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Ameriques

Pourquoi la Maison... Blanche ?

Posté le 04.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de la Maison Blanche, bâtiment présidentiel et résidence officielle du président des Etats-Unis : bâtiment dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Pourquoi le Palais présidentiel du président des USA est-il appelé Maison Blanche ?

On le sait peu mais la dénomination « Maison Blanche » n'est officielle que depuis le tout début du XXe siècle, sous le mandat du président Théodore Roosevelt (1901-1909), en 1901).

À l'origine, le bâtiment dont il question ici (construit, après la création du « District fédéral » par la loi de décembre 1790, sur un projet de James Hoban - architecte irlandais-américain - après un choix de l'emplacement définitif par président George Washington lui-même avec l'urbaniste Pierre Charles L'Enfant, architecte de la nouvelle ville...) était appelé ''Palais présidentiel'' ou ''Manoir présidentiel''. Et l'épouse du président Madison, Dolley Madison, l'appelait le ''Château du Président''.

Le terme ''Manoir exécutif'' fut souvent employé dans des contextes officiels jusqu'à ce que le président Theodore Roosevelt établisse le nom formel (en 1901) en faisant enfin inscrire la dénomination ''Maison Blanche'' sur son papier à lettres. Mais pourquoi un tel nom ?

Les travaux de construction eurent lieu d'octobre 1792 au 1er novembre 1800 (pour un coût total de 232 000 dollars ; ce qui correspond à environ 2 400 000 de dollars de 2006). Et si les fondations furent creusées par des esclaves, la plupart des ouvriers travaillant sur le site étaient des immigrés écossais ou italiens.

La façade nord est inspirée des premier et deuxième étages d'un palais ducal de Dublin (Irlande) : la Leinster House, actuellement siège du parlement irlandais. Et la façade sud - ajoutée qu'en 1829 - serait inspirée du château de Rastignac (Dordogne) construit par Mathurin Salat dit ''Blanchard'' à La Bachellerie (Dordogne) en 1811. Et John Adams fut le premier président ''étasunien'' à résider dans le bâtiment, en 1800.

En 1814, pendant la « guerre anglo-américaine de 1812 » (dite « seconde guerre d'indépendance »), une grande partie de la ville brûla, et la Maison Blanche fut très endommagée. Seuls les murs extérieurs restaient debouts. Après la reconstruction, ceux-ci furent peints - en blanc - pour masquer les dégâts causés par la fumée. D'où le nom.

NB : Une autre hypothèse laisse à penser que - bien que le bâtiment de la WH ne fut construite que plusieurs années après la présidence de George Washington - son nom pourrait provenir du nom de la maison de Martha Custis Washington (i. e : sa femme) : White House Plantation (dans le comté de New Kent, en Virginie), l'endroit où - notamment - le premier président et sa femme se firent la court, au milieu du XVIIIe siècle...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

La Maison Blanche, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_Blanche

La guerre anglo-américaine de 1812, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_1812

Washington D. C., sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Washington_%28District_de_Columbia%29

Le Président Théodore Roosevelt, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Theodore_Roosevelt



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La Saga de la Maison Blanche (Jean-Luc Hees)

Posté le 03.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « la Saga de la Maison-Blanche » (Jean-Luc Hees)

De l'Histoire des Etats-Unis et des 43 hommes divers et variés qui occupèrent la Maison-Blanche, les français ne peuvent guère citer tout au plus - en moyenne et dans le meilleur des cas - qu'une petite demi-douzaine de noms, à savoir : Georges Washington, Abraham Lincoln, Théodore Roosevelt, Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt, John Fitzgérald Kennedy, Richard Nixon et Ronald Reagan...

Cet ouvrage est donc l'occasion de réviser ses classiques, d'en savoir un petit peu plus sur chacun d'entre eux et de découvrir d'autres personnalités a priori moins connues, mais parfois tout aussi attachantes et dont l'action fut souvent tout aussi importante, sinon décisive, dans la montée en puissance de ce grand pays, bientôt grande puissance.

