- Illustration : Letizia Bonaparte (Mère de Napoléon Bonaparte) en robe de cour ; Peinture de Robert Lefèvre (1813).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
_________________________________________________________________________________
Le saviez-vous ?
D'après les travaux historiques les plus faibles et les encyclopédies les plus réputées, Napoléon Bonaparte (1769-1821) serait né - corse - à Ajaccio, le 15 août 1769. Voilà une vérité historique et un fait scientifique apparemment incontestables qui semblent absolument irréfutables. Or, le saviez vous, il n'est absolument rien. Comme nous allons - au risque de provoquer ici quelques réactions épidermiques violentes, voire explosives, de la part de la communauté corse - le dévoiler ci-dessous.
En effet, près de Morlaix (Finistère nord, Département 29), sur la route menant à Brest (i. .e : à 5 km à l’ouest de Morlaix, à peine une heure de marche de la ville…) il est un bourg dénommé Sainte-Sève où – au lieu-dit dénommé ’’défilé de Coatoulzac’h’’ – on trouve une belle demeure : le manoir de Penarvern, propriété appartenant au XVIIIe siècle au comte de Marbeuf (i. e : Louis-Charles-René de Marbeuf - 1712-1786 - comte de Marbeuf, marquis de Cargèse) officier de l’armée français devenu – sous Louis XV – gouverneur militaire de la Corse à l’heure de l’achat et de la conquête de l’île par la France.
Or on sait que le comte de Marbeuf s’était lié d’amitié à la famille aristocrate ajacienne des Bonaparte. Et qu’il servit de correspondant au jeune Napoléon lorsque celui-ci était pensionnaire, en France, de l’école militaire de Brienne (dans l’Aube - Champagne - entre Troyes et Saint-Dizier). Et l’on sait de façon assez sûre que Napoléon, futur empereur ne le sachant pas encore, était venu en Bretagne vers l’âge de onze ans y passer quelques jours de ’’vacances’’, au château de Callac-en-Trédion et - peut-être même - à Pénarvern.
Ainsi d’étranges histoires immémoriales ont-elles été murmurées par les habitants de Sainte-Sève et des environs. Ainsi, on n’a pas oublié ce que disaient les grands-mères. Comme quoi, à l’automne 1768, Laetitia Bonaparte (future ’’Madame Mère’’) y était venue et y avait vécu plusieurs mois en l’absence de son mari, Charles de Buonaparte. De là à imaginer que le comte de Marbeuf soit le père véritable d’u futur empereur des français d’origine bretonne (et non corse), il n’y a qu’un pas…
Et on n’est même pas sûrs qu’elle en soit repartie avant la naissance de Napoléon. Certaines personnes affirmant même qu’une page fut opportunément déchirée, sous l’Empire et par la police impériale, sur le registre des baptêmes de la paroisse de Sainte-Sève (pour l’année 1769).
Ainsi, contrairement à ce qu’on a peut-être toujours cru, l’Empereur des français Napoléon 1er ne serait donc pas né à Ajaccio, en terre corse, mais à Sainte-Sève (près de Morlaix), en terre d’Armorique. Certains esprits forts et rigolards soupçonnant même le tempérament corse de la – pourtant, on le sait, difficile de caractère - Laetitia Bonaparte de s’être alors peut-être momentanément laissée attendrir par les douces et prévenantes manières du beau et chevaleresque châtelain de Penarven…
Ronan Blaise
_________________________________________________________________________________
- Sources : Informations tirées du « Guide de la Bretagne mystérieuse », ouvrage de Gwenc’hlan Le Scouëzec, document publié en 1966 - aux éditions « Tchou » - dans la collection des « Guides noirs » (670 pages, ici page 611).
_________________________________________________________________________________
Pour aller plus loin :
Marie-Laeticia Ramolino, mère de Napoléon Bonaparte
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Letizia_Ramolino
- Illustration : « Napoléon sur son trône impérial » : tableau d'Auguste Dominique Ingres (1780–1867), 1806.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
_________________________________________________________________________________
Le saviez-vous ?
