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Napoleon

C'est où, Waterloo ?

Posté le 04.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un tableau (de Clément-Auguste Andrieux, 1852) représentant la bataille de Waterloo.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- C'est où, Waterloo ?

Waterloo, on connait : c'est la fameuse bataille du 18 juin 1815 qui opposa les armées anglo-hollandaises (menées par le duc de Wellington) et prussiennes (du général Blücher) à l'armée impériale de Napoléon Ier. Bataille qui se solda par la victoire des Alliés sur les armées françaises.

Une défaite alors funeste pour l'Empereur Napoléon Ier, qui dut, par manque de soutien politique, abdiquer du trône impérial quatre jours seulement après la bataille, à son retour à Paris.

Mais où se trouve le site de cette funeste bataille ? Et bien il s'avère que le site de la bataille de Waterloo se trouve en Belgique : à une vingtaine de kilomètres au sud de Bruxelles, entre Bruxelles et Charleroi. D'où son (autre) nom de bataille du Mont-Saint-Jean.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

La bataille de Waterloo, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Waterloo

Arthur de Wellesley, Duc de Wellington sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Wellesley

Le Maréchal Blücher, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gebhard_Leberecht_von_Bl%C3%BCcher



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Maximilien du Mexique, fils de l'Aiglon ?

Posté le 02.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de Maximilien de habsbourg, éphémère Empereur du Mexique et personnage historique dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- L'Empereur Maximilien du Mexique était-il le fils de l'Aiglon ?

Comme on le sait, les ambitions impérialistes de Napoléon III l'amenèrent à intervenir tragiquement (en 1861-1867) dans la politique mexicaine ; et à proposer la couronne impériale du Mexique à un archiduc autrichien : Maximilien de Habsbourg.

Lequel, croyant compter sur l'appui du peuple, accepta le trône du Mexique que lui offrirent ces conservateurs qui lui avaient mensongèrement assuré le soutien du peuple mexicain. Puisque l'on sait que l'Empereur du Mexique Maximilien de Habsbourg allait mourir dans des conditions tragiques, exécuté par les révolutionnaires ''juaristes'' en juin 1867.

Or, une légende fait de ce Maximilien de Habsbourg le fils de Nappléon II, Duc de Reichstadt reclu à la Cour de Vienne entre 1814 et 1832. En effet, s'il est officiellement décédé sans descendant, on sait que Napoléon II fut, lorsqu'il résida à la Cour de Vienne (au tout début des années 1830), très intimement lié à sa cousine l'archiduchesse Sophie (née Sophie de Bavière et épouse de l'archiduc François-Charles).

Alors, Sophie était déjà mère de l'archiduc François-Joseph, futur empereur d'Autriche-Hongrie ; mais c'est au cours du séjour de Napoléon II à Vienne que naquit (en 1832) son deuxième fils, Maximilien, futur empereur du Mexique. Ce qui laisse donc planer un doute sur l'identité du père d'un Maximilien de Habsbourg qui pourrait donc être le fruit des amours secrètes de l'archiduchesse Sophie et de Napoléon II, Duc de Reichstadt.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Napoléon II, Duc de Reichstadt, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_II

L'Empereur Maximilien Ier du Mexique, sur wikipédia :
[COLOR=orange]http://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilien_Ier_du_Mexique[/COLOR]

L'expédition du Mexique, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9dition_du_Mexique_%281861-1867%29

Napoléon en Orient

Posté le 02.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du Taj Mahal, célèbre monument de l'Inde ancienne construit entre 1632 et 1644, à Agra (Uttar Pradesh).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Napoléon en Orient :

Il est permis d'imaginer un autre destin pour Napoléon, l' Empereur des français : un destin qui l'aurait conduit en Orient, aux Indes. Ainsi, c'est la fameux historien (orientaliste) René Grousset (1885-1952) qui - au milieu de son très sérieux ouvrage intitulé « Figures de proue » imagine (ici, pages 221-222-223) une autre suite possible à la carrière de Napoléon, après le siège de Saint-Jean d'Acre.

« De fait, c'est bien devant Saint-Jean d'Acre (en mai 1799) que le destin de Bonaparte s'est trouvé à la croisée des chemins. Son histoire, à dater de ce jour, se compose de deux livres d'inégales diffusions ; l'un est celui que de Marengo à Montmirail il a écrit avec l'épée ; c'est l'histoire romaine de Napoléon. L'autre, à jamais scellé, fait de pages blanches, est l'histoire macédonienne de Bonaparte, celle qui s'ouvre par son entrée victorieuse dans Saint-Jean d'Acre.

Acre tombée, que va-t-il faire ? Ses premières étapes, nous les connaissons puisqu'Ibrahim pacha, avec l'armée égyptienne de 1832, se chargera pour nous de les retrouver. L'itinéraire, après Acre, passe par Damas, Konieh et Koutayeh. Au-delà, c'est la marche sur le Bosphore, la bataille pour les Détroits, pour le dôme de Sainte-Sophie. Le trône du sultan Sélim, comme quarante après celui de son successeur Mahmoud, est fragile.

Bonaparte, soulevant l'Islam contre ces Osmanlis dégénérés, soulevant aussi l'Hellénisme, va-t-il, malgré la Russie, fonder à Byzance un nouvel Empire d'Orient ? Ou bien, devant la résistance russe (déjà le traité d'Unkiar-Skelessi !), va-t-il, après une nouvelle victoire sur l'Euphrate (à Nézib, par exemple), franchir ce fleuve comme Alexandre, et comme lui s'enfoncer dans les plaines de Mésopotamie où rien ne peut arrêter ? N'a-t-il pas, comme livre de chevet, emporté l'Anabase ?

En Iran, le souverain kadjar Feth-Ali-chah (on le verra, huit ans plus tard, par le traité de Finkestein, puis par la négociation Gardane) est prêt à s'associer à la marche des armées françaises, pour renouveler lui-même jusqu'à Delhi l'expédition de son glorieux prédecesseur Nadir-chah.