Tels Andrew Johnson (qui failli être renversé par le Congrès pour avoir osé empêcher une tentative d'hégémonie républicaine), Grover Cleveland (modèle de courage face à la maladie), Théodore Roosevelt (hyperactif plus grand que la vie), Warren Harding (l'homme d'une Maison Blanche corrompue), Calvin Coolidge le silencieux (dépassé par les prémices de la grande dépression), Harry Truman (petit homme du Missouri, grand président des Etats-Unis), Lyndon B. Johnson l'homme de la nouvelle société (infatigable réformateur...), Gérald Ford l'homme qui (décidément) ne tenait pas sur ses jambes, etc.

Cet ouvrage est également l'occasion de découvrir leurs épouses - fist Ladies - qui accompagnèrent leurs époux dans leur carrière politique, vers les sommets et dans les épreuves, malgré les scandales et en dépit des défaites.

Un ouvrage qui nous permet de découvrir la progressive modernisation de la vieille demeure sudiste : laquelle découvrira le téléphone à la fin des années 1870 (sous le président Hayes), l'ascenseur dans les années 1880 (sous le président Chester Arthur), l'électricité dans les années 1890 (sous le président Harrison), les sondages d'opinion à la fin des années 1890 (sous l'éphémère président Mc Kinley), l'avion et l'automobile au tout début du XXe siècle (sous les présidents Théodore Roosevelt et Taft) et la radio (sous le président Coolidge) : époque proche d'une première guerre mondiale où l'on verra les dernières vaches et les derniers moutons présents dans les jardins de la Maison Blanche.

Un ouvrage riche en anecdotes qui nous raconte l'histoire humaine de la présidence des Etats-Unis d'Amérique, l'histoire vraie d'une nation en marche, des hommes qui l'ont dirigé et de cette étonnante ''demeure de style'' sudiste qui les ont abrité.

Ronan Blaise
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Quatrième de couverture :

« Qui n'a jamais rêvé de pénétrer dans le saint des saints, le Bureau Ovale de la Maison-Blanche ? C'est ce que nous faisons en lisant ce livre, tant les connaissances qu'en a l'auteur sont profondes, d'une vérité saisissante.

De président en président, de Washington à George W. Bush, en passant par Roosevelt, Kennedy et tant d'autres, nous revisitons dans un souffle deux siècles de passion au sommet de la puissance américaine sans quitter les salons de la fameuse mansion de style sudiste où le pouvoir suprême s'incarne comme nulle part ailleurs.

Sous la plume alerte de Jean-Luc Hees, la petite et la grande histoire se croisent, la politique internationale et les futilités de la vie des présidents et de leurs épouses s'interpellent au long des pages. Le sérieux de l'enquête journalistique et historique se trouve mis en valeur par le caractère presque romanesque des personnages saisis aussi dans leur intimité.

Ce livre à l'originalité incontestable réussit l'exploit de rendre palpable la réalité d'un pouvoir fort et lointain, dont nous constatons tous les effets dès que nous allumons la télévision ou ouvrons les journaux. »
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Références : « La Saga de la Maison Blanche », un ouvrage de Jean-Luc Hees, document publié aux « Presse de la Renaissance » en 2006 (415 pages).
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Pour en savoir plus :

Les Etats-Unis, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis_d%27Am%C3%A9rique

Washington D. C., sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Washington_%28District_de_Columbia%29

La Maison-Blanche, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_Blanche

Franklin D. Roosevelt, le Président courage

Posté le 03.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du président Franklin Delano Roosevelt, personnage historique dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Franklin D. Roosevelt, le président courage :

Chacun connait ou a vaguement entendu parler de Franklin Delano Roosevelt, président des Etats-Unis de 1932 à 1945 : un président malade et en fauteuil roulant qui dû faire face aux succès des forces de l'Axe, à Pearl Harbor, à la guerre du Pacifique et à la seconde guerre mondiale. Un président qui occupa la Maison Blanche dans ce qui reste, aujourd'hui encore, le mandat présidentiel le plus long de toute l'histoire des USA. Et ce, malgré la maladie et la poliomyélite, contractée en 1921, qui le laissera gravement handicapé pour le restant de ses jours.

