison des mauvaises conditions rencontrées, Béring découvrit sur le chemin du retour, certaines des îles Aléoutiennes.

Tombé malade, Béring ne fut bientôt plus en mesure de commander son navire, et se réfugia sur une île inhabitée des îles du Commandeur (Komandorskiye Ostrova), au sud-ouest de la mer de Béring. Béring et 28 de ses marins y moururent. C'est pourquoi l'île porte son nom. Bientôt une tempête allait provoquer le naufrage de l'expédition : des 77 hommes du Sviatoi Piotr, seuls 46 parvinrent à survivre aux difficultés de l'expédition...

En août 1991, les dépouilles de Béring et de cinq de ses marins furent redécouvertes par une expédition russo-danoise. Les corps furent transportés à Moscou où des médecins parvinrent à reconstituer son apparence. Leurs dents ne portaient pas de signe apparent de scorbut, conduisant à la conclusion qu'ils étaient morts d'une autre maladie. En 1992, les corps de Béring et des autres marins furent finalement inhumés sur l'île Béring.

Quoi qu'il en soit, si la valeur des expéditions que mena Béring fut très longtemps sous-évaluée, l'explorateur anglais James Cook allait prouver l'exactitude de ces observations. C'est pourquoi, de nos jours, le détroit de Béring, la mer de Béring et l'île Béring (ainsi que le pont de glace du détroit de Béring...) portent aujourd'hui le nom de cet explorateur danois du XVIIIe siècle au service de la Russie.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Vitus Béring, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitus_B%C3%A9ring

Béring, sur wikipédia...
http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9ring

Un XIXe siècle uchronique :

Posté le 29.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : « La Liberté guidant le peuple », tableau d'Eugène Delacroix (1833).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Un XIXe siècle uchronique :

Bien d'autres scénarii étaient envisageables pour raconter l'histoire du XIXe siècle. Listons ici rapidement quelques ''points de divergences'' exploitables jusqu’à la fin de cette période (liste non exhaustive, bien entendu...) : ''p/o/d'' à lire séparément - pour quelques nouveaux récits uchroniques.

1814-1815 : Projets de Joachim Murat (roi de Naples) pour - tout en lâchant l’empereur Napoléon 1er et en obtenant ainsi le soutien des Habsbourg - réunifier l’Italie à son seul profit.

1814-1815 : On peut imaginer Napoléon 1er vainqueur à Waterloo ou mobilisant la France entière à ses côtés après son éventuelle défaite, écoeurant les Alliés de par sa résistance et par son endurance ; Alliés avec lesquels il va négocier une ''paix blanche'' lui garantissant l’immunité et son trône pour lui et ses proches parents.

1814-1815 : A moins qu’il n’abdique alors pour son fils - l’Aiglon – alors reconnu par les Chambres comme Empereur des français sous le nom de Napoléon II.

1815 : A moins que les Alliés ne lui préfèrent à lui (comme au Comte de Provence, le Louis XVIII des royalistes) d’installer à sa place sur le trône de France ses maréchaux Bernadotte ou Murat (qui avaient fortement intrigué dans ce sens).

1815 : Les Alliés décident finalement d’envoyer Napoléon 1er en exil non pas à Sainte-Hélène mais aux Açores ou Madère, Java ou la colonie du Cap. A moins que Napoléon ne réussisse à s’enfuir aux Etats-Unis ou au Brésil...

1815-1821 : On peut imaginer que Napoléon n’apprécie décidément pas son exil forcé à Sainte-Hélène (où l’ont envoyé les grandes puissances...) et s’en échappe clandestinement pour gagner les Etats-Unis, le Brésil, la côte africaine, les Indes...

1825 : Louis d'Orléans, Duc de Nemours, second fils du prince Louis-Philippe Duc d’Orléans est élu roi de Grèce : choix finalement validé par les grandes puissances.

1825, Russie : A la mort du Tsar Alexandre 1er, de ses deux frères susceptibles de lui succéder, c’est finalement le prince libéral Constantin qui lui succède plutôt que l’autoritaire et réactionnaire grand-duc Nicolas. A charge pour Constantin de poursuivre les réformes libérales entamées par son frère aîné Alexandre et de libéraliser ainsi la Russie. Au programme : création d’un Parlement, mise en place d’une monarchie parlementaire, démantèlement des grands domaines seigneuriaux, réforme agraire et abolition du servage, autonomies renforcées de la Finlande et de la Pologne. Rien que ça...