Sur l'Indus, nouvel Alexandre, Bonaparte trouve là un nouveau Porus, le jeune roi de Lahore, Roundjet Singh, le Lion du Pendjab aves ses bataillons sikhs dont un officier français, élève de Napoléon, le général Allard, deviendra bientôt l'instructeur. Dans le bassin du Gange, en pays marathe, les armées du Sindhia qu'a formées de même un brillant capitaine savoisien, le comte de Boigne, sont aujourd'hui commandées par le successeur de ce dernier, le français Pierre Perron, que nous retrouverons en correspondance avec Bonaparte.

D'autre français encore, Drénec, Raymond, ont organisé les troupes du Holkar, les troupes du Nizam. dans le sud, il est vrai le sultan de Maïssore, Tippou-Sahib, avec lequel Bonaparte a essayé d'entrer en contact, vient de succomber devant les forces anglaises, mais à l'arrivée du nouvel Iskandar dévalant la Khaïber-pass dans la plaine de l'Indus, le soulèvement devient général. Les princes indiens disposent par eux-mêmes de quelques 60 000 réguliers, commandés et armés à la française, sans parler des 150 000 Hindous équipés sur le même modèle.

Ce n'est pas dans l'Espagne soulevée contre les aigles que Napoléon rencontre Wellington ; c'est dans l'Inde immense, toute entière en insurrection contre les Anglais. Quelque part entre Bénarès et Calcutta, les lignes de Torres Védras sont forcées, Wellington est releté à la mer... Ces pages, on le sait, manquent à l'histoire de Napoléon. »

Et Napoléon devint ainsi le Souverain de l'Orient. Lui qui, dans notre ''continuum spatio-temporel'' fut César pace qu'il n'avait devenir Alexandre. Et ici le fameux historien René Grousset nous livre là un morceau de choix, ponctués de nombreuses et parfois difficiles allusions à des personnages, des lieux mythiques ou des faits historiques réels...

Ronan Blaise
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- Références : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici essentiellement pages 171 et 172).
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Pour un décryptage :

Le Taj Mahal, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taj_Mahal

René Grousset, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Grousset

Le siège de Saint-Jean d'Acre (1799), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Saint-Jean_d%27Acre_%281798%29

La ville d'Acre, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Acre_%28Isra%C3%ABl%29

Ibrahim pacha, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim-Pacha

Le sultan ottoman Sélim III, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Selim_III

Le sultan ottoman Mahmoud II, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahmud_II

Les Osmanlis, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Osmanli

Le Bosphore, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bosphore

Sainte-Sophie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Sophie_%28Constantinople%29

Les Détroits (turcs) sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9troits

Le Traité d'Unkiar-Skelessi, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_d%27Unkiar-Skelessi

L'Anabase (de Xénophon et d'Arrien), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anabase

Le chah d'Iran Feth-Ali-chah (dynastie kadjar), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fath_Ali_Shah_Qajar

Le chah d'Iran Nadir-chah, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nadir_Chah

Le Traité franco-iranien de Finkenstein (4 mai 1807), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Finkenstein

Le général Gardanne, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Mathieu_Gardanne

Ranjit Singh, souverain sikh, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ranjit_Singh

Le général Allard, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Allard_%28g%C3%A9n%C3%A9ral%29

Le Pendjab, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pendjab

La ville de Lahore, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lahore

Le roi Porus, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%BBru

Le grand roi Iskander (Alexandre le grand), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand

La Khyber Pas, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Khyber_Pass

Le comte de Boigne, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_de_Boigne

Le maharadjah (marathe) Sindhia, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Madhava_R%C3%A2o_Sindhia

Le sultan de Mysore Tippou-Sahib, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tip%C3%BB_S%C3%A2hib

La ville de Maïssore, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mysore

Arthur Wellesley, Duc de Wellington, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Wellesley_de_Wellington

Torrès Vedras, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Torres_Vedras

Napoléon II et IV, les inconnus de la famille...

Posté le 01.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Les quatre Napoléon (I, II, III et IV : le compte est bon).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Napoléon II et IV, les inconnus de la famille...

Napoléon Ier, on connait bien. Napoléon III, aussi... Mais Napoléon II, c'est beaucoup moins sûr. Quant à Napoléon IV, n'en parlons pas. D'où cet article : pour faire le point.

Napoléon II (1811-1832) : dans la famille Bonaparte, c'est le fils : le fils de Napoléon Ier avec l'impératrice Marie-Louise de Habsbourg. Né le 20 mars 1811 et élevé au rang de roi de Rome en vertu du sénatus-consulte du 17 février 1810 (titre ayant pour raison d'être de rabattre le prestige de l'Eglise catholique et de capter l'héritage du Saint-Empire romain germanique).

En 1814, Napoléon rédige (le 4 avril) un acte d'abdication réservant les droits de son fils. Mais, le 6 avril 1814, Napoléon doit finalement renoncer à la couronne pour lui même et sa descendance. Le règne théorique du jeune Napoléon II (ayant alors à peine trois ans) fut de 2 jours en 1814, ce qui justifie pleinement son titre de Napoléon II (de même que Jean Ier de France dit le Posthume qui lui ne règna que 5 jours, bien que n'étant que nouveau-né).

En 1815, pendant les Cent-Jours, l' « Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire » du 22 avril 1815 rendit au fils de Napoléon Ier (restauré) le titre de ''Prince Impérial'', mais non point celui de ''Roi de Rome''.

À la fin des Cent-Jours, l'abdication faite par Napoléon Ier au palais de l'Élysée le 22 juin 1815 indique qu'il : « proclame (s)on fils, sous le titre de Napoléon II, empereur des Français. » Mais Napoléon II vit alors, à Vienne, aux mains de l'« ennemi »... Une commission de gouvernement se met alors en place et le désigne, dans tous ses documents, comme ''Empereur'', avant de se dissoudre, le 7 juillet 1815. Louis XVIII entre à Paris le 8 juillet 1815 pour y régner à nouveau. Napoléon II aura donc été Empereur des français l'espace de... 15 jours.

Par la suite, le Pce Napoléon François Joseph Charles Bonaparte (puisque c'est alors son nom) fut fait Duc de Reichstadt par les Lettres patentes impériales du 22 juillet 1818, signées par son grand-père maternel l'Empereur François Ier d'Autriche. Durant son séjour à Vienne son entourage n'utilisa néanmois plus que François (ou plus exactement Franz...) comme prénom usuel.

