Révolution française
Publié le 17/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une représentation de Louis XVI coiffée du fameux bonnet phrygien, symbole révolutionnaire.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Une Révolution uchronique...
Les principaux récits ’’uchroniques’’ ayant la révolution française pour sujet d’écriture tournent autour des journées ’’révolutionnaires’’ clefs du 14 juillet 1789, de la fuite à Varennes (en juin 1792) et du coup d’Etat de Thermidor (en août 1794)... ou autour des personnalités de Louis XVI, Marie-Antoinette, Robespierre, du dauphin Louis XVII ou de généraux contre-révolutionnaire comme Pichegru ou Moreau.
Dès 1931, un écrivain comme André Maurois avait imaginé une Révolution uchronique dans son
« Et si Louis XVI... », roman dans lequel il l’imagine disperser les députés du Tiers Etat et écraser les journées insurrectionnelles des 14 et 15 juillet 1789.
Plus radical encore : l’historien Bernard Quilliet qui imagine (in « la Véritable Histoire de France », 1983) que Louis XVI - le ’’meilleur des monarques’’ - serait accidentellement mort – début juillet 1789 – des suites d’une chute de cheval survenue lors d’une partie de chasse dans les bois de Meudon ; laissant alors le pouvoir à une régente Marie-Antoinette qui saura fermement écarter les Députés du Tiers Etat et, ainsi, rendre possible l’accession au trône de son fils Louis-Charles, alias le jeune et fébrile Louis XVII.
Et il en va de même pour R.M. Alberès dans son
« Si j’étais à Varennes » (1958) :
« Le 20 juin 1791, le roi Louis XVI et sa famille quittèrent en cachette les Tuileries et, sous de faux noms, se dirigèrent en berline vers les marches de l’Est, pour arriver le 22 à Montmédy où 15.000 Autrichiens et quelques émigrés vinrent les rejoindre. Le roi fit la guerre à la Révolution, mais ne cessa de négocier secrètement avec elle, et, lorsque l’Angleterre eût suscité en France l’aventure militaire de Moreau, la Nation rappela le Roi ».
Récit pour lequel il existe des variantes dans lesquelles c’est le maître de poste Drouet qui ne peut remplir la ’’mission historique’’ qu’on lui connaît...
Nb : Juste préciser qu'en ces journées décisives de la fin juin 1791, le roi et sa famille s'étaient effectivement enfuis du palais des Tuileries - où elles étaient alors recluses et sous étroite surveillance - dans l'intention de gagner les marches de l'Est pour se retrouver - près de Montmédy (dans le nord de l'actuel département de la meuse, près de la frontière belge) - sous la protection des troupes du colonel-comte Charles de Damas et du maréchal-marquis de Bouillé...
Ou dans le
« Si, le 9 Thermidor, hypothèse historique » où E. Laumann et R. Jeanne imaginaient, en 1929, que Robespierre échappait à l’échafaud en ces tragiques journées. Pareillement, dans
« Le Lys éclaboussé », les auteurs Antoine de Briclaut et Jean-Louis Foncine imaginent, en 1992, que Louis XVII s’était effectivement échappé de la prison du Temple pour organiser, en Auvergne, une contre-révolution royaliste hostile au pouvoir républicain...
Et ce, avant que ne surgisse Napoléon Bonaparte, Héros uchronique entre tous...
Ronan Blaise
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- Références : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici essentiellement pages 182 à 249, notamment pages 162 à 166).
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Pour en savoir plus :
La révolution française, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise
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Publié le 16/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
-Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « La Fayette, la stature de la Liberté » (Gonzague Saint-Bris) :
Le marquis de la Fayette, c'est non seulement ce héros de la guerre des Amériques, l'ami de Georges Washington et de Benjamin Franklin, l'ambassadeur de la cause des insurgents à la cour de Versailles, ce symbole de l'amitié franco-américaine, ce héraut de la Liberté, ce héros des débuts de la révolution française, l'homme de la cocarde tricolore, chaud partisan d'une monarchie parlementaire ''à l'anglaise''...
