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Amsud

Une ’’guerre mondiale’’ en Amérique du sud

Posté le 12.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du maréchal Francisco Solano Lopez, personnage historique dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Une ’’guerre mondiale’’ en Amérique du sud (1865-1870) :

On l’a oublié depuis longtemps cette fameuse grande guerre sud-américaine dite ’’guerre de la Triple Alliance’’ qui a opposé - de 1865 à 1870 - une coalition de trois pays (Brésil, Argentine et Uruguay) au Paraguay. L'objectif de cette guerre étant la destruction de la puissance industrielle naissante du Paraguay, qui attirait alors les investissements britanniques et les détournait, en partie, des autres pays.

Une guerre déclenchée par la volonté de puissance du dictateur du Paraguay, le général Francisco Solano López, président de la république du Paraguay et homme d’Etat (1862-1870) dont la volonté d'indépendance gênait alors ses voisins lorsqu’il occupa, en 1864, la province brésilienne du Mato Grosso.

Déjà, à l’époque, le Brésil et l’Uruguay voisin étaient en conflit larvé : le président de l’Uruguay laissant faire de nombreuses incursions uruguayennes continuelles en territoire brésilien jusqu’à faire appel à l’arbitrage de Francisco Solano López, le dictateur-président du Paraguay. Celui-ci, fortement impressionné par les bruits qui courraient alors selon lequel l’Argentine et le Brésil devaient s’entendre pour absorber la première le Paraguay et le second l’Uruguay, donne alors son appui total à Montevideo.

L’armée brésilienne envahit alors l’Uruguay, tandis que la flotte bloque les ports. Grâce à cette intervention brésilienne, le président uruguayen sera remplacé par l’un de ses adversaires (qui reconnaîtra finalement le bien fondé des réclamations brésiliennes). Alors Lopez réagit, ferme le fleuve Paraguay au trafic brésilien et fait arrêter le président du Mato Grosso de retour dans sa province, rompant les relations diplomatiques avec le Brésil. A la suite de quoi l’armée paraguayenne envahit le Mato Grosso et (en novembre 1864) une partie du territoire argentin.

Ce fut là une véritable guerre d'extermination. Elle s'acheva par une déroute totale du Paraguay, et une catastrophe démographique sans précédant pour un pays qui perdit alors les deux tiers de ses habitants (passant de 525 000 habitants avant la guerre à 220 000 en 1871 : dont seulement 28 000 hommes...), perdant également 140 000 km² de son territoire, annexés par ses puissants voisins (qui occupèrent en outre le pays jusqu'en 1876).
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- Quant au maréchal Francisco Solano López, il trouva la mort à la fin du conflit (en mars 1870).

Commandant en chef des Forces armées, président et chef suprême de la nation paraguayenne durant la ’’Guerre de la Triple Alliance’’, il avait (en 1862) succédé à son père Carlos Antonio López comme président de la république du Paraguay. Et celui-ci avait alors laissé à son fils un pays prospère et une armée excellemment équipée et professionnelle, bien entraînée aux armes et aux tactiques de guerre, qu'il avait contribué à renforcer...

Entre 1853 et 1865 Francisco Solano López avait voyagé à plusieurs reprises en Europe, où il étudia, fréquanta la cour de Napoléon III et observa le système militaire prussien. Durant ses voyages, il achetait des armes et des munitions pour les forces armées paraguayennes et il obtint la ratification de traités commerciaux avec la France et l'Angleterre. Si bien que lorsqu'il fut nommé au poste de ministre de la Guerre et de la Marine, Solano fit alors adopter dans les forces armées paraguayennes le système militaire appris en Europe.

Après la mort de son père Carlos Antonio López, Solano réunit un congrès spécialement convoqué pour l'élire président de la république pour une durée de dix ans. Ce qu'il obtint le 16 octobre 1862.

Le seul chemin existant pour la mer depuis le Paraguay était celui du Río de la Plata. Mais ce dernier était sous contrôle uruguayen. López, déterminé à obtenir une sortie indépendante du Paraguay vers l'Océan atlantique (vraisemblablement en direction du Rio de la Plata, des Etats brésiliens du Rio Grande do sul et de l’actuel Uruguay), prépara une puissante armée de plus ou moins quatre-vingt mille hommes. Se servant alors de l'intervention du Brésil dans la guerre civile uruguayenne, Solano ordonna la capture du navire « Marquês de Olinda », qui remontait alors le Río Paraguay (avec, à bord, le président du Mato Grosso...) en direction du Mato Grosso.

Cet incident déclencha une guerre entre le Paraguay et un groupe de pays appelé la « Triple Alliance » (groupe d’Etats alors formé par le Brésil, l'Uruguay et l'Argentine). Au début du conflit le maréchal López obtint des succès militaires significatifs. Mais bientôt la guerre évolua de manière négative pour le Paraguay. Au fur et à mesure des insuccès et alors que le conflit s’éternisait, une opposition à la guerre se manifesta dans la population et au sein du gouvernement paraguayen.

Francisco Solano López commença dès lors à se comporter en dictateur et à exercer une répression cruelle contre ses opposants. Ainsi en 1868, il accusa plusieurs de ses compatriotes de trahison et de conspiration, ordonnant de leur exécution.

