Japon
Posté le 06.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du capitaine Jules Brunet, personnage historique dont il est question ci-dessous.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Le capitaine Jules Brunet, un samouraï français :
On l’a oublié depuis longtemps, Jules Brunet : ce militaire français devenu instructeur militaire au Japon qui – lors de la guerre shogunale de 1868-1869 - s’est joint à la rébellion alors menée contre le gouvernement impérial, inspirant ainsi le personnage de l’instructeur américain nathan Algren dans le récent film « le Dernier Samouraï » d'Edward Zwick (2003).
Au départ, le capitaine d’artillerie Jules Brunet avait été nommé membre de la première mission militaire française : envoyé au Japon - à la fin du XIXe siècle, en 1867 : au moment de la restauration Meiji - en tant qu’instructeur d’artillerie pour mener à bien la modernisation des armées du shogun Yoshinobu Tokugawa.
Cette mission militaire, envoyée par la France à la demande du shogun Yoshinobu Tokugawa, avait pour but de moderniser les armées shogunales japonaises : en tout sept régiments d’infanterie, un bataillon de cavalerie et quatre bataillons d’artillerie, soit 10 000 hommes (Britanniques et Américains s’occupant, de leur côté, de l'armée de l'empereur Meiji).
Vaincu par les forces impériales durant la
« guerre de Boshin » en 1868, le shogun Tokugawa restituera le pouvoir à l'empereur Meiji. C’est pourquoi, la France étant alors officiellement devenue neutre, la mission militaire française est alors forcée, par décret impérial, de quitter le Japon.
Mais Jules Brunet refusera d'abandonner ceux qu'il a formés et choisira de rester au Japon pour organiser la résistance de l'armée des derniers samouraïs encore fidèles au shogun. Désertant l'armée française pour rester au Japon, il envoie alors une lettre à Napoléon III où il explique qu'il est « décidé à mourir ou bien à servir la cause française en ce pays ».
Puis,
à la fin 1868, Jules Brunet se replie alors à
Hakodate (Hokkaïdo) avec l'amiral de la flotte Takeaki Enomoto et une poignée de Français. Là, ils fondent l’éphémère République indépendante d'Ezo dont l’amiral Enomoto est élu président : une république autonome qui ne durera que six mois mais qui sera brièvement reconnue, de facto, par les puissances étrangères.
Brunet organisera la défense d’
Hokkaïdo avec les restes des armées de l'ex-shogun (des troupes shogunales qui seront alors placées sous commandement franco-japonais, sous les ordres des commandant Otori Keisuke et Jules Brunet), ayant toujours l'espoir d’y défaire l’armée impériale et de pouvoir monter une contre-attaque.
Ces dernières troupes shogunales essuieront revers sur revers. Et cette épopée arrivera à son terme à la
fin juin 1869, quand l’infanterie impériale (environ 10 000 hommes) débarque à Hakodate. Submergés par les bombardements, les 800 soldats de l’armée shogunale rendent. Et Jules Brunet sera contraint de fuir, avant la reddition, avec les derniers Français survivants sur un bateau français ancré au large de Hakodate.
Le gouvernement impérial réclamant son arrestation, Brunet finira par rentrer en France où il sera condamné par le jugement d’une cour martiale, à la fin de l’année 1869. Réhabilité par la suite, pour participer à la guerre franco-allemande de 1870, Brunet sera (en 1870) fait prisonnier à Metz par les Prussiens. De même, la même année, on sait qu’il participa aux combats de la Commune de Paris, du côté des Versaillais, avant de devenir général, en 1898...
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Le capitaine Jules Brunet, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Brunet
La république indépendante d'Ezo, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_ind%C3%A9pendante_d%27Ezo
L'éphémère ''président'' Takeaki Enamoto :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Takeaki_Enomoto
La guerre du Boshin (1868-1868), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Boshin
Le (dernier) shogun Yoshinobu Tokugawa :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yoshinobu_Tokugawa
Posté le 05.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de Samouraïs du clan Chôshû lors de la guerre de Boshin, (v. 1860, Felice Beato).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Japon, 1868-1869 : La ’’guerre de l’année du dragon’’ :
Aujourd’hui au Japon, on considère que la « Révolution Meiji » de 1868-1869 fut une révolution "sans sang" versé.