1830 : Après l’abdication de Charles X et de son fils Angoulême (momentanément roi sous le nom de Louis XIX) le jeune Comte de Chambord - accompagné de sa mère Marie-Caroline Duchesse de Berry et de son cousin Louis-Philippe d’Orléans - reçoit l’investiture de la Chambre des Pairs et devient roi de France sous le nom d’Henri V sous la régence de sa mère et de son cousin Louis-Philippe Duc d'Orléans, nommé lieutenant-général du royaume.

1830-1831, Pologne : Grâce à l’intervention du Prince de Metternich et de l’ensemble des grandes puissances, la guerre russo-polonaise alors en cours trouve enfin une fin heureuse : le royaume de Pologne est donc restauré en tant que tel avec le Duc de Reichstadt (i. e : notre Napoléon II) comme souverain.

1830, Belgique : Louis d'Orléans, Duc de Nemours, second fils du prince Louis-Philippe d’Orléans participant alors à la campagne d’appuis des armées françaises aux rebelles belges alors soulevés contre les Pays-Bas, est élu roi de Belgique : événements sans doute prélude à une future annexion du royaume de Belgique par la France (mais choix finalement validé par les grandes puissances...).

1832 : Le Duc de Reichstadt s’échappe de son exil doré à Vienne et rejoint, en Suisse, les rangs des bonapartistes en exil dont il est le jeune chef de file, prétendant au trône impérial de France.

Années 1830-1840 : Insurrection royaliste (en Vendée) mené par la Duchesse de Berry (en 1832) et soulèvements bonapartistes des garnisons de Strasbourg (en 1836) puis de Boulogne (en 1840).

1842, Neuilly sur Seine : Survivant à un malheureux accident de calèche qui aurait très bien pu lui coûter la vie, le Duc d’Orléans Ferdinand-Philippe – fils aîné de Louis-Philippe 1er et héritier au trône - ne s’en tire finalement pas trop mal et s’affirme plus que jamais comme l’indispensable second et soutien de son père Louis-Philippe 1er, roi des français.

1844 : A la suite de l'affaire ''Pritchard'', guerre franco-anglaise pour la possession de l'archipel de Tahiti et pour la possession de la Nouvelle-Zélande.

1848 : Après l’abdication de Louis-Philippe, accompagné de sa mère (Hélène de Mecklembourg-Schwerin) et de son oncle (Louis d'Orléans, Prince de Nemours), le jeune Comte de Paris Philippe d'Orléans reçoit l’investiture royale de la part de la Chambre des Pairs et devient roi des français sous le nom de Philippe VII ; et ce : sous la régence de sa mère et de son oncle Nemours, lui-même nommé lieutenant-général du royaume

1848, Hongrie : Les Hongrois tiennent bon face aux armées austro-russes et arrachent leur indépendance aux Habsbourg. Lajos Kossuth proclame la république hongroise dont il est alors élu dictateur.

1848, Allemagne : Proclamation d’un Empire allemand uni sous l’autorité co-jointe d’un archiduc d’Autriche (nommé Auguste) et du roi de Prusse (nommé César), lesquels acceptent ce co-dominium, les couronnes et dignités impériales avec grand enthousiasme.

1858, janvier : L’empereur Napoléon III est assassiné par la conspiration orchestrée par le terroriste italien Orsini. Du coup : montée en puissance d’un violent sentiment anti-piémontais en France, l’unité italienne attendra.

1861-1867 : Succès de l'expédition internationale menée au Mexique par une coalition internationale conduite par la France impériale de Napoléon III. Mise en place d'un Empire latin du Mexique gouverné par Maximilien de Habsbourg. Etablissement d'une grande puissance latine (et alliée de la France) en Amérique centrale, percement d'un canal transocéanique dans l'isthme central-américain de Tehuantepec. En tout cas, l’alliance franco-autrichienne en ressort consolidée. Et on sait jamais, en ces temps d’affirmation de la puissance prussienne, ça peut servir...

1870, août : Apeuré par les bruits de guerre émanants d’une France menaçante (et de son alliée, l’Empire d’Autriche-Hongrie...), le roi de Prusse Guillaume 1er désavoue publiquement son PM Bismarck, alors sommé de démissionner. Du coup, la Prusse renonce à la candidature d’un prince Hohenzollern pour la couronne d’Espagne (alors vacante...), la menace d’une guerre franco-prussienne s’éloigne et, sorti vainqueur de son bras de fer avec la Prusse, le second empire de Napoléon III en est consolidé d’autant. L’unité allemande attendra.

