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Republique francaise

Manceaux célèbres...

Posté le 17.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de François Fillon, nouveau premier ministre français en ce 17 mai 2007.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Manceaux (et Mancelles) célèbres :

A l'heure où - ce jour, jeudi 17 mai 2007 - la Ve République se dôte d'un nouveau premier ministre (i. e : le post-gaulliste François Fillon, ancien ministre des affaires sociales et de l'Education nationale en 2002-2005) originaire du Mans, juste rapidement lister ici quelques uns des personnages célèbres comme lui issus de la ville du Mans et/ou du département de la Sarthe. A savoir :

-I- Personnalités d'autrefois :

- Geoffroy V d'Anjou (1113-1151), Comte du Maine et d'Anjou, fondateur de la dynastie des Pantagenêts.

- Henri II d'Angleterre (1133-1189), fils du précédent, devient Roi d'Angleterre et épousera Aliénor d'Aquitaine.

- Bérengère de Navarre (1170-1230), épouse du roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion.

- Jean II de France (1319-1364) (dit « Jean le Bon ») roi de France, vaincu par les anglais au début de la guerre de cent ans (bataille de Poitiers, en 1356), décédé en captivité à Londres (en 1364).

- Odon de Cluny (878-942), second abbé de Cluny.

- Pierre de Ronsard (1524-1585), poète et chanoine au Mans. Surnommé ''le Prince des poètes''.

- Paul Scarron (1610-1660), écrivain (y vécut de 1633 à 1640) ; époux de Françoise d'Aubigné (petite fille d'Agrippa d'Aubigné et future Madame de Maintenon).

- René de Froulay de Tessé (1651-1725) : Maréchal de France, homme de guerre sous Louis XIV et sous la Régence.

- Joseph Caillaux (1863-1944) : Ancien Président du Conseil et ancien Ministre de la IIIe République (intérieur, finances, etc), au début du XXe siècle, ''inventeur'' et ''promoteur'' de l'impôt sur le revenu mis en place entre 1914 et 1917.

-II- Personnalités contemporaines :

- Béatrice Dalle, actrice.

- Laurent Brochard, cycliste professionnel (champion du monde en 1997).

- Francis Smerecki, entraineur national de football, Direction Technique Nationale (DTN).

- Steevy Boulay, Chroniqueur chez L. Ruquier dans les émissions télé « On a tout essayé » et de radio « On va se gêner ».

- Lorant Deutsch, acteur comédien, originaire de Sarthe.
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Pour en savoir plus :

Manceaux et Mancelles célèbres, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mans#Manceaux_et_Mancelles_c.C3.A9l.C3.A8bres



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L'élection présidentielle de 1958, cas d'espèce

Posté le 13.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de Charles de Gaulle, fondateur de la Ve République et président de celle-ci de décembre 1958 à avril 1969.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- L'élection de 1958, cas d'espèce :

L'élection présidentielle française de 1958 (organisée le 21 décembre 1958) fut la première élection présidentielle à avoir eu lieu en France après l'adoption de la Cinquième République. Cette élection présidentielle fut alors un cas d'espèce car elle est la seule des élections à la présidence de la Ve République qui se déroula selon des modalités électorales différentes des élections présidentielles que nous connaissons aujourd'hui.

Elle fut aussi la première (et la dernière) à se dérouler au suffrage indirect. En effet, conformément au texte initial de la Constitution de la Ve république, le président fut alors élu par un collège électoral de plus de 80 000 grands électeurs (81 764 très exactement), collège électoral composé des parlementaires, des conseillers généraux et de représentants des conseils municipaux.

Et Charles de Gaulle - alors grand favori du scrutin - sera élu dès le premier tour avec 78.5 des suffrages exprimés. Ses adversaires étant alors le Député communiste de la Seine Georges Marrane (13,03% des suffrages exprimés) et l'universitaire socialiste Albert Châtelet (08,46% des suffrages exprimés).

- Georges Marrane : Maire d'Ivry sur Seine en 1925-1940, Président du Conseil général de la Seine en 1936-1937, Résistant actif pendant la seconde guerre mondiale, vice-président des organes de la résistance parisienne, à nouveau Maire d'Ivry et Conseiller général à la Libération (et de 1945-1946 à 1965-1967), membre de l'Assemblée Constituante de la IVe République puis du Conseil de la République (à la tête duquel il faillit être élu, battu au bénéfice de l'âge par le chrétien-démocrate Auguste Champetier de Ribes...), Ministre communiste de la santé du gouvernement Ramadier (durant le premier semestre 1947), redevient député en 1956 (et sera alors vice-président du groupe parlementaire communiste à l'Assemblée nationale) puis Sénateur en 1959 (et ce, jusqu'en 1968).

- Albert Châtelet : Normalien (1905), professeur de mathématiques, professeur de Lycée agrégé (1908), maître de conférence à l'université de Lille (1914), recteur de l'académie de Lille (1924), chercheur en mathématiques (chaire d'arithmétique et théorie des nombres de la Faculté des sciences de Paris, en 1945), s'impliquant dans les projets de réformes gouvernementaux de l'Education nationale (ex : ''réforme Jean Zay'' refusée par le Sénat avant guerre mais reprise par la suite, en 1946, par la commission ''Langevin-Vallon''), directeur de l'enseignement du second degrès, il sera également partie prenante dans le projet de construction de l’université Jussieu (sur l’emplacement de l’ancienne halle aux vins...).

Par la suite, à la suite de l'attentat du Petit-Clamart (du 22 août 1962) et conformément au référendum d'octobre 1962, l'élection présidentielle de décembre 1965 allait se dérouler au suffrage universel direct. Comme toutes celles qui suivirent depuis lors.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

L'élection présidentielle de décembre 1958 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_pr%C3%A9sidentielles_sous_la_Cinqui%C3%A8me_R%C3%A9publique#.C3.89lection_pr.C3.A9sidentielle_de_1958

Le candidat (communiste) Georges Marrane, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Marrane

Le candidat (socialiste) Albert Châtelet, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Ch%C3%A2telet

Troisième homme !!!

Posté le 13.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de François Bayrou, ''troisième homme'' du récent dernier scrutin présidentiel français.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Troisième homme !!!

On les connait mal nos ''troisième hommes'' de l'histoire des scrutins présidentiels de la Ve République. Il n'empêche : hommes politiques importants de leur temps et placés au centre de bien des surprises électorales, ils ont marqué leur époque.

