Guerre du Pacifique 2GM
Posté le 14.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de l'attaque aérienne portée sur la base US de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- L'Amérique après Pearl Harbor :
Dans les heures qui suivirent l'agression japonaise sur Pearl Harbor, lors d'une allocution officielle prononcée devant le Congrès dès le 8 décembre 1941 (vers 12h30), le président Roosevelt engagea son pays dans la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Alliés. A la suite de quoi, le Congrès américain déclara la guerre au Japon à la quasi unanimité ; seule la pacifiste
Jeannette Rankin (députée républicaine du Montana) s'opposant à cette décision. le président Roosevelt signant la déclaration de guerre le jour même.
Avec la loi sur la conscription du 20 décembre 1941, la mobilisation s'élargit à tous les Américains entre 20 et 40 ans. Enfin, le pays dut convertir son économie pour répondre aux besoins de la guerre, un processus qui commença le 6 janvier 1942 avec l'annonce du « Programme de la Victoire ».
L'entrée en guerre des États-Unis marquait un tournant dans la mondialisation du conflit. On parla même de bombarder sans délai Tokyo et de demander à l'URSS l'autorisation d'utiliser Vladivostok comme base pour ce faire (mission confiée à l'ambassadeur US à Moscou :
Joseph Davies). Le 22 décembre 1941 débuta la conférence Arcadia au cours de laquelle Churchill et Roosevelt décidèrent d'unir leurs forces contre l'Allemagne nazie. Et, dans les heures qui suivirent, le Royaume-Uni et son empire colonial (i. e : le Canada, l'Australie, l'Afrique du Sud et l'Inde) entrèrent en guerre contre le Japon.
Les Japonais avaient fait une déclaration de guerre officielle en bonne et due forme mais, à cause de divers contretemps, elle ne fut présentée qu'après l'attaque. Quatre jours après l'attaque de Pearl Harbor, l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste déclarèrent la guerre aux États-Unis le 11 décembre 1941. Selon les termes du traité tripartite, Hitler et Mussolini n'étaient pourtant pas obligés de déclarer la guerre. Cependant, les relations entre les pays européens de l’Axe et Washington s'étaient nettement détériorées depuis 1937... Les nazis escomptaient également qu'à la suite de leur déclaration de guerre contre les États-Unis, le Japon s'engagerait davantage contre l'URSS et les possessions européennes en Asie. Mais le théâtre d'opération du Pacifique devint l’unique objet d’attention du Japon.
Les photographies des bâtiments américains en flamme et des destructions à Pearl Harbor soulevèrent une émotion certaine dans l'opinion américaine. L'attaque japonaise galvanisa la nation américaine et l'unit pour atteindre un but : celui de faire capituler l'Empire du Soleil Levant. Le
comité pacifiste « America First » décida lui-même sa dissolution et la presse isolationiste et les adversaires politiques de Roosevelt (i. e : les sénateurs
Cabot-Lodge du Massachusetts,
Arthur Vandenberg du Michigan,
Hiram Johnson de Californie, etc) cessèrent provisoirement leurs attaques contre la présidence, assurant le président de leur soutien et demandant l'écrasement du Japoin ''chien enragé''. L'union sacrée était alors telle qu'on vit même - lors de la fameuse allocution présidentielle devant le Congrès du 8 décembre 1941 - le leader de la majorité démocrate
Alben Barkley (sénateur du Kentucky, vice-président de Truman en 1948-1952, candidat malheureux à la présidence en 1952) donnant le bras au leader de la minorité républicaine
Charles McNary (sénateur de l'Orégon, candidat à la vice-présidence du candidat républicain
Wendell Willkie, en 1940).
Le sentiment de trahison et la peur du sabotage ou de l’espionnage rendirent suspects les Japonais vivant sur le sol américain et les Américains d'origine japonaise. Le général
John DeWitt et le secrétaire à la Marine
Frank Knox évoquèrent même l'existence d'une
cinquième colonne japonaise sur le sol américain. Dans les jours qui suivirent l’attaque, plusieurs rumeurs circulèrent comme quoi les ouvriers nippons de l’île auraient coupé les champs de canne à sucre pour former des flèches indiquant le chemin vers Pearl Harbor. D'autres rumeurs touchèrent même le président Roosevelt et le secrétaire d'Etat
Marshall, rumeurs selon quoi auraient été au courant de l’attaque. Enfin, la crainte d'un débarquement japonais dans l'archipel des îles Hawaii à la suite de l'attaque aéronavale ajouta un élément de plus à la confusion qui régnait déjà à Hawaii.
