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Que devinrent les enfants de Louis-Philippe ?

Publié le 24/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Que devinrent les enfants de Louis-Philippe ?
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait du roi Louis-Philippe 1er, roi des français (1830-1848), personnage historique dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Que devinrent les enfants de Louis-Philippe ?

En 1809, le duc d'Orléans et (bien que ne le sachant pas encore...) futur roi des Français Louis-Philippe 1er (qui régna sur les français de 1830 à 1848) avait épousé Marie Amélie de Bourbon, princesse des Deux-Siciles (et fille du roi - bourbon - Ferdinand Ier des Deux-Siciles).

De ce mariage, il y eut dix enfants, dont six garçons et quatre filles. Soit : un futur ex-souverain de France (mort trop jeune pour régner), un futur-ex régent de France (rejeté par les Chambres), futur ex-roi de Grèce et futur-ex roi de Belgique (à chaque fois rejeté par les grandes puissances), un futur-ex roi d'Espagne (rejeté par l'élection) et un héritier des Condé, membre de l'Académie française.

Et/ou un gouverneur militaire de l'Algérie, des généraux combattants (en Algérie, durant la guerre de sécession américaine ou encore pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871). Et, chez les femmes : au moins une reine de Belgique et une mère d'un roi de Bulgarie (sinon d'un empereur du Brésil). Excusez du peu.

Ronan Blaise
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De ce mariage de Louis-Philippe d'Orléans et de Marie-Amélie des Deux-Sicile, il y eut dix enfants, dont cinq garçons :

-1- Le Duc d'Orléans, Ferdinand-Philippe d'Orléans (né le 3 septembre 1810), prince du sang, duc de Chartres, puis prince royal et duc d’Orléans ; prince héritier de la couronne décédé lors d'un accident de cabriolet en juillet 1842.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand-Philippe_d%27Orl%C3%A9ans

Par la suite, ses deux fils - le Comte de Paris et le Duc de Chartres - allaient incarner la continuité des projets de restauration monarchique au profit de la maison des princes d'Orléans. Et ce, malgré l'échec de la transmission des pouvoirs tentée en 1848 (puis malgré l'échec des tentatives de retaurations monarchiques tentées en 1873 puis en 1883) au profit de Philippe VII, Comte de Paris).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_d'Orl%C3%A9ans_(1838-1894)

-2- Le Duc de Nemours, Louis d'Orléans (né le 25 octobre 1814), prince du sang, duc de Nemours. Envisagé comme roi de Grèce en 1825, il sera élu roi de Belgique en 1831-1832 : titre que son père Louis-Philippe Ier refusera, sous la pression armée des britanniques, au profit de Léopold Ier de Saxe-Cobourg (par ailleurs époux de sa fille, Louise d'Orléans).

A la mort de son frère aîné Ferdinand-Philippe (en 1834) il est pressenti pour devenir régent pour son neveu Philippe (Comte de Paris) en cas de décès prématuré de Louis-Philippe 1er. Néanmoins, la transmission des pouvoirs de 1848 sera un échec. En effet, il est légitimiste (ce qui est un comble pour un Orléans !) et fort impopulaire dans la population). Par la suite, en exil, il oeuvrera - en vain (en 1871-1883) - pour la réconciliation des deux branches rivales des Bourbons.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_d%27Orl%C3%A9ans_%281814-1896%29

-3- Le Prince de Joinville, François d'Orléans (né le 14 août 1818), prince du sang, prince de Joinville. Sera surtout connu pour avoir commandé l'escadre française envoyée au Mexique durant la ''guerre des pâtisseries'' de 1838-1839 (ainsi que l'escadre envoyée au Maroc en 1844) et pour avoir participé (en 1840) au transfert des cendres de Napoléon 1er depuis Sainte-Hélène.

Lorsqu'éclate la révolution de février 1848, le prince de Joinville rejoit ses parents en exil. par la suite, il allait participer (aux côtés de ses neveux le comte de Paris et le duc de Chartres) à la guerre de Sécession dans les rangs nordistes. Revenu en France pendant la guerre de 1870, il combattra clandestinement les armées prussiennes. Élu aux élections de 1871, il devient alors député de la Manche et de la Haute-Marne. Réintégré dans son grade, il sera à nouveau exclu de la Marine par la loi d'exil de 1886.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_d%27Orl%C3%A9ans_%281818-1900%29

-4- Le Duc de Penthièvre, Charles (né le 1er janvier 1820), prince du sang, duc de Penthièvre ; mort en 1828, à huit ans.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_d%27Orl%C3%A9ans_%281820-1828%29

-5- Le Duc d'Aumale, Henri d'Orléans(né le 16 janvier 1822), prince du sang, duc d’Aumale. Ses principaux titres de gloire - outre ses travaux d'historien (notamment à propos d'Alésia, des Princes de Condé ou de la captivité du roi Jean II le bon...), son siège à l'Académie française et d'avoir touché le faramineux héritage des Condé (le dernier prince de Condé, son parrain, l'ayant institué son légataire universel, notamment pour le chateau de Chantilly...) - auront surtout été d'avoir combattu en Algérie (en 1839-1844), d'avoir participé à la prise de la smala d'Abd el-Kader (en mai 1843) et d'avoir été gouverneur militaire de l'Algérie (en 1847-1848), à la suite de quoi - révolution de 1848 oblige - il rejoindra sa famille en exil.

Il ne reviendra en France qu'en 1871 où il essaiera en vain de combattre dans l'armée française. Il sera alors élu à la Chambre des députés et présidera, en octobre 1873, le conseil de guerre qui juge alors le général Bazaine. Inspecteur général de l'armée, il sera néanmoins proscrit en 1886, mais sera autorisé à rentrer en France, trois ans plus tard. A sa mort, grand amateur d'art et bibliophile, il lèguera ses domaine et toutes ses précieuses collections à l'Institut de France.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_d%27Orl%C3%A9ans_%281822-1897%29

-6- Le Prince du sang Antoine d'Orléans (né le 31 juillet 1824), prince du sang. En 1848, on sait qu'effrayé par la foule révolutionnaire, il poussa son père Louis-Philippe 1er à refuser le combat, à l'abdication et à l'exil.

En avril-novembre 1870, lors de la révolution espagnole de 1868-1870 qui alors met à bat le règne de la reine Isabelle II, instigateur et financier du conplot qui renverse alors sa belle-soeur, il est pressenti un moment pour monter sur le trône d'Espagne puisqu'ayant épousé, en octobre 1846, l’infante espagnole Louise-Fernande de Bourbon (1832-1897), fille du roi Ferdinand VII d’Espagne (1784-1833) et jeune soeur d'Isabelle II (né en 1830).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_d%27Orl%C3%A9ans_%281824-1890%29

Et quatre filles :

-I- Louise d'Orléans (née le 3 avril 1812), princesse du sang, puis princesse Louise d'Orléans, qui épouse le roi Léopold Ier de Belgique (premier roi des Belges) en 1832 ; et dont on peut dire que les événements révolutionnaires de février 1848 en France allaient porter un rude coup à sa santé mentale (puisque décédée dès 1850).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_d%27Orl%C3%A9ans_%281812-1850%29

-II- Marie d'Orléans (née le 12 avril 1813), princesse du sang, puis princesse Marie d'Orléans, qui épouse un duc de Wurtemberg ; mais qui aurait initialement dû épouser Léopold, comte de Syracuse : l'un des frères cadets du roi des Deux-Siciles, Ferdinand II. Un projet qui allait échouer à la suite des troubles insurrectionnels légitimistes qui touchent la France en avril 1834 : Léopold des Deux-Siciles étant demi-frère de la duchesse de Berry (mère du prétendant légitimiste au trône de France, le duc de Bordeaux).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_d%27Orl%C3%A9ans_%281813-1839%29

-III- Françoise d'Orléans (née le 28 mars 1816), princesse du sang ; décédée en 1818, à l'âge de deux ans.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_d%27Orl%C3%A9ans_%281816-1818%29

-IV- Clémentine d'Orléans (née le 3 juin 1817), princesse du sang, puis princesse Clémentine d'Orléans, qui épouse un prince de Saxe-Cobourg-Gotha. Ayant échoué à marier son fils Auguste avec la princesse héritière du Brésil, Clémentine se lance dans l’installation de son fils préféré, le prince Ferdinand, sur un trône : celui de la Bulgarie.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9mentine_d%27Orl%C3%A9ans

Un roi de France dénommé Philippe VII

Publié le 24/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Un roi de France dénommé Philippe VII
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait d'enfance du Comte de Paris (1838-1894), le Philippe VII (1848-1894) des Orléanistes : prétendant orléaniste à la couronne de France (1883-1894) et personnage historique dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Un roi de France dénommé Philippe VII :

On sait peu qu'au moment de la révolution de février 1848, la France faillit se doter d'un roi dénommé Philippe VII .