Poursuivi par les troupes brésiliennes du général Correia da Câmara jusqu'à ce qu'ils le trouvent, blessé et isolé, alors qu'il essayait de traverser le Rio Aquidaban, après sa défaite lors de la bataille de Cerro Corá. Selon les récits historiques López, même après avoir été désarmé, résista avant d’être exécuté près de Cerro Corá, le 1er mars 1870.

La guerre était alors finie et les deux tiers des paraguayens avaient été exterminés. Sur 220.000 rescapés, il ne restait que 28.000 mâles (bébés compris), ce qui impliquait l'anéantissement de 95 % d'entre eux.

Actuellement encore, le maréchal Francisco Solano López jouit aujourd’hui au Paraguay de la plus haute popularité pour avoir été un des héros les plus significatifs de l’histoire de la nation. D’ailleurs, sa dépouille repose aujourd’hui au « Panthéon des Héros » d'Asunción.

Ainsi, sa dernière phrase, avant d'être exécuté à la sauvette d'un tir en pleine poitrine, fut "Je meurs avec ma patrie !", car il était persuadé qu'à sa mort le Paraguay disparaîtrait comme nation et que son territoire serait réparti entre l'Argentine et le Brésil.

Pour les autres, la figure de López ne peut laisser indifférent. Incontestablement mégalomane, obsédé par la situation loin des mers de sa patrie, dictateur implacable de surcroît, il sacrifia tout ce qu'il était possible de sacrifier (et, avant tout, son peuple...), sur l'autel de son orgueil personnel. Fils à papa, pourri dans sa jeunesse, il fut réellement l'ogre responsable de la mort atroce de centaines de milliers de vies innocentes. L'épopée sanglante de certains conquérants avait dû frapper son imagination. Et, en d'autres temps, il eût peut-être été déféré devant le Tribunal pénal international de La Haye ou celui de Nuremberg.

Un autre problème se pose. En quoi a-t-il mérité de reposer au grand Panthéon des Héros d'Asunción ou plutôt quelles sont les qualités de héros que l'on a décelées en lui ? A part son attitude courageuse face aux fusils brésiliens qui allaient lui ôter la vie, on ne voit vraiment rien d'héroïque dans l'attitude de cette caricature d'Ubu Roi. Et là, l'horizon borné de la troupe brésilienne a stupidement créé un martyr.

Nul doute non plus que, pour qu'il y ait eu tant et tant de victimes civiles, les troupes de la Triple Alliance se soient furieusement mal conduites avec les civils paraguayens, au point de transformer un criminel en héros. Au Brésil (toujours esclavagiste à l'époque), on vida les prisons, alimentant ainsi l'armée en criminels notoires.

Certains enfin réfléchiront donc sur la fâcheuse tendance des peuples à admirer voire aduler leurs bourreaux, et cela ne laisse pas d'être inquiétant car ces derniers sont nombreux. Pour beaucoup, il paraît dès lors nécessaire de faire un sérieux examen de conscience pour éviter qu'un peu partout sur terre, les monstres du passé ne se transforment en héros de demain.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

La guerre de la « Triple alliance », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Paraguay

Le dictateur Francisco Solano Lopez, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Solano_L%C3%B3pez

De l’Empire du Brésil (1822-1889)

Posté le 12.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est le drapeau de l'Empire du Brésil, drapeau en vigueur de 1822 à 1889.

- Sources : Site spécifique ''Flags of the world''.

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- De l’Empire du Brésil (1822-1889)...

On l’a oublié depuis longtemps mais le Brésil, Etat indépendant depuis septembre 1822, a longtemps été un Etat monarchique, un Empire du Brésil historiquement gouverné par deux Empereurs : Pedro Ier (1822-1831) et Pedro II (1831-1889) et par une Impératrice : la jeune Isabelle de Bragance (plusieurs fois - trois fois - régente, en 1871-1872, en 1876-1877 puis en 1887-1889) avant même l’instauration - en novembre 1889 - d’un régime républicain.

Des souverains qui jouèrent là un rôle important dans la marche du Brésil vers son indépendance (en septembre 1822), vers son affirmation politique régionale (principalement au détriment du Paraguay : en 1865-1870), vers davantage de justice sociale (avec l’abolition de l’esclavage, en mai 1888) et, paradoxalement, vers la république (après le coup d’état républicain de novembre 1889).

-1- Le premier de ces souverains du Brésil fut l’Infant du Portugal Pierre, empereur du Brésil (en 1822-1831) sous le nom de Pierre Ier et roi de Portugal et des Algarves (en 1826–1826) sous le nom de Pierre IV. Fils et successeur du roi Jean VI (roi du Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves) : il fut tout d’abord Prince de Beira (ce titre servant alors à désigner l'héritier en second de la couronne portugaise) puis Infant de Portugal (en 1801 : à la mort de son frère aîné, l'infant Antoine).

En novembre 1807 l'invasion du Portugal par l'armée de Napoléon Bonaparte força la famille royale portugaise et la cour de Lisbonne (soit, en tout, environ 10 000 personnes) à s'embarquer pour le Brésil où ils arrivèrent en mars 1808, à Rio de Janeiro (qui devint alors le nouveau siège - en ’’exil’’ - du gouvernement portugais).