Malgré la maladie. A ce titre, tout commence en août 1921. Alors Roosevelt est avocat à New York et mène la vie des nantis. Il est beau, il est riche, il a une épouse ravissante et une belle famille. Il est alors l'étoile montante du parti démocrate (dont - ancien sous-secrétaire d'Etat à la marine pendant la présidence de Woodrow Wilson, pendant la première guerre mondiale, en 1912-1916-1920 - il a été le candidat démocrate à la vice-présidence lors des élections - perdues par le démocrate Cox contre le républicain Harding - de novembre 1920), et tout va alors pour le mieux.

En août 1921, tout s'écroule. Alors qu'il fait de la voile (puisque, sportif, il adore faire de la voile...) sur les côtes atlantiques du Maine - Nouvelle Angleterre - un week-end, il tombe dans les eaux glacées de l'Atlantique et le choc est sévère. Le lendemain, il accoste dans une île et aide à éteindre un feu de forêt. Pour se rafraîchir, il décide d'aller se baigner et, encore une fois, il prend froid. On doit alors le mettre au lit. Vingt-quatre heures plus tard, il a de la fièvre et ne peut plus se lever. Ses jambes refusent de le porter. Il est paralysé. On appelle un médecin, qui conclut à un fort rhume. Un autre, consulté, prescrit des massages. Quelques jours plus tard, on finit par appeler un spécialiste au chevet du malade : Roosevelt est atteint de poliomyélite. Il a trente-neuf ans. Il souffre. Il ne peut même pas supporter le poids des draps sur ses jambes. Il faut lui plâtrer les membres inférieurs. Le médecin est impressionné par les réactions de son patient. Il ne se plaint jamais. Il est courageux, il veut s'en sortir. Pourtant, il est conscient que sa vie vient de basculer. Il essaie simplement de ne pas être écrasé par le désespoir.

Les meilleurs spécialistes sont consultés et il leur semble plus que probable que Franklin Delano Roosevelt ne remarchera plus jamais. Qu'il ne pourra plus jamais se tenir debout. Qu'il aura besoin d'aide toute sa vie pour les choses les plus simples : s'asseoir, se lever, se coucher, faire sa toilette, monter ou descendre un escalier. Pas une plainte ne sort de sa bouche. Pas un gémissement. Pas une note de désespoir ou de panique. Il va simplement s'exercer à développer la partie supérieure de son corps, son thorax et ses bras. Et, après bien des efforts, il parviendra à s'asseoir dans son lit. On va installer autour de sa taille des bracelets orthopédiques, rattachés au talon de ses chaussures et à ses genoux. C'est très pénible. Il poursuit malgré tout sa gymnastique, sa torture. En trouvant le moyen de plaisanter avec ses proches : « Sûr, les jambes, ce n'est pas ça, mais côté épaules, Jack Demsey serait jaloux ».

Sa mère, toujours aussi autoritaire, tente de le ''raisonner'' et de lui faire comprendre que ce serait mieux pour lui de rester confiné pour toujours dans son luxueux appartement de Hyde Park. Ce n'est pas l'avis de son épouse Eleanor Roosevelt qui a tout de suite compris que le salut, pour son mari, c'était l'action et la poursuite de sa carrière politique. Elle va alors devenir, comme lui-même le dit, « sa bouche et ses oreilles ». Ces deux-là croient en la supériorité de l'esprit sur la matière et, malgré l'épreuve, l'ambiance autour d'eux n'est pas sinistre. Roosevelt a conservé, voire affiné son humour, et ce sera l'un des traits caractéristiques de sa personne jusqu'à la fin de sa vie. Un jour, à la Maison Blanche, il reçoit madame Tchang Kaï-chek (l'épouse du maréchal qui dirige la Chine nationaliste, alors aux prises avec les armées d'invasion du Japon impérial). Nous sommes en 1943. La guerre bat son plein mais l'épouse du général chinois reste une personne très consciente de son rang. A l'issue d'un dîner, impériale, elle quitte la table et déclare à Roosevelt : « Inutile de vous lever ». Grand sourire du président : « Ma chère enfant, même si je le voulais, ce serait impossible ».