En l'occurrence il s'agit ici du Comte de Paris, aîné (né en 1938, alors dix ans) des petit-fils de Louis-Philippe Ier, orphelin depuis la mort de son père - le prince héritier Ferdinand-Philippe (décédé lors d'un accident de cabriolet en 1842) et (depuis 1842) prince héritier officiel de la couronne de France.

(Nb : Et juste rappeler qu'à sa naissance, en 1838, son grand-père paternel, le roi Louis-Philippe Ier, avait également envisagé de le titrer prince d'Alger...).

-I- L'échec de la transmission du trône, en 1848 :

Tout arrive donc au moment où le roi Louis-Philippe 1er, qui refuse alors de faire tirer sur les révolutionnaires, abdique sa couronne en sa faveur, le 24 février. En conséquence de quoi sa mère - Hélène de Mecklembourg-Schwerin, duchesse d'Orléans - se présente alors devant la Chambre des députés, accompagnée de son beau-frère, le duc de Nemours, et de ses enfants - le Comte de Paris et son jeune frère, Duc de Chartres - afin d'y faire proclamer son fils aîné roi des Français (sous le nom de Philippe VII...) et afin d'y être nommée régente.

Mais les interventions à l'Assemblée de Ledru-Rollin, de Crémieux et de Lamartine allaient faire échouer ce projet, établissant la Deuxième République est établie. La duchesse d'Orléans et ses enfants allaient donc quitter la France pour l'Allemagne alors que Louis-Philippe et le reste de la famille royale s'installaient au Royaume-Uni.

En 1842, à la mort de son père, le comte de Paris avait déjà pris le titre de prince royal (titre le predisposant à la succession à la couronne de France). Et, en 1850, à la mort de Louis-Philippe 1er, le Comte de Paris succède là à son grand-père paternel comme aîné de la branche d'Orléans et prétendant des Orléanistes à la couronne de France.

Par la suite, en 1861, le comte de Paris devenu prétendant orléaniste au trône de France allait s'engager (aux côtés de son frère et de son oncle, le Prince de Joinville) dans la guerre de Sécession comme Officier d'état-major du commandement en chef des armées fédérales.

-II- L'échec de la restauration monarchique, en 1873 :

En 1870-1871, lorsque le Second Empire s'écroule et que la première loi d'exil touchant les Orléans est abolie (le 8 juin 1871), le comte de Paris regagne la France, s'installant entre Paris (dans l'actuel hôtel Matignon) et sa résidence de campagne en Normandie, le château d'Eu.

Désireux de restaurer la monarchie, il cherche tout d'abord à réconcilier les Orléans avec le dernier des Bourbons de la branche aîné : le comte de Chambord (l'Henri V des monarchistes), conscient que c'est la division des royalistes qui a favorisé l'instabilité politique du pays et la mise en place de la République puis du second Empire.

Par ailleurs, il pense que le comte de Chambord n'ayant pas d'enfant, il en deviendrait lui-même le successeur légitime : raison pour laquelle le comte de Paris se rendra en 1873 à Frohsdorf, résidence du comte de Chambord, en 1873 pour y réaliser la ''fusion'' des deux branches, reconnaissant au petit-fils de Charles X sa qualité d'héritier unique.

Malheureusement pour les royalistes, cette politique allait être un échec. En effet, si le comte de Chambord semble reconnaître au comte de Paris le statut de dauphin pendant l'entrevue de 1873, il refusera néanmoins obstinément de de reconnaître la nécessité d'établir en France une monarchie parlementaire, ce qui condamnera ainsi pour l'immédiat tout projet de restauration monarchique.

-III- L'échec de la transmission de la légitimité, en 1883 :

Or, le comte de Chambord jouira par la suite d'une très bonne santé et, quand il meurt en 1883, le régime républicain a alors eu tout le temps de se consolider (et les Français se sont faits à l'idée qu'ils n'ont finalement pas vraiment besoin d'un souverain pour les guider).

Par ailleurs, la fusion de 1873 se révèlera - dix ans plus tard - comme n'avoir été qu'un leurre puisqu'une partie des légitimistes, et parmi eux la comtesse de Chambord elle-même, refuse alors de reconnaître au comte de Paris sa qualité d'héritier (et lui préfère alors Jean de Bourbon, comte de Montizón : le Jean III des légitimistes).

À partir de 1881, le gouvernement républicain se montrera de plus en plus hostile aux membres des maisons de France, renvoyant les Orléans appartiennant à l'armée. Puis, en juin 1886, la Chambre votera une nouvelle loi d'exil touchant les prétendants au trône (et leur fils aîné) en les obligeant à quitter le territoire national (ainsi que tous les autres princes français, en les rayant des listes de l'armée).

A la suite de quoi, le comte de Paris et toute la famille d'Orléans allaient donc repartir en exil, en Angleterre, où le Comte de Paris - le Philippe VII des Orléanistes - allait vivre ses huit dernières années, sans jamais perdre le vain espoir d'être un jour rappelé en France pour s'y faire proclamer roi. A sa mort, en 1894, c'est donc son fils aîné Philippe d'Orléans, duc d'Orléans, qui reprendra le flambeau des espoirs orléanistes sous le nom de "Philippe VIII",

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Philippe d'Orléans, Comte de Paris :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_d'Orl%C3%A9ans_(1838-1894)

Dante, poète fédéraliste ?

Publié le 23/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Dante, poète fédéraliste ?
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une pièce d'Euro représentant Dante Alighieri, le personnage historique dont il est question ci-dessous.
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- Dante, poète fédéraliste ?

Dante Alighieri (1235-1321), on connait : c'est le fameux grand poète italien (florentin) du moyen-âge dont le visage orne les pièces de deux euro frappées en Italie. C'est l'auteur de la « Divine Comédie » (1314-1321), l'admirateur de Virgile et le célèbre amoureux de la non moins célèbre Béatrice...

Ce qu'on sait moins, c'est qu'il fut également l'un des précurseurs de la pensée fédéraliste moderne, avec la rédaction d'au moins deux traités philosophiques et politiques - « De la monarchie » (« De monarchia », publié en 1313-1318) et « Le Banquet » (« Il Convivio », publication posthume) - dans lesquels il prend ouvertement partie pour l’empereur germanique, souverain qu’il croyait capable de pacifier et d’unifier l’Italie, alors morcelée et meurtrie par des guerres fratricides entre partisans du pape et partisans de l'empereur (guelfes et gibelins).