On allait reparler de lui en 1830, au moment de la révolution, lorsque l'on cria « Vive Napoléon II » dans les rues de Paris et lorsque l'on (i. e : notamment Metternich) songea un moment à lui pour un éventuel trône en Belgique ou en Pologne. Néanmoins, gravement malade, le Pce Napoléon allait fialement mourir en Autriche (au palais viennois de Schönbrunn), le 22 juillet 1832, sans alliance ni postérité, de la tuberculose. Il avait 21 ans.

Tout d'abord enterré à Vienne (dans la crypte des Capucins, auprès des archiducs d'Autriche dont ce lieu est le mausolée...) ses « cendres » (bien qu'on utilise improprement ce terme qui appartient au style noble antiquisant, vu que son corps ne fut en fait jamais incinéré...) furent transférées le 15 décembre 1940 aux Invalides sur ordre d'Adolf Hitler, où Napoléon II possède une tombe proche de celle de son père (et portant l'inscription « Napoléon II Roi de Rome »).

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Napoléon IV (1856-1879) : dans la famille Bonaparte, c'est le petit-neveu (i. e : le fils de l'Empereur Napoléon III et de son épouse, l'Impératrice Eugénie). On le connaît surtout sous le nom de ''Prince impérial'' (ou comme ''Louis'' ou ''Loulou'', pour ses intimes...).

Pendant toute son enfance il fut couvert de gloire, car sa naissance (en 1856) semblait garantir l'avenir de la dynastie des Bonaparte alors que l'Empire était restauré depuis à peine quatre ans.

Après la défaite de Sedan, la chute du Second Empire et la proclamation de la IIIe République (le 4 septembre 1870), le prince impérial se réfugia alors en Belgique avant de rejoindre sa mère - l'impératrice Eugénie - un mois après, en Angleterre. Et où ils seront rejoint par l'Empereur déchu, en mars 1871.

Lors de la mort de son père (le 9 janvier 1873), il fut proclamé proclamé Empereur sous le nom de Napoléon IV. Et, pendant les années 1870 on discuta même un peu la possibilité d'un mariage entre lui et la princesse Béatrice, fille cadette de la reine Victoria. Ce qui, pour un petit-neuveu de l' ''Ogre'' tant combattu par les Britanniques ne manquait pas de sel...

Brillamment sorti officier de l'école de guerre de Sandhurst, le Prince impérial s'engagea alors dans l'armée britannique. Envoyé en Afrique du Sud, il y est tué lors d'une escarmouche en territoire zoulu, après une résistance qualifiée d'héroique, près du kraal d'Ithelezi (province du Natal). Il avait 23 ans.

Depuis lors, il est inhumé dans le mausolée napoléonien de l'Abbaye St Michel (St Michael's abbaye) de Farnborough où il repose, à ce jour, aux côtés de son père et de sa mère (décédée en 1920).

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Napoléon Ier, Empereur des français :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Ier

Napoléon II, le Roi de Rome, l'Aiglon :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_II

Napoléon III, Empereur des français :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_III

Napoléon IV, le Prince impérial :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_IV

La Maison impériale des Bonaparte :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Napol%C3%A9on

Napoléon : Que faire après Waterloo ?

Posté le 01.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du Lion de Waterloo.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Napoléon : Que faire après Waterloo ?

En juin 1815, aux lendemains de sa défaite de Waterloo, l'Empereur Napoléon 1er n'a jamais considéré que sa défaite dût marquer la fin de la campagne de cet été 1815. Placé dans une situation désespérée, il espère encore ; là, il écrit à son frère Joseph, Régent de l'Empire en son absence :

« Au Roi Joseph, Philippeville, le 19 juin 1815 »

« Tout n'est point perdu. Je suppose qu'il me resterait, en réunissant mes forces, 150 000 hommes. Les fédérés et les gardes nationaux qui ont du coeur me fourniront 100 000 hommes : les bataillons de dépôt 50 000. J'aurai donc 300 000 hommes à opposer de suite à l'ennemi. J'attellerai l'artillerie avec des chevaux de luxe ; je lèverai 100 000 conscrits ; je les armerai avec les fusils des royalistes et des mauvaises gardes nationales ; je ferai lever en masse le Dauphiné, le Lyonnais, la Bourgogne, la Lorraine, la Champagne, j'accablerai l'ennemi. Mais il faut qu'on m'aide et qu'on ne m'étourdisse point. Je vais à Laon ; j'y trouverai sans doute du monde. Je n'ai point entendu parler de Grouchy ; s'il n'est point pris comme je le crains, je puis avoir dans trois jours 50 000 hommes. Avec cela j'occuperai l'ennemi et je donnerai le temps à paris et à la France de faire leur devoir. Les Autrichiens marchent lentement ; les Prussiens craignent les paysans et n'osent pas trop s'avancer : tout peut se réparer encore. Ecrivez-moi l'effet que cette horrible échauffourée (NDLR : il parle de la bataille de Waterloo...) aura produit dans la Chambre. Je crois que les députés se pénétreront que leur devoir, dans cette grande circonstance, est de se réunir à moi pour sauver la France. Préparez-les à me seconder dignement. Surtout, du courage et de la fermeté. »

(Sources : « Lettres inédites de Napoléon 1er », publiées par Lecestre, Tome II, Plon éd.).

Or, comme on le sait, la Chambre des représentants se déclara ''en permanence'' (à l'instigation de La Fayette) et mit l'Empereur en demeure d'abdiquer. Découragé par l'hostilité des députés, Napoléon se résigna : le 22 juin, il abdiqua pour la seconde fois en faveur de son fils. Les Chambres, sans tenir compte de cette désignation, constituèrent alors un gouvernement provisoire présidé par Fouché.

Napoléon, entraîné par la déroute de l'armée, arriva à Paris le 28 juin. Il y trouva l'opinion hostile et la classe politique flottant dans un climat d'intrigues et de trahison. Désemparé et hésitant entre des résolutions diverses, le 29 juin il quitta la Malmaison où il s'était provisoirement retiré et se dirigea vers Rochefort (Charentes maritimes) où il songeait à s'embarquer pour les Etats-Unis.