Il va donc accepter d'être transporté un peu partout dans une chaise roulante, avec ses bracelets et ses cannes. Il ne parle jamais de son handicap, ou très rarement, lorsqu'on insite pour savoir s'il tient le coup dans telle ou telle circonstance. « Vous savez, répond-t-il, si vous aviez passé deux ans dans un lit en essayant simplement de faire bouger votre orteil, après, tout vous semblerait facile. »

L'épreuve, énorme, l'a transcendé. Il est devenu plus grand que nature, dans sa chaise roulante, son éternel sourire accroché aux lèvres. Il a changé. Il n'a plus peur de rien. Il est devenu plus altruiste. Son horizon personnel s'est élargi, démultiplié. Il a eu le temps pendant ces jours et ces jours de penser. Et de penser notamment aux autres.

En 1924, il va donc retourner à la politique. Le 26 juin, il prononce un discours à la convention démocrate. L'événement a lieu au Madison Square Garden de New York (i. e : l'Etat de FDR). Roosevelt demande à être extrait de sa chaise roulant, et seul, au prix d'un immense effort, il parvient à gravir les dix marches qui le séparent du pupitre réservé à l'orateur. Il ne monte pas l'escalier, il escalade, il rampe et lorsqu'il arrive au bout de son calvaire, il est épuisé. Son visage est gris. Et puis, en s'installant devant le pupitre, un merveilleux sourire l'éclaire et il rejette sa tête en arrière comme avant, dans ce qui paraissait souvent être une pose ostentatoire et un peu snob. Les membres de la convention vont l'applaudir pendant une heure et treize minutes, frénétiquement. Au fond, à travers Roosevelt, ils viennent d'expérimenter toutes les angoisses des bien-portants face à un homme qui se bat et méprise la souffrance. Il commande le respect.

Quelques années plus tard, en novembre 1928 (alors même que le ticket démocrate est battu aux élections présidentielles de novembre...), il est élu gouverneur de l'Etat de New York. Et ses électeurs le portent aux nues, même si son parti commence peu à peu à découvrir que, pour Roosevelt, il n'est qu'un instrument. Gouverneur, Roosevelt va s'affirmer comme prgamatique : à la fois libéral et progressiste quand les circonstances l'exigent, plaidant pour l'intervention de l'Etat pour assister les victimes de la crise économique et pour la création d'une assurance chômage.

Après une nouvelle victoire écrasante en 1930, il va devenir le candidat démocrate le mieux placé pour les élections nationales à venir. Un Roosevelt qui, désormais, deviendra incontournable dans la course à la Maison Blanche pour les élections présidentielles de novembre 1932...

Ronan Blaise
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Sources : D'après « La Saga de la Maison Blanche », ouvrage de Jean-Luc Hees, document publié aux « Presse de la Renaissance » en 2006 (415 pages ; ici : pages 218-219-220-221).
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Pour en savoir plus :

Le président Franklin Delano Roosevelt, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franklin_Delano_Roosevelt

Eleonor Roosevelt, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eleanor_Roosevelt

« Je (ne) suis (pas) un beignet ! »

Posté le 28.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie d'une rencontre au sommet ayant réuni (à Vienne, en 1961) le Président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy et le premier secrétaire du PCUS Nikita Khrouchtchev.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- « Je suis un beignet ! »

Il a été affirmé que lorsque - lors de ce fameux discours prononcé à Berlin Ouest, le 26 juin 1963 - le président Kennedy a prononcé sa célèbre phrase : « Ich bin ein Berliner », des rires se mêlèrent alors aux cris d'approbation parce que ''ein Berliner'' signifie aussi ''un beignet'', en allemand...

Mais il semble qu'il s'agisse là d'une légende urbaine : non seulement parce que cette déclaration a alors recueilli une authentique ovation dans laquelle aucun rire ne se distingue particulièrement dans la foule ; mais aussi parce que - de toute façon - si un ''berliner'' peut effectivement désigner un beignet en allemand, il s'agit apparemment là d'un terme ''dialectal'' impropre au parler dialectal de la région de Berlin.