L'Empereur, un souverain universel dans lequel Dante voyait aussi le prototype du Monarque capable d’ériger une sorte de gouvernement mondial (La Monarchia) : une autorité politique ''supérieure'' devant pouvoir rendre possible la paix universelle. Mais un Monarque qui, s'il représente effectivement l’autorité universelle, ne doit néanmoins pas disposer du droit exclusif de légiférer : celui-là pouvant exister à différents niveaux (cité, royaume, empire, monarchie).

Des principes par lesquels Dante Alighieri a posé, il y a déjà 700 ans, les fondements du droit universel et de la notion de subsidiarité, principes politiques de portée universelle. Et notons que, dans l'oeuvre de Dante, l’humanité est considérée comme une entité propre (et que l’auteur se réfère non ici pas au monde « christianisé » mais à la « race humaine » en tant que telle, concept novateur pour l'époque). Dante Alighieri : un précurseur.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Dante Alighieri, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dante

Dante Alighieri, sur le site ''la pensée fédéraliste'' :
http://www2.vo.lu/homepages/fce/DANTE.HTM

William Penn, Fédéraliste ?!

Publié le 23/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
William Penn, Fédéraliste ?!
- Illustration : Le visuel de cet article est un portrait de William Penn, le personnage historique dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- William Penn, Fédéraliste ?!

William Penn (1644-1718), on le sait, c'est - en 1681, suite à un important don financier de la part du roi d'Angleterre Charles II - le fondateur de la Pennsylvanie, cette célèbre colonie quaker du Nouveau monde ; cet actuel Etat des Amériques qui porte, aujourd'hui encore, son nom : la forêt de Penn.

William Penn, c'est le aussi fondateur de Philadelphie, cette ''ville de l'amour fraternel'', capitale des Amériques au temps des ''treize colonies'' : lieu de proclamation de la déclaration d'indépendance (en 1776) et de la rédaction de la constitution fédérale de 1787.

William Penn, un homme qui auquel fut récemment décerné - en 1984 - le titre de Citoyen d'honneur des Etats-Unis pour son action politique, considérée ''comme un haut fait envers la nation américaine''. Ce qu'on sait moins c'est qu'il fut, à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, l'un des précurseurs de la pensée fédéraliste.

L’essence de sa pensée fédéraliste est contenue dans son essai intitulé « An Essay Towards the Present and Future Peace of Europe by Establishment of an European Diet, Parliament or Estates ». Un document qui prévoit en effet la création d’un organisme politique ''paneuropéen'', étendant sa compétence notamment aux empires de Russie et ottoman, dans le but de pouvoir enfin mettre un terme aux nombreux conflits militaires de l’époque.

Un William Penn qui, déjà en son temps, avait élaboré des projets de fédérations (et de constitution fédérale) pour les colonies anglaises des Amériques. Bref : toute une vie et une oeuvre qui témoignent du fait qu’au XVIIe siècle une partie non négligeable de la société culturelle européenne ne s’était alors pas résigné à accepter la guerre comme une fatalité. Mais s’est efforcé d’en analyser les causes et d’essayer d'y trouver des remèdes en prônant la suprématie du Droit en toutes choses : la démarche fédéraliste.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

William Penn, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Penn

William Penn, sur le site ''la pensée fédéraliste'' :
http://www2.vo.lu/homepages/fce/PENN.HTM

Jules Rimet, militant politique

Publié le 23/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Jules Rimet, militant politique
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de Jules Rimet, le personnage historique dont il est question ci-dessous.
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- Jules Rimet, militant politique :

Comme on le sait, Jules Rimet (1873-1956) est - dans les années 1930 - le créateur et l'inventeur ''historique'' du principe même de la coupe du monde de football. Ce que l'on sait moins, c'est qu'il fut également un militant politique, chrétien social et humaniste.

D'abord il s'agissait là d'un militant chrétien, fondateur (en 1898) d'un journal chrétien, mais de tendance républicaine et démocratique, "La Revue" ; journal proche du « Sillon » de Marc Sangnier : ce mouvement chrétien-démocrate qui fit rompre de nombreux chrétiens avec l'idée de restauration monarchique.

Président de la FIFA de 1921 à 1954, Président de la FFF de 1919 à 1949, obstiné créateur de la Coupe du monde de football entre 1925 et 1930, à la veille de la seconde guerre mondiale - face à la dictature militaire argentine - il fit tout pour arracher l'organisation de la Coupe du monde 1938 pour la France.

En effet, en considérant ainsi le football - au lendemain de cette effroyable boucherie qu’avait été la Grande Guerre (lieutenant d'infanterie, il y avait même gagné une croix de guerre...) - comme un « propagateur de compréhension et de réconciliation entre les races » (sic), Jules Rimet conférait à la Coupe du monde et au football des ambitions politiques humanistes et fédératrices qui dépassaient très largement, et de loin, le seul cadre sportif.

Un esprit ’’politique’’ qui - chez lui - trouvait là son ancrage non seulement dans l’internationalisme de la fin du XIXe siècle mais aussi dans ce catholicisme social qui avait très profondément marqué Jules Rimet, lui-même ancien ’’silloniste’’ comme on vient de le revoir.

Défenseur de l'idéal d'un sport humaniste, figure comparable au Comte de Coubertin - un autre français tout dévoué à l'éducation pacifique des masses par le sport - on sait peu qu'il fut même proposé au Prix Nobel de la paix 1955.

Ronan Blaise
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Sources : une « Histoire (politique) des Coupes du monde de football » : un ouvrage de Paul Dietschy, Yvan Gastaut et Stéphane Mouriane ; document publié (en mai 2006) aux Editions Vuibert (345 pages).
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Pour en savoir plus :

Jules Rimet, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Rimet

Des coupes du monde...

Publié le 23/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Des coupes du monde...
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture du principal ouvrage utilisé ici en sources.
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- Des coupes du monde...

Le projet d'organiser une Coupe du monde de football commença dès la création de la FIFA en 1904. En 1906, on décida de programmer une première édition de cette compétition ; celle-ci devait se dérouler en Suisse. Et on mis en place quatre poules de quatre équipes en guise de premier tour. Mais lors de la clôture des confirmations d'inscriptions pour les seize équipes invitées, le 31 août 1905, aucune fédération ne confirma sa participation. Et le projet fut finalement enterré.

Avec la mise en place d'un tournoi olympique de football à partir de 1908, la FIFA voulut procéder à la reconnaissance de ce tournoi olympique comme championnat du monde de football amateur. L'idée fut validée lors du congrès de la FIFA en 1914, mais la Première Guerre mondiale bloqua cette initiative. Après la Grande Guerre, la FIFA allait modifier son attitude.

Dès son élection à la présidence de la FIFA, Jules Rimet met en effet tout en œuvre pour ne pas reconnaître le tournoi olympique comme championnat du monde de football amateur, militant pour la mise en place d'une nouvelle compétition spécifique.

Les Jeux Olympiques de 1924 et 1928 permettent d'établir un dialogue constructif entre les formations d'Amérique du Sud et celles du Vieux continent. Le projet de Coupe du monde est finalement adopté par la FIFA le 28 mai 1928 par 25 voix pour et 5 contre (les pays scandinaves) et 1 abstention (l'Allemagne).

L'organisation de la première Coupe du monde sera confiée à l'Uruguay en mai 1929 (pour fêter le centenaire de son indépendance et surtout car il est double champion olympique en titre) lors du congrès de la FIFA 1929 à Barcelone. Pour des raisons financières et d'intendance, seulement quatre sélections européennes acceptèrent d'effectuer le long déplacement en Uruguay en 1930 : la France, la Belgique, la Yougoslavie et la Roumanie.

Jules Rimet sera même contraint de procéder à un authentique tour de France pour convaincre autorités, joueurs et employeurs afin que la France ne rate pas ce premier rendez-vous mondial, ce qui ser fait dans les mois suivants. En hommage à l'action du président de la FIFA, le premier trophée qui reste en usage de 1930 à 1970 se nomme « Coupe Jules Rimet ».