Tout d'abord - en 1965 - c'est le centriste et chrétien-démocrate Jean Lecanuet dont (avec ses plus de 15% réunis au premier tour) la particpation à la mise en ballotage du général de Gaulle failli conduire celui-ci - vexé - à démissionner et ne pas même se présenter au second tour de scrutin (NB : Jean Lecanuet se retrouvant là avec près de 4 millions d'électeurs de moins que le finaliste et futur vaincu François Mitterand).

Ensuite - en 1969 - c'est le communiste Jacques Duclos qui, avec alors plus de 20% des suffrages (21.27%) fait presque jeu égal avec le candidat centriste - finalement finaliste - Alain Poher (avec 23.31% des voix, soit à peine 400 000 voix d'écart) et éclipse brillamment (un an à peine après les événements de mai 1968) une gauche socialiste divisée et alors en pleine débandade (NB : Jacques Duclos se retrouvant là avec seulement 400 000 voix de moins que le finaliste et futur vaincu Alain Poher).

Par la suite - en 1974 - c'est l'ancien PM de Pompidou, Jacques Chaban-Delmas : candidat déclaré à la victoire finale et candidat gaulliste finalement trahi par les siens (notamment Jacques Chirac, Alain Peyrefitte, Michel Debré et l'ancien PM Pierre Messmer) qui fit le score décevant d'à peine plus de 15% des voix (NB : Jacques Chaban-Delmas se retrouvant là avec tout de même 4.5 millions d'électeurs de moins que le finaliste et futur vainqueur : VGE).

Ensuite - en 1981 - c'est le post-gaulliste Jacques Chirac (et également ancien PM du président sortant) qui, avec ses 18% obtenus se pose en faiseur de roi et fait alors - on le sait aujourd'hui sans plus aucun doute - chuter le président sortant : VGE (NB : Jacques Chirac se retrouvant là avec 1.8 millions d'électeurs de moins que le finaliste et futur vainqueur François Mitterrand).

Par la suite - en 1988 - c'est le centriste Raymond Barre (et également ancien PM de VGE), promis à la victoire finale par bon nombre de sondages mais qui fit le score très décevant d'à peine plus de 16.5 % des voix (NB : Raymond Barre se retrouvant là avec 1 million d'électeurs de moins que le finaliste et futur vaincu Jacques Chirac).

Ensuite - en 1995 - c'est le post-gaulliste PM sortant (membre du RPR de l'époque mais soutenu par l'UDF d'alors) Edouard Balladur, également promis à la victoire finale par bon nombre de sondages mais qui fut finalement doublé, dans la dernière ligne droite, par le candidat socialiste Lionel Jospin (et fit le score décevant de seulement 18.5% des voix) (NB : Edouard Balladur se retrouvant là avec 700 000 voix de moins que le finaliste et futur vainqueur Jacques Chirac).

Par la suite, bien évidemment - en 2002 - c'est ce même candidat socialiste (et PM sortant) Lionel Jospin : doublé dans la dernière ligne droite (avec à peine plus de 16% des voix exprimées et moins de 200 000 voix d'écart) et dans les circonstances dramatiques que l'on sait par Jean-Marie Le Pen, candidat de l'extrême droite (NB : Lionel Jospin se retrouvant là avec à peine 200 000 voix de moins que le finaliste et futur vaincu Jean-Marie Le Pen). A ce titre, Lionel Jospin serait donc le plus ''malheureux'' des troisièmes hommes des scrutins présidentiels.

Enfin - en cette année 2007 - c'est le centriste militant François Bayrou qui, avec environ 19% des suffrages exprimés (soit près de sept millions de voix) (et avec, ainsi, le meilleur score obtenu de toute l'histoire des ''troisièmes hommes'') tente désormais de faire fructifier son pactole électoral avec, sans doute en ligne de mire, l'élection présidentielle de 2012 (NB : François Bayrou se retrouvant là avec 2.5 millions d'électeurs de moins que la finaliste et future vaincue Ségolène Royal : à ce titre, François Bayrou serait là - numériquement tout du moins - le ''moins doué'' des ''troisièmes hommes'', Jean Lecanuet en 1965 et Jacques Chaban-Delmas en 1974 exceptés).

Mais juste faire remarquer que si cinq d'entre eux furent également PM de la République (i. e : Jacques Chaban-Delmas, Jacques Chirac, Raymond Barre, Edouard Balladur et, enfin, Lionel Jospin), un seul de ses sept prédécesseurs ''troisièmes hommes'' aura eut - après son échec initial - un véritable destin présidentiel ; c'est Jacques Chirac : ''troisième homme'' en 1981, finaliste malheureux en 1988, enfin vainqueur en 1995 et finalement réélu en 2002 dans les tumultueuses circonstances que l'on sait...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Jean Lecanuet, troisième homme de l'élection de 1965 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lecanuet

Jacques Duclos, troisième homme de l'élection de 1969 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Duclos

Jacques Chaban-Delmas, troisième homme de l'élection de 1974 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Chaban-Delmas

Jacques Chirac, troisième homme de l'élection de 1981 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Chirac

Raymond Barre, troisième homme de l'élection de 1988 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Barre

Edouard Balladur, troisième homme de l'élection de 1995 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Balladur

Lionel Jospin, troisième homme de l'élection de 2002 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Jospin

François Bayrou, troisième homme de l'élection de 2007 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Bayrou

Finalistes malheureux...

Posté le 13.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est le logotype de la République française, représentation stylisée et contemporaine de Marianne, symbole féminin de la république.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Finalistes malheureux...

Dans l'Histoire de la Ve République, les finalistes des différents scrutins présidentiels ont souvent eu, par la suite, des destins... présidentiels.

Ainsi, le socialiste François Mitterrand: battu en ''finale'' en 1965 (par le général de Gaulle), puis en 1974 (par VGE) : par la suite vainqueur de ce dernier (en 1981) puis de Jacques Chirac (en 1988) et, donc, Président de la République de 1981 à 1995.

De même le post-gaulliste Jacques Chirac : troisième homme en 1981, finaliste malheureux face à Mitterrand en 1988, élu en 1995 (face à Lionel Jospin) et réélu dans les circonstances que l'on sait en 2002 (face à Jean-marie Le Pen) : président de la République de 1995 à 2007.

Pareillement, le centriste Alain Poher : vaincu par Georges Pompidou lors des élections présidentielles de 1969, mais - fonction de Président du Sénat oblige - chargé d'assurer l'intérim présidentiel du président décédé, en mai 1974 : du 2 avril au 24 mai 1974 (fonctions auxquelles il avait déjà momentanément goûté après la démission du général de Gaulle, en 1969 : du 28 avril au 19 juin 1969).