Mais c’est là oublier le fameuse
’’guerre de Boshin’’ (i. e :
Boshin sensō,
"guerre de l'année du dragon"), épisode souvent oublié de l'histoire du Japon récemment évoqué dans le fameux récent film « The Last Samurai » d’Edward Zwick (2003).
Cette ’’Boshin senso’’ (i. e : guerre de Boshin) fut une guerre civile japonaise qui se déroula en 1868-1869 entre partisans de l’Empereur Meiji (et des réformes) et partisans de l’ancien ordre aristocratique du shogun
Yoshinobu Tokugawa (i. e : armées des clans de Satsuma, Chôshû et Tosa) : une guerre qui fit environ 3500 morts et qui fut, en définitive, gagnée par les forces armées impériales.
Ce conflit allait débuter en
janvier 1868, quelques mois après la restitution du pouvoir suprême à l'empereur Keiô, par un affrontement - près de Kyoto - des armées ’’loyalistes’’ (15 000 hommes) avec les 5000 hommes des armées des clans Chōshū et Satsuma, vaincus.
A la suite de quoi, les forces shogunales tentèrent d’arrêter la progression des armées impériales aux portes d’Edo. Cela allait se traduire, au début du mois de février, par la mise en place d’un plan de guerre des armées shogunales, plan élaboré avec l'aide de l'ambassadeur français Léon Roches. Cependant le shogun Yoshinobu Tokugawa décida in extremis d'annuler ce plan.
De coup, l’ambassadeur de France Léon Roches quitta son poste auprès du shogun, lequel perdit alors tout ses soutiens étrangers. En effet, les nations étrangères - sous l'influence de l’ambassadeur britannique Harry Parkes - signèrent là un traité de neutralité : traité dans lequel elles s'engageaient à ne pas intervenir dans le conflit et à n'envoyer d'armes ni de munitions à aucun des deux camps en présence.
Du coup, sous la conduite du
général Saigō Takamori, les armées impériales japonaises allèrent de succès en succès dans leur conquête du sud d'Honshu : remportant gagnant la bataille de Kōshū-Katsunuma, prenant Edo (en mai 1868) puis prenant la mesure des dernières forces rebelles lors de la bataille d'Uno.
Après la défaite des troupes du shogun, la mise en maison d'arrêt de celui-ci (et la confiscation de ses terres...), la plus grande partie des aristocrates japonais acceptèrent le pouvoir de l'empereur. Mais dans le nord de l'île d'Honshu, autour de la ville de Sendaï, plusieurs daimyos (avec, à leur tête, le chef du clan Aizu) formèrent lors une coalition et une armée (de 50 000 hommes) pour combattre les troupes impériales. Officiellement cette coalition était dirigée par
Yoshihasa Kitashirakawa (i. e : l’ "Empereur Tobu").
Il en fut de même du commandant de la marine shogunale (l’amiral
Takeaki Enomoto) qui refusa de se rendre et partit à son tour vers Sendaï avec sa maigre flotte (soit une dizaine de navires de guerres et environ 2000 hommes) dans l'espoir de pouvoir tenter, plus tard, une contre-offensive contre les forces impériales.
On notera avec intérêt que - dans cette entreprise incertaine - il était alors accompagné par une poignée de militaires français dont un certain
Jules Brunet (officier-instructeur et conseiller militaire français envoyé au Japon qui venait alors de quitter l'armée française pour combattre aux côtés des rebelles...).
Néanmoins les troupes de la coalition - bien que nombreuses - étaient très mal équipées. L'armement moderne y était très rare. Bien que subissant de lourdes pertes, les forces impériales progressaient vers le nord, remportant d’importantes victoires à Hokuetsu, lors de la bataille de la passe de Bonari et lors de la prise du château d'Aizuwakamatsu (ou ’’bataille d'Aizu’’). Si bien qu’en 1868, le position de Sendai devint complètement intenable pour les troupes shogunales. Du coup, la flotte d'Enomoto quitta donc
Sendai pour Hokkaido.
En tout état de cause, en ce 26 octobre 1868, toute l'île d'Honshu était contrôlée par l'empereur Meiji. Il ne restait donc plus qu’à vaincre les dernières troupes rebelles, repliées sur Hokkaidō.