En 1816, Pierre y fut titré duc de Bragance et prince du Brésil, par son père, le roi Jean VI. Par la suite, il épousera (le 6 novembre 1817 à Rio de Janeiro), l'archiduchesse Marie Léopoldine d'Autriche (1797-1826) (fille de l'empereur François Ier), dont il aura sept enfants (dont le futur empereur Pierre II du Brésil, né en 1825).

En 1821, le roi Jean VI du Portugal retourna au Portugal, laissant l'infant Pierre comme régent du Brésil. Et, le 13 mai 1822, l’infant du Portugal Pierre fut proclamé « Défenseur et protecteur perpétuel du Brésil » par la municipalité de Rio de Janeiro. Enfin, le 7 septembre 1822 le régent Pierre proclame (à São Paulo) l'indépendance du Brésil. Et le 12 octobre (jour de ses 24 ans) sur la place Santana de Rio de Janeiro il devient empereur du Brésil sous le nom de Pierre Ier, avant d’être couronné empereur du Brésil dans la même ville : le 1er décembre 1822.

En mars 1826, à la mort de son père Jean VI, l’empereur Pierre Ier du Brésil devient néanmoins roi du Portugal sous le nom de Pierre IV. Néanmoins, il choisit alors de rester au Brésil et (le 2 mai 1826) abdique la couronne portugaise en faveur de sa fille aînée, la princesse Marie (alors âgée de 7 ans) et non pas en faveur de son fils le prince Pierre (âgé de 5 mois), promis - lui - à lui succéder sur le trône du Brésil.

Alors, la situation a violemment dégénéré au Portugal où le régent Michel (frère de Pierre Ier et oncle de Marie II) a déchu sa nièce du trône (le 28 juin 1828) et s'est proclamé roi de Portugal et des Algarves sous le nom de Michel Ier. Ainsi, le 7 avril 1831 l'empereur Pierre Ier abdiquera la couronne brésilienne (en faveur de son fils, qui devint alors l'empereur Pierre II du Brésil) et repart pour le Portugal (en reprenant le titre de duc de Bragance) avec sa fille la reine Marie II de Portugal (qui embarque avec lui).

L'ex-empereur Pierre et sa fille la reine Marie II, entreprendront alors la reconquête du Portugal à partir des îles Açores : aidés en cela par la France de la Monarchie de Juillet et par le Royaume-Uni (et, à partir de 1833, par le pouvoir espagnol). Victorieux en mai 1834, Pierre et sa fille condamneront alors l’usurpateur Michel Ier et ses futurs descendants à un exil perpétuel.

La jeune reine Marie II (qui a à peine quinze ans) reprend alors le pouvoir, sous la régence de son père, puis est déclarée majeure le 12 septembre de la même année ; son père - l'ex-empereur Pierre - mourant de la tuberculose à peine douze jours plus tard. L’empereur Pierre Ier sera d’abord inhumé à Lisbonne puis (à partir du 7 septembre 1972) à São Paulo, dans la crypte du monument de l'Ipiranga : à l'endroit même où, en septembre 1822 (150 ans plus tôt), il avait proclamé l'indépendance du Brésil.

-2- Le seconde de ces empereurs du Brésil fut l'empereur Pierre II du Brésil, qui régna effectivement de 1831 à 1889.

Fils de l’empereur Pierre Ier du Brésil et de l’archiduchesse Marie Léopoldine d'Autriche, l’empereur Pedro II épousa (en 1843) la princesse Marie-Thérèse des Deux-Siciles. De cette union naquit Isabelle de Bragance, régente de l'Empire du Brésil à plusieurs reprises (en 1871-1872, en 1876-1877 puis en 1887-1889) et qui épousera un prince français issu de la Maison d’Orléans : le Comte d'Eu (l’actuel Comte de Paris, prétendant orléaniste à la couronne de France, étant leur descendant...).

Pierre II, érudit, franc-maçon déclaré et prince éclairé, allait beaucoup œuvrer pour développer l'exploitation des ressources naturelles de son pays et allait être à l'origine de nombreuses missions scientifiques d'explorations du territoire brésilien.

Pareillement, l’empereur Pierre II déclarait vouloir l'abolition de l'esclavage mais ce système se maintint pendant 48 années de son règne (Nb : le Brésil fut le dernier grand pays du monde à le supprimer, ce qui ne se produisit qu'en 1888).L'abolition lui fit cependant perdre le soutien des grands propriétaires terriens.

Et l'année suivante, le 15 novembre 1889, à la suite d'un coup d'Etat, la République fut proclamée au Brésil. L'ancienne famille impériale fut alors expulsée et interdite de séjour (une mesure qui ne fut reportée qu'en septembre 1922, lors du centenaire de l'indépendance brésilienne).

-3- Aux côtés de ces deux empereurs du Brésil, il faut également mentionner la princesse impériale Isabelle de Bragance (1846-1921) qui fut trois fois régente du Brésil (en 1871-1872, en 1876-1877 puis en 1887-1889), avant d’être, également et à partir de 1891 jusqu'en 1921, de jure (mais pour les monarchistes brésiliens seulement...), l’impératrice en exil « Isabelle Ière » du Brésil (1891-1921) : puisque étant l’aînée des enfants survivants de l’empereur Pierre II du Brésil et de sa femme (Marie-Thérèse de Bourbon-Sicile).