Seul le socialiste Lionel Jospin peut, à ce jour, réellement faire mentir l'adage : vaincu en finale en 1995, écarté du second tour en 2002, pas même candidat à la candidature - officiellement tout du moins - du PS en 2007. Et il en va probablement de même désormais de Jean-Marie Le Pen : candidat de l'extrême droite parvenu à se hisser en finale en 2002 mais, désormais, sans nul doute trop âgé pour seulement même prétendre se présenter aux prochaines élections présidentielles, en 2012.

Des élections présidentielles de 2012 à l'occasion desquelles la récente candidate socialiste Ségolène Royal tentera sans doute de se présenter au nom du Parti socialiste. Histoire d'essayer de confirmer ou de faire mentir cette règle non écrite qui veut qu'un finaliste un jour malheureux de la compétition présidentielle ait néanmoins, pour la suite, toutes ses chances d'entrer un jour en vainqueur à l'Elysée.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Alain Poher, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Poher

Marianne, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marianne

Les élections présidentielles de la IVe République

Posté le 13.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel de cet article est une photographie de Vincent Auriol, premier président de l'Histoire de la IVe Réopublique (en 1947-1953), personnage politique français dont il est question ci-dessous.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Les élections présidentielles de la IVe République :

Sous la IVe République, seulement deux présidents (tous deux socialistes) ont exercés la présidence de la République : les socialistes Vincent Auriol (de la Haute-Garonne) (en 1947-1953) et René Coty (de la Seine maritime) (en 1963-1958, mandat inachevé dans les circonstances de mai 1958 que l'on sait).

Selon la Constitution de l'époque, le président de la République était élu par le Parlement (réuni en Congrès, à Versailles, à la majorité absolue des suffrages de ses membres (Députés et Sénateurs).
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-1- En janvier 1947 (unique tour de scrutin : le 16 janvier 1947), il n'y avait alors eu que quatre candidats à cette élection pour la présidence de la République : celle du socialiste Vincent Auriol (SFIO), celle du chrétien-démocrate Auguste Champetier de Ribes (MRP), celle du candidat divers droite (PRL / parti républicain de la Liberté) Michel Clemenceau, fils de l'ancien président du conseil bien connu et celle du républicain de centre-gauche Jules Gasser (candidat du Parti radical).

A l'époque, il n'avait fallu qu'un seul tour pour départager les quatre candidats alors en lice. Et c'est le député socialiste de la Haute-Garonne Vincent Auriol (SFIO) qui fut donc élu avec alors plus de 50% des suffrages dès le premier tour.

Les résultats définitifs étant les suivants : Vincent Auriol (SFIO) 452 voix (51.19 %), Auguste Champetier de Ribes (MRP) 242 voix (27.41 %), Jules Gasser (Parti radical) 122 voix (13.82 %) et Michel Clemenceau (PRL) 60 voix (6.80 %).
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-2- En décembre 1953 (dernier tour de scrutin : le 23 décembre 1953), l'élection à la présidence de la république fut beaucoup plus disputées : comptant pas moins de treize tours de scrutins (dont le dernier aura lieu le 23 décembre 1953) et jusqu'à treize candidatures non simultanées (des voix dispersées se portant, également, sur le candidat René Laniel...).

Les treize candidats successivement en lice furent (ici, par ordre alphabétique) : MM. Georges Bidault (MRP), Marcel Cachin (PCF), André Cornu (Parti Radical), René Coty (CNI), Yvon Delbos (Parti radical), Jacques Fourcade (CNI), Louis Jacquinot (CNI), Paul Kalb (gaulliste), Joseph Laniel (CNI), Jean Médecin (PRI), Pierre Montel (CNI), Marcel-Edmond Naegelen (SFIO), Antoine Pinay (CNI).

Tout d'abord l'élection opposa les candidats Naegelen (SFIO), Laniel (CNI), Bidault (MRP), Delbos (Radical), Kalb (RPF) et Cachin (PCF) au premier tour, consacra l'abandon de Bidault (au second tour), ''scénarisa'' par la suite une lutte politique ''à quatre'' entre Naegelen, Laniel, Delbos et Medecin (3e, 4e, 5e, 6e, 7e tours), avant l'organisation d'une finale à quatre lors des tours suivants (tours 8 à 13) : entre Coty, Naegelen, Laniel et Jacquinot.

Une élection ''marathon'' qui consacra donc - in fine - l'élection à la présidence de la République du Député socialiste du Havre (Seine maritime) René Coty : entré dans la compétition au 11e tour de l'élection pour finalement faire 54.76% des votes au 13e et dernier tour de cette ''compétition''.

Les deux ''grands perdants'' de cette élection présidentielles de décembre 1953 étant donc ses collègues Marcel-Edmont Naegelen (SFIO) (qui compta jusqu'à 42.27% des voix, au 11e tour) et l'indépendant (CNI) Joseph Laniel (qui compta jusqu'à 47.30% des voix, au 8e tour).
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Et oui, la IVe république a donc failli avoir comme président de la république les (aujourd'hui) obscurs députés et/ou sénateurs Auguste Champetier de Ribes (Sénateur chrétien-démocrate des Basses-Pyrénées), Marcel-Edmont Naegelen (Député socialiste des Basses Alpes) et Joseph Laniel (Député indépendant du Calvados).

Sans même parler des candidatures malheureuses du député radical Jules Gasser (13.82% aux élections de 1947) du député chrétien-démocrate du département de la Loire Georges Bidault (15.58% des voix au 2nd tour des élections de 1953), du député radical de la Dordogne Yvon Delbos (24.40% des voix au 3e tour des élections de 1953) et de l'indépendant (CNI) député-maire de Nice Jean Médecin (22.31% des voix au 5e tour des élections de 1953). Qui s'en souvient ?

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Les résultats des Elections présidentielles de la IVe République, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_pr%C3%A9sidentielles_sous_la_Quatri%C3%A8me_R%C3%A9publique#.C3.89lection_pr.C3.A9sidentielle_de_1953

Le président de la République Vincent Auriol (1947-1953), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Auriol

Le président de la République René Coty (1953-1958), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Coty

Huit Elections présidentielles de la Ve République

Posté le 13.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du nouveau président de la république française : Nicolas Sarkozy.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Huit Elections présidentielles de la Ve République :

Le week-end dernier, les français ont donc élu leur président de la République. Il s'agit là désormais - pour cinq ans - du candidat libéral-conservateur et post-gaulliste Nicolas Sarkozy (UMP), alors opposé à la candidate du parti socialiste : Ségolène Royal (PS).