En effet, à la suite de la défaite enregistrée par les forces shogunales devant Sendaï, l’amiral Takeaki Enomoto partit vers
Hokkaido avec les restes de sa flotte. Là lui et ses compagnons organisèrent un gouvernement républicain sur Hokkaïdo avec l'objectif d'établir une nation indépendante sur l’île : la République indépendante d'Ezo. Enomoto proposant même à l'empereur de donner Hokkaido au shogun renversé et de faire de celui-ci (et de ses nouveaux Etats) un "vassal" de l'Empire. Mais cette proposition de compromis fut alors déclinée par le pouvoir impérial.
Durant l'hiver 1868-1869, les forces armées de la république d’Ezo fortifièrent son système défensif. Las, les armées impériales allaient pas tarder à l’emporter sur les dernières forces rebelles : lors des dernières batailles de Goryokaku et d’
Hakodate, en
mai-juin 1869. Enfin délivrée de toute menace conservatrice et séparatiste, l’ère Meiji pouvait enfin commencer.
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
La guerre du Boshin (1868-1868), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Boshin
Le (dernier) shogun Yoshinobu Tokugawa :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yoshinobu_Tokugawa
La république indépendante d'Ezo, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_ind%C3%A9pendante_d%27Ezo
L'éphémère ''président'' Takeaki Enamoto :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Takeaki_Enomoto
Jules Brunet, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Brunet
Posté le 05.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de Takéaki Enamoto, éphémère président de la non moins éphémère république japonaise d'Ezo-Hokkaïdo (1868-1869).
- Sources : encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Une République au Japon ? : la République d'Ezo (1868-1869)
On l’a visiblement oublié depuis longtemps mais il s’avère que le Japon a déjà connu une très brève expérience républicaine : la
république d’Ezo (i. e :
Ezo Kyōwakoku) : État japonais éphémère au nord de l’archipel (dans l’île d’Hokkaïdo, alors appelée île d’Ezo) de six mois à la fin du XIXe siècle : en décembre 1868-juin 1869, au moment de la fameuse révolution (ou restauration) Meiji.
Ainsi, peu après leur défaite dans la guerre de Boshin (en 1868), un groupe de fidèles de l’armée shogunale des Tokugawa, dirigé par
l’amiral Takeaki Enomoto (un tout plusieurs milliers d’hommes) prend la fuite vers le nord, prend le contrôle de l’île d’Hokkaïdo et déclare officiellement l'indépendance de l'île - le 25 décembre 1868 - sous le nom de
« République indépendante d'Ezo ».
Au départ, l’amiral Takeaki Enomoto envisageait de faire d’Hokkaïdo un
Etat autonome vassal de l’Empire qui serait ainsi confié au shogun renversé. Mais cette proposition fut déclinée par les autorités impériales. D’où l’idée d’organiser alors un gouvernement républicain sur Hokkaïdo avec l'objectif d'y établir finalement
une nation indépendante sur l’île : la République indépendante d'Ezo.
Cette république indépendante d’Ezo, proclamée le soir de Noël 1868, avait été fondée
sur le modèle constitutionnel américain. Censée alors couvrir à terme tout le territoire japonais, son territoire comprenait surtout l'île d'Hokkaïdo (Ezo), sa capitale étant la ville d’Hakodate. Son « sosai » (i. e : président de la république) était l’amiral Takeaki Enomoto, également nommé chef de guerre (Nb : « sosai » étant également le plus haut grade délivré dans la maîtrise des arts martiaux du Japon...). Ses compagnons, Taro Matsudaira et Hijikata Toshizo, prenant alors les grades de vice-président et de ministre des armées.
Le drapeau de la république d’Ezo était un drapeau bleu azur orné d’une fleur de chrysanthème — symbole de l'Empire du japon — mais cette fleur impériale étant également frappée d'
une étoile rouge à sept branches : symbole de la nouvelle république remplaçant l’Empire.
Pendant l'hiver 1869, les rebelles - commandés par le conseiller militaire français Jules Brunet et par le commandant japonais Keisuke Otori - procédèrent à la fortification du sud de l’île (notamment dans la péninsule d'Hakodate : système de défense verrouillé par la forteresse Goryokaku).