Une princesse impériale du Brésil qui avait épousé, à Rio de Janeiro, le prince français Gaston d’Orléans (1842-1922), fils aîné de Louis d'Orléans (Duc de Nemours) et Comte d’Eu (i. e : petit-fils du roi des Français Louis-Philippe Ier). Formant là une nouvelle dynastie : les Orléans-et-Bragance.

D’ailleurs ce mari français destiné à être prince consort du Brésil - Gaston d’Orléans, Comte d’Eu – allait demander à l’empereur Pedro II la permission de s’engager dans la guerre que livre alors le Brésil contre son voisin, le Paraguay. Le prince reçu alors du souverain le statut de Maréchal de l’Armée. Puis, dans la phase finale du conflit, il assumerait le commandement des troupes brésiliennes, ce qui fut source de préoccupations pour la princesse Isabelle mais surtout d’opposition dans certains cercles brésiliens (dans la mesure où le prince Gaston ne prend pas toujours des décisions militaires très sages...).

En 1871-1872, l’empereur du Brésil Pierre II se rendit en voyage en Europe. Alors, la princesse Isabelle dut assumer la régence à l’âge de 24/25 ans. Et c’est durant cette période qu’est signée la « Loi du Ventre libre », qui donne la liberté aux enfants d’esclaves nés après l’année 1871.

Libérale, la princesse Isabelle soutient alors fermement les partisans de l’abolition de l’esclavage et appuiera ainsi le combat dans ce sens de nombreux jeunes politiciens et artistes. Or, à l’époque, une grande partie des abolitionnistes sont liés au mouvement républicain. Par ailleurs, avec sa cassette personnelle, la princesse impériale soutient l’artisanat des anciens esclaves et appuie également le quilombo de Leblon, qui cultive les camélias blancs, symboles de l’abolitionnisme.

En juin 1887, la princesse Isabelle assume pour la troisième fois de sa vie la régence et décide alors très vite d’en terminer avec le régime esclavagiste. Cependant, sa volonté d’abolition soulève une forte opposition de la part des grands propriétaires terriens (les « fazendeiros ») et les relations de la princesse avec son cabinet ministériel conservateur (et notamment avec le ministre Cotegipe) se tendent.

Néanmoins, la princesse profitera finalement d’une émeute urbaine pour renvoyer ses ministres et nommer un nouveau cabinet ayant à sa tête son conseiller, João Alfredo : la route vers la liberté est dès lors assurée pour les noirs de l’Empire, ce qui lui vaudra par la suite le surnom d’« Isabelle la Rédemptrice ».

Le 13 mai 1888 ont lieu les derniers votes concernant l’abolition de l’esclavage, abolition consacrée par la signature de la « Loi d’Or » (Lei Aurea) qui met fin à l’esclavage au Brésil. Mais, au Brésil, tout le monde ne sera pas aussi satisfait que cela de l’abolition. Le baron (et ministre conservateur) de Cotegipe ne s’y trompe d’ailleurs pas lorsqu’il déclarera à la princesse : « Votre Altesse a libéré une race, mais elle a perdu le trône ».

En effet, un peu moins d’un an après l’abolition, le 15 novembre 1889, la monarchie brésilienne s’écroule : inspirés par les radicaux positivistes et appuyés par les fazendeiros, les militaires déposent le cabinet du vicomte de Ouro Preto et installent une dictature républicaine dans le pays. Et dès le matin du 17 novembre 1889, la princesse Isabelle et sa famille sont donc contraints de quitter le Brésil. Mais, avant de partir la princesse déclare : « si j’avais eu mille trônes, j’aurais donné mille trônes pour libérer les esclaves du Brésil »

En décembre 1891, l’empereur du Brésil Pierre II meurt à Paris et sa fille devient (de jure et pour les monarchistes brésiliens), l’impératrice « Isabelle Ière » du Brésil, souveraine désormais reléguée en exil en France : réfugiée avec sa famille au château familial d’Eu, en Haute-Normandie où elle aura cependant la joie d’apprendre, en septembre 1922, l’abrogation (par le président brésilien Epitacio Pessoa, lors des fêtes du centenaire de l’indépendance du Brésil) de la loi d’exil touchant alors sa famille.

Isabelle de Bragance mourra en 1921 sans avoir pu revoir le Brésil mais y est quand même inhumée puisque ses restes sont conduits au Mausolée Impérial de la cathédrale de Pétropolis, en juillet 1953.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

L'empereur Pierre Ier du Brésil, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ier_du_Br%C3%A9sil

L'empereur Pierre II du Brésil, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_II_du_Br%C3%A9sil

L'impératrice Isabelle Ière du Brésil, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_de_Bragance

Gaston d'Orléans, empereur consort du Brésil, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_d%E2%80%99Orl%C3%A9ans_%281842-1922%29

Méconnu Royaume d'Araucanie et de Patagonie

Posté le 14.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la carte de l'éphémère royaume d'Araucanie et de Patagonie (1860).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Méconnu Royaume d'Araucanie et de Patagonie :

Le royaume d'Araucanie et de Patagonie (capitale provisoire : Perquenco), parfois appelé « Nouvelle-France » dans certains contextes était un Etat autoproclamé (la souveraineté de ce royaume n'ayant jamais été reconnue par aucun État...) qui, dans les années 1860, s'est momentanément étendu sur des territoires appartenant aujourd'hui à l'Argentine et au Chili (au sud du río Biobío - notamment les actuelles régions chiliennes de Biobío, d'Araucanie et de Los Lagos).