Un Nicolas Sarkozy élu, donc, pour cinq ans à la présidence de la république française avec un petit peu plus de 53% des voix exprimées (contre un petit peu moins de 47% pour son adversaire). L'occasion pour nous de revenir rapidement sur les sept scrutins précédants de l'histoire de la Ve République.
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-1- En 1965 (décembre), pour la première fois les français devaient élire leur président de la république au suffrage universel. Une élection marquée par la candidature du titulaire au poste (i. e : le général de Gaulle, au pouvoir depuis mai 1958) et par le forfait des principales grandes figures de la Gauche de l'époque (que ce soit le communiste Waldeck-Rochet ou les socialistes Pierre Mendès-France et Guy Mollet, alors remplacés au pied levé par François Mitterrand).

La surprise de cette élection sera la mise en ballotage - au soitr du premier tour - du candidat de Gaulle que d'aucuns pensaient voir élu dès le premier tour mais qui ne recueilli alors qu'environ 44,65% des voix, de la faute - sans doute - au bon score du candidat centriste (chrétien-démocrate) Jean Lecanuet (15.5% des voix). Du coup, de Gaulle dû disputer un second tour face au candidat arrivé second (le socialiste François Mitterrand, 31.7%), qu'il vainquit au second tour par 55.2% contre 44.8% des suffrages exprimés.

A noter : les trois autres candidats du premier tour (l'extrême-droitiste ex-Algérie française Jean-Louis Tixier-Vignancour, le socialiste ''indépendant'' Pierre Marcilhacy et le candidat ''hors système'' et ''utopiste'' Marcel Barbu) ne recueillirent alors ensemble qu'à peine 10% des voix.
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-2- En 1969 (juin), à la suite de la démission du général de Gaulle (après le référendum perdu sur la décentralisation et la réforme du Sénat...), la grande sensation du scrutin fut l'absence - en finale - d'un candidat des deux grands partis de l'époque de la Gauche (PCF et SFIO).

En effet, la finale devait alors opposer deux personnalités marquées à droite et au centre-droit de l'échiquier politique français de l'époque : le centriste Alain Poher (Centre démocrate) (Président du Sénat à l'origine de la démission du général de Gaulle et Président de la République par intérim...) au Gaulliste revendiqué (et ancien PM) Georges Pompidou (UDR - RI), lequel devait l'emporter au second tour par 58.2% contre 41.8% des voix exprimées (respectivement 23.31% et 44.47% des voix au premier tour).

Et juste rappeler qu'au premier tour le candidat communiste Jacques Duclos (PCF) avait fait un score bien plus important que celui des candidats socialistes Gaston Defferre (SFIO) (associé à Pierre Mendès France, auquel était promis le poste de PM en cas de victoire) et Michel Rocard (PSU) avec non pas seulement 10% des voix mais plus de 20% (21.23%) pour l'un ; contre non pas au moins 10% des voix mais à peine plus de 05% et 03.5% pour les deux autres. Un scrutin également marqué par les débuts en politique du candidat trotskiste Alain Krivine (LCR) (à peine plus d'1% des voix).

Et juste noter que seulement 450 000 voix à peine séparaient alors le ''finaliste'' centriste Alain Poher (avec 23,31% des suffrages, soit 5 268 613 des voix) du ''troisième homme'' communiste Jacques Duclos (avec 21,27% des suffrages, soit 4 808 285 des voix).

Des forces de Gauche absentes au second tour (sans même parler du candidat radical Louis Ducatel : 01.15%) car divisées et faute de pouvoir présenter un candidat véritablement charismatique : cette division et l'absence des grandes personnalités de l'époque de la Gauche (François Mitterrand en tête...) s'expliquant par le contexte de l'après-Mai 1968.
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-3- En 1974 (mai), dans ce scrutin présidentiel organisé après la décès du président Georges Pompidou, on sait que c'est le candidat cental-droitiste VGE (RI, soutenu par le CDS et le PR) qui l'emporta au second tour sur le candidat socialiste François Mitterrand (PS, soutenu par le PCF et le PRG) à l'issue d'un second tour très serré : par 50.8 contre 49.2% des voix (soit à peine 400 000 voix d'écart au second tour), chacun d'entre eux ayant respectivement eu 43.25 et 32.60% des voix exprimées au premier tour.

A noter - sensations de ce premier tour - l'écroulement du candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas (UDR), trahi par les siens (Jacques Chirac, Alain Peyrefitte, Michel Debré, Pierre Messmer, etc) avec à peine plus de 15% des voix exprimées, l'absence d'un candidat du PCF (cinq ans à peine après l'excellent score obtenu par Jacques Duclos aux présidentielles de 1969 ; le PCF se ralliant à la candidature d'union des gauches présentée par le socialiste rançois Mitterrand) et la présence remarquée de quelques nouveaux candidats dont on allait reparler par la suite : parmi lesquels les trotskiste Alain Krivine (LCR) et Arlette Laguiller (LO) (totalisant ensemble un peu moins de 700 000 voix, soit 02.75% des voix exprimées), l'écologiste René Dumont (Ecologiste) (340 000 voix, soit environ 01.35% des voix exprimées), le nationaliste Jean-Marie Le Pen (FN) (près de 190 000 voix : soit environ 0.75% des suffrages exprimés).

Autre curiosité du scrutin de mai 1974 (marqué par douze candidatures, contre six et sept lors des précédantes éditions): la présence au premier tour d'un candidat royaliste (Bertrand Renouvin : environ 45 000 voix, soit environ 0.17% des suffrages exprimées) et de deux candidats se présentant devant les électeurs comme ''fédéralistes européens'' : Guy Héraud et Jean-Claude Sébag (à peine 65 000 voix sur l'ensemble du territoire, soit à peine plus de 0.2% des voix exprimées).
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-4- En 1981 (avril, mai), on sait que - au terme d'un remake de la finale de la fois précédante - la victoire finale revint au socialiste François Mitterand (candidat du PS, soutenu par le PCF et le PRG) face au président centriste sortant VGE (UDF) par 51.76% contre 48.24 des voix exprimées ; soit un écart d'environ un million de voix (chacun d'entre eux ayant respectivement obtenu 25.85 et 28.32% des voix au premier tour).

A noter : le bon score des candidats post-gaulliste (et ancien PM du candidat UDF) Jacques Chirac (RPR) (18% des voix), communiste Georges Marchais (PCF) (15.35% des voix). de même, on remarquera que la mouvance gaulliste présentait deux candidats alternatifs à la candidature Jacques Chirac : Michel Debré et Marie-France Garraud (totalisant ensemble près de 900 000 voix, soit environ 03% des voix).