De leur côté, les forces impériales mobilisèrent 7000 hommes pour reprendre le contrôle d’Ezo. Progressant relativement vite vers Ezo et remportant la bataille navale de
Hakodate avant - en mai 1869 - d’encercler la forteresse de
Goryokaku – à la suite de quoi l’amiral Enomoto décide alors de se rendre, le 30 juin 1869 - les forces impériales écrasèrent la rébellion.
Tout d’abord emprisonné et accusé de haute trahison, Takeaki Enomoto - éphémère président, déchu - sera par la suite pardonné par l'empereur et libéré (en 1872), avant de devenir alors ambassadeur du Japon en Russie.
Quant à cette brève expérience républicaine japonaise, elle a depuis longtemps été oubliée des mémoires. De même que toute autre projet de remise en question de l’autorité impérial ou de démembrement territorial de l’Empire.
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
La république indépendante d'Ezo, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_ind%C3%A9pendante_d%27Ezo
L'éphémère ''président'' Takeaki Enamoto :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Takeaki_Enomoto
Jules Brunet, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Brunet
La guerre du Boshin (1868-1868), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Boshin
Posté le 25.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la reproduction de l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- Le Dernier Samouraï (Edward Zwick) :
Le Capitaine américain et nordiste Nathan Algren est un homme à la dérive. Les batailles qu'il a menées autrefois - lors de la guerre de sécession, à Antiétam et Gettysburg, puis lors des guerres indiennes - lui semblent désormais lointaines et dérisoires. Car le monde a changé : le pragmatisme a remplacé le courage, les intérêts personnels ont pris la place de l'esprit de sacrifice et le sens de l'honneur semble, lui, avoir définitivement disparu.
Et, quelque part dans les plaines impitoyables de la ''frontière'', près des rives du fleuve Washita, ayant assisté impuissant au massacre des indiens sioux lors d'opérations de guerre qu'il désapprouvait et qui l'ont traumatisé, le capitaine Nathan Algren a perdu son âme...
A l'autre bout du monde, un autre soldat voit également sa vie sur le point de basculer. Son nom est Katsumoto et il est le dernier homme d'une antique lignée de guerriers japonais, les vénérés Samourais. Or, le monde moderne et le progrès menacent maintenant les valeurs et les codes pour lesquels les Samourais ont vécu et ont perdu leurs vies pendant des siècles. Mais Katsumoto ne partira pas sans se battre.
Or, nous sommes alors en 1876 et les chemins de ces deux guerriers vont converger lorsque le jeune Empereur du Japon (Nb : nous sommes au début de l'ère « Meiji », temps de réformes et d'occidentalisation pour l'Empire du Japon...) engage Algren comme conseiller militaire pour former et entrainer la première armée de conscription japonaise.
Sa rencontre avec les Samourais va profondément l'impressionner et lui rappellera l'homme qu'il était autrefois. Capturé, Algren sera emmené dans le village de Katsumoto, loin dans les montagnes. Peu à peu, Algren apprend à connaître et à comprendre l'esprit du samourai, et cette antique sagesse qu'essaye de préserver Katsumoto. C'est donc aux côtés des samourai qu'il va vivre la fin de l'ancien ordre social. Algren sera alors immergé dans le conflit violent et épique entre deux époques et entre deux mondes avec, pour le guider, son seul sens de l'honneur...
Voilà en tout cas un film épique et chevaleresque qui a le grand mérite de nous raconter
la fameuse rébellion féodale de Satsuma (
en 1877) : une rébellion de samouraïs dirigée par le grand féodal Takamori Saigō contre le nouvel ordre impérial ''moderniste'' japonais.
Ce film étant également l'occasion de nous remémorer les faits et gestes d'un certain
Jules Brunet, officier français conseiller militaire au Japon, qui - dix ans plus tôt - avait effectivement démissionné de l'armée française et de sa charge pour résister à l'empereur du Japon, lors de la fameuse
''guerre shogunale de Boshin'' (
en 1868-1869).
Ronan Blaise
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Références : « le Dernier Samouraï », un film d'Edward Zwick (2003, 154 min.) avec Ken Watanabe (le samouraï Katsumoto), Tom Cruise (le capitaine Nathan Algren), Masato Harada (l'industriel et politicien Omura) et Shichinosuke Nakamura (l'Empereur « Meiji » Mutsu Hito), etc.