Un éphémère royaume fondé - dans les années 1860 - par l'aventurier français Orélie Antoine de Tounens (Cf.), avec le soutien des indigènes Mapuches et Araucans (aujourd'hui 900 000 personnes), dont le principal chef militaire s'appelait alors Quilapán alors en guerre avec l'armée chilienne : et ayant, comme, limites, le rio Biobio et le rio Negro au nord, l'océan Pacifique à l'ouest, l'océan Atlantique à l'est et le détroit de Magellan au sud.

Un Etat proclamé royaume indépendant d'Araucanie et de Patagonie (le 17 novembre 1860) sous la direction d'Orélie Antoine de Tounens (proclamé roi sous le nom d'Orélie-Antoine Ier) mais bientôt détruit par les autorités officielles chiliennes (qui expulsèrent Orélie Antoine de Tounens) qui parvirent finalement à les soumettre en les parquant après les opérations de "pacification de l'Araucanie" menées au début des années 1880.

Dès les années 1860, l'Argentine et le Chili avaient entrepris des guerres de conquête contre les Indiens du sud du continent (Mapuches et Patagons), populatins amérindiennes vivant dans des régions incontrôlées et difficilement pénétrables. Ces guerres d'extermination (qui firent des dizaines de milliers de morts parmi les Indiens) avaient également une autre raison d'être : puisque devant permettre aux deux Etats d'accéder à la bi-océanité. Ainsi, le Chili voulant s'ouvrir sur l'Atlantique par le sud et l'Argentine sur le Pacifique, là aussi par le sud. Et, finalement, la frontière fut stabilisée dans sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle.

Dans les années 1860, l'autoproclamation du Royaule indépendant d'Araucanie et de Patagonie par l'aventurier français Orélie Antoine de Tounens alarma les autorités chiliennes qui craignaient que cette brusque poussée d'indépendantisme ne coupe géographiquement le pays en deux. Le Chili entreprit alors (sous la direction de Cornelio Saavedra) une série de campagnes militaires de ''pacification'' (i. e : de conquête et d'extermination) qui débouchèrent sur la soumission complète des Mapuches en 1882.

Et, dans la zone argentine, la pacification menée à l'époque par le futur président argentin Julio Argentino Roca fut également très cruelle. Depuis lors, les populations Mapuches se sont ensuite peu à peu intégrées aux deux nations argentine et chilienne (même si des foyers de résistance amérindienne - armée - y ont tout de même poursuivi la lutte jusqu'à la fin du XXe siècle...).

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Sur Orélie Antoine de Tounens, roi de Patagonie et d'Araucanie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_de_Tounens

Sur le royaume d'Araucanie et de Patagonie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_d%27Araucanie_et_de_Patagonie

La Patagonie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patagonie

L'Araucanie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_d%27Araucanie

Les Mapuches, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mapuches

Les Araucans, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Araucans

Méconnu Etat (brésilien) de l'Acre

Posté le 14.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : le visuel d'ouverture de cet article est le drapeau de l'Etat de l'Acre.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Méconnu Etat (brésilien) de l'Acre :

L'Etat de l'Acre (environ 700 000 habitants sur environ 150 000 km²) (capitale : Rio Branco) a ceci d'intéressant qu'il est (du nom de la rivière qui baigne sa capitale : le Rio Acre) la dernière partie et la dernière portion importante (autrefois bolivienne) à être - en 1903 - incorporée au territoire brésilien.

Un territoire situé à la frontière entre Brésil et Bolivie qui - comme on va rapidement le voir ici - a été au confluent d'une intense rivalité économique (fondée sur l'exploitation du caoutchouc) entre ces deux pays, dans les années 1899-1904 : rivalité ayant failli dégénérer - pour ces deux pays - en un véritable risque de guerre. Finalement, l'Etat de l'Acre se séparera donc de la Bolivie (en 1903) avant de s'incorporer (le 05 février 1904) à la jeune République brésilienne en tant que ''Territoire fédéral''.

Par les traités coloniaux (dont le traité de Madrid du 13 janvier 1750), l'Acre faisait initialement partie de la Bolivie et une petite partie était revendiquée par le Pérou. Sur les anciennes cartes boliviennes, l'Acre était désigné comme «Tierras no descubiertas» : terres non découvertes. Et, en 1867, le traité d'Ayacucho fixa la frontière entre le Brésil et la Bolivie sur les rivières Beni et Mamoré.

En 1877, une grande sécheresse au Nord-Est brésilien provoqua un mouvement de populations - attirées par le caoutchouc - vers l'actuel Etat de l'Acre. De son côté, la Bolivie ne l'avait pas encore occupé parce que sa principale activité économique était jusque là l'extraction minière (or et argent) et que les migrants boliviens s'installaient jusque là sur leur propre territoire pour l'exploitation du caoutchouc.