Le prénom « Napoléon » est un prénom désormais universellement connu depuis la geste militaire de Napoléon Bonaparte (1769-1821) : ce fameux général de la République française devenu Empereur des français, ce ’’seigneur de la guerre’’ bien connu du début du XIXe siècle.
Néanmoins, peu de gens se sont véritablement interrogé sur l’origine controversée de ce prénom pour le moins peu courant et, à nos yeux encore, singulièrement exotique.
Sur l’acte de baptême (daté du 21 juillet 1771) du futur Empereur des français on trouve effectivement le nom de Bonaparte (et non Buonaparte) et le prénom de Napoléone (i. e : Napoléon).
Or, il s’avère que le prénom Napoléon serait en fait un dérivé du prénom Nicolas. En effet, le prénom ’’Nabulione’’ serait là un déformation ’’pseudo-latine’’ d’Anabulione, le surnom donné à Saint-Nicolas de Bari dit Saint-Nicolas à l’Anabulium (i. e : portant un pallium : l’écharpe sacerdotale consacrant officiellement le rang d’évêque dans l’Eglise catholique…).
D’ailleurs en avril 1814, au moment où le régime impérial s’écroulait, la presse royaliste de Paris prit là un malin plaisir à rappeler que le ’’véritable’’ prénom de l’Empereur était – comme celui de l’Empereur de Russie qui dirigeait alors la coalition alliée organisée contre la France impériale – en réalité le prénom de Nicolas (et non Napoléon).
Or, comme pour brouiller les pistes ou pour donner plus de noblesse encore à son curieux prénom, il s’avère que l’Empereur Napoléon voulut faire introduire le culte particulier d’un certain Saint Napoléon dans le calendrier chrétien courant. Il s’agissait là d’un certain martyr du nom de Néapolis, martyr alexandrin (et compagnon de Saint Saturnin) qu’on éleva alors au rang de Saint-Napoléon.
Ainsi, un décret impérial du 19 février 1806 stipula que la fête de Saint-Napoléon (et le rétablissement officiel de la Religion catholique en France) seraient fêtés en France tous les 15 août, à l’occasion de l’anniversaire de l’Empereur (et de la signature du Concordat avec le pape Pie VII).
Une décision qui concordait avec le vœu formulé – après Austerlitz – par le Tribunat que l’anniversaire de l’Empereur soit désormais officiellement célébré. Une décision en tout cas ratifiée – le 3 mars 1806 -par le Cardinal Giambattista Caprara, nonce apostolique à Paris. Ce qui fait que la Saint-Napoléon fut officiellement fêtée, pour la première, le 15 août 1806.
Une fête qui fut supprimée, le 16 juillet 1814, par Louis XVIII mais qui fut réinstituée en 1852 par l’Empereur Napoléon III (neveu de Napoléon 1er) : néanmoins non pas nécessairement en tant que fête religieuse mais en tant qu’au moins anniversaire de la naissance du fondateur de la dynastie impériale.
Au moins on verra dans cette volonté de célébrer quelque culte religieux lié à la personnalité ou à la famille de l’Empereur quelque volonté ’’prototype’’ d’instaurer là quelque culte de la personnalité de la même manière que la ville de Paris avait alors – la même année, en 1806 – très officiellement décernée le titre de ’’Napoléon le grand’’ au souverain des français.
Avoir trouvé un saint particulier pour donner ainsi plus d’aura à son nom de règne, voilà en tout cas une innovation dans le registre de la propagande qu’un Adolf Hitler, un Joseph Staline ou un Charles de Gaulle n’eurent en tout cas pas le talent politique de reprendre à leur compte…
Ronan Blaise
__________________________________________________________________________________
- Sources : Informations que l’on retrouvera dans le Quid 2007 (page 1058).
__________________________________________________________________________________
Pour aller plus loin :
Napoléon Bonaparte, Empereur des Français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_1er