C'est dans ce contexte que 110 000 Japonais et citoyens américains d'origine japonaise furent alors rassemblés et surveillés dans des
camps d'internement (War Relocation Centers) selon l'ordre exécutif ''9066'' du 19 février 1942, signé par Roosevelt et concernant l'ouest du pays où se concentraient les populations japonaises. Des camps d'internement spéciaux furent ouverts dans des régions isolées des états de Washington, de Californie et de l'Oregon. Cependant, les Japonais des îles Hawaii ne furent pas internés car l'armée et la marine avaient besoin de main d'œuvre. (Nb : En 1988, le Congrès US présenta officiellement ses excuses pour ces arrestations arbitraires en votant une loi qui indemnisait les victimes encore vivantes...).
Si le coup fut effectivement rude pour la flotte américaine du pacifique, cependant l'armada japonaise s'en retourna sans qu'aucun porte-avions américain ne fût détruit car ils ne se trouvaient alors pas à Pearl Harbor : l'USS Enterprise rentrait au port et se trouvait à 300 km au début de l'attaque, l'USS Lexington livrait des avions à Midway et l'USS Saratoga était alors à San Diego en train d'embarquer son groupe aérien et de subir des réparations.
D'autre part, presque tous les navires touchés étaient des vieux bâtiments et 80% d'entre eux furent remis en état et modernisés après l'attaque. Et si les destroyers Cassin et Downes furent gravement endommagés, leurs machines furent sauvées et elles équipèrent d’autres bâtiments portant leur nom d’origine. En fin de compte, les pertes matérielles les plus graves furent celles des 155 avions et des dégâts matériels subis dans la base même.
En fait, l'attaque japonaise sur Pearl Harbor fut donc une brillante réussite tactique mais un échec du point de vue stratégique (même si aucun des deux belligérants n'en était conscient sur le moment...) En effet, malgré les pertes, la base de Pearl Harbor resta opérationnelle (le port, les pistes d'aviation, les réservoirs de carburant et surtout les ateliers de réparation n'ont pas été détruits ou marginalement). Et l'amiral japonais Isoroku Yamamoto (commandant en chef de la Task force aéronavale japonaise chargée de mener ce raid) aurait même dit : « Je crains que tout ce que nous avons réussi à faire est de réveiller un géant endormi et de le remplir d'une terrible résolution. »
Contrainte alors de se battre sans cuirassés, la marine américaine développa par la suite de nouvelles tactiques navales reposant sur des Task forces navales combinant des porte-avions et des sous-marins. Ces nouvelles méthodes permirent de freiner l'avance japonaise en 1942, délai que l'amiral Yamamoto estimait avoir donné au Japon avant que la capacité industrielle démultipliée des États-Unis ne leur donne finalement la supériorité écrasante que l'on sait...
Ronan Blaise
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Sources : « Pearl Harbor », un ouvrage de Walter Lord publié aux éditions Robert Laffont en 1958, ouvrage depuis lors republié et disponible (en format de poche) chez « Pocket », sous le numéro 11 329 (285 pages, ici pages 278 à 283).
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Pour en savoir plus :
L'attaque japonaise sur Pearl Harbor, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_sur_Pearl_Harbor#R.C3.A9action_du_Japon_et_de_ses_alli.C3.A9s
L'amiral Isoroku Yamamoto, organisateur du raid aéronaval japonais sur Pearl Harbor :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Isoroku_Yamamoto
La députée (rep) Jeannette Rankin (Montana), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeannette_Rankin
Le Comité « America First », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/America_First
Charles Lindbergh, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Lindbergh
Posté le 12.05.2007 par quelqueshistoires
- Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Pearl Harbour » (Walter Lord) :
On ne saurait plus trop comment raconter la triste histoire des événements qui se sont déroulé à Pearl Harbour en cette matinée du 7 décembre 1941 qui vit l'agression (sans déclaration de guerre) de la flotte américaine du Pacifique, dans sa base des îles Hawaii, par une force combinée de l'aéronavale japonaise : elle est tellement connue.