A noter également, la candidature de trois personnalités de gauche s'inscrivant en dehors de l'aliance PS-PC : Huguette Bouchardeau (PSU), Michel Crépeau (MRG) et la trotskiste Arlette Laguiller (LO) (dont c'est la deuxième participation à une élection présidentielle française) : totalisant ensemble plus d'01,6 million des voix exprimées (soit plus de 05.5% des voix).

Enfin, juste remarquer l'absence lors de ce scrutin du candidat nationaliste Jean-Marie Le Pen (présent lors du scrutin de 1974 : totalisant alors près de 190 000 voix, soit environ 0.75% des suffrages exprimés...) et la présence de l'écologiste Brice Lalonde (qui totalise alors plus d'un million des voix, soit environ 3.88% des voix exprimées...) : deux personnages dont on allait reparler par la suite.

Et juste rappler que si le nombre de candidats est alors passé de 12 à 10, c'est parce que, après l'élection de 1976, le nombre de parrainages d'élus nécessaire à réunir pour pouvoir être candidat à l'élection présidentielle a été porté de 100 à 500 signatures.
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-5- En 1988 (avril, mai), on sait que la victoire finale revint à François Mitterrand, président sortant soutenu par le parti socialiste (et qui avait bénéficié du ''forfait'' de son rival socialiste d'alors - et futur PM - Michel Rocard) face à son ancien PM Jacques Chirac (RPR : Droite post-gaulliste) : par plus de 54% contre moins de 46% des voix au second tour (chacun d'entre eux ayant respectivement reçu plus de 34% et près de 20% des voix au premier tour).

A noter les bons scores du candidat centriste Raymond Barre (UDF) (16.54% des voix exprimées) et du candidat de l'extrême-droite Jean-Marie Le Pen (FN) (14.38% des voix exprimées), absent lors du scrutin de 1981 mais présent lors du scrutin de 1974 (avec environ 190 000 voix, il passe désormais à environ 4.5 millions des voix exprimées).

A noter également, la faiblesse des scores respectifs des diverses formations (et divers candidats) d'une extrême-gauche divisée, représentée par André Lajoinie (PCF), le communiste rénovateur Pierre Juquin (PSU, LCR), la trotskiste Arlette Laguiller (LO) (dont c'est alors le troisième scrutin présidentiel) et Pierre Boussel (PT) qui totalisent ensemble plus de3 millions des voix (soit, ensemble, plus de 11% des voix).

Enfin, juste noter que le candidat écologiste du moment Antoine Waechter (Les Verts) fait alors plus d'un million des voix (soit près de 03.78% des suffrages exprimés).
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-6- En 1995 (avril, mai), on sait que c'est le candidat post-gaulliste Jacques Chirac (RPR) (finaliste de la fois précédante...) qui l'emporta face au socialiste Lionel Jospin (PS) sur un score de 52.64 contre 47.36% des voix exprimées ; chacun d'entre eux ayant recueilli au premier tour 20.84 et 23.30% des suffrages exprimés.

A noter, le score alors décevant (pour lui tout du moins) du PM sortant Edouard Balladur (candidat issu du RPR, alors soutenu par l'UDF) qui recueille alors 18.58% des voix. Ainsi que le score important du candidat de l'extrême-droite nationaliste Jean-Marie Le Pen (FN) avec environ 15% des voix (ayant recueilli 14.38% des suffrages en 1988), sans doute handicapés par la présence du national-conservateur Philippe de Villiers (Mouvement pour la France) qui obtient environ 1.4 millions de voix (soit environ 04,75% des suffrages).

A noter également, les faibles scores d'une extrême gauche divisée qui : avec Robert Hue (PCF) (08,64% des suffrages exprimés), Arlette Laguiller (LO) (05,30% des suffrages exprimés) et Jacques Cheminade (Parti ouvrier européen) (0.38% des voix) totalise environ 15% (soit plus de quatre millions d'électeurs).

Enfin, juste noter que le candidat écologiste du moment Dominique Voynet (Les Verts) fait alors plus d'un million des voix (soit près de 03.32% des suffrages exprimés) (contre 03.78 en 1988 et 03.88 en 1981).
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-7- En 2002 (mai, avril), on sait que c'est le président sortant Jacques Chirac qui l'emporta au second tour face au candidat de l'extrême droite nationaliste Jean-Marie Le Pen (FN) : avec 82.21% contre 17.79 des voix ; chacun d'entre eux ayant respectivement recueilli 19.88% et 16.86% des voix au premier tour.

Un scrutin marqué par l'explosion du nombre de candidatures (soit 16 candidats en 2002 contre 9 candidats en 1995 et en 1988, 6 candidats en 1981, etc) et par l'absence du candidat du PS (parti majeur de la Gauche) au second tour : Lionel Jospin n'ayant finalement recueilli que 16.18% des voix (soit à peine 200 000 voix de moins que Jean-Marie Le Pen). Ce dernier pouvant alors compter sur les reports de voix en sa faveur de la part de son ''rival de l'extrême droite'' Bruno Mégret (Mouvement national républicain) (qui avait obtenu 02,34% des suffrages ; soit 667 026 électeurs).

Une Gauche et une extrême-gauche plus que jamais éclatées avec une demi douzaine de candidatures séparées et concurrentes : Arlette Laguiller (LO) (05,72% ; soit 1 630 045 électeurs), Jean-Pierre Chevènement (Mouvement des citoyens, soutenu par le Pôle républicain) (05,33% des voix ; soit 1 518 528 électeurs), Olivier Besancenot (LCR) (04,25% des voix ; soit 1 210 562 électeurs), Robert Hue (Parti communiste français) (03,37% des voix ; soit 960 480 électeurs seulement), Christiane Taubira (PRG) (02,32% des voix ; soit 660 447 électeurs) et Daniel Gluckstein (Parti des travailleurs) (00,47% des voix ; soit 132 686 des électeur), six candidats totalisant alors ensemble plus de 5.5 millions des voix et plus de 20% des suffrages exprimés.

Une Droite et un Centre également représentés par de nombreuses candidatures ''dissidentes'' comme celles de François Bayrou (UDF) (06,84% des voix exprimées ; soit 1 949 170 électeurs), de Corinne Lepage (CAP 21) (01,88% des voix exprimées ; soit 535 837 électeurs), de Christine Boutin (Forum des républicains sociaux) (01,19% des voix exprimées ; soit 339 112 électeurs), Jean Saint-Josse (Chasse, pêche, nature, traditions ; CPNT) (04,23% des voix exprimées ; soit 1 204 689 électeurs) et Alain Madelin (Démocratie libérale) (03,91% des voix exprimées ; soit 1 113 484 électeurs). Lesquelles candidatures totalisent ensemble plus de cinq millions des suffrages et presque 20% des voix.