Beaucoup moins drôle, sa liaison amoureuse avec Inga Arvad : journaliste américiane d'origine danoise qui était au côté d'Adolf Hitler lors des Jeux Olympiques de Berlin (en 1936). Et qui était alors suspectée par le FBI d'être une espionne nazie. En outre, Arvad ayant 28 ans (et JFK, seulement 24...), étant mariée et protestante (alors que JFK était catholique...), l'affaire aurait pu coûter sa place dans la Marine au jeune Kennedy et compromettre ainsi ses ambitions politiques naissantes dans une Amérique encore très puritaine...

Pareillement, on pourra reprocher au futur président JFK son attitude extrêmement désinvolte face au McCarthysme. Puisqu'il ne s'opposera pas au sénateur Joseph McCarthy, un ami de la famille (sénateur au départ démocrate, passé par la suite au parti républicain...) menant alors une campagne agressive dans le but d'extirper les prétendus ''espions communistes'' dans la société américaine et jusqu'au sein du gouvernement.

Vu que le jeune sénateur Kennedy profitera alors d'un séjour à l'hôpital pour ne finalement pas voter la motion de censure déposée contre McCarthy en 1954 (ce qui lui sera d'ailleurs longtemps reproché par l'aile gauche du parti démocrate, le candidat aux présidentielles 1952 et 1956 Adlai Stevenson et Eleanor Roosevelt en tête...).

Sans même parler des fameuses frasques sexuelles présumées de JFK (notamment avec l'actrice Marilyn Monroe...), de ses liens présumés avec la mafia de Chicago ou des opérations financières douteuses réalisées par son père, Joseph Patrick Kennedy : patriarche de la famille et - par ailleurs - ambassadeur défaitiste et pro-allemand (voire pro-nazi) des Etats-Unis à Londres, pendant la drôle de guerre...

Ce qui n'enlève cependant absolument aucun des incontestables mérites de John Fitzgerald Kennedy : le plus jeune et l'un des plus brillant président de toute l'Histoire des Etats-Unis. Comme en témoigne son rôle clef dans la résolution pacifique de la gravissime crise des missiles de Cuba, en octobre 1962...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Le Président Kennedy, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Fitzgerald_Kennedy

« Ich bin ein Berliner », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ich_bin_ein_Berliner

Inga Arvad, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inga_Arvad

Le sénateur Joseph McCarthy, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_McCarthy

Joseph Patrick Kennedy, le ''patriarche'', sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Patrick_Kennedy

La crise des missiles d'octobre 1962, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_missiles

Adlai Stevenson et Henry Cabot Lodge...

Posté le 27.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie d'Henry Cabot Lodge, personnage historique de l'Histoire des USA dont il est question ci-dessous.

- Source : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Adlai Stevenson et Henry Cabot Lodge, deux ambassadeurs étasuniens aux Nations unies :

Vous rappelez-vous du nom de l'Ambassadeur des Etats-Unis détaché auprès de l'ONU lors de la crise des missiles de Cuba ? Et bien, rappelez-vous qu'il s'agissait alors d'Adlai Stevenson (1900-1965), ancien gouverneur (démocrate) de l'Illinois (en 1949-1953) et candidat malheureux (pour le parti démocrate) aux élections présidentielles américaines en 1952 et en 1956, alors battu par le tandem républicain ''Eisenhower-Nixon''.

D'ailleurs on se souviendra que c'est lui qui, en 1956, lors des primaires démocrates, a instauré pour la première fois l'élection séparée pour la candidature à la vice-présidence. A la suite de quoi, après avoir convoité le poste de Secrétaire d'État (auquel a finalement été nommé Dean Rusk...), Adlai Stevenson sera nommé ambassadeur des États-Unis à l'ONU en 1961 (poste qu'il occupera jusqu'en 1965...).