Mais cette fois-ci l'auteur aborde ces évènements de façon totalement différente. Ici - heure par heure, minute par minute - on découvre les événements tels qu'ils ont été vécu : morceaux de vie de ces hommes et de ces femmes qui, chacun et chacune à leur manière, ont vécu ces événements terribles.
C'est arrivé le dimanche 7 décembre 1941. Ils l'ont appris en écoutant le compte-rendu d'un match de baseball ou lors d'un concert à Carnegie Hall : les japonais avaient attaqué Pearl Harbor. D'autres l'apprirent par d'autres sources mais aucun d'entre eux n'oublia jamais cette journée.
Presque tous les Américains qui vivaient à cette époque se souviennent de la manière dont il ont entendu la dramatique nouvelle. Ils ont soigneusement retenu ce moment, en ont conservé le souvenir, car ils savaient instinctivement à quel point leur vie allait être bouleversée par ce qui venait de se passer à Hawaii. Et ce livre est l'histoire - heure par heure - de cette décisive journée et de cette attaque qui ont entraîné les Etats-Unis dans la guerre.
Ici l'histoire n'est plus décrite vue de loin, mais vécue de l'intérieur : mêlant les détails les plus banals à ceux les plus bouleversants ou les plus sinistres. Bref une vision neuve de ce jour noir. Ici l'auteur - Walter Lord - fait donc revivre, avec une précision cinématographique, cette fameuse journée qui - selon la déclaration restée, depuis lors, célèbre du président Roosevelt - devait rester ''à jamais marquée d'infamie''.
Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :
En ce 8 décembre 1941, de la tribune du Congrès des Etats-Unis, le président Franklin D. Roosevelt ouvrait la séance qui devait s’achever par le vote de la déclaration de guerre des Etats-Unis au Japon. La veille, les Japonais avaient attaqué et détruit Pearl Harbour, la grande base américaine du Pacifique. Désormais, la seconde guerre mondiale allait embraser toute la planète.
Pour raconter cette journée mémorable, Walter Lord a fouillé les archives, mis au jour des documents jusqu’alors inédits, interviewé par centaines des témoins et des participants, tant américains que japonais. Il a pu ainsi reconstituer minute pas minute, dans les deux camps, le déroulement de l’attaque de Pearl Harbour. Son livre, d’une étonnante réalité, est le film de la bataille.
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Références : « Pearl Harbor », un ouvrage de Walter Lord publié aux éditions Robert Laffont en 1958, ouvrage depuis lors republié et disponible (en format de poche) chez « Pocket », sous le numéro 11 329 (285 pages).
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Pour en savoir plus :
L'agression de Pearl Harbor, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_sur_Pearl_Harbor
Posté le 12.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- « Pearl Harbor » (Michael Bay) :
Ici, il ne s'agit pas d'évoquer la doucereuse bluette - somme toute un peu ridicule, au contenu relativement médiocre et au dénouement trop attendu - qui sert ici de toile de fond à l'évocation de la fameuse agression japonaise du 7 décembre 1941 contre la base de la flotte américaine du Pacifique, dans l'archipel des îles Hawaii.
En revanche, on pourrait s'attarder plus longtemps sur le travail du réalisateur de ce film (ainsi que sur celui de son scénariste...) dans la restitution du contexte historique, dans la minutie de la préparation de l'attaque japonaise, dans l'évocation des doutes du haut-commandement US et dans la reconstitution très précise des événements.
Sans parler de la présentation de quelques personnages hauts en couleur de l'Amérique en guerre : le président Franklin Roosevelt (président courage surmontant un bien douloureux handicap...), le lieutenant-colonel (futur général) James Doolittle (initiateur de la réaction aéronavale américaine qui suivit...) et l'amiral Kimmel (commandant malheureux de la flotte du Pacifique au moment de l'agression japonaise).
Dernier bémol, cependant : le film ne se terminera bien entendu pas sur la défaite de Pearl Harbor, mais sur la réaction américaine qui suivit : l'évocation du raid ''Doolitle'' réalisé sur Tokyo au mois d'avril suivant. L'occasion de ne pas perdre la face pour un film qui reste - avant toute chose, pour l'Amérique de Georges Bush Junior - un film de guerre patriotique et la réplique ''étasunienne'' au « Tora ! Tora ! Tora ! » américano-japonais (de Richard Fleischer, Kinji Fukasaku et Toshio Masuda) sorti en 1970.