A noter que le candidat de la mouvance écologiste Noël Mamère (Les Verts) avait alors obtenu 05,25% des voix (soit 1 495 724 électeurs), améliorant ainsi très nettement les scores des verts lors des élections présidentielles précédentes : soit 03.32% en 1995 (Dominique Voynet) (environ 1 million des voix), 03.78% en 1988 (Antoine Waechter) (environ 1.1 million de voix) et 03.88% (environ 1.1 million de voix) en 1981 (Brice Lalonde).
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-8- En 2007 (avril, mai), on sait que c'est le candidat libéral-conservateur Nicolas Sarkozy (UMP) qui l'emporta donc en finale face à la candidate socialiste Ségolène Royal (PS) par 53.06% des voix (soit près de 19 millions de voix) contre 46.94% des voix (soit près de 17 millions des voix) pour son adversaire ; lesquels recueillant respectivement 31.18 et 25.87% des voix au premier tour de l'élection.

Le troisième homme de ce scrutin 2007 - succédant ainsi à ce titre au socialiste Lionel Jospin (en 1995), au centiste Raymond Barre (en 1988), au post-gaulliste Jacques Chirac (en 1981), au gaulliste Jacques Chaban-Delmas (en 1974), au communiste Jacques Duclos (en 1969) et au chrétien-démocrate Jean lecanuet (en 1965) étant le candidat centriste François Bayrou (UDF) avec 18,57 % des voix (soit plus de 6.8 millions d'électeurs) (contre près de 9.5 pour Ségolène Royal et environ 11.5 pour Nicolas Sarkozy).

Un scrutin marqué par la nette baisse du score de Jean-Marie Le Pen, finaliste de la fois précédente (FN, soutenu par le MNR) qui obtient alors 3 834 530 (soit 10,44 % des suffrages) ; puisqu'ayant déjà obtenu 04.8 millions des voix (16.86%) en 2002, environ 04.5 millions des voix (15%) en 1995, et 4.3 millions des voix (14.38%) en 1988. Celui-ci ne pouvant guère compter sur les maigres renforts du candidat national-conservateur Philippe de Villiers (MPF) qui ne fit guère que 2,23 % des suffrages (soit 818 407 électeurs).

Un scrutin également caractérisé par l'éclatement de la gauche révolutionnaire ; avec Olivier Besancenot (LCR) (avec 04.08% des voix ; soit 1 498 581 électeurs), Marie-George Buffet (PCF) (avec 01,93 % des voix ; soit 707 268 électeurs), Arlette Laguiller (LO) (avec 01,33 % des voix ; soit 487 857 électeurs ), José Bové (altermondialiste se présentant comme candidat sans étiquette) (avec 01,32 % des voix ; soit 483 008 électeurs) et Gérard Schivardi (soutenu par le PT) (avec 0,33 % des voix ; soit 123 540 électeurs).

Un scrutin marqué par l'écroulement du PCF : obtenant 21,27% (soit 4 808 285 électeurs) en 1969 avec Jacques Duclos, puis 15,35% (soit 4 456 922 électeurs) en 1981 avec George Marchais, puis 06,76% (soit 2 056 261 électeurs) en 1988 avec André Lajoinie, puis 08,64% (soit 2 632 936 électeurs) en 1995 avec Robert Hue, puis 03,37% (soit 960 480 électeurs) en 2002 à nouveau avec Robert Hue et - maintenant - seulement 01,93 % des voix (soit 707 268 électeurs) avec Marie-Georges Buffet.

A noter le tassement des votes obtenus par la candidate de la mouvance écologiste (à nouveau Dominique Voynet, comme en 1995) qui n'obtient qu'01,57 % des voix (soit 576 666 suffrages). Soit beaucoup moins que n'en n'avait obtenu les Verts lors des cinq scrutins présidentiels précédents ! (soit trois fois moins de voix qu'en 2002 et deux fois moins qu'en 1995, 1988 et 1981).

Le candidat du CPNT (Frédéric Nihous) obtenant trois fois moins de voix (420 645 voix, soit 1,15 % des suffrages) que son prédécesseur (Jean Saint-Josse)
lors du scrutin présidentiel de 2002 (04,23% des voix exprimées ; soit 1 204 689 électeurs).
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La ''palme'' du candidat présidentiel ayant obtenu le moins de voix de toute l'histoire de la Ve république revenant alors néanmoins à trois candidats du scrutin présidentiel de l'année 1974 : le royaliste Bertrand Renouvin (Nouvelle action royaliste) (avec 00,17% des suffrages ; soit 43 722 électeurs) et les fédéralistes Jean-Claude Sébag (avec 00,16% des suffrages ; soit 42 007 électeurs) et Guy Héraud (avec 00,08% des suffrages ; soit 19 255 électeurs).

Le trotskiste Gérard Schivardi (123 540 voix en 2007) ayant finalement fait à peine moins de voix que le trotskiste Daniel Gluckstein (132 686 voix en 2002) mais tout de même nettement plus que son prédécesseur de même famille politique Jacques Cheminade (84 969 voix en 1995).

Des scores tout de même nettement inférieurs à certains ''pionniers'' aujourd'hui oubliés de l'élection présidentielle : les socialiste indépendant et utopiste autogestionnaire Pierre Marcilhacy et Marcel Barbu de l'élection de 1965 (ayant obtenu respectivement environ 415 000 et 280 000 voix), le radical indépendant Louis Ducatel de 1969 (plus de 285 000 voix), etc. Records à battre...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Les résultats des élections présidentielles de la Ve République, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_pr%C3%A9sidentielles_sous_la_Cinqui%C3%A8me_R%C3%A9publique

Une Présidente ?

Posté le 05.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de Mme Ségolène Royal, candidate du Parti Socialiste à la présidence de la République frnaçaise (photographie prise le le 6 février 2007).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Une Femme présidente ?

A la veille du second tour des élections présidentielles françaises, en ce 5 mai 2007, on ne peut que constater la présence en finale de cette élection - pour la première fois de l'Histoire de la Ve République - d'une femme susceptible d'être élue à la magistrature suprême de la République par le peuple français.