Bien que davout eût fortifié hâtivement Paris et disposât de 80 000 hommes pour sa défense, on décida de ne pas résister. Par une capitulation signée le 3 juillet, l'armée française se retira derrière la Loire et les armées anglo-prussiennes occupèrent Paris. Louis XVIII - dont Fouché et Talleyrand avaient machiné le retour - les suivit de très près, impatient de se réinstaller rapidement aux Tuileries pour couper court aux rumeurs et à toutes les intrigues. Acceptant les conditions de Fouché, il le prit comme ministre de la police et rentra à paris le 8 juillet.

Le jour même de la capitulation de Paris (3 juillet), Napoléon était arrivé dans le port de Rochefort, où il songeait à s'embarquer pour les Etats-Unis. Mais une escadre anglaise bloquait la côte. Napoléon résolut alors de se livrer au gouvernement anglais et de lui demander l'asile. Le 15 juillet, Napoléon s'embarqua à bord du navire anglais "Bellérophon". Les Anglais le considèrent comme prisonnier de guerre et l'internèrent alors dans une île de l'Atlantique sud : Sainte-Hélène.

Ronan Blaise
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Sources : Manuel d'Histoire « Malet-Isaac » de la classe de Première, document publié aux éditions « Hachette » en 1950 (680 pages : ici pages 364, 365 et 376).
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Pour en savoir plus :

La bataille de Waterloo, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Waterloo

La bataille d'Austerlitz, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Austerlitz

Napoléon Ier, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Ier

Un Maréchal d'Empire à la Cour de Suède...

Posté le 26.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, le personnage historique dont ilest question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Un Maréchal d'Empire à la Cour de Suède...

On sait peu aujourd'hui en France que l'actuel roi de Suède est d'origine française et qu'il descend en droite ligne d'un maréchal d'Empire français d'extraction modeste (fils d'avocat ayant embrassé la carrière militaire) mais monté sur le trône de Suède à l'époque impériale napoléonienne.

Il s'agit là de Jean-Baptiste Jules Bernadotte (1763-1844) né à Pau, en Béarn (France) : un homme qui connut un destin singulier, passant, en l'espace de vingt-huit ans, d'un modeste grade de sous-officier français (en 1790), au rôle prestigieux (en 1818) de roi de Suède et de Norvège (sous les noms respectifs de Charles XIV / III Jean (Karl XIV / III Johan) après avoir été tour à tour (sous le Consulat et le Premier Empire), ambassadeur, ministre, général puis maréchal d'Empire.

Engagé dans l'armée en 1780, sergent-major en 1789, il allait se distinguer pendant les guerres de la révolution française aux armées du Rhin et de Sambre-et-Meuse : bientôt proclamé (en 1794, sur le champ de bataille, par Jean-Baptiste Kléber), nommé peu de mois après général de division, contribuant puissamment aux victoires de Fleurus et de Juliers (1794)

Par la suite il particippe à la campagne d'Italie, aux côtés de Bonaparte, le seconde de tout son pouvoir : à la suite du traité de Campo-Formio, c'est lui qui portera au Directoire les drapeaux pris à l'ennemi ; de même, il sera envoyé à Vienne en qualité d'ambassadeur de France, de février à avril 1798.

Ministre de la guerre (du 3 juillet au 14 septembre 1799) il passe alors pour « l'épée » des néo-Jacobins en cas de coup d'État. Après le coup d'état de brumaire, il se prononce contre le coup d'État de Napoléon Bonaparte et se retire alors à la campagne. Cependant choyé par Bonaparte, Bernadotte entre au conseil d'État et accepte le commandement de l'armée de l'Ouest, dans la Vendée (1800).

Nommé maréchal lors de la première création, il se rendra utile aux armées impériales en réalisant de nombreux glorieux faits d'armes : ainsi, en 1805, il fait la conquête de la Bavière, puissamment à la reddition d'Ulm ainsi qu'à la bataille d'Austerlitz (où il commande le centre de l'armée française qui résiste au choc désespéré des Russes).

En 1806, il créé prince de Pontecorvo. Mais, cette même année, lors de la campagne de Prusse où il commande le 1er corps, son attitude à la journée d’Iéna-Auerstaedt (journée durant laquelle il fait des allers-retours entre les deux champs de bataille proches sans participer à aucune...), est telle que l'Empereur signe l'ordre de le faire traduire devant un conseil de guerre : en effet, il avait manqué de faire perdre la bataille.

Par la suite, il bat ensuite les Prussiens devant Halle et à Lübeck (où il fait Blücher prisonnier), Lübeck où le carnage est horrible malgré les efforts des généraux pour l'arrêter. D'ailleurs Bernadotte a, en cette occasion, les plus grands égards pour ce qui reste d'habitants à Lubeck et, surtout, pour les prisonniers suédois, ce qui lui portera chance...

Par la suite, il participera à la campagne de Pologne, campagne durant laquelle il sera grièvement blessé. Nommé, après sa guérison, gouverneur des villes hanséatiques et chargé d'opérer contre la Suède, il suspend les hostilités dès qu'il apprend qu'une révolution a précipité du trône Gustave IV de Suède, seul à être vraiment hostile à la France (13 mars 1808). Cette conduite loyale lui conciliera l'estime et l'affection des Suédois, mais elle paraît avoir excité le mécontentement de Napoléon Ier, dont elle contrariait alors les projets.

Après la paix de Tilsitt, il commande l'armée d'occupation de l'Allemagne septentrionale et, à la rupture entre la France et l'Autriche, il commande le corps Saxon, et contribue puissamment avec eux à la victoire de Wagram.

Napoléon l'ayant cependant à nouveau mis à l'écart (Bernadotte, pour lui, ne brille guère sur les champs de bataille : à ses yeux, il est resté trop inactif à Austerlitz, Auerstaedt, arrive après la bataille à Eylau, etc.), Fouché lui obtiendra (à la fin de juillet 1809) l'armée de l'Escaut chargée de repousser les Britanniques débarqués à Walcheren (juillet 1809). Malgré ce nouveau succès, il se verra encore une fois privé de son commandement : l'Empereur lui enlevant l'armée de l'Escaut dès septembre.