1870, septembre : Guerre franco-prussienne : grâce à l’appuis des armées autrichiennes, danoises et grâce à la ''sécession anti-prussienne'' des armées des Etats princiers (et catholiques) d’Allemagne du sud (comme la Bavière...), les armées françaises portent le fer contre la Prusse jusque sur le territoire allemand et la condamnent à demander la paix. Pour prix de cette guerre, la France obtient l’annexion du Luxembourg et de la Rhénanie jusqu’au Rhin (rive gauche).

1873 : Le Comte de Chambord - prétendant légitimiste - enregistre le ralliement des Orléans, accepte le drapeau tricolore et la monarchie est restaurée. Il prendra Thiers ou le maréchal de Mac-Mahon comme président du Conseil. Néanmoins, forts risques de guerre civile généralisée en France entre monarchistes et républicains regroupés autour de Léon Gambetta, dans le contexte post-insurrectionnel de la Commune.

1873 : François d'Orléans, Duc de Joinville, fils de Louis-Philippe 1er est élu roi d’Espagne par les Cortes, choix finalement validé par les grandes puissances.

1883 : A la mort du Comte de Chambord (qui meurt là sans héritier), les légitimistes reconnaissent le Comte de Paris comme héritier de la couronne de France sous le nom de Philippe VII.

1887 : Coup d’Etat du général Boulanger qui renverse la Troisième République et instaure un régime autoritaire – l’Etat français – à deux doigts de déclarer quelque nouvelle guerre de revanche contre l’Empire allemand à la suite d’incidents de frontière dus à la fameuse affaire d’espionnage ''Schnaebelé''.

1898 : A la suite de l’incident de Fachoda (sud-Soudan), déclenchement d’une guerre franco-anglaise pour la possession du Soudan.

Ronan Blaise

Impeachment (Destitution)

Posté le 29.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait du président des Etats-Unis Richard Milhous Nixon. Lequel échappa, de peu, à une procédure d'impeachment (i.e : procédure de destitution) en août 1974.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Impeachment (Destitution) :

Aux Etats-Unis il existe - dans la Constitution de 1789 – une procédure de destitution du président pour cause de trahison, corruption, crimes ou forfaiture. Cette procédure a un nom : Impeachment. Une procédure pendant laquelle la Chambre des représentants (i. e : les députés) accuse et dans laquelle le Sénat juge l’accusé et peut le condamner à une majorité des deux tiers. Une procédure pouvant déboucher sur un acquittement ou une condamnation synonyme de destitution et de limogeage immédiat du chef de l’Etat.

A ce jour, deux présidents américains ont jusqu’ici fait l’objet d’un procédure d’Impeachment. Près de nous : le démocrate Bill Clinton (1992-2000) inculpé, en décembre 1998, pour parjure et abus de pouvoir dans le cadre de l’affaire Lewinsky. Et, au XIXe siècle : le démocrate Andrew Johnson (1865-1869), inculpé pour ''crime contre l’Etat'' (accusation sans aucun fondement...) par ses adversaires politiques alors même qu’il est en fait en guerre contre la majorité républicaine au Congrès. Chacun d’entre eux sera finalement acquitté par le Congrès, le Président Andrew Johnson a une seule voix près.

Quand au Président Richard M. Nixon, démissionnaire le 9 août 1974 à la suite des derniers développements de l’affaire dite du Watergate, techniquement parlant il n’a pas fait l’objet d’une procédure d’impeachment puisqu’il a en fait démissionné avant même que ne commence officiellement sa procédure de destitution (dont l’ouverture avait cependant été approuvée, dès le mois de mai précédant, par le comité judiciaire ''ad hoc'' de la Chambre des représentants et alors même que sa condamnation ne faisait guère plus de doutes...).

En tout cas, à ce jour, aucun président des Etats-Unis n'a encore été destitué de son mandat même si, aujourd'hui, de nombreuses associations proches des démocrates font campagne pour qu'une semblable procédure soit entamée contre l'actuel président George W. Bush, notamment à cause de la fameuse question des ''armes de destruction massive'' censées se trouver sur le territoire irakien : argument fort de la politique interventionniste menée par l'administration Bush contre l'Irak...

Ronan Blaise
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Sources : D'après « La Saga de la Maison Blanche », ouvrage de Jean-Luc Hees, document publié aux « Presse de la Renaissance » en 2006 (415 pages ; ici : pages 107-108-109 et 328 à 334).
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Pour en savoir plus :

Le président Andrew Johnson, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andrew_Johnson

Le président Bill Clinton, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Clinton

Le président Richard Milhous Nixon, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Milhous_Nixon

Une invasion de l'Angleterre (presque) réussie...