Poste où il succédait à un certain Henry Cabot Lodge (1902-1985), ambassadeur des USA aux Nations Unies de 1953 à 1960 et candidat républicain malheureux (à la vice-présidence, dans le sillage de Richard Nixon) aux élections présidentielles de novembre 1960 : battu par le tandem démocrate ''Kennedy-Johnson''.

Henry Cabot Lodge qui allait devenir, par la suite, ambassadeur dans la république du Viêt Nam (en 1963-1964), ambassadeur au sud-Viêt Nam (en 1965) puis ambassadeur en Allemagne de l'ouest (en 1968) et envoyé spécial du président des Etats-Unis au Vatican (de 1970 à 1977).

Et juste signaler qu'en 1964, lors des primaires républicaines du New Hampshire, Henry Cabot Lodge devait créer une énorme surprise en battant les favoris du moment : Barry Goldwater (futur candidat républicain : bientôt battu par le Président sortant L. B. Johnson, en novembre 1964) et Nelson Rockefeller (futur vice-président durant l'intérim de Gerald Ford - en 1974-1976 - avant d'être évincé par Bob Dole pour disputer, comme candidat à la vice-présidence - les élections présidentielles, perdues, de 1976) avant d'abandonner ensuite définitivement la course présidentielle...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Liste des Ambassadeurs des Etats-Unis aux Nations unies :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambassadeur_am%C3%A9ricain_aux_Nations_Unis

Henry Cabot Lodge, Ambassadeur des USA à l'ONU (en 1953-1960) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Cabot_Lodge_Jr

Adlai Stevenson, Ambassadeur des USA à l'ONU (en 1961-1965) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adlai_Stevenson

Barry Goldwater, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Barry_Goldwater

Nelson Rockefeller, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nelson_Rockefeller

Frank Knox et Henry Stimson...

Posté le 27.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du secrétaire d'Etat Henry Stimson, le ''sauveur'' de Kyoto...

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Frank Knox et Henry Stimson, et l'esprit d'union nationale...

En juillet 1940, alors que les Etats-Unis sont sous la menace de la guerre mondiale qui gronde en Europe (à une époque où les forces de l'Axe remportent des succès que l'on croît alors être décisifs), le Président Franklin Delano Roosevelt (démocrate) décide alors d'incorporer à son gouvernement des membres de l'opposition républicaine. Parmi lesquels on retrouve les républicains Frank Knox et Henry Stimson, tous deux promus à des postes clefs de la nouvelle administration « Roosevelt III ».

Frank Knox (du Michigan) (1874–1944) avait était le candidat à la vice-présidence des démocrates lors des élections de 1936 (colistier du candidat à la présidence Alf Landon). Il devint alors devint Secrétaire d'État à la marine (en 1940-1944) et restera connu pour être partisan, une nouvelle fois (i. e : comme il l'avait déjà fait durant la première guere mondiale...), de l'implication des États-Unis dans la guerre qui sévit en Europe.

Tentant dans l'urgence de moderniser et rendre réactive la flotte américaine aussi bien dans le Pacifique que dans l'Atlantique, ses décisions et ses jugements en tant que ministre font de lui un des artisans de la victoire finale contre l'Allemagne et le Japon. Victoire finale qu'il n'aura pas l'occasion de célébrer car il allait mourir, à la suite de plusieurs attaques cardiaques, le 28 avril 1944 à Washington DC.

Quant à Henry Stimson (1867-1950), il avait déjà été secrétaire d'Etat (en 1929-1933) sous l'administration Hoover (républicain), puis gouverneur général des Philippines. D'ailleurs, à l'occasion de la conquête japonaise de la Mandchourie, en 1931, il avait très clairement formulé la doctrine selon laquelle on ne pouvait reconnaitre diplomatiquement un État conquis par la force armée.