Il est en disgrâce complète lorsqu'un trône lui est offert : celui de Suède, adopté par le roi Charles XIII (n'ayant pas d'enfant), et élu comme prince héréditaire les états généraux d'Örebro. A une seule conditiion : abjurer la religion catholique pour adopter la réformée (et Eugène de Beauharnais s'y étant finalement refusé une même proposition...).

Napoléon ayant accepté ce choix (espérant tenir ainsi un allié solide au nord de l'Europe...) Bernadotte va accepter cette proposition suédoise : il abjure le 20 octobre, débarque à Helsingborg et, le 31 suivant, est présenté aux États; le 5 novembre, adopté par le roi Charles XIII, il prend les noms de Charles-Henri et devient alors prince royal de Suède. Officiellement adopté par le roi, dès 1811, il commence - pendant la maladie de son père adoptif - à diriger les affaires du royaume de Suède.

Tout d'abord, il consentira à seconder la politique de l'Empereur et acceptera même d'adhérer au blocus continental. En 1812, il tint un moment en ses mains les destinées du monde : avant que Napoléon ait atteint Moscou, il pouvait reprendre la Finlande et marcher sur Saint-Pétersbourg. Mais, au commencement de 1812 - les troupes françaises ayant envahi le territoire suédois - il rompt alors avec Napoléon.

Loin de se révéler l'allié escompté par l'Empereur, le nouveau prince héritier de Suède préférera alors jouer avant tout la carte de son royaume. Voyant l'Empire ébranlé, il favorise, en 1813, l'entrée de la Suède dans la coalition contre la France, se révélant un général de talent.

En juillet 1813, il se joint à la coalition contre la France, non sans avoir tenté tous les moyens d'éclairer Napoléon sur les dangers de sa situation. Nommé généralissime de l'armée du Nord, il débarque à Stralsund avec 30 000 Suédois, vainc Oudinot (23 août 1813) et Ney (6 septembre 1813) et prend une part décisive à la bataille de Leipzig (1813). Puis il descend l'Elbe, s'empare de Lubeck et se dirige vers le Holstein : où il force le roi de Danemark à signer, le 14 janvier 1814, la paix de Kiel (en vertu de laquelle la Norvège est cédée à la Suède).

Il s'avance ensuite lentement vers la France à la tête de son armée et gagne assez de temps pour que la nouvelle de la paix de Paris le dispense de passer le Rhin. Il proteste hautement contre l'invasion du territoire français, et accuse les alliés de manquer à la foi promise ; il tente même, mais inutilement, de déterminer Napoléon Ier à la paix, et de détourner les alliés de passer le Rhin.

Un moment il caressera l'espoir de remplacer Napoléon sur le trône impérial, perspective à laquelle le tsar Alexandre Ier n'aurait pas été hostile (dans le cadre d'une sorte d'« échange » qui aurait vu l'un de ses neveux accéder au trône de Suède). Cette combinaison, si elle est avérée, n'eut pas de suite. Le Congrès de Vienne, ayant préféré entériner la Restauration des Bourbons en France et retirant la couronne de Norvège au royaume de Danemark pour l'offrir aux souverains suédois.

À peine de retour en Suède - où il est reçu avec enthousiasme - il marche sur la Norvège, dont la possession lui avait été assurée par les alliés, et s'en rend maître en 15 jours (1814). Une fois obtenu la Norvège, en 1815, il refusera formellement d'entrer dans la seconde coalition mise en place contre Napoléon

Le 5 février 1818, l'ex-maréchal Bernadotte devient roi de l'Union des royaumes de Suède et de Norvège sous le nom de Karl XIV Johan en Suède et de Karl III Johan en Norvège. Désormais Bernadotte ne s'occupe plus que de faire prospérer ses États ; il cimente l'union (forcée) des Suédois et des Norvégiens, tout en laissant à chacun des deux peuples, dans une certaine mesure, sa constitution propre, développe l'instruction publique, l'agriculture, l'industrie et le commerce et réunit, par le canal de Gothie, l'Océan et la Baltique (1822).

II prend alors pour devise : « L'amour de mon peuple est ma récompense » (Folkets kärlek min belöning en suédois), une prétention plutôt vaine aux yeux de ses contemporains scandinaves, même si les Suédois et les Norvégiens connaissant mal l'histoire du XVIIIe siècle et de la douloureuse union suédo-norvégienne (dissoute en 1905) en ont gardé un souvenir plutôt agréable. Pour autant, il a contraint l'administration des deux royaumes et la Cour à utiliser le français, puisque lui-même a toujours refusé d'apprendre le suédois et, a fortiori, les langues norvégiennes.

Si l'opinion de l'aristocratie suédoise à son égard est positive dans l'ensemble(puisqu'ayant trouvé en lui le chef de guerre qui lui faisait défaut après la faillite de Gustaf IV Adolf dans sa guerre contre la Russie leur ayant valut la perte de la Finlande...), il n'en va pas de même pour les patriotes norvégiens, qui ne voient en lui que mal, arbitraire et folie politique, insouciant des besoins quotidiens et des aspirations des Norvégiens à se libérer du joug de la couronne suédoise depuis 1814, annexant une Norvège sortant là à peine d'un condominium danois en vigueur depuis 1660...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Le Maréchal Bernadotte, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernadotte

Napoléon et la conquête du monde (Louis Geoffroy)

Posté le 26.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une reproductionde la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- Napoléon et la conquête du monde (Louis Geoffroy) :

Le « Napoléon et la conquête du monde » , cet incroyable ouvrage apocryphe et uchronique (Cf. notes en bas d'article) de Louis Geoffroy (publié en 1836) nous relate une autre Histoire : telle qu'elle aurait pu se dérouler si l'Empereur Napoléon était sorti vainqueur de sa guerre en Russie. A ce titre, cet ouvrage est peut-être bien l'ancêtre et l'un des tous premeirs grands chefs-d'oeuvre des textes de politique-fiction.

Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :

« Les éditions Tallandier apportent avec ce livre une pièce décisive au délicat dossier de la vérité historique. Pour quelles obscures raisons (idéologiques ?) nous fait-on croire que Napoléon (1769-1832) s'est embourbé en Russie ? Quel masochisme malsain - et non fondé - nous a soufflé que, vaincu en 1814, il aurait été exilé dans une première île, d'où il se serait échappé (comme si on s'échappait d'une île !) pour être battu à nouveau et relégué dans une seconde île (quelle manque d'imagination!) où il serait mort en ... 1821, un frère de Louis XVI régnant alors sur la France ! Pourquoi toute cette intoxication ? Pourquoi les historiens "officiels" ont-ils censuré et occulté le seul livre véritablement historique consacré à l'apogée de L'Empire (1812-1832) et publié à chaud 4 ans seulement après la mort de l'Empereur - soit en 1836 - par Louis Geoffroy.

Puisse cette réédition ouvrir les yeux des jeunes générations et leur apprendre ce qui s'est réellement passé: après avoir conquis Moscou en 1812, Napoléon est entré à Petersbourg puis, fort des ressources de tout le continent et de l'appui moral du nouveau pape, le cardinal Fesch, son oncle, a réussi le deuxième débarquement en Angleterre de l'histoire: tous les pays européens sont alors devenus des royaumes vassaux du Souverain de l'Europe. Il y eut ensuite la conquête de l'Empire ottoman, de l'Afrique, de la Chine, de l'Australie et des Amériques. Napoléon devint alors- il faut tout de même qu'on le sache- le seul monarque universel que la terre ait jamais porté...

Fantasmes ? Voire ! Érigée sur le mont Valérien, la gigantesque pyramide que nous connaissons bien n'est-elle pas là pour attester que l'Empereur, qui y est inhumé, est mort dans son lit, à Paris? Est-il permis d'ignorer qu'il fit, au retour d'une expédition en Afrique, miner l'île de Sainte-Hélène, bientôt engloutie par les flots et qu'aucune carte maritime ne mentionne plus ? Voilà, entre mille autres faits avérés, deux preuves bien concrètes des assertions de Louis Geoffroy.

Cet ouvrage solide et documenté, dont la force de conviction réside aussi dans un accent de vérité qui ne saurait tromper, nous incite donc à opérer une véritable révolution copernicienne des idées reçues sur Napoléon. Ce qui n'est pas le cas - c'est le moins qu'on puisse dire - du texte, présenté à la suite en guise de récréation, dans lequel J.B. Pérès prétendit, en 1827, du vivant même de l'Empereur, démontrer au terme d'une argumentation délirante comme quoi Napoléon n'a jamais existé. »
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Références : « Histoire de la Monarchie universelle: Napoléon et la conquête du monde (1812-1832) », ouvrage de Louis Geoffroy (1826) republié aux éditions Tallandier, en 1983 (388 pages).
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Pour aller plus loin :

L'Uchronie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Uchronie

La « Porte des Mondes », le site français de référence :
http://www.noosfere.com/heberg/mota/

« Uchronia, the Alternate List », le site américain de référence en la matière :
http://www.uchronia.net/

Rome et Aix-la-Chapelle, préfectures françaises...

Posté le 23.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une carte de l'Empire napoléonien en 1811 ; carte sur laquelle on retrouve : les territoires proprement dits de l'Empire français (ici en bleu foncé) et ses dépendances (ici en bleu clair).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Quand Rome et Aix-la-Chapelle, Hambourg et Barcelone étaient des préfectures françaises...

Comme on le sait peu de nos jours encore, il fut un temps où Rome et Aix-la-Chapelle, Bruxelles et la Haye, Hambourg et Barcelone étaient chef-lieux de départements français : sous la Révolution et l’Empire. C'était alors - tout du moins en 1811 - l'époque de la France des ''130 départements''.

Cent-trente départements ''français'' ''arrachés'' : en 1802, au Piémont (5), au Valais (1), à la République de Gênes (3) ; en 1808, au Duché de Parme (1), à la Toscane (3) ; en 1810, aux Etats de l'Eglise (2), au Royaume de Hollande (8), à la Westphalie (4) ; en 1811, au grand-Duché d'Oldenbourg (1) et dont nous rappellons - ci-dessous - la date de création, le nom (ainsi que celui de leurs préfectures...).

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1793 :

Vaucluse , Mont-Blanc , Mont-Terrible (i.e : Savoie, Haute-Savoie et ancien Haut-Doubs : Chambéry, Annecy, Porrentruy).

1794 :

Lys (Bruges), Escaut (Gand), Jemmapes (Mons), Deux-Nèthes (Anvers), Dyle (Bruxelles), Meuse-Inférieure (Maastricht), Ourthe (Liège), Sambre-et-Meuse (Namur), Forêts (Luxembourg).

1798 :

Sarre (Trèves), Rhin-et-Moselle (Coblence), Mont-Tonnerre (Mayence), Roër (Aix-la-Chapelle), Léman (Genève).

1802 :

Doire (Ivrée), Sésia (Verceil), Pô (Turin), Stura (Coni), Marengo (Alexandrie).

1805 :

Montenotte (Savone), Gênes (Gênes), Appennins (Chiavari).

1808 :

Arno (Florence), Méditerranée (Livourne), Ombrone (Sienne), Taro (Parme).

1810 :

Simplon (Sion), Tibre (Rome), Trasimène (Spolète).

1811 :

Bouches-de-l’Escaut (Middelbourg), Bouches-du-Rhin (Bois-le-Duc), Bouches-de-la-Meuse (la Haye), Yssel-Supérieur (Arnhem), Zuiderzee (Amsterdam), Bouches-de-l’Yssel (Zwol), Frise (Leuwarden), Ems-Occidental ( Groningue), Lippe (Munster), Ems-Supérieur (Osnabrück), Ems-Oriental (Aurich), Bouches-du-Weser (Brême), Bouches-de-l’Elbe (Hambourg).

1812 :

Départements de la Catalogne (avec statut particulier) : Bouches-de-L’Ebre (Lérida), Montserat (Barcelone), Sègre (Lacerda) et Ter (Gérone), tous quatre par la suite fusionnés en deux unités, à partir du 7 mars 1813.
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Cent trente départements ''français'' auxquels il faut rajouter les intendances des « Provinces Illyriennes » : Frioul, Carniole, Carynthie, Istrie, Croatie (civile et militaire), Dalmatie, Raguse, Bouches de Cattaro, etc.