Posté le 29.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une représentation du roi de France Louis VIII le lion (1223-1226).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Une invasion de l'Angleterre (presque) réussie :

Entre les fameux grands roi de France Philippe II Auguste (1179-1223) et Saint Louis (Louis IX) (1226-1270), il y eut (on l'oublie trop...) un roi de France méconnu : Louis VIII, dit le lion (1223-1226) (voir notre visuel d'ouverture). Un roi méconnu mais c'est là profondément injuste, tant il mérite le détour.

En effet, ce qu'on a oublié avec Louis VIII le lion, c'est qu'il est en fait le dernier (avec le Duc de Normandie Guillaume le conquérant) à avoir (presque) réussi, en 1216-1217, une invasion militaire de la Grande-Bretagne : ce que Louis XIV, Napoléon et/ou Hitler - par exemples - n'arriveront pas à accomplir respectivement en leurs temps.

Roi de France de 1223 à 1226, Louis VIII fut le huitième souverain français de la dynastie des Capétiens directs. Fils de Philippe II Auguste (1165-1223), et de la reine Isabelle de Hainaut, son règne bref ne durera que trois ans (1223-1226) mais fut cependant marqué par deux brillantes campagnes militaires de jeunesse menées contre les Anglais en Angleterre (en 1216-1217) et en Guyenne (en 1217) menées du vivant de son père. (Sans même parler de ses conquêtes ultérieures, en Languedoc, contre les Albigeois...).

C'est pendant le règne de son père Philippe Auguste que Louis ''le lion'' obtint sa renommée (ainsi que son surnom, à rapprocher de celui de son contemporain anglais : Richard 1er d'Angleterre, dit Richard coeur de lion) : Dès 1214, il avait remporté sur Jean sans Terre la victoire de La Roche-aux Moines. C'est pourquoi, les barons anglais révoltés contre leur roi Jean sans Terre promirent alors à Louis VIII de lui donner la couronne d'Angleterre. Louis de France débarqua alors - en 1216 - sur les côtes anglaises pour y recevoir la couronne d'Angleterre des mains des barons révoltés.

Mais le roi d'Angleterre Jean sans Terre mourut entre temps. Et les barons anglais, plutôt que d'avoir à faire à nouveau à un prince énergique comme Louis, décidèrent alors - dans un dernier ''réflexe légitimiste'' - de se prononcer en faveur du fils de Jean sans Terre : Henri III Plantagenêt, alors mineur. C'est pourquoi Louis VIII de France, finalement battu dans le nord-est de l'Angleterre, à Lincoln (en mai 1217) par les soutiens du jeune roi, dut finalement renoncer à ses prétentions au trône d'Angleterre (par le traité de Lambeth-Cantorbery, du 11 septembre 1217), obtenant néanmoins - en contrepartie - une forte somme d'argent.

Mais ce n'était là que partie remise car Louis VIII, prétextant par la suite que la cour d’Angleterre n’avait toujours pas exécuté toutes les conditions du traité de 1217, profitant de la minorité de Henri III, décidera alors de s’emparer des dernières possessions anglaises en France.

Ainsi Louis VIII le lion reprit aux anglais l’Aquitaine (i. e : le Poitou, la Saintonge, le Périgord, l'Angoumois et une partie du Bordelais.) au cours d’une campagne rapide. Si bien que le souverain anglais Henri III Plantagenêt ne possédait alors guère plus en France que Bordeaux et la Gascogne, prémlude à une grand ''reprise en main'' de la France du sud de la Loire par les souverains capétiens d'Ile de France...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Louis VIII de France, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_VIII_de_France

Amériques uchroniques

Posté le 25.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Une carte des Amériques...

- Sources : Carte tiré du site http://johan.lemarchand.free.fr/cartes/Ameriques2.html

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- Amériques uchroniques :

Bien d'autres scénarii étaient envisageables dans l'histoire de ce continent que - faute de mieux - nous appelons ''Amérique''.

Listons ici rapidement quelques ''points de divergences'' exploitables jusqu’à la fin du XIXe siècle (liste non exhaustive, bien entendu...) - à lire séparément - pour quelques nouveaux récits uchroniques.