En 1899-1900, l'aventurier brasilien Luiz Galvez Rodrigues de Aria dirigea vers l'Acre une expédition dont le but était de prendre le contrôle de ce territoire bolivien. De fait, il s'autoproclama président d'une république d'Acre le 14 juillet 1899. Mais cette sécession ne dura que jusqu'en mars 1900. Une deuxième tentative de mise sur pied d'une république d'Acre ne dura que quelques semaines, en novembre-décembre 1900.

A la même époque, la Bolivie essaie donc de reprendre le contrôle de la province sécessioniste. Mais les Brésiliens qui y étaient installés résistent par les armes. Ainsi, en 1902, l'aventurier brésilien José Plácido de Castro appuyé par l'État d'Amazonas, forme une troupe, s'empare de Xapuri et déclare l'indépendance de la région.

Pour régler ce conflit frontalier, le Brésil et la Bolivie signent - en 1903 - le Traité de Petrópolis. Par ce traité, négocié par le baron de Rio Branco, le Brésil achète le territoire pour 2 millions de livres sterling, indemnise la Bolivian Syndicate et s'engage à construire la ligne de chemin de fer Madeira-Mamoré pour donner un accès à la Bolivie sur l'Atlantique. (Nb : le gouvernement fédéral brésilien récupèrera sa mise - en moins de huit ans - par les impôts qu'il percevra sur le caoutchouc).

En 1904, l'Acre devient ''Territoire fédéral'' (région directement administrée par le pouvoir central). Et le territoire gagnera enfin le statut d' ''État fédéré'' en 1962.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

L'Etat de l'Acre, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Acre_%28Br%C3%A9sil%29

Un Français, roi de Patagonie...

Posté le 26.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait d'Antoine de Tounens, personnage historique célèbre dont iles tquestion ci-dessous.

- Sources : encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Un Français roi de Patagonie...

Bien que sa vie ait fait l'objet d'un roman de Jean Raspail (« Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie ») récemment adapté au cinéma, on connait peu la vie d'Antoine de Tounens (1825-1878), aventurier français devenu roi de Patagonie.

Avoué de notaire en 1851, menant jusque là - en Dordogne - une vie des plus communes, Antoine de Tounens vend sa charge en 1857 (après avoir obtenu le 27 de pouvoir ajouter une particule à son nom...). Et part pour l'Amérique du sud...

Débarquant au Chili, en août 1858, et après avoir passé quelques temps à Valparaiso et Santiago, il se dirigea vers l'Araucanie à partir du port de Valdivia. Là, il gagne alors la province d'Arauco où, il entra en contact avec le lonco (chef militaire mapuche) Quilapán, qui s'enthousiasma pour son projet de fonder un État pour le peuple mapuche, afin d'être en mesure de résister à l'armée chilienne - la guerre d'Arauco faisait rage à l'époque. Quilapán accorda à Orélie-Antoine un droit de passage sur ses terres, alors qu'elles étaient interdites aux huincas (Chiliens).

C'est ainsi qu'Orélie-Antoine put fonder, le 17 novembre 1860, le royaume d'Araucanie, qu'il dota d'une constitution et dont il se proclama roi sous le nom d'Orélie-Antoine Ier. Trois jours plus tard, il décréta l'union de l'Araucanie et de la Patagonie, fixant comme limites à son royaume le rio Biobio et le rio Negro au nord, l'océan Pacifique à l'ouest, l'océan Atlantique à l'est et le détroit de Magellan au sud.

En novembre 1860, il promulgue donc une constitution où, sous le nom d'Orélie-Antoine Ier, il est proclamé roi d'Araucanie et de Patagonie, revendiquant ainsi l'extension de son royaume au-delà des Andes, jusqu'à l'Atlantique et jusqu'au détroit de Magellan. Le royaume d'Araucanie et de Patagonie (parfois appelé Nouvelle-France) s'étendait sur des territoires appartenant aujourd'hui à l'Argentine et au Chili, avec le soutien des indigènes Mapuches. Sa capitale était la ville de Perquenco.

Mais la souveraineté de ce royaume n'a jamais été reconnue par aucun État. S'appuyant sur les fidèles tribus patagones et araucanes Mapuches, Puelches et Tehuelches pour asseoir son autorité, il est néanmoins battu et fait prisonnier par les troupes chiliennes, puis condamné à l'internement dans un asile de fous. Seule l'intervention du consul général de France lui permettant de regagner la France.

Là, il trouvera un certain appui populaire et montera une seconde expédition en 1869. De retour en France, il lance une nouvelle expédition en 1874. Mais, cette fois-ci, il est immédiatement arrêté, emprisonné puis libéré sur intervention de l'ambassade de France.