La Fayette, c'est également l'aventurier qui tenta de lancer les Insurgents américains à la reconquête du Canada perdu, ce jeune général qui - s'il l'avait seulement voulu - aurait pu devenir vice-roi des Indes occidentales françaises (dont il aurait voulu libérer les esclaves...) ou premier ministre de Louis XVI, l'homme intègre qui su dire « Non » au premier Consul Bonaparte puis à l'empereur Napoléon 1er, le libéral qui participa aux complots de la Charbonnerie au tout début de la Restauration et l'homme désintéressé qui, lors de la révolution de 1830, s'effaça derrière le duc d'Orléans et finalement refusa la présidence de la République...
C'est ce portrait haut en couleur d'un homme politique qui su - pour le meilleur et pour le pire (et parfois même à son propre détriment) - rester un idéaliste, que nous conte ici Gonzague Saint-Bris.
La Fayette, lui qui ne fut, aux dires de Napoléon « qu'un niais sans talents civils ni militaires, un esprit borné, un caractère dissimulé » et dont Chateaubriand dit qu'il n'était « qu'une espèce de monomane, à qui l'aveuglement tenait lieu de génie ». Jugements bien sévères pour cet homem si populaire que - de son vivant - on appela le ''héros des deux mondes''.
Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :
« Il y a 250 ans, le 6 septembre 1757, naissait au Château de Chavaniac, dans les montagnes d'Auvergne, Gilbert Motier, Marquis de La Fayette. Orphelin et millionnaire à 14 ans, marié à 16 ans à la femme de sa vie, major général dans l'armée des Etats-Unis à 19 ans, tel est La Fayette, célèbre sur les deux rives de l'océan à 20 ans.
Gonzague Saint Bris a consacré vingt ans de recherches sur les deux continents à la poursuite de son héros. Accumulant révélations surprenantes, documents inédits, archives de famille et correspondances privées, il éclaire d'un jour nouveau les soixante-dix-sept ans d'un homme d'idéal et d'action qui bouleverse sur son passage quatre royaumes, deux révolutions, deux républiques et un empire.
Tour à tour défenseur des Indiens et des Noirs en Amérique, des protestants et des juifs en France, pionnier des droits de l'homme, prophète du suffrage universel, partisan de l'ouverture, avocat des Irlandais, des Polonais, des Italiens, qui sont à la recherche de l'idée d'une nation, La Fayette anticipe tous les combats de la Liberté.
Au-delà d'une biographie considérable, Gonzague Saint Bris met en scène la superproduction d'une époque dont les rôles principaux sont joués avec éclat par Marie-Antoinette, Beaumarchais, le chevalier d'Eon, Alex de Fersen, Philippe Egalité, Cholderos de Laclos, Benjamin Franklin, Thomas Paine, la belle Aglaë, la fascinante Diane, Georges Washington, Louis XVI, Napoléon Bonaparte, sans oublier les portraits polychromes et les cocardes tricolores d'une galaxie de personnages emportés par le vent de l'Histoire. »
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Pour en savoir plus :
Le Marquis de la Fayette, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fayette
Publié le 16/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait du jeune Louis-Charles de Bourbon, Louis XVII.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Louis XVII, ou l'énigme du Temple :
Selon les propos mêmes de Thierry Ardisson dans son ouvrage « Louis XX, contre-enquête sur la Monarchie », l’énigme du Temple aura longtemps été le ''triangle des Bermudes'' de l’Histoire de France.
Ainsi, le 8 juin 1795 mourrait de la tuberculose, à l’âge de dix ans (à la prison du Temple) le dauphin de France
Charles-Louis de Bourbon (devenu Louis-Charles, en 1789 : à la mort de son frère aîné Louis-Joseph), le fils et héritier de Louis XVI ; bref :
le Louis XVII des légitimistes (1785-1795), officieusement roi de France depuis la mort de son père Louis XVI (guillotiné en janvier 1793).
Ainsi avaient, semble-t-il, échoué toutes les négociations entreprises avec les autorités républicaines par son royal cousin, le roi d’Espagne Charles IV de Bourbon, pour le faire libérer. Et la couronne de France revenait donc alors à son oncle Louis, Comte de Provence (devenant désormais Louis XVIII). Officiellement, en tout cas.