Juste revenir rapidement sur certaines participations insolites :

1934 : Participation en phase finale de l'Egypte. Par mesure de représailles envers les pays européens qui n'ont pas fait le déplacement en Uruguay pour la première édition de la compétition, l'Uruguay boude la deuxième édition ''européenne'' de la coupe du monde.

1938 : Initialement - du fait du principe d'alternance continentale - c'est l'Amérique du sud qui devait organiser cette 3' édition de la compétition (et l'Argentine avait d'ailleurs même officiellement posé sa candidature...). Mais Jules Rimet (l' ''inventeur'' même du concept de coupe du monde) fit le forcing pour que la France organise la compétition (dès 1937 !), impliquant la Belgique, les Pays bas et l'ensemble des pays européens dans cette démarche.

Une compétition qui commmence par les forfaits lors des éliminatoires den Etats-Unis, du Mexique, des pays d'Amérique centrale, de la Colombie et du Japon. Avec la participation en phase finale de Cuba et des Indes néerlandaises (actuelle Indonésie). L'Argentine (vexée de n'avoir pû organiser la compétition...) et l'Uruguay déclarèrent forfait avant la phase finale. L'équipe d'Autriche - pays récemment annexée par l'Allemagne nazie - est interdite de compétition par les autorités nazies de Berlin. Une compétition également perturbée par le forfait de l'URSS, la guerre d'Espagne et par la guerre sino-japonaise.

1942 : L'organisation de la compétition de 1942 avait initialement été confiée à l'Allemagne nazie ; compétition annulée pour cause de seconde guerre mondiale...

1950 : Premières participations des fédérations britanniques. Bien que qualifiées Inde, Écosse et la Turquie déclarèrent forfait au tout dernier moment. (La France et le Portugal furent alors repêchés pour les remplacer, mais les deux fédérations refusèrent une invitation jugée par elles trop tardive...).

1954 : Première participation en phase finale de la Turquie et de la Corée du sud. La victoire finale de l'Allemagne fédérale en finale du tournoi permet la réhabilitation et la ''normalisation'' de l'Allemagne sur la scène internationale.

1958 : Fait historique, les quatre fédération britanniques sont toutes présentes en phase finale.

1966 : La Corée du nord crée la sensation en battant l'Australie en matchs de barrages avant de battre l'Italie au cours de la compétition.

1970 : Seule et unique participation en phase finale de l'Etat d'Israël et du Salvador (en guerre avec le Honduras, en 1969). Première participation du Maroc.

1974 : Première participation en phase finale de l'Australie. Seule et unique participation en phase finale du Zaïre et d'Haïti. Forfait de l'URSS qui refuse de jouer son match de barrages contre le Chili du (depuis peu au pouvoir) général Pinochet.

1978 : Première participation en phase finale de la Tunisie et de l'Iran. La Coupe du monde est instrumentalitée par la dictature argentine (d'où l'orchestration - en France - d'une timide campagne de boycott, non suivie d'effets).

1982 : Participation en phase finale du Honduras, du Salvador, du Koweït et de la Nouvelle Zélande. Première participation du Cameroun et de l'Algérie. La coupe du monde de footbal se déroule en Espagne un an après la tentative de coup d'état militaire.

1986 : Seule et unique participation en phase finale du Canada et de l'Irak. Match « Angleterre - Argentine » quatre ans après la guerre des Malouines.

1990 : Participation en phase finale de l'Egypte, des Emirats arabes unis (qui éliminent le Japon en barrages) et du Costa Rica.

1994 : Première participation en phase finale pour Arabie saoudite, Grèce, Nigéria, Russie et (depuis 1938) Allemagne réunifiée. De même, c'est la première fois depuis 1950 qu'aucune équipe britannique n'est présente.

1998 : Première participation en phase finale pour Jamaïque, Japon, Croatie et Afrique du Sud. Dernière participation de la Yougoslavie, devenue depuis lors Serbie-Monténégro (en 2003). Matchs « Iran - Etats-Unis ».

2002 : Première participation en phase finale pour Sénégal, Chine et Equateur.

2006 : Première participation en phase finale pour Tchéquie, Ukraine, Serbie, Angola, Ghana, Togo, Trinidad & Tobago (qui élimine Bahrein en barrages).

Et sur quelques organisations passées ou à venir...

Comme on le sait, la prochaine coupe du monde de football aura lieu en 2010, en Afrique du sud. Une candidature ''sud-africaine'' retenue au détriment de quatre autres pays africains : le Maroc, l'Egypte, la Tunisie et la Libye.

L'édition suivante de cette compétition (en 2014) devant avoir lieu en Amérique du sud, il est fort probable qu'elle se déroule alors au Brésil, la Colombie ayant à nouveau annoncé - en 2007 - le retrait de sa candidature.

En effet déjà, en 1986, la compétition devait initialement avoir lieu en Colombie. Ce pays déclarant finalement forfait (à cause - notamment - de son instabilité politique et de son insécurité endémique...), l'organisation de la compétition fut alors finalement confiée au Mexique.

De même, on sait que l'organisation des compétitions de 1990, 1994 et 1998 fut l'objet de longs marchandages entre Italie, France et Etats-Unis (le Brésil et le Maroc voyant alors leurs candidatures rejetées).

Pour l'organisation de la compétition de 2002 (première coupe du monde se déroulant en Asie orientale), bien que les autorités de la FIFA aient initialement souhaité une candidature chinoise ou appuyé une candidature japonaise unique, c'est finalement une candidature conjointe du Japon et de la Corée du sud qui fut - in extremis - retenue.

Pour l'organisation de la compétition de 2006, c'est l'Allemagne qui fut désignée au détriment de l'Afrique du Sud (qui organisera la Coupe du monde de football de 2010), du Brésil (qui devrait organiser celle de 2014), du Maroc (à nouveau candidat - malheureux - pour organiser la compétition de 2010) et l'Angleterre (à nouveau candidate pour l'organisation de l'édition de 2018).

Quant à cette coupe du monde de 2018, les dossiers de candidature devront être déposés à la FIFA d'ici à 2010. Le choix final du pays organisateur sera connu courant 2012. Cette édition pouvant se dérouler en Amérique du nord, trois pays pourraient alors être candidats : le Canada, les Etats-Unis et le Mexique.

L'édition 2018 de la Coupe du monde pouvant également éventuellement se dérouler en Europe, il s'avère que l'Angleterre, le Portugal, l'Espagne et la Russie seraient sur les rangs. De même qu'une candidature commune de la Belgique et les Pays-Bas, déjà co-organisateurs de l'Euro 2000. Mais il faut savoir que, dans l'espoir de pouvoir à son tour organiser cette prestigieuse compétition, la Chine (RPC) s'est également déjà mise sur les rangs...

Ronan Blaise
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Références : une « Histoire (politique) des Coupes du monde de football » : un ouvrage de Paul Dietschy, Yvan Gastaut et Stéphane Mouriane ; document publié (en mai 2006) aux Editions Vuibert (345 pages).
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Poue en savoir plus :

Histoire de la Coupe du monde, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_du_monde_de_football

JO d'été, quelques candidatures malheureuses...

Publié le 23/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
JO d'été, quelques candidatures malheureuses...
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est le drapeau olympique, au cinq anneaux.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- JO d'été, quelques candidatures malheureuses...

On se souvient de l'immense déception ressentie par le monde du sport français quand la candidature de Paris pour organiser les JO d'été de 2012 fut finalement rejetée au profit de celle de Londres. Occasion pour nous de revenir rapidement sur les candidatures rejetées pour l'organisation des JO précédants.