Antiquité, Antiquité tardive et Haut Moyen âge : Egyptiens, Carthaginois, Romains, Byzantins parviennent jusqu'en Antilia... De même que Celtes et Irlandais en Lyonnesse. Puis Scandinaves au Vinland (et dans la région des grands lacs...), ou Arabes en Al-gharb (i. e : dans nos Antilles et/ou la côte atlantique de l'Amsud, dans le bassin de l’Amazone...).

Pareillement, on peut envisager une découverte et une colonisation chinoises sur la côte pacifique et la progression convergente de tous ces divers peuplements vers le bassin du Mississippi et vers les grandes plaines...

1492 : Le navigateur italo-génois Christoforo Colomb explore le nouveau monde pour le compte de Laurent le magnifique (Prince de Florence depuis peu à la tête de quelque fédération des cités-Etats italiennes...), pour le compte du roi de Danemark (désireux d'établir un contact commercial avec les anciennes colonies scandinaves du Vinland), au service de la Hanse, du roi de Portugal ou encore du roi de France...

A moins qu'il (et ses compagnons) ne reviennent tout simplement pas de son voyage vers les Indes occidentales... noyés pendant leur voyage (il suffirait d'une tempête...) ou capturés par les populations amérindiennes, voire séduits par leur mode de vie.

1507 : Le cartographe vosgien Martin Waldseemüller du Gymnase de Saint-Dié-des-Vosges rend justice à Christophe Colomb (ou Martin Pinzon, seul rescapé de l’expédition durant laquelle a été assassiné par son subordonné ou s’est noyé l’amiral génois, naufragé) et donne le nom de Colombie (ou Pinzonie) au Nouveau monde. Le nom restera.

1519-1521 et 1532-1533 : Les expéditions militaires des conquistadores Hernan Cortès et Pizarre sont respectivement écrasées par les armées aztèques et incaïques. Il s’en suivra une permanence des Etats précolombiens, lesquels se renforcent face aux menaces de conquête européenne. .

XVIe siècle : Rapportée en Europe depuis les Amériques, une terrible épidémie de syphilis virulente décime les populations du vieux monde...

XVIe siècle : Réussite de la fondation des colonies française de Nouvelle-France, du Maine, de Nouvelle-Angoulème (Floride) et/ou de France équinoxiale (Guyane et Brésil, en 1555-1556-1557) où, sous la direction du vice-amiral de Villegagnon et de l'amiral de Coligny, viennent s’installer les populations protestantes persécutées lors des guerres de religion.

XVIIe siècle : Quid du devenir d’une colonie écossaise dans l’isthme central-américain (colonie de Darien) ou d’une colonie anglaise de Virginie restée esseulée ?!

1759-1760 : Colonisation française massive en Louisiane et en Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Victoire des français de Montcalm contre les anglais de Wolfe. Permanence des établissements français de Louisiane et de Nouvelle France (Québec) où viendront se réfugier les Rois bourbons pendant la turbulence révolutionnaire (ou Napoléon, après sa défaite de 1814-1815).

1776-1777 : Défaite des Insurgents américains - notamment à Saratoga - face aux forces loyalistes britanniques. Livrée à elle-même et sans aucun soutien de la part des grandes puissances européennes (et surtout pas la France), l’insurrection indépendantiste des 13 colonies rebelles est écrasée dans le sang. Les 13 colonies restent donc soumises au Royaume-Uni. On ne peut pas exclure le départ d’Insurgents vers la ''frontière'' ; pour y fonder un réduit rebelle indépendant.

1782-1783 : Les Insurgents américains ayant réussi à faire la conquête du Canada (à l’instigation du marquis de la Fayette, avant toute chose soucieux de reconquérir la Nouvelle-France pour Louis XVI), les populations loyalistes britanniques des 13 colonies fuient les Amériques pour aller s’installer en Afrique du sud (colonie du Cap).

1777-1787 : Confrontée à de très graves difficultés internes, la Confédération américaine s'écroule dans l'anarchie (pour le plus grand bonheur de l'ancienne puissance coloniale britannique...) : ce sont les Etats désunis d'Amérique.

On ne peut pas exclure la désolidarisation des treize colonies en autant d’Etats indépendants différents, la mise en place d’une fédération restreinte (Nouvelle Angleterre), l’indépendance de la ’’cité libre’’ de New York ou la prépondérance de certaines colonies (Massachusetts, Pennsylvanie, Virginie).

1787 : En réponse à l'anarchie de la Confédération qui menace leur stabilité, les 13 colonies proposent la ''Couronne des Amériques'' à Louis XVI de France, Georges III d’Angleterre, Georges Washington ou à un prince Hohenzollern de Prusse.