Ce n'est pas la première fois qu'il y a une femme candidate. En effet, jusque là (ne serait-ce qu'en cette année 2007...) il y a eut aussi MMme Marie-Georges Buffet (PCF), Arlette Laguiller (LO), Corinne Lepage (Cap 21, écologistes indépendants) ou encore Dominique Voynet (les Verts, écologie politique).

Sans parler de la présence - dans le paysage politique français - d'autres personnalités françaises remarquables, comme MMe Edith Cresson (premier PM féminin, en 1991-1992), Elisabeth Guigou, Simone Veil, Marie-France Garaud, Marine Le Pen, etc. Mais c'est aujourd'hui la première fois que l'une d'entre elles est en finale d'une élection présidentielle, adoubée par un grand parti et susceptible de peut-être l'emporter...

Les femmes de pouvoirs sont pourtant monnaie courante dans l'Histoire contemporaine. Ainsi, on se souvient de Margareth Thatcher (PM britannique de 1975 à 1990), d'Indira Gandhi (PM de l'Union indienne, de 1966 à 1977 puis de 1980 à 1984), on connait depuis peu Mme Angéla Merkel (Chancelière allemande depuis novembre 2005...) et on sait tout l'intérêt que porte actuellement Mme Hillary Rodham Clinton (épouse de l'ancien président - démocrate - Bill Clinton) aux prochaines élections présidentielles américaines de novembre 2008.

Et on aurait pu également parler des présidentes irlandaises Mary MacAleese (en 1990-1997) et Mary Robinson (en 1997-2004-2014), de la présidente islandaise Vigdis Finnbogadottir (entre 1980 et 1996), les reines ''européennes'' Margrethe du Danemark (depuis 1972), Wilhelmine (de 1890 à 1948), Juliana (en 1948-1980) et (depuis 1980) Béatrix des Pays bas, Fabiola de Belgique (l'épouse du roi Baudouin), etc.

Par ailleurs, on se rappelle que les femmes de pouvoirs et d'influence ont abondé dans l'Histoire, dès la plus haute Antiquité : les célèbres reines égyptiennes Hatchepsout et Nefertiti (épouse du pharaon Akhénaton), les souveraines hellénistiques Cléopâtre VII d'Egypte et Zénobie de Palmyre, les impératrices romaines Livie (épouse de l'empereur Auguste), les deux Agrippine (respectivement mères des empereurs Caligula et Néron), Plotine (épouse de l'empereur Trajan), les reines d'Angleterre Elisabeth Ier, Victoria, Elisabeth II (etc), les reines de France Aliénor d'Aquitaine et Isabeau de Bavière, Catherine de Médicis et Marie-Antoinette, les favorites royales la Montespan et la Pompadour, les impératrices Joséphine de Beauharnais et Eugénie de Montijo, l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche et la grande Catherine II de Russie, pour les plus célèbres (et liste non exhaustive, bien entendu...).

Alors, dès demain soir, une femme au palais de l'Elysée ?! A voir...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Ségolène Royal, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Royal

Autres candidatures féminines en 2007 :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-George_Buffet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laguiller
http://fr.wikipedia.org/wiki/Corine_Lepage
http://fr.wikipedia.org/wiki/Voynet

Femmes de pouvoir du monde contemporain :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Indira_Gandhi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thatcher
http://fr.wikipedia.org/wiki/Angela_Merkel
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hillary_Clinton

Palais d'Etat de Paris

Posté le 26.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du Palais bourbon, siège de l'Assemblé nationale (Chambre basse du Parlement français).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Palais d'Etat de Paris :

A l'heure où certains convoitent une place, pour au moins cinq ans, au Palais de l'Elysée (et d'autres, au Palais Bourbon...), il n'est pas inintéressant de s'interroger sur l'Histoire de nos palais républicains parisiens : nobles bâtisses d'Ancien régime construites pour des proches voire membres de la famille royale de France (comme la reine Marie de Médicis, au Palais du Luxembourg... ou les Condé, au Palais Bourbon...) à une époque où le Pouvoir suprême résidait alors davantage à Versailles, au Louvre ou encore, par la suite, aux Tuileries...

Sait-on que le premier chef du gouvernement à résider à l'hôtel de Matignon (qui possède, par ailleurs, le plus grand espace vert de Paris...) fut le socialiste Léon Blum ? Sait-on que le premier chef de l'Etat à résider, en tant que tel, au Palais de l'Elysée fut le Prince Louis-Napoléon Bonaparte ?

Sait-on que ces mêmes palais eurent pour célèbres résidants des gens comme Murat, Napoléon Bonaparte, Joséphine de Beauharnais, Talleyrand et le Tsar Alexandre ? Sait-on que le Général de Gaulle voulut un moment déplacer le siège de la présidence de l'Elysée aux Invalides ou à Vincennes ?

Sait-on que le Palais du Luxembourg (lieu de détention et d'exécution sous la Convention, pendant la Terreur et après la Commune...) fut, pendant la seconde guerre mondiale, le siège du GQG de la Luftwaffe ? Et sait-on que le Palais Bourbon, sous la Révolution, devint alors siège de l'école polytechnique de l'époque ? Et que l'hôtel Matignon fut - entre 1888 et 1914 - le siège de l'Ambassade de l'Empire d'Autriche-Hongrie ?

Ronan Blaise
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- Histoire de l'Elysée (actuelle résidence du Président de la république, Chef de l'Etat) :

Au départ, l'Elysée est une demeure d'Ancien Régime construite, à partir de 1718, sur un terrain alors donné par le jeune roi Louis XV au Comte d'Evreux : Henri-Louis de la Tour d'Auvergne.

Par la suite, en 1753 (à la mort du Comte d'Evreux), cette demeure sera la propriété de la Pompadour (en 1753) avant de redevenir garde meubles de Louis XV (en 1764), propriété du financier Nicolas Beaujon (en 1776) puis de Louis XVI (en 1786), qui donne l'hôtel à Louise-Marie Thérèse d'Orléans, Duchesse de Bourbon.

A la Révolution et avec la Convention (1793-1805), le palais de l'Elysée - tout d'abord mis sous séquestre ou à la disposition de l'imprimerie nationale - deviendra salle de ventes, établissement de jeux et de plaisirs puis bien national avant de redevenir la propriété de grands financiers (comme Nicolas Hovyn ou Ribié Montreux de Marigny) ou d'être loué en appartements (jusqu'en 1805).

Demeure de Murat entre 1805 et 1808, cédé à Napoléon quand Murat part pour le royaume de Naples, l'impératrice Joséphine s'y installera de façon définitive en 1809-1811, après son divorce. Napoléon y séjournera fréquemment entre 1809 et 1815 (notamment durant les cent jours, notamment à l'occasion de la signature de sa seconde abdication, le 22 juin 1815).