Où l'on découvre que c'est une éruption du Vésuve qui obligea Rome à renoncer à l'organisation des JO de 1908 (au profit de Londres). Où l'on découvre que les JO de 1916, 1940 et 1944 (annulés pour cause de première puis seconde guerre mondiale) auraient du avoir lieu à Berlin (1916), Tokyo puis Helsinki (1940) et Londres (1944).

Où l'on découvre que les JO de 1916 et 1920 auraient pu avoir lieu à Alexandrie d'Egypte ou ) La Havane. Et ceux de 1936 à Buenos Aires ou Rio de Janeiro. Où l'on découvre les malheurs de Détroit (6 échecs d'affilée !!!), de Minnéapolis et de Philadelphie (villes candidates américaines malheureuses pour l'organisation des JO de 1952, 1956, 1960, 1964, 1968 et 1972, à nouveau candidates pour les prochaines éditions).

Où l'on découvre que les JO d'été de 2016, 2020 et 2024 pourraient très bien avoir lieu en Turquie (Istambul), au Liban (Beyrouth), dans le golfe arabo-persique (à Doha ou Dubaï), en Afrique du sud (Le Cap), en Corée du sud (Pusan), à Taïwan (Taïpeh), en Malaisie (Kuala Lumpur), en Thaïlande (Bangkok), en Inde (New Delhi), en Australie (Brisbane), en Nouvelle Zélande (Auckland), au Chili (Santiago), en Argentine (Buenos Aires) voire à Cuba (La Havane).

Ronan Blaise
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Pour organiser les JO d'été de 1896, c'est la ville de d’Athènes (Grèce) qui fut choisie (en hommage aux Jeux Olympiques antiques). Pour organiser les JO d'été de 1900, c'est la ville de Paris qui fut choisie (en hommage à Pierre de Coubertin). Pour organiser les JO d'été de 1904, c'est la ville de Saint-Louis (États-Unis) qui fut choisie après la défection de Chicago (États-Unis).

Pour organiser les JO d'été de 1908, c'est Londres qui fut choisie au détriment de Rome (Italie), Milan (Italie) et Berlin (Allemagne). Rome - initialement choisie - n'ayant finalement pu honorer son engagement pour des raisons financières dues à l'éruption du mont Vésuve. Pour organiser les jeux de 1912, c'est Stockholm - seule ville candidate - qui fut finalement choisie.

En 1916, les JO d'été (annulés pour cause de première guerre mondiale) devaient avoir lieu à Berlin, ville alors désignée pour accueillir cette compétition au détriment d'Alexandrie (Egypte), Cleveland (États-Unis), Budapest (Hongrie), Amsterdam (Pays Bas) et Bruxelles (Belgique).

En 1920, les JO d'été ont eu lieu à Anvers (Belgique) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient alors : La Havane (Cuba), Atlanta, Cleveland et Philadelphie (États-Unis), Budapest (Hongrie) Amsterdam (Pays Bas) et Lyon (France)

En 1921-1923, on décida d'attribuer l'organisation des JO d'été de 1924, 1928 puis de 1932 aux villes de Paris, d'Amsterdam puis de Los Angeles (villes finalistes pour l'attribution des JO de 1924). Les autres villes candidates à l'organisation des JO de 1924 étaient Barcelone (Espagne), Prague (Tchécoslovaquie) et Rome (Italie).

En 1936, les JO d'été ont eu lieu à Londres (Royaume-Uni) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient alors : Alexandrie (Égypte), Rio de Janeiro (Brésil), Buenos Aires (Argentine), Cologne, Francfort et Nuremberg (Allemagne), Dublin (Irlande), Budapest (Hongrie), Helsinki (Finlande), Lausanne (Suisse), Rome (Italie) et Barcelone (Espagne).

En 1940 et 1944, les JO d'été respectivement attribués à Tokyo (puis Helsinki) et à Londres - attribués à Londres plutôt qu'à Athènes (Grèce), Budapest (Hongrie), Helsinki (Finlande) ou Montréal (Canada) - furent finalement annulés à cause du contexte international (seconde guerre mondiale).

En 1948, les JO d'été ont eu lieu à Londres (Royaume-Uni) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient alors : Lausanne (Suisse), Baltimore, Philadelphie, Minneapolis et Los Angeles (États-Unis).

En 1952, les JO d'été ont eu lieu à Helsinki (Finlande) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient alors : Amsterdam (Pays-Bas), Détroit, Philadelphie, Chicago, Minneapolis et Los Angeles (États-Unis).

En 1956, les JO d'été ont eu lieu à Melbourne (Australie) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient alors : Buenos Aires (Argentine), Détroit, Philadelphie, Chicago, Minneapolis, Los Angeles et San Francisco (États-Unis), Mexico (Mexique) et Montréal (Québec, Canada).

En 1960, les JO d'été ont eu lieu à Rome (Italie) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient alors Tokyo (Japon), Détroit (Etats-Unis), Mexico ( Mexique), Lausanne (Suisse), Budapest (Hongrie) et Bruxelles (Belgique).

En 1964, les JO d'été ont eu lieu à Tokyo (Japon) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient alors Détroit (États-Unis), Vienne (Autriche) et Bruxelles (Belgique).

En 1968, les JO d'été ont eu lieu à Mexico (Mexique) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient alors Détroit (Etats-Unis), Buenos Aires (Argentine) et Lyon (France).

En 1972, les JO d'été ont eu lieu à Munich (RFA) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient alors Madrid (Espagne), Détroit (Etats-Unis) et Montréal (Québec, Canada).

En 1976, les JO d'été ont eu lieu à Montréal (Québec, Canada) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étaient Moscou et Los Angeles (qui organisèrent successivement les JO en 1980 et en 1984).

En 1980, les JO d'été ont eu lieu à Moscou (URSS) plutôt qu'à Los Angeles, (ville organisatrice en 1984). En 1984, les JO d'été ont eu lieu à Los Angeles, Californie (fait rare, aucune autre ville n'était alors candidate à l'organisation de cette compétition). En 1988, les JO d'été ont eu lieu à Séoul (Corée du sud) plutôt qu'à Nagoya (Japon).

En 1992, les JO d'été ont eu lieu à Barcelone (Espagne) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étant : Amsterdam (Pays-Bas), Belgrade (Yougoslavie), Birmingham (Royaume-Uni), Brisbane (Australie) et Paris (France).

En 1996, les JO d'été ont eu lieu à Atlanta (Géorgie, USA) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étant : Athènes (Grèce), Belgrade (RF Yougoslavie), Manchester (Royaume-Uni), Melbourne (Australie) et Toronto (Canada).
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En 2000, les JO d'été ont eu lieu à Sydney (Australie) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étant : Berlin (Allemagne), Istanbul (Turquie), à nouveau Manchester (Royaume-Uni) et Pékin (Chine).
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En 2004, les JO d'été ont eu lieu à Athènes (Grèce) ; les autres villes candidates à l'organisation d'une telle compétition étant : Rome (Italie), Le Cap (Afrique du Sud), Stockholm (Suède) et Buenos Aires (Argentine).

Autres villes candidates officielles (mais non retenues dans la liste finale par le CIO) : Lyon et Lille (France), Sarrebrück (Allemagne), Séville (Espagne), Saint-Pétersbourg (Russie), Rio de Janeiro (Brésil) et San Juan (Porto Rico).
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En 2008, les JO d'été vont avoir lieu à Pékin (RPC) ; les autre villes candidates à l'organisation de cette compétition ayant été Toronto (Canada), Paris (France), à nouveau Istanbul et Osaka (Japon).

Nb : Six autres villes n'ont pas été sélectionnées lors d'un premier choix effectué en 2005 : Bangkok (Thaïlande), La Havane (Cuba), Kuala Lumpur (Malaisie), Le Caire (Egypte) et Séville (Espagne).