Durant la Seconde Guerre mondiale, devenu Secrétaire d'Etat à la guerre de l'administration « Roosevelt III », Henry Stimson fut favorable à l'utilisation de la bombe atomique contre le Japon. Mais on sait qu'il s'opposa farouchement à la destruction de la ville de Kyōto : une cité qu'il affectionnait tout particulièrement mais qui était alors placée en tout premier sur la liste noire de l'état-major étasunien...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Le secrétaire d'Etat Frank Knox, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Knox

Le secrétaire d'Etat Henry Stimson, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_L._Stimson

Le président Franklin Delano Roosevelt, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franklin_D._Roosevelt

« Danse avec les loups » (Kévin Cotsner) :

Posté le 25.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.

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- « Danse avec les loups » (Kévin Costner) :

Amérique (grandes plaines), seconde moitiée du XIXe siècle : Le jeune lieutenant ''étasunien'' John Dunbar, jeune officier de l'armée américaine écoeuré par les sanglantes batailles de la guerre de sécession, obtient sa mutation dans un poste de reconnaissance sur la ''frontière'', un avant-poste de l’Ouest sauvage : dans les immenses plaines du Dakota, au contact des ''sauvages'' indiens...

Il s’y retrouve seul, en attendant l’arrivée de renforts, avec pour seul compagnon un loup solitaire. Ses journées se passent à parcourir la région puis à consigner, dans son journal, ses observations. Lui-même est l’objet d’une constante surveillance de la part de Sioux, avec lesquels il finit par entretenir des rapports de curiosité, puis d’amitié.

Il y rencontrera donc, au cours de l'une de ses missions de reconnaissance, des membres du peuple sioux. Là, le lieutenant se lie d'amitié avec la population indienne. Il arrive même à intégrer la tribu, au point d'être surnommé "Danse avec les loups", et de s'éprendre d'une des leurs : une blanche élevée par les indiens et par eux rebaptisée "Dressée avec le poing".

Générosité et noblesse des sentiments, splendeur des paysages, puissance des scènes d'action, émotion dégagée par le scénario : autant de vertus qui font de ce spectacle un chef-d'oeuvre du cinéma d'aventure...

Un film, effectivement tourné dans le Dakota du sud, qui réhabilite les populations amérindiennes, alors au sommet de leur civilisation néolithique (avant l’extermination du peuple indien par la civilisation des hommes blancs), au détriment des colons blancs européens, brutes épaisses totalement incultes. Avec, dans le rôle des indiens, de véritables indiens Sioux qui parlent leur propre langue : le lakota.

Ronan Blaise
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Références : « Danse avec les loups », un film de Kévin Costner (1990, 223 minutes) avec Kevin Costner (le lieutenant John Dunbar, alias ''Danse avec les loups''), Mary McDonnell (''Dressée avec le poing''), Graham Greene (le chef sioux ''Oiseau Bondissant''), Rodney Grant, Floyd Red Crow Westerman, etc...
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Pour en savoir plus :

« Danse avec les loups », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Danse_avec_les_loups

Qui est l'architecte de Brasilia ?

Posté le 19.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : le visuel d'ouverture de cet article est un ephotographie de l'architecte brésilien Oscar Niemeyer,
personnage célèbre dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.


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- Oscar Niemeyer, architecte de Brasilia ?

L'architecte de la capitale brésilienne Brasilia est le fameux Oscar Niemeyer : personnalité brésilienne aujourd'hui encore toujours en vie, née à Rio de Janeiro le 15 décembre 1907. Architecte brésilien célèbre, Oscar Niemeyer est l'auteur d'une œuvre majeure pour l'architecture moderne, aujourd'hui inscrite dans le patrimoine de l'Humanité

D'abord Oscar Niemeyer acquit de la notoriété au Brésil après avoir participé, en 1936 (pour le gouvernement de Getulio Vargas) à la conception du nouveau siège du ministère de l'éducation et de la santé, à Rio de Janeiro. Par la suite (et c'est ce qui allait lui permettre d'acquérir une notoriété mondiale) il allait participer à la création de la nouvelle capitale administrative du Brésil, Brasília, inaugurée le 21 avril 1960.