Ronan Blaise
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Références : « Pearl Harbor », un film de Michael Bay (2001, 183 minutes) avec, comme acteurs : Ben Affleck, Josh Hartnett, Kate Beckinsale, Alec Baldwin (James Doolittle), John Voigt (le président Franklin Roosevelt), etc.
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Pour en savoir plus :
Le film « Pearl Harbor » sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pearl_Harbor_%28film%29
Le film « Tora ! Tora ! Tora ! » sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tora%21_Tora%21_Tora%21
L'agression de Pearl Harbor, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_sur_Pearl_Harbor
Le raid Doolittle, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raid_de_Doolittle
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Posté le 24.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de la plage de Kujukuri (Kujukuri Hama), site du Japon dont il est question ci-dessous.
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- Kujukuri-Hama, la sanglante...
On connait tous Omaha Beach - « Omaha la sanglante » - plage de Normandie (département du Calvados ; communes de Vierville, Colleville et Saint-Laurent) où, en juin 1944, sont venu mourir - pour la Liberté de l'Europe et la destruction du nazisme - des milliers de jeunes GI's américain (i. e : 1000 morts et 2000 blessés dès la première journée de débarquement, le 6 juin 1944).
Mais on connait beaucoup moins son équivalent japonais : la plage de Kujukuri (alias Kujukuri Hama, préfecture de Chiba, sur Hondo), sur la côte pacifique du Japon, au sud-est d'Honshu, où étaient censés débarquer les soldats américains lors des opérations de débarquement prévues pour février 1946 (Opération ''Downfall-Coronet'').
Un épisode ''uchronique'' d'une histoire qui - arme atomique oblige - finit par se dérouler tout autrement. Mais un épisode dont nous avons déjà parlé précédemment, à l'occasion d'un billet consacré à la présentation de « la Montagne de feu » : le brillant ouvrage uchronique d'Alfred Coppel tout spécialement consacré à ce sujet
(Cf. :
http://quelqueshistoires.centerblog.net/1531370-La-Montagne-de-feu-Alfred-Coppel).
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Sur la guerre du Pacifique (1941-1945) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Campagnes_du_Pacifique
Sur l'opération « Downfall » (i. e : « Crépuscule »), assaut conventionnel contre le Japon :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Downfall
Sur les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, 6 et 9 août 1945 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_d%27Hiroshima_et_Nagasaki
Sur Omaha Beach (Calvados, France) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Omaha_beach
Posté le 19.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie satelitale de l'archipel des îles Aéoutiennes.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Les îles Aléoutiennes, un territoire américain sous l'occupation (partielle) ...
On le sait assez peu mais une partie des Etats-Unis d'Amériques a effectivement partiellement connu - pendant la seconde guerre mondiale - l'occupation étrangère (ici : japonaise).
Ce territoire, ce n'est pas l'archipel océanique des îles Hawaii (dont on n'est pas même sûrs qu'il eut vraiment existé un plan d'invasion et d'occupation par les japonais...) mais... l'archipel des îles Aléoutiennes : archipel d'environ 1900 à 2000 km de long situé - entre détroit de Béring et Océan Pacifique - au sud-ouest de l'Alaska (alors territoire fédéral qui ne deviendra véritablement 49' Etat des USA qu'en 1959...).
En effet, début mai 1942, les forces impériales japonaises occupèrent - dans l'intention d'élargir leur périmètre stratégique et de prévenir toute offensive américaine par le nord (sans parler même de l'impact psychologique sur les populations japonaises de l'annonce d'une occupation - il est vrai même partielle - du territoire des Etats-Unis...) les îles Aléoutiennes de Kiska et d'Attu.
Mais, le ravitaillement logistique de ces ''postes avancés'' japonais dans l'hémisphère nord-américain étant devenu singulièrement difficile (et à la suite de la défaite de Midway - en juin 1942 - et d'une sensible révision des objectifs stratégiques de la part du Haut-Commandement japonais...) les forces japonaises finalement les perdront, dès 1943...
Ronan Blaise
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- Pour aller plus loin :
Les îles Aléoutiennes, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Eles_Al%C3%A9outiennes
L'Alaska, sur wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alaska
Posté le 09.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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« La Montagne de feu / The Burning mountain » (Alfred Coppel).