Autres villes candidates (se sont retirées avant la procédure finale) : Washington, New York, Baltimore, Boston, Chicago, Cincinnati, Houston, la Nouvelle-Orléans, San Francisco et Seattle (États-Unis), villes non-retenues par le comité olympique américain qui ne voulait pas de candidatures pour 2008.

Ainsi que Yokohama (Japon), éliminée par le comité olympique japonais au profit d'Osaka. De même : Édimbourg (Royaume-Uni) et Monterrey (Mexique), qui ont retiré prématurément leurs candidatures.
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En 2012, les JO d'été vont avoir lieu à Londres (Royaume-Uni) ; les autres villes candidates à l'organisation de cette compétition ayant été à nouveau La Havane (Cuba), à nouveau Istambul (Turquie), Leipzig (Allemagne), Madrid (Espagne), Moscou (Russie), New York (États-Unis), à nouveau Paris (France) et Rio de Janeiro (Brésil).

Washington, Pittsburgh et Cincinnati, Dallas et Houston, Los Angeles et San Francisco,Tampa, Floride (États-Unis) ayant été éliminées par le comité olympique américain au profit de New York. Düsseldorf, Francfort, Hambourg et Stuttgart (Allemagne), ayant été éliminées par le comité olympique allemand au profit de Leipzig.

Séville (Espagne), éliminée par le comité olympique espagnol au profit de Madrid. Sao Paulo (Brésil) ayant été éliminée par le comité olympique brésilien au profit de Rio de Janeiro. Brisbane (Australie), Budapest (Hongrie), Dublin (Irlande), Tel Aviv (Israël) et Varsovie (Pologne) ayant retiré leur candidature prématurément.
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Pour l'organisation des JO d'été de 2016, les villes officiellement candidates à ce jour sont : Tokyo (Japon, plutôt que Fukuoka), Prague (République tchèque), Chicago (États-Unis, plutôt que Los Angeles, San Diego, Houston ou Philadelphie)

D'autres villes européennes ont posé leur candidature à l'organisation d'une telle compétition . Il s'agit là de Berlin et Hambourg (Allemagne), Lisbonne (Portugal), à nouveau Madrid (Espagne), Rome (Italie) ou Istambul (Turquie). Mais, après la désignation de Londres pour les Jeux Olympiques de 2012, il est peu vraisembable que ces prochains Jeux soient à nouveau attribués, à une ville européenne.

Pareillement en Amérique, sont villes candidates : à nouveau Montréal (Canada) ou La Havane (Cuba) et Buenos Aires (Argentine) ou Santiago (Chili). Et de même en Asie : à nouveau Bangkok (Thaïlande) et Pusan (Corée du Sud), New Delhi (Inde), Dubaï (Émirats arabes unis), Doha (Qatar) et Bakou (Azerbaïdjan). Le choix définitif devant être fait en 2009.
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Pour l'organisation des JO d'été de 2020, certaines villes ont déjà pris date : Amsterdam et/ou Rotterdam (Pays-Bas), Lyon (France), Genève (Suisse), Milan (Italie), Budapest (Hongrie), Copenhague (Danemark) et à nouveau Prague (RTC)

En Asie : à nouveau New Delhi (Inde), Kuala Lumpur (Malaisie) et Pusan (Corée du sud), Taipeh (Taïwan), Brisbane (Australie), Auckland (Nouvelle-Zélande). En Amérique : Toronto (Canada), à nouveau Philadelphie, Détroit, Minéapolis, Denver et à nouveau Los Angeles. Et, en Afrique : à nouveau Le Cap (Afrique du Sud). Le choix définitif devant être fait en 2013.
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Pour l'organisation des JO d'été de 2024, on connait déjà les noms de quelques villes présumées candidates. A savoir : à nouveau Brisbane (Australie), Auckland (Nouvelle-Zélande), Philadelphie (États-Unis), Copenhague (Danemark), Paris (France) et Beyrouth (Liban). Le choix définitif devant être fait en 2017.
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Pour en savoir plus :

Résultats des élections des villes hôtes des Jeux Olympiques d'été, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sultats_des_%C3%A9lections_des_villes_h%C3%B4tes_des_Jeux_Olympiques_d%27%C3%A9t%C3%A9#Jeux_Olympiques_d.27.C3.A9t.C3.A9_de_1936

Clovis, c'est Louis...

Publié le 23/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Clovis, c'est Louis...
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une représentation du baptême de Clovis, d'après Saint Gilles.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Clovis, c'est Louis...

Clovis, on connait : c'est le nom de ce célèbre roi des Francs qui régna sur la majeure partie des Gaules (Burgondie exceptée) de 481 à 511 et qui fonda la célèbre dynastie des Mérovingiens (du nom hypothétique de son grand-père, Mérovée).

Un nom de Clovis (en allemand : Chlodwig ou Chlodowech ; en latin : Chlodovechus) qui viendrait du franc (ou ''vieil haut-allemand'') Hlodowig, patronyme composé de l'adjonction des racines hlod (« renommée », « illustre ») (racine qu'on retrouve également dans des prénoms comme Clotilde, Clotaire, Clodomir, etc) et wig (« combat »), ce qui voudrait donc dire « Illustre dans la Bataille », « Illustre au Combat ».

Un prénom qui donnera par la suite - en français moderne - le prénom Ludovic, Ludwig (en allemand) et... Louis, prénom traditionnel dans la Maison de France (toutes dynasties confondues...). Et prénom de nombreux rois de France (tout du moins d'au moins une bonne vingtaine d'entre eux). De ce fait, le roi des francs Clovis 1er, c'est notre Louis 1er de France...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Clovis 1er, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clovis

Le prénom Louis, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis

Temps antiques uchroniques

Publié le 22/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Temps antiques uchroniques
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une carte évolutive du territoire de l'Empire de Rome des origines au règne de l'empereur d'Orient Justinien.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Temps antiques uchroniques :

Bien d'autres scénarii étaient envisageables pour cette époque que nous appellons aujourd'hui - faute de mieux - l'Antiquité.

Listons ici rapidement quelques points de divergences exploitables (liste non exhaustive, bien entendu...) - à lire séparément - pour quelques nouveaux récits uchroniques.

Guerres médiques (années -490 et -480-478) : Victoire des Perses à Marathon, Salamine et/ou Platées : les armées grecques sont vaincues par les armées perses, Athènes est saccagée et les cités grecques jusque là insoumises doivent faire allégence au grand Roi.

-390 : Les Gaulois de Brennus prennent Rome ainsi que sa forteresse du Capitole. L'obscure cité latine tombe dans l'anonymat.

-338 : Philippe II de Macédoine survit à la tentative d'assassinat de Pausanias et mène les armées macédoniennes en Anatolie pour y combattre les armées du grand roi perse Darios III ; son fils Alexandre reste en Macédoine pour (à moins qu'il n'ait été exécuté dans la répression qui survit le démentèlement du complot) y assurer la régence du royaume en l'absence de son père.

-334 / -333 : Fins prématurées de l'Anabase alexandrine après qu'Alexandre se soit noyé dans le fleuve anatolien Cydnos ou après des défaites militaires (subies au Granique ou à Issos) ou après la mort accidentelle d'Alexandre lors des sièges d'Halicarnasse ou de Tyr.

-332 : Accord diplomatique passé - à l'instigation du général en chef Parménion - entre Alexandre de Macédoine et le grand roi perse Darios III : le roi de Macédoine se contentera donc de régner sur ses conquêtes faites à l'Ouest de l'Euphrate et épousera l'une des fille du grand roi.

-326 : Les armées d'Alexandre le grand traversent l'Hyphase (actuel fleuve Jhellum, au Pendjab), le conquérant poursuit ses guerres de conquête en Orient et pénètre dans les Indes...