Ronan Blaise

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- Sources : Informations que l'on retrouvera dans le Quid 2007, page 1057.
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Napoléon uchronique

Posté le 10.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture du coffret de quatre volumes de l'oeuvre de Max Gallo consacrée à Napoléon.

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Napoléon uchronique

« Quel roman que ma vie ! » aurait écrit Napoléon.

Mais disons là que tout cela aurait pu être ''bien pire encore'' si l'on en croit cette (trop) brève chronologie uchronique des autres extraordinaires destins qu'aurait pu vivre celui que nous connaissons - dans notre ''continuum spatio-temporel'' - sous le nom de Napoléon 1er.


1769, août : Napoléon né en Bretagne, de l'adultère de Marie-Létizia Ramolino-Bonaparte avec le Comte de Marbeuf (gouverneur de la Corse, d'origine bretonne : Finistère nord, région de Morlaix)

1784 : En fin d'études à l'Ecole militaire de Paris, Napoléon opte pour la marine (et non l'artillerie) et part pour les Indes.

1793 : Napoléon, patriote corse, combat - avec les ''paolistes'' - pour l'indépendance de l'île, contre les Français.

1793, septembre : Napoléon, capitaine d'artillerie des armées républicaines, est tué au siège de Toulon.

1794, juillet : Napoléon (jacobin et robespierriste revendiqué) est guillotiné à la suite du coup d'état de Thermidor, à la chute de Robespierre

1794 : Napoléon envoyé mater les Vendéens, y perd toute humanité, toute popularité (et tout destin national).

1794 : Napoléon devient conseiller militaire français à la Cour d'Istambul (y deviendra pacha turc).

1795, octobre : Napoléon tué lors de l'insurrection royaliste de Vendémiaire.

1795, octobre : Joséphine de Beauharnais n'obtient pas de son amant Barras qu'il nomme Napoléon à la tête de l'armée d'Italie.

1796, novembre : Napoléon tué lors des combats du pont d'Arcole (fin prématurée de l'aventure napoléonienne).

1797, janvier : Napoléon vaincu à Rivoli (fin prématurée de l'aventure napoléonienne).

1798, juin : L'expédition d'Egypte est détournée vers le royaume de Naples, vers l'Algérie ou vers la Grèce.

1798, juin : Napoléon échoue devant Malte (et les remparts de la Valette).

1798, juillet : Napoléon tué à la bataille des pyramides (fin prématurée de l'aventure napoléonienne).

1799 : Napoléon fait creuser le canal de Suez.

1799 : Napoléon vainqueur à Saint-Jean d'Acre, fait la conquête de la Syrie ottomane et marche sur Istambul.

1799 : Napoléon établit un foyer juif en Palestine.

1798-1799 : Napoléon arrêté en Méditerranée par les Anglais : la flotte française d'Orient est détruite, Napoléon est tué ou fait prisonnier.

1799, novembre : Echec du coup d'état de Brumaire (fin prématurée des ambitions du général Bonaparte).

1800, juin : Napoléon vaincu à Marengo (fin prématurée de l'aventure napoléonienne).

1802, juillet : Succès de l'expédition d'Haïti : Napoléon fonde un Empire des Antilles pour son épouse Joséphine.

1803, avril : Napoléon ne vend finalement pas la Louisiane aux Etats-Unis.

1804, mars : Bonaparte renonce finalement à faire enlever le Duc d'Enghien.

1804 : Napoléon organise la colonisation française de l'Ouest de l'Australie.

1805 : Victoire navale de Trafalgar, les armées françaises envahissent l'Angleterre, Napoléon entre dans Londres.

1805, décembre : Napoléon vaincu à Austerlitz (fin prématurée de l'épopée impériale).

1808, septembre : Mise en route d'une expédition franco-russe en Orient, contre l'Empire ottoman.

1809, avril : Napoléon renonce à l'annexion de l'Espagne. Ou confie le trône d'Espagne à Murat plutôt qu'à son frère Joseph Bonaparte.

1809, juillet : Succès du débarquement d'une armée anglaise dans les Pays bas (Walcheren).

1809, octobre : Napoléon assassiné à Vienne par le patriote allemand Frédéric Staps.

1810, avril : Napoléon épouse une princesse russe Romanov (et non Marie-Louise d'Autriche).

1811, mars : Naissance de Marie-Joséphin (l'Aiglonne) héritière de la Couronne impériale.

1811 : Napoléon organise une expédition militaire franco-russe contre l'Empire ottoman.

1812, été : Napoléon restaure le royaume de Pologne pour son fidèle Murat ou pour le prince Joseph Poniatowski.

1812, hiver : Napoléon vainqueur en Russie (pas d'incendie de Moscou) prend Saint-Pétersbourg (ou Kazan).

1812, octobre : Succès de la conjuration républicaine du général Malet : restauration de la République (alors que la grande armée de Napoléon s'embourbe et se désintègre dans les plaines de Russie).

1814 : Alternative à la Restauration au profit des Bourbons, Napoléon est remplacé sur le trône impérial de France par son fils l'Aiglon (sous régence de Talleyrand et Marie-Louise) par Murat ou Bernadotte.

1814, décembre : Napoléon renonce à rentrer en France et reste finir ses jours à l'île d'Elbe (donc : pas de Cent Jours).

1815, juin : Napoléon vainqueur à Waterloo, écoeure les Alliés (qui se retirent du conflit...).

1815, juillet : Napoléon réussit à fuir aux Etats-Unis ou au Brésil (où il termine sa vie comme propriétaire terrien, ''gentleman farmer'', planteur colonial ou sénateur des Etats-Unis).

1815 : Napoléon exilé à Madère, aux Açores (et non à Saint-Hélène) (ou sur la colonie néerlandaise du Cap ou l'île de Java...).

1815 : Napoléon s'échappe de son lieu de détention (quel qu'il soit...) et part vivre au Brésil, aux Etats-Unis, en Louisiane, en Afrique portugaise...