Sa dernière tentative de ''reconquête'' de son royaume échouera finalement en 1876. Expulsé à plusieurs reprises par les autorités chiliennes et argentines, Orélie-Antoine mourut à Tourtoirac (Dordogne) le 17 septembre 1878. Par testament, il désigne là, comme successeur, l'aventurier Achille Laviarde (dit Achille Ier, roi d'Araucanie) personnage pittoresque alors lié aux milieux bonapartistes...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Sur Antoine de Tounens, roi de Patagonie et d'Araucanie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_de_Tounens

Sur son successeur, Achille Laviarde :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Achille_Laviarde

Sur le royaume d'Araucanie et de Patagonie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_d%27Araucanie_et_de_Patagonie

La Patagonie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patagonie

L'Araucanie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_d%27Araucanie

Les Mapuches, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mapuches

Les Araucans, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Araucans

Jacques de Liniers, héros argentin

Posté le 25.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de Jacques de Liniers, personnage historique dont il est question ci-dessous.
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- Jacques de Liniers, héros argentin :

En France on connait peu Jacques de Liniers (i. e : Jacques Antoine Marie de Liniers et Bremond, 1753-1810). Officier de marine niortais devenu, à l'époque de Napoléon 1er (en 1807-1809) vice-roi de la Plata, comte de Buenos Aires et héros argentin sous le nom de « Santiago de Liniers ».

Héros, il le devint comme officier français engagé au service du Roi d'Espagne : en organisant la résistance hispano-argentine des milices urbaines et des forces espagnoles loyalistes lors des Invasions britanniques du Río de la Plata et tentatives d'occupation de Montévidéo et de Buenos Aires, en 1806-1807.

Néanmoins, monarchiste fidèle à la couronne d'Espagne, il fut finalement exécuté par les jacobins et indépendantistes argentins, après la révolution argentine émancipatrice de Mai (1810).

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Jacques de Liniers, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_de_Liniers

L'Histoire de l'Argentine, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Argentine

La vice-royauté de la Plata, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vice-royaut%C3%A9_du_R%C3%ADo_de_la_Plata

Les invasions britanniques, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_britanniques_%28R%C3%ADo_de_la_Plata%29

Dupetit-Thouars, héros péruvien...

Posté le 21.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de l'Amiral Dupetit-Thouars.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Le contre-amiral Dupetit-Thouars, héros péruvien...

On sait peu en France (et même dans la Royale...) que nous comptons parmi les historiques amiraux et contre-amiraux de la marine de guerre française un authentique héros péruvien... en la personne remarquable du contre-amiral français Abel Nicolas Bergasse Dupetit-Thouars (plus connu sous le nom de... Dupetit-Thouars ; à ne pas confondre avec son père adoptif : l'amiral Dupetit-Thouars).

En effet, en 1880, alors contre-amiral chargé d'aller pacifier les îles Marquises au nom des autorités de la Troisième République, naviguant à quelques encablures du Pérou il se trouva confronté là aux événements de la ''guerre du salpêtre'' (1879-1884), fameuse guerre nationale sud-américaine dont on a parlé dans le billet précédant...

Ainsi arrivé à proximité du Pérou au moment où, après la bataille de Miraflorès (banlieue sud de Lima) les troupes chiliennes allaient s'emparer de la capitale coloniale et créole du Pérou (en 1881) et lui faire subir là une sévère mise à sac et une très dure occupation militaire.

Mais, par son attitude ferme et décidée (et avec l'appuis une force navale multinationale placée sous ses ordres), le contre-amiral français Dupetit-Thouars empêcha les excès des chiliens et sauva cette capitale d'une destruction sanglante. C'est pourquoi une avenue importante de Lima porte encore aujourd'hui son nom...

Ronan Blaise
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- Pour aller plus loin :

Le contre-amiral Dupetit-Thouars, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abel_Nicolas_Georges_Henri_Bergasse_Dupetit-Thouars

L'amiral Dupetit-Thouars (père adoptif du précédent), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abel_Aubert_Dupetit-Thouars

La guerre du salpêtre (1879-1884), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Pacifique_%281879-1884%29


La guerre du Pacifique (en Amérique)

Posté le 21.04.2007 par quelqueshistoires
- Le visuel d'ouverture de cet article est le drapeau des forces navales boliviennes.

- Sources : site spécialisé ''Flag of the world'' (FOTW).

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- La guerre du Pacifique, mais pas celle que l'on croit...

Le drapeau qui sert aujourd'hui de visuel d'ouverture à cet article (i. e : le drapeau des forces navales boliviennes...) atteste d'une curiosité du monde contemporain et d'une vieille revendication territoriale et nationaliste : la revendication de la Bolivie (pays - aujourd'hui- enclavé d'Amérique du sud) à un accès aux mers libres (ici : l'océan pacifique).

Un accès aux mers libres perdu par la Bolivie à l'issue de la méconnue sud-américaine ''guerre du Pacifique'' (ou ''guerre du salpêtre'', puisque concernant une région riche en salpêtre, substance qui servait à l'époque à la fabrication des explosifs...) qui opposa - dans les années 1879-1884 - le Chili à une coalition formée du Pérou et de la Bolivie.

Une guerre alors perdue par ces deux derniers, ceux-là devant alors céder aux vainqueurs chiliens leurs provinces pacifiques de Tacna, d'Arica, de Taracapa et d'Antofogasta (et la Bolivie perdant alors tout accès direct aux mers libres...) : soit près de 200 000 km² dont 125 000 au détriment de la seule Bolivie (qui perdit alors là sa façade maritime et se retrouva ainsi enclavée dans les Andes).

La paix entre le Chili et la Bolivie allait être signée en 1904. Mais ce traité de paix restera, malgré tout, source de tensions diplomatiques entre les deux pays durant tout le XXe siècle (étant donné que la Bolivie avait perdu là tout accès à l'océan Pacifique...).