-323 : Alexandre le grand survit à la crise de paludisme qui manque alors de le terrasser et mène une série d'expédition militaire en Arabie et en Méditerranée occidentale : contre Carthage et en Italie, contre Rome (objet de textes ''uchroniques'' de Tite-Live : « Histoire romaine. La conquête de l'Italie » in Livre IX, 16-19).

-323 : A la mort d'Alexandre le grand, si ses principaux généraux ''diadoques'' n'arrivent effectivement pas à se mettre d'accord sur le nom de son successeur, l'un d'entre eux (i. e : Perdikkas, Antigone le borgne, Séleukos et/ou Kratère) réusit néanmoins à s'imposer face à ses rivaux et à conserver sous son autorité la plus grande part de l'empire.

IIIe et IInd siècles : Victoires des phalanges (armées hellénistiques) d'Alexandre le grand, de Pyrrhus d'Epire ou des rois antigonides de Macédoine contre les légions romaines.

Guerres puniques (-216) : Aux lendemains de la bataille de Cannes gagnées par les armées carthaginoises sur celles de Rome, soulèvement général des populations italiennes contre Rome : les forces d'Hannibal prennent Rome. La péninsule italienne, morcelée en Etats clients de Carthage (dont Rome, cité soumise et vaincue...), entre alors dans l'empire informel de la cité punique, désormais puissance majeure du bassin méditerranéen occidental.

Guerre des Gaules (-52) : Les victoires gauloises de Vercingétorix face aux légions romaines (et la mort au combat du consul Jules César) permettent l'avénement d'un grand royaume gaulois autour de la suprématie éduo-arverne.

-44 : Finalement pris de remords, Brutus dénonce - in extremis - ses compagnons comploteurs et n'assassine finalement pas Jules César aux îdes de Mars. La répression sera féroce mais César va asseoir son projet de restauration monarchique en faisant acte de clémence à l'égard des conjurés. Plus que jamais populaire, Jules César achève alors de préparer sa prochaine campagne contre les Parthes, campagne au cours de laquelle - marchant dans les pas d'Alexandre le grand - il prendra leurs capitales mésopotamiennes de Séleucie et Ctésiphon.

Guerres civiles romaines : Triomphe des forces républicaines contre les armées de César. Pas d'Empire : permanence de la vieille république aristocratique.

-31 : Victoire navale à Actium (côtes d'Epire) des forces de Marc-Antoine et de Cléopatre VII d'Egypte contre celles d'Octave-Auguste : création d'une grande monarchie romano-hellénistique en Méditerranée.

Ere chrétienne : Le gouverneur de Palestine romaine Ponce Pilate refuse d'envoyer - en la personne de Jésus de Nazareth - un innocent à la mort et refuse également de s'en laver les mains au seul profit du Sanhédrin : Jésus de Nazareth restera donc un obscur prophète petit juif de Palestine (à moins qu'il ne se fasse lapider par des pharisiens fanatiques...).

Du coup : pas de crucifixion, pas de résurrection, pas de christianisme... et comme la nature déteste le vide, c'est finalement le Mithraïsme - culte iranien très populaire dans les légions - qui s'imposera comme grande religion émergente de l'Antiquité tardive.

+9 : Victoire romaine du légat Quinctilius Varus sur les germains d'Arminius, à Teutoburger wald (ou de Germanicus, par la suite). Rien ne peut plus guère arrêter la conquête romaine de la Germanie, au moins jusqu'à l'Elbe...

Empire de Rome : Nombreux soulèvements ''nationaux'' dans l'empire : Hermann-Arminius en Germanie, Boadicée-Boudicaa en Bretagne, Tacfarinas en Maurétanie, Simon Bar Kocheba en Palestine, etc. Au moins l'un d'entre ces ''soulèvements nationaux'' aurait pu réussir et donner là naissance à un Etat ''indigêne'' indépendant.

+117 : A la mort de l'Empereur Trajan, un testament impérial écarte l'héritier présomptif au titre impérial (le gouverneur de Syrie Hadrien) et organise une restauration de la république sous la direction du sénateur Neratius Priscus (doyen du Sénat) Nératius Priscus et sous la protection du général Lusius Quiétus.

+180 : A la mort de l'empereur Marc-Aurèle, c'est son co-empereur Lucius Vérus qui lui succède (et non pas son fils, le médiocre Commode...) assurant ainsi la stabilité et la pérénité de l'empire.

+180 : A la mort de l'empereur Marc-Aurèle, c'est son co-empereur Avidius Cassius qui lui succède sur le trône (plutôt que son médiocre fils : le brutal Commode...). Avidius Cassius qui allait prolonger les travaux de réformes entrepris de son vivant par l'empereur Marc-Aurèle :

Démocratisation des institutions de la république par élargissement de la citoyenneté à l'ensemble des hommes libres de l'empire (ainsi qu'aux femmes), mise en place d'une représentation des provinces de l'empire au sénat, abolition de l'esclavage, réforme agraire par suppression du latifundisme, abolition de l'armée de métier et mise en place d'une armée de conscription par service universel, mise en place d'un système éducatif d'Etat, etc. (texte uchronique de Charles Renouvier, 1857).

IIIe siècle : Démembrement de l'empire romain avec la naissance d'un empire des Gaules et du royaume hellénistique de Palmyre.

+313 : L'empereur Constantin proclame le culte du Soleil (et non le christianisme) comme Religion officielle de l'Empire.

+363 : L'empereur Julien (ou un Maxence victorieux de Constantin, devant Rome, en +312...) survit à sa campagne victorieuse de Mésopotamie et poursuit sa politique de restauration du paganisme...

+451 : Victoire militaire d'Attila - roi des Huns - aux champs catalauniques (Champagne) contre la coalition ''germano-gallo-romaine'' conduite par le ''magister equitum'' Aétius. Rien ne peut désormais plus arrêter la déferlante hunnique en Occident...

+452 : Comme autrefois les wisigoths de Théodoric et les vandales de Genséric, les huns d'Attila prennent et pillent Rome. Rien ne peut désormais plus arrêter la mise en place d'un grand Empire hunnique en Occident.

+486 : Victoire devant Soissons du ''magister equitum'' Syagrius contre le roi franc Clovis 1er : assurant ainsi la permanence d'un Etat gallo-romain dans les Gaules (Nb : bientôt, l'empereur d'Orient du moment lui enverra les insignes des dignités impériales).

Ronan Blaise
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- Sources : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici pages 77-78-79 et 124 à 136).
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Un Moyen Âge uchronique

Publié le 22/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Un Moyen Âge uchronique
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est le fameux tableau de Jan Matejko représentant (en 1878) la fameuse bataille germano-polonaise de Grunwald-Tannenberg (juillet 1410).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Un Moyen Âge uchronique :

Bien d'autres scénarii étaient envisageables pour cette époque que nous appellons aujourd'hui - faute de mieux - le ''Moyen Âge''.

Listons ici rapidement quelques points de divergences exploitables (liste non exhaustive, bien entendu...) - à lire séparément - pour quelques nouveaux récits uchroniques.

451 : Victoire militaire d'Attila - roi des Huns - aux champs catalauniques (Champagne) contre la coalition ''germano-gallo-romaine'' conduite par le magister equitum Aétius. Rien ne peut désormais plus arrêter la déferlante hunnique en Occident.

452 : Les Huns d'Attila prennent et pillent Rome. Rien ne peut désormais plus arrêter la mise en place d'un grand Empire hun en Occident.

486 : Victoire - devant Soissons - du ''magister equitum'' Syagrius (un général gallo-romain...) contre le roi des franc saliens de Tournai Clovis 1er : assurant ainsi la permanence d'un Etat gallo-romain dans les Gaules (Nb : bientôt, l'empereur d'Orient du moment lui enverra les insignes des dignités impériales).