En effet, si c'est effectivement l'architecte Lucio Costa qui, en 1956, avait gagné le concours public du plan d'urbanisme de la nouvelle capitale, c'est néanmoins Osar Niemeyer que les autorités brésiliennes (i. e : le président Juscelino Kubitschek...) allaient alors appeler pour concevoir les principaux équipements publics de la ville (dont la cathédrale, le Congrès national, les ministères, etc), le Président brésilien Juscelino Kubitschek connaissant Niemeyer depuis l'époque où il était gouverneur du Minas Gérais (époque où Niemeyer lui avait soumis un projet pour l'ensemble architectural de Pampulha, à Belo Horizonte / MG...).

Nb : Auparavant (i. e : en 1952), Oscar Niemeyer avait également participé - avec Le Corbusier - à la réalisation du siège de l'ONU, à New York.

Ronan Blaise
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- Sources :

Oscar Niemeyer, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Niemeyer

La ville de Brasilia, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bras%C3%ADlia

Le président brésilien Juscelino Kubitschek :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Juscelino_Kubitschek

Le président brésilien Gétulio Vargas :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Get%C3%BAlio_Vargas

Qui est l'architecte de Washington D.C. ?

Posté le 19.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de Pierre Charles L'Enfant, personnage méconnu dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.


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- Pierre-Charles L'Enfant, architecte (méconnu) de Washington, capitale fédérale :

Et bien, au risque de surprendre, juste rappeler qu'il s'agit là du français (parisien)
Pierre-Charles L'Enfant (1754-1825), urbaniste de son Etat.

Né en France, Pierre-Charles L'Enfant découvre les Amériques lors de la guerre d'indépendance américaine : tout d'abord engagé comme ingénieur militaire aux côtés de Lafayette avant de servir sous le commandement du Général Washington ; les Etats-Unis : un pays qu'il adoptera alors, allant jusqu'à prendre le nom de Peter.

Après la guerre, il allait revenir à sa vocation initiale d'urbaniste et construire le « Federal Hall » de New York. Ces travaux vont alors lui faire acquérir une certaine renommée. C'est pourquoi, peu de temps après, il participe à un concours pour construire, sur les rives du Potomac, la capitale fédérale alors en projet. Un concours qu'il gagne avant que le projet ne soit lancé, en 1791. Mais, en raison de problèmes personnels, les plans de l'Enfant pour cette future « Federal City » ne seront en définitive que partiellement exécutés durant sa vie.

En fait, de par son caractère facilement irrascible, C-P l'Enfant allait voir son projet lui être retiré. C'est pourquoi, par colère, il emportera ses plans avec lui. Cependant, ses plans seront en grande partie reconstitués de mémoire par Benjamin Banneker (un mathématicien travaillant avec les géomètres Andrew et Joseph Ellicott, bâtisseurs de WDC...). À cause de sa réaction, il ne sera donc néanmoins jamais payé et tombera en disgrâce, passant une grande partie du reste de sa vie à essayer d'obtenir le paiement de son travail par le Congrès.

Finalement P-C l'Enfant allait mourrir dans la pauvreté et sera enterré dans la ferme d'un ami, à Prince George's County (Maryland). Néanmoins, P-C L'Enfant allait recevoir, environ un siècle plus tard, une gloire posthume inattendue. En effet, en 1901, la commission d'urbanisme McMillan allait redécouvrir ses plans et les utiliser comme pierre angulaire de son rapport de 1902 demandant la construction du National Mall de Washington.

Sa nation adoptive reconnaissant enfin son génie, sa dépouille sera alors (en 1909) transférée au cimetière d'Arlington après que sa dépouille ait été exposée dans la rotonde du Capitole. Privilège réservé d'habitude aux hommes politiques et soldats, il est alors la première personnalité ne faisant pas partie du gouvernement à recevoir un tel hommage. Et il faudra attendre environ un siècle pour voir une seconde personne recevoir un tel hommage, en 2005 : lors des funérailles de la célèbre militante pour les droits civiques Rosa Parks.

Ronan Blaise
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- Sources :

Pierre-Charles L'Enfant, architecte de Washington D.C. :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Charles_L%27Enfant

Washington D.C. (la ville, le district), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Washington_%28District_de_Columbia%29
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