Au moment de la restauration, l'Elysée accueillera un moment un hôte de marque : l'Empereur de Russie Alexandre, avant de redevenir propriété royale de Louis XVIII, bientôt restituée dà la Duchesse de Bourbon puis au Duc de Berry (jusqu'en février 1820).

De 1820 à 1848, le Palais de l'Elysée sera inhabité avant de momentanément redevenir lieu de plaisirs et de distractions. En 1848, le Prince Louis-Napoléon Bonaparte, élu président de la république y séjournera jusqu'en janvier 1852 (devenu Empereur, il ira aux Tuileries). Sous le second Empire, l'Elysée sera la résidence officielle des souverains étrangers en visite.

Enfin, à partir de 1872-1873, le Palais de l'Elysée sera affecté (officiellement , à partir de 1876) à la Présidence de la République. Et, à partir de là, tous les présidents de la IIIe, de la IVe et de la Ve République y séjourneront.

Néanmoins, au début de la présidence de Charles de Gaulle, ce dernier - trouvant le palais peu adapté à la fonction - le transfert de la Présidence vers un autre lieu fut momentannément étudié : plus particulièrement vers les Invalides ou vers le château de Vincennes ; pour y disposer de plus de place, assurer une meilleure sécurité et pouvoir y accéder par hélicoptère. Mais ce projet n'eut finalement pas de suite.
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- Histoire de l'Hôtel de Matignon (actuelle résidence du Premier ministre, Chef du gouvernement) :

Mis à la disposition du Président du Conseil (Doumergue) en janvier 1935 (avec Léon Blum, comme premier occupant des lieux : à partir de juin 1936), l'Hôtel Matignon - construction d'Ancien Régime réalisée (en 1671-1739) pour le Maréchal de Montmorency puis pour le Comte de Matignon, Prince de Monaco - aura précédemment été occupé par des gens comme Talleyrand (en 1810) et aura été (en 1888-1914) le site de l'Ambassade d'Autriche-Hongrie...

Confisqué à l'Autriche-Hongrie pendant la première guerre mondiale (et mis sous séquestre comme ''biens ennemis''), l'hôtel de Matignon sera par la suite momentanément transformé en 1920 en tribunal d'arbitrage pour l'application du traité de Versailles. A noter que le Parc de l'hôtel Matignon est également le plus grand espace vert de Paris...
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- Histoire du Palais du Luxembourg (actuel siège du Sénat, Chambre haute du Parlement) :

En 1612, pour s'y faire construire une résidence (i. e : un palais à l'italienne), la reine Marie de Médicis fait acheter ce terrain appartenant jusque là au duc de Luxembourg (ami d'Henri III et d'Henri IV), ancien domaine appartenant antérieurement à des personnalités du Parlement de Paris (i. e : Alexandre de la Tourette, Pdt de la cour des comptes puis Robert de Harlay, Conseiller du Parlement).

Par la suite, le palais sera la propriété de Marie de Médicis (en 1615), de Gaston d'Orléans (en 1642), de la Duchesse Anne de Montpensier (en 1652) puis de Louis XIV (en 1696), du Régent Philippe d'Orléans et de sa famille (en 1710) puis enfin - en 1778-1791 - du Comte de Provence, frère du Roi (futur Louis XVIII).

Saisi comme ''bien national'' (en 1791), le palais du Luxembourg deviendra une prison d'Etat ''nationale de sureté'' (en 1793) avant de devenir le siège du Directoire (en 1795) (Nb : le Petit-Luxembourg devenant la résidence officielle des Directeurs puis – en 1799-1800 – de Napoléon Bonaparte) puis du Sénat (en 1799-1814), de la Chambre des Pairs (en 1814-1830) et à nouveau du Sénat (en 1852-1870 puis à nouveau en 1879). Depuis lors, le Palais du Luxembourg est effectivement le siège d'une Assemblée parlementaire : Assemblée consultative provisoire (en 1944-1945), Conseil de la République (en 1946) puis à nouveau Sénat (en 1958).

Particularité : juste noter que le Palais du Luxembourg a abrité - en 1750-1937, dans sa galllerie Est - le premier musée public de peinture de Paris et fut également - en 1940-1944 - le siège du grand Etat-major de la Luftwaffe et - en juillet-octobre 1946 - le site de la réunion de la Conférence de la Paix précédant là le traité de Paris de 1947.

Et juste rappeler que le Petit-Luxembourg, résidence du président de la Haute Assemblée depuis 1946 a également été la résidence du cardinal de Richelieu (en 1639), des Directeurs (en 1795), de Napoléon Bonaparte (en 1799-1800), des grands dignitaires de l'Empire (en 1804). Avant de devenir, en 1871, le siège de la cour martiale chargée de juger les Communards fédérés (avec exécutions dans les jardins...) avant de devenir la résidence officielle du Préfet de la Seine (en 1871-1879) (l'Hôtel de ville de Paris ayant été détruit sous la Commune...).
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- Histoire du Palais Bourbon (actuel siège de l'Assemblée nationale, Chambre basse du Parlement) :

Le Palais Bourbon est une demeure d'Ancien régime construite, entre 1722 et 1728, pour des proches parents de la famille royale : Louise-Françoise de Nantes, Duchesse de Bourbon (fille légitimée de Louis XIV et de Mme de Montespan) puis pour les Condé (à partir de 1764, jusqu'en 1790...) (nb : il leur sera restitué en 1814-1830).

Réquisitionné en 1790-1791 comme ''bien national'' (les Condé étant alors parti en émigration....), l'ensemble est alors affecté à des administrations républicaines (administration des convois de l'armée, travaux publics et école centrale des travaux publics, future école polytechnique) avant d'être affecté aux Cinq-cent (en 1795-1798), puis au Corps législatif (en 1798-1815), à la Chambre des Députés (en 1830-1848, 1848-1852 et 1852-1870) et – enfin, après l'intermède de la Commune (et de l'exil des Chambres à Versailles) - à la Chambre des députés (en 1879).

Ronan Blaise
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- Sources : Toutes les informations de cet article sont tirées du « Quid 2007 » (pages 1145, 1146, 1150-1151 et 1152).
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Pour en savoir plus :

Le Palais de l'Elysée, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_l'%C3%89lys%C3%A9e

L'Hôtel de Matignon, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel_de_Matignon

Le Palais du Luxembourg, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_du_Luxembourg

Le Palais Bourbon,sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_Bourbon


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