490 : Victorieux des Anglo-Saxons à Camlann, le roi breton Arthur fonde un grand royaume ''grand-breton'' indépendant susceptible de résister aux envahisseurs anglo-saxons venus du continent.

506 : Vaincu par les Alamans à Tolbiac (près de Cologne), le roi des francs Clovis 1er n'abandonnera finalement sans doute pas ses dieux barbares pour ce ''Dieu de Clotilde'' qui ne lui fut finalement d'absolument aucun secours lors de cette terrible journée...

507 : Vaincu par les Wisigoths du roi Alaric 1er à Vouillé (près de Poitiers), le roi franc Clovis 1er (tué au combat) voit s'effondrer ses projets de réunification des Gaules à son profit. Ces événements attestent la permanence d'un grand royaume wisigothique entre Loire et colonnes d'Hercule.

609 : Décès du chef tribal arabe Mahomet de la Mecque, assassiné par un agent secret de l'Empire romain d'Orient. Du coup : pas d'Islam, pas de menace et pas de conquête arabo-musulmane contre la domination byzantine en Orient.

673 : La flotte arabo-musulmane du Calife de Bagdad prend d'assaut Constantinople. Fin prématurée de l'Empire byzantin.

732 : Près de Poitiers, les armées musulmanes maures et ibériques d'Abd el-Rahman III l'emportent sur les armées franques du Maire du palais Charles Martel ; saccage de Tours (sanctuaire de Saint-Martin) et conquête musulmane des Gaules, jusqu'à la Loire.

vers 950-1000 : Installation de colonies pérennes de populations scandinaves aux Amériques (Vinland, Markland, Helluland, etc).

1066 : Mort au combat du Duc de Normandie Guillaume le bâtard et sanglante défaite des armées normandes - à Hastings - face aux armées anglo-saxonnes du roi Harold II Godwinsson, roi d'Anglia. Fin des ambitions normandes en Grande-Bretagne et permanence d'un royaume anglo-saxon semi-païen outre-Manche.

1071 : Victoire byzantine de l'empereur Romain IV Diogène à Malazgirt (i. e : Manzikert, en Anatolie orientale, ancienne Arménie...) contre les armées turques d'Alp Arslan. Consolidation de la présence byzantine en Anatolie orientale.

1190 : Traversant avec ses armées l'Anatolie, en route vers la Terre sainte (dans le cadre de la troisième croisade à laquelle participent également les rois d'Angleterre et de France Richard coeur de lion et Philippe Auguste) l'Empereur germanique Frédéric Barberousse (68 ans) échappe miraculeusement à la noyade dans le fleuve Saleph. Ses contingents germaniques (et futurs colons allemands de Terre sainte) seront - en palestine - d'une grande utilité aux Croisés pour reprendre Jérusalem aux Sarrasins et péréniser le royaume latin de Jérusalem.

1203 : Le jeune Arthur 1er de (petite) Bretagne, fils de Geoffroy Plantagenêt (quinze ans seulement...), vainc son oncle Jean sans terre et restaure à son profit l'empire anglo-angevin des Plantagenêts. Ses contemporains voient alors déjà en lui la ''réincarnation'' du fameux grand roi Arthur de la légende...

1213 : A Muret (près de Toulouse), victoire des armées ''albigeoises'' de Raymond VI de Toulouse, Raymond-Roger de Foix et Pierre II d'Aragon contre les armées ''franques'' de Simon IV de Montfort, vaincu. Mise en place d'un Etat ''occitan'' par-delà les Pyrénées, face au Royaume de France.

1214 : Victoire des armées coalisées de l'Empire germanique et du royaume d'Angleterre à Bouvines (Flandres) contre les armées du roi de France Philippe II Auguste. Le royaume de France sombre corps et biens...

1216-1217 : Réussite de l'expédition ''anglaise'' du dauphin de France Louis le lion, récemment appelé à l'aide par les barons anglais en révolte contre le roi plantagenêt Jean sans terre et bientôt couronné roi d'Angleterre. De ce fait, les souverains capétiens règnent désormais sur les deux rives de la Manche et réalisent à leur profit le rêve d'une monarchie ''transmanche'' longtemps carressé par les princes anglo-angevin plantagenêt.

1241 : Sur leur lancée de leur raid réussi en Pologne et en Hongrie, les hordes mongoles envahissent le Saint-Empire romain d'Occident, la France et l'Italie, saccageant Venise et Aix la chapelle, Rome et Paris... La chrétienté médiévale manque d'être rayée de la carte.

1260 : Victorieuses des armées musulmanes et mameloukes à Aïn Djalout, les armées mongoles prennent Jérusalem aux Mamelouks avant de restituer la ville sainte à leurs alliés Croisés chrétiens.

1274 et/ou 1281 : Succès militaires des invasions mongoles au Japon.

1316 : Quand le roi de France Louis X (dit ''le hutin'') meurt sans postérité, le Parlement ne reconnait pas la moindre validité juridique à la prétendue ''Loi salique'' qui réserverait le trône aux mâles. C'est donc sa fille Jeanne de Navarre, née d'un premier mariage avec Marguerite de Bourgogne, qui lui succède alors sur le trône de France.

En cas de décès de celle-ci, c'est donc un prince Plantagenêt d'Angleterre - i. e : son cousin Edouard d'Angleterre, fils de la princesse Isabelle de France (aînée des enfants de Philippe IV le bel...) - qui serait le mieux placé pour lui succéder.

1348 : La terrible ''peste noire'' venue d'Orient tue les trois quarts de la population de l'Europe occidentale et affaiblit durablement les royaumes d'Occident. Les armées turques d'invasion sauront en profiter...

1358-1360 : Mise en place en France - à l'instigation d'Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris et chef de file des députés du Tiers Etat aux Etats généraux- d'une monarchie parlementaire.

1410 : Les Chevaliers teutoniques écrasent les armées polonaises lors de la bataille de Tannenberg, confirmant ainsi pour longtemps la domination germanique sur les terres des bords de la Baltique.

1429 : Les Anglois prennent Orléans et poursuivent le ''petit-roi de Bourges'' (bientôt trahis par les siens et livré aux Godons) jusque dans ses derniers retranchements. La double monarchie ''franco-anglaise'' d'Henry VI Plantagenêt semble bel et bien solidement installée en France...

1431 : Jeanne d'Arc entre en général en chef victorieux des armées royales ''françaises'' dans Paris libérée et s'apprête à marcher contre Rouen pour en chasser les Godons ; ''ça va chauffer'' déclare-t-elle...

1389 & 1444 : Victoire des armées chrétiennes ''croisées'' à Kosovo Polje et à Varna contre les armées ottomanes. Le désenclavement et la libération de Constantinople, encerclée, restent tout à fait envisageables.

1477 : Vainqueur des Lorrains rebelles à son autorité sous les murs de Nancy, Charles le hardi, duc de Bourgogne, reçoit de l'Empereur germanique la couronne royale de Grand Duc d'Occident. On va alors vers une restauration du royaume de Lotharingie au profit du Duc de Bourgogne.

1492 : Laurent de Médicis unifie l'Italie du Quattrocento finissant autour de ses domaines de Toscane et Florence. Il allait par la suite financer les expéditions navales de Cristoforo Colombo...

1492 : L'expédition navale du grand amiral Christophe Colomb sombre lors d'une tempête subie au cours de sa traversée des Mers océanes occidentales, vers les Indes...

1492 : A moins qu'il ne parvienne sur les côtes nord-américaines, ''sponsorisé'' par le royaume du Danemark pour y retrouver les colonies vikings du Vinland...

Ronan Blaise
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- Sources : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici pages 136 à 148).
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