Début du XIXe siècle : Napoléon 1er fonde, autour de Saint-Domingue et des petites antilles, un Empire des Antilles pour son impératrice Joséphine de Beauharnais. Au même moment, les britanniques arrivent à prendre pied de façon durable - au détriment des espagnols - dans l’estuaire du Rio de la Plata.

Années 1820 : Le ''libertador'' Simon Bolivar arrive tant bien que mal à fonder une Confédération des Amériques regroupant tous les Etats nés de la guerre d’indépendance contre la puissance coloniale espagnole.

Années 1820 : Seconde carrière militaire ou nouvelle vie pacifique pour Napoléon 1er, fuyard de Sainte-Hélène et/ou exilé aux Amériques après sa ''fuite de Rochefort'' de juillet 1815.

XVIII et XIXe siècles : La colonisation euro-américaine en provenance des Etats-Unis bute sur la résistance acharnée des populations indigènes amérindiennes.

On ne peut pas exclure la sédentarisation de populations indiennes, leur ''conversion'' à l’agriculture et la création d’Etats indiens susceptibles de résister à la déferlante européennes (Confédération iroquoise, Dakota, Apachéria, etc).

Années 1860 : Succès de l'expédition internationale menée au Mexique par la France impériale de Napoléon III. Mise en place d'un Empire latin du Mexique gouverné par Maximilien de Habsbourg. Etablissement d'une grande puissance latine en Amérique centrale, percement d'un canal transocéanique dans l'isthme central-américain de Tehuantepec.

Années 1860 : Victoire des ''Sudistes'' dans la guerre de sécession (avec ou sans pression internationale franco-anglaise) ; marasme et misère des USA, indépendance et dynamisme de la Confédération « CSA » : Etat aristocratique et esclavagiste aux ambitions territoriales affirmées au détriment du Mexique et dans l'aire caraïbe.

1865-1870 : Victoire militaire des armées du Paraguay (et du maréchal-dictateur Francisco Solano Lopez) sur les armées de la Triple alliance du Brésil de l'Uruguay et de l'Argentine. Le Paraguay s'impose comme la grande puissance de l'Amérique du sud en obtenant un accès à la mer - sur le rio de la Plata et sur l'Océan atlantique - aux dépends du Brésil et en absorbant le Rio grande do sul (ainsi que l'Uruguay).

1867 : Les Etats-Unis renoncent à acheter l’Alaska, qui reste territoire russe (à moins que l'Empire britannique et/ou le Canada ne veuillent l’acheter...). Quid - du fait de la rebellion québécoise - de l'impossibilité de mettre en place - au Canada - un Etat confédéral de l'Amérique du nord britannique ?!

1876 : Victoire à Little Big Horn (Montana) de la coalition indienne ''sioux-cheyenne'' des chefs Sitting Bull et Crazy Horse contre les ''tuniques bleues'' du lieutenant-colonel George A. Custer. Cet affrontement, qui voit là culminer cette énième ''guerre indienne'', se concluera par un traité de paix où WDC reconnaissait enfin l'existence d'un Etat indien indépendant dans les grandes plaines.

1898 : Les Etats-Unis font - contre l’Espagne - la conquête de Cuba et de Puerto Rico, Antilles espagnoles qui passent désormais sous la domination directe des USA.

Fin XIXe siècle, début XXe siècle : A la veille de la première guerre mondiale, on ne peut pas exclure un conflit entre Etats-Unis (soucieux de s’en tenir à la doctrine de Monroe...), empire agressif d’Allemagne et/ou Royaume-Uni impérialiste soucieux de défendre avec agressivité leurs intérêts en Amérique latine et dans les Caraïbes (entrant là en concurrence avec l'impérialisme des Etats-Unis du président Théodore Roosevelt).

Fin XIXe siècle, début XXe siècle : Quid de devenir des Antilles danoises et des Antilles néerlandaises ?! (achetées par l'Allemagne impériale wilhelminienne ?!) Quid d’une permanence de l’empire du Brésil ?! (i. e : sans révolution en 1889).

1906 : Destruction totale de la ville de San Francisco - ville bientôt abandonnée - qui n'organisera donc pas les JO de 1904, ni l'exposition universelle de 1915, ni la conférance inaugurale de l'ONU (en 1945), ni la conférence de la paix (de 1951).

Ronan Blaise
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- Sources : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici pages 142-148, 155-160 et 251-256).
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