En effet, depuis lors, la Bolivie n'a pas désarmé et demande régulièrement devant la communauté internationale à ce que lui soit reconnu son (bon) droit à un accès aux mers libres, longtemps sujet de disputes et d'expressions nationalistes (comme l'organisation en Bolivie du traditionnel ''jour de la mer'', chaque fin mars...).

Et c'est à cette vulgate nationaliste que participe la conservation de ce fameux drapeau naval bolivien, utilisé moins pour la modeste marine de guerre bolivienne (qui patrouille aujourd'hui sur le bien connu lac Titicaca...) que pour rappeler les revendications territoriales et irrédentistes boliviennes d'aujourd'hui et d'autrefois...

Même s'il s'agit aujourd'hui sans doute désormais davantage d'obtenir des accès ferroviaire et maritimes libres de tous droits de douane (par la création d'un port franc bolivien dans la zone concernée, par exemple...) que de revendications territoriales au sens classique (et archaïque) du terme...

Ronan Blaise
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- Pour aller plus loin :

Le drapeau en question, sur le site spécialisé ''flag of the world'' (FOTW) :
http://www.crwflags.com/fotw/flags/bo~.html

La guerre (sud-américaine) du Pacifique, sur wikipédia
:http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Pacifique_%281879-1884%29

La Bolivie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bolivie

Le Chili, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chili

Le Pérou, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9rou

« Mission » (Roland Joffé)

Posté le 20.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- Mission (Roland Joffé) :

Au début du XVIIIe siècle, en 1740, l'empire espagnol s'étend jusqu'en Amérique du sud. Frère Gabriel, un jésuite idéaliste, fonde une communauté pacifiste chez les indiens Guarani (futur Paraguay). Il sera bientôt rejoint par le mercenaire Mendoza, ancien marchand et trafiquant d'esclaves finalement repenti...

En effet, après quelques premiers contacts quelque peu rudes (et afin d'expier le meurtre de son frère...), Mendoza reviendra vers le missionnaire, qu'il soutiendra contre l'Eglise de Rome et défendra des troupes espagnoles. En effet, quelques années plus tard, l'Espagne aura décidé du sort des missions Jésuites : elles doivent disparaître...

Nos héros doivent donc alors se défendre contre l'assaut de l'armée ''coloniale'' venue appliquer les accords - signés en Europe - de partage des terres entre Espagnols et Portugais. Ce film magnifique de Roland Joffé relate ainsi l'histoire des ''réductions'' : sortes de républiques jésuites où se réfugiaient les Amérindiens pourchassés, aux confins de l'Argentine, du Brésil et du Paraguay...

Ronan Blaise
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- Références : « Mission », un film de Roland Joffé (1986, 126 min.), avec Jeremy Irons (Frère Gabriel), Robert De Niro (Mendoza), Liam Neeson, Aidan Quinn, etc.
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Pour en savoir plus :

Le film « Mission », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_%28film%29

La Mission jésuite du Paraguay :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_j%C3%A9suite

Les Guaranis, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guarani_%28peuples%29

Le Paraguay, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paraguay

Badinguet et le canal

Posté le 11.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : le visuel d'ouverture de cet article est le fameux portrait de l'Empereur Napoléon III en costume de sacre, portrait réalisé par Winterhalter.

- Sources : Encylopédie en ligne wikipédia.


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- Badinguet et le canal :

On sait peu que le Prince Louis-Napoléon (futur Napoléon III ne le sachant pas encore), chef de la maison impériale et prétendant au trône alors en relégation et résidence surveillée dans la forteresse picarde de Ham (entre Saint-Quentin-dans-l'Aisne et Amiens) avait alors recu du gouvernement du Nicaragua la demande de se mettre à la tête d'une entreprise visant à percer un canal interocéanique en Amérique centrale.

Projet pour lequel le futur Napoléon III se mit effectivement au travail et rédigea une brochure. Un projet qui allait d'ailleurs - ultérieurement, en 1861-1867 - le conduire à organiser la fameuse et désastreuse expédition du Mexique que l'on sait.

Un fascination pour les projets de canal transocéanique qui conduisit la France impériale à fortement s'impliquer (politiquement et financièrement) dans le projet de canal d'Egypte creusé dans l'isthme de Suez sous la direction de l'ingénieur français Ferdinand de Lesseps. Et inauguré par la suite - en 1869 - par l'Impératrice Eugénie.

Un Napoléon III qui, décidément, ne perdait ''géopolitiquement parlant'' pas le nord puisque - pour mieux tenir l'entrée de la mer rouge - la France avait alors acheté - en 1862, pour 80 000 Francs - le territoire d'Obock (futur territoire français de la côte des Somalis, actuel Etat de Djibouti).

Ronan Blaise
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- Sources : « le Second Empire », « Que sais-je » n°739, par l'universitaire Georges Pradalié : ouvrage paru en 1987 aux éditions « PUF », 130 pages (ici : pages 107-108 et 102-103).
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Pour en savoir plus :

Napoléon III :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_III

l'Impératrice Eugénie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nie_de_Montijo

Ferdinand de Lesseps :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_de_Lesseps

le canal de Suez :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_de_Suez

le canal de Panama :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_de_Panam%C3%A1



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