Voilà un excellent roman uchronique qui nous raconte là ce qu’il serait advenu si, faute d’arme nucléaire immédiatement disponible et effectivement opérationnelle (à la suite de l’échec présumé des tests nucléaires poursuivis à Alamogordo, en août 1945), les armées des Etats-Unis avaient finalement dû, à partir de février 1946, mener un sanglant assaut militaire et conventionnel contre l’inviolé territoire de l’Empire du Japon (Opération ’’Downfall’’, i. e : ’’Crépuscule’’) (soit une première opération ''Olympic'' prévue contre Kyushu - dès novembre 1945 - suivie d'une opération ''Coronet'' devant être menée contre Honshu, dès février 1946).
Et on imagine là les armées américaines des amiraux William Nimitz et Spruance (US Navy), des généraux Curtiss LeMay (US Air Force) et Douglas Mac Arthur (US Army), confrontées à la résistance acharnée des armées ’’kamikazes’’ et des civils japonais, fanatiquement attachés à l’inviolabilité du pays de Yamato, la terre natale japonaise.
Un sanglant choc des cultures qui, après la très difficile conquête de Kyushu, quelques premiers assauts infructueux contre Honshu et les épouvantables massacres de Kujukiri Hama (sorte d’Omaha Beach à la japonaise, plage située sur les côte sud-est de l’archipel, sur Hondo…) trouvera finalement son dénouement attendu à… Hiroshima.
Un récit détaillé qui nous dévoile l’ensemble des stratégies militaires et politiques des différents camps en présence. Et, qui nous éclaire sur les sourdes rivalités qui opposent, déjà – dans le Pacifique – le président démocrate Harry Truman à son général Douglas Mac Arthur – militaire conservateur déjà courtisé par les républicains pour concourir aux élections présidentielles de novembre 1948.
De même qu’il nous précise les grandes lignes de force qui partagent alors de gouvernement impérial japonais : entre ’’défaitistes’’ (partisans de la reddition à l’envahisseur américain) et partisans de la lutte à outrance contre l’invasion (dans le but d’infliger suffisamment de pertes aux américains pour les amener renoncer à leurs plans d’invasion et à signer une paix blanche avec l’Empire nippon).
Quoi qu’il en soit, cet ouvrage – s’appuyant sur une documentation irréprochable, sur des études historiques irréfutables et sur des témoignages de toute première main – est un excellent éclairage sur une période fort méconnue de l’histoire contemporaine.
Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :
« 28 février 1946. 17h00. Une armada de trois mille bâtiments de guerre américains arrive à portée de radar de l'archipel d'Izu, sur la côte orientale du Japon.
18h00. L'artillerie de marine ouvre le feu sur le littoral japonais pour pulvériser les défenses côtières et ouvrir la voie aux rangers et aux marines des premières vagues d'assaut.
19h00. L'état-major japonais abat sa dernière carte: bateaux et avions suicides se ruent sur la flotte d'invasion. L'opération Coronet, la plus formidable opération amphibie de tous les temps, a commencé...
Fiction ? Certes, mais il s'en est fallu de peu que ce ne soit l'effrayante réalité. Dès 1944, l'état-major américain avait échafaudé des plans d'invasions du Japon pour le cas où le Projet Manhattan, qui devait lui fournir la bombe A, ne donnait pas les résultats escomptés. Ce sont ces plans, retrouvés par Alfred Coppel dans les archives du Pentagone après après un moratoires de trente ans sur les secrets militaires, qui ont servi de trame au récit hallucinant de cette lutte à mort entre deux armées, mais aussi entre deux peuples, deux cultures, deux conceptions de la vie.
Succession saisissante de "plans généraux" extraordinairement documentés et de "zooms" rapprochés sur les protagonistes - américains et japonais - de cette tragédie dantesque, La montagne de feu est un mariage unique entre l'intérêt historique et la dimension humaine, entre le spectaculaire et le poignant. »
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Références : « La montagne de feu » (The Burning mountain), roman uchronique d'Alfred Coppel (1982) traduit par Françoise et Guy Casaril ; Document publié aux éditions Mazarine, en 1984 (380 pages).
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Pour en savoir plus :
Sur la guerre du Pacifique (1941-1945) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Campagnes_du_Pacifique
Sur l'opération « Downfall » (i. e : « Crépuscule »), assaut conventionnel contre le Japon :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Downfall
Sur les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, 6 et 9 août 1945 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_d%27Hiroshima_et_Nagasaki