1820 : Napoléon envoie une expédition punitive contre les Barbaresques d'Alger (début de la colonisation française de l'Algérie).

1820 : Napoléon ''sponsorise'' les Hellénophiles (i. e : Lamartine, Chateaubriand, Hugo, Lord Byron, etc) et aide les Grecs à prendre leur indépendance contre l'Empire ottoman.

1821, mai : L'Empereur des français Napoléon 1er meurt de vieillesse aux Tuileries, entouré des siens et de l'affection du peuple français. Sur son lit de mort il transmet à couronne impériale à son héritier, à charge pour lui de rétablir la République...

Ronan Blaise
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- Sources : « Bonaparte » et « Napoléon », une biographie (en deux tomes) de Napoléon Bonaparte par André Castelot, série publiée aux éditions de la « Librairie académique Perrin » en 1967-1968.

« Napoléon » (Max Gallo)

Posté le 09.04.2007 par quelqueshistoires

- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.

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« Napoléon » (par Max Gallo) :

Même si on n'est pas nécessairement d'accord avec ses diverses prises de position politiques, on se penchera avec plaisir sur cette oeuvre du romancier Max Gallo où il nous fait ici découvrir Napoléon sous toutes ses facettes : l'enfant déjà solitaire, l'adolescent ambitieux, le général téméraire, le premier consul en quête de pouvoir infini, l'empereur consacré, le dominateur de l'Europe, la chute de l'aigle, sa relégation légendaire à l'île lointaine et isolée de Sainte-Hélène, dans l'humide Atlantique sud. Le tout dans un style mêlant récit historique et roman pur.

Le « Napoléon » de Max Gallo est à la fois une savante biographie historique et un palpitant roman d'aventures. Pouvait-il en être autrement alors que l'empereur lui-même s'exclamait "Quel roman que ma vie !" ? Le récit captivant raconte en quatre tomes une destinée exceptionnelle : le lecteur est de toutes les batailles, de toutes les alcôves, de toutes les pensées de Napoléon.

Ecrit avec brio, les livres se révèlent d'une lecture aisée et très agréable. On avale les quatre volumes à une vitesse impressionante. Idéal pour débuter sur le sujet vaste qu'est Napoléon Bonaparte et pour comprendre les raisons de son irrésistible ascension et de sa chute vertigineuse.

C'est d'abord « Le Chant du départ » (1769-1799) qui salue la jeunesse et l'émergence de Bonaparte, le fils de la Révolution. Au lendemain du 18 Brumaire, « Le Soleil d'Austerlitz » (1799-1805) brille sur une fulgurante ascension couronnée par le sacre impérial et par le triomphe du militaire de génie.

À son zénith, Bonaparte se heurte à une Europe coalisée dont il veut être le maître : c'est le temps de « L'Empereur des rois » (1806-1812). Plus dure sera la chute qui, en passant par les steppes de la Russie, aboutira à Waterloo. Mais la légende de l'Empereur Napoléon est en marche : battu et en exil, Napoléon reste néanmoins « L'Immortel de Sainte-Hélène » (1812-1821).

Ronan Blaise
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Présentation de l'éditeur :

« Ce roman commence au printemps 1779, lorsqu'un enfant de dix ans à l'accent étranger, maigre et mal peigné, entre à l'école militaire de Brienne. Quinze ans plus tard, cet enfant entre dans la légende. Bonaparte est nommé général en chef des armées d'Italie par le Directoire. La suite, c'est Vendémiaire, Lodi, Arcole, la campagne d'Égypte. Cet homme de génie, despotique et visionnaire, s'apprête à conquérir la France, l'Europe et le monde. Son destin impérial est tracé.

Jamais plus il ne cessera d'inviter au rêve et de susciter la passion. Napoléon a trente ans en ce mois de novembre 1799. Il a joué et gagné. Brumaire et le Consulat ont mis fin au Directoire. Dans cinq ans, à Notre-Dame, le Premier consul sera sacré Empereur des Français. Un an encore et ce sera, dans le soleil d'Austerlitz : "Soldats, je suis content de vous ! ". La course légendaire est lancée. Les complots se multiplient. Toutes les nations ou presque veulent l'abattre. Il faut vaincre, sinon tout s'effondre. "La conquête m'a fait ce que je suis. La conquête seule peut me maintenir." Jusqu'à quand ?

En 1809, après Austerlitz, Iéna, Wagram, il est le Maître. L'homme à la redingote grise soumet les rois et conquiert les femmes. Il a fait roi d'Espagne son frère joseph et baptisé roi de Rome le fils que lui donne l'Autrichienne Marie-Louise. Il commande à la moitié de l'Europe, défie le pape lui-même à propos du Blocus continental. Nous suivons Napoléon pas à pas. Amant impérieux de Marie Walewska et mari attentionné de Marie-Louise, il voudrait retenir l'Histoire, ne pas avoir à s'engager contre le Tsar. Mais il est emporté. "La guerre aura lieu malgré moi, malgré lui." Il réunit une armée de cinq cent mille hommes et, en juin 1812, il franchit le Niémen.

En 1812, il entre en Russie à la tête de cinq cent mille hommes. Un océan de feu détruit Moscou. Un chaos de glace et de neige engloutit la Grande Armée. Pour la première fois, l'Aigle baisse la tête. Dès lors, l'Europe conquise se réveille et se venge. Les puissants le trahissent, sa vieille garde pleure à Fontainebleau. Le retour de l'île d'Elbe annonce-t-il un nouveau chant du départ ? Le dernier acte est proche. Le soleil d'Austerlitz ne se lèvera pas sur la plaine boueuse de Waterloo.

Enchaîné par les Anglais sur son rocher de Sainte-Hélène, l'Empereur peut encore vaincre le temps et l'oubli et forger sa mémoire immortelle. Sur ce personnage mythique, sans doute le plus illustre de l'histoire universelle, des milliers de livres ont été écrits. Aucun ne ressemble à celui-ci, parce que Max Gallo, en historien et en romancier, se place à chaque instant dans l'intimité de Napoléon et dans le mouvement même de sa fabuleuse existence. »
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Références : « Napoléon », une série de quatre volumes disponibles (septembre 1999) en format de poche, chez Pocket.
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