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Pour en savoir plus :
« Le Dernier Samouraï », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dernier_Samoura%C3%AF
A propos des Samouraï (sur wikipédia) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Samoura%C3%AF
Sur le samouraï Takamori Saïgo et la révolte de Satsuma, en 1877 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Takamori_Saig%C5%8D
Jules Brunet, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Brunet
La guerre du Boshin (1868-1868), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Boshin
Posté le 21.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est le pavillon de la marine de guerre impériale japonaise.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Aux origines de la marine de guerre japonaise...
Aux tous débuts de l'époque de réformes impériales dite époque ''Meiji'' (dans les années 1868-1888), on sait que le Japon chercha à se moderniser en imitant les réussites de l'Occident et en accédant à l'âge industriel et à ses nouvelles technologies. Ce fut effectivement aussi le cas lorsqu'il chercha à se doter d'une marine de guerre : pour acquérir de nouvelles unités et moderniser sa flotte.
Tout naturellement, le choix se portera sur la Royal Navy (qui domine alors les mers et qu'un décret impérial japonais de 1870 imposera même comme modèle à la nouvelle marine impériale...) et - ce que l'on sait moins, sur la marine de guerre française (qui venait de s'illustrer, avec l'escadre de l'amiral Courbet, victorieusement déployée contre la Chine en 1884...).
Ainsi, dès 1869, c'est le britannique
Thomas Blake Glover qui allait superviser la construction - en Écosse - du premier navire de guerre moderne japonais : le ''Jho Sho Maru'' (renommé par la suite ''Ryujo Maru''). Et on peut rappeler qu'une mission militaire anglaise - dirigée par le
commodore Douglas - allait par la suite visiter le Japon (en 1873), pour aider au développement de sa marine. Quant à la formation des cadets de marine, cela allait être le fait du
commodore Willan, à partir de 1879...
Et par la suite, du fait de la faiblesse initiale de son industrie nationale, le Japon allait régulièrement faire appel aux chantiers navals britanniques pour équiper la flotte. Une pratique qui durera jusqu'en 1913 (et l'achat de quatre bâtiments de la classe ''Kongo''), les britanniques gardant aussi une influence certaine sur le développement des industries locales (comme sur les chantiers navals d'Ishikawajima-Harima et de Kawasaki).
Autre influence indéniable sur le développement de la jeune marine de guerre impériale japonaise : celle de la jeune ''École française'' (qui, après sa victoire lors de la guerre qui l'avait opposée à la Chine, en 1884...), commence à intéresser également le Japon. Ainsi l'utilisation par
l'Amiral Courbet de la torpille comme arme décisive contre la marine de guerre chinoise (lors de la brève guerre franco-chinoise d'août 1884...) allait pousser le gouvernement japonais à se doter de vingt-deux torpilleurs ''made in France''.
De même, on peut retrouver cette influence française, aussi, dans l'acquisition, dés 1869, du premier cuirassé japonais capable d'affronter l'océan et la haute-mer - le ''Kotetsu'' - 10 ans seulement après l'introduction de ces bateaux en Occident, ainsi que l'utilisation de mines marines (mais également pour la préférence alors accordée aux navires rapides et endurants...).
Et ainsi on sait qu'en 1886-1890, c'est l'amiral français
Louis-Émile Bertin (futur directeur général des constructions navales françaises) qui fut alors chargé - lors d'une mission spéciale de quatre ans - de renforcer la marine impériale japonaise, et qui - à ce titre - dirigea la construction des chantiers navals et arsenaux japonais de Kure et de Sasebo.
Apportant là une contribution décisive à la future victoire nippone sur la Chine impériale lors de la fameuse guerre sino-japonaise de 1894. Une victoire militaire surprenante pour les observateurs de l'époque mais une victoire militaire japonaise qui allait en appeler bien d'autres...
Ronan Blaise
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- Pour aller plus loin :
L'histoire de la marine impériale japonaise, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_imp%C3%A9riale_japonaise
L'Amiral Bertin, ''père'' de la marine de guerre japonaise, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-%C3%89mile_Bertin
L'Amiral Courbet, vainqueur des chinois, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9d%C3%A9e_Courbet