Car les rumeurs n’arrêteront désormais pas de circuler comme quoi ce Prince de France (que l’on avait longtemps dit, dès 1785, comme étant le bâtard de Marie-Antoinette et de Fersen : version à laquelle croyait en tout cas Provence), auquel on aurait alors substitué un malheureux, aurait alors miraculeusement échappé à ses bourreaux et géolliers. Soit qu’il ait été évacué de France dès 1791 par ses parents émigrés, soit qu’il ait été clandestinement ’’mis à l’abris’’ en Auvergne (ou à Saint-Domingue, aux Açores, aux Seychelles...) par un Robespierre (ou un Barras) avant toute chose soucieux de se ménager une porte de sortie en cas de restauration monarchique.
Des rumeurs qui menacèrent le trône durant une bonne partie du XIXe siècle : avec le défilé des prétendants ’’survivantistes’’ et autres ’’faux-dauphins’’.
Parmi lesquels on compte le fameux
Karl-Wilhelm Naundorff, aventurier prétendant être Louis XVII lui-même : aventurier et horloger prussien néanmoins capable de donner d’incroyables détails de la vie de la Cour et de la famille royale avant la Révolution et qui avait - dit-on (entre 1833 et sa mort, en 1845) - réussi à convaincre de ses droits d'importants personnages de la Cour jusqu'à des princes de la Couronne comme le Comte d’Artois (futur Charles X), le duc de Berry (fils aîné du futur Charles X), tous deux prêts à lui céder ses droits à la couronne... et jusqu’au Comte de Chambord (l’Henri V des légitimistes).
Toujours est-il que le PM Clemenceau, ayant pris connaissance du dossier Naundorff disait alors de celui-là qu’il était ’’propre à foutre par terre la République’’. Une hypothèse ’’Naundorff’’ récemment balayée par les analyses ADN réalisées (en 1999-2000) à partir du coeur du jeune défunt (relique conservée depuis 1976, après bien des péripéties, à la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France). De quoi alimenter bien des romans, bien des polars, bien des histoires secrètes et bien des uchronies...
Ronan Blaise
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- Références : « Louis XX, contre-enquête sur la Monarchie », un ouvrage de Thierry Ardisson publié en 1986 aux éditions « Olivier Orban » (260 pages, ici ; ages 74-92).
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Pour en savoir plus :
Louis XVII, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XVII
Le prétendant Wilhelm Naundorff, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl-Wilhelm_Naundorff
Publié le 30/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de Benjamin Franklin (1706-1790), inspirateur ''malgré lui'' du fameux chant révolutionnaire français intitulé ''Ah ! ça ira''.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- ''Ah ! ça ira, ça ira, ça ira''...
''Ah ! ça ira, ça ira, ça ira'' : voilà bien un refrain qui symbolise la Révolution française (et certains même de ses excès...). Un chant que l'on entendit, pour la première fois, en mai 1790. Son auteur : un ancien ''soldat chanteur'' des rues du nom de Ladré, ayant adapté des paroles au départ complètement anodines sur l'air du « Carillon national » (un air de contredanse alors très populaire dû à Bécourt, violoniste au théâtre Beaujolais...) : air que la reine Marie-Antoinette, elle-même (ironie du sort...) aimait souvent jouer sur son clavecin.
Ce que l'on sait moins, c'est que titre et le thème du refrain de cette chanson semblent s'être inspiré par l’optimisme imperturbable de Benjamin Franklin (1706-1790) : alors Représentant officiel à Paris (très apprécié par le peuple français...) du Congrès des 13 colonies d’Amérique (à Paris du 22 décembre 1776 au 12 juillet 1785) qui, lorsqu’on lui demandait des nouvelles de la nouvelle nation américaine et de sa guerre d'indépendance, répondait invariablement dans son mauvais français : « Ça ira, ça ira » (pour l’anglais : It’ll be fine).
Lors de la Révolution française, le texte initial (pour découvrir le texte intégral de cet hymne révolutionnaire, voir l'article de wikipédia référené et mis en sources ci-dessous...) en fut transformé par les sans-culottes en apostrophes assassines envers l’aristocratie et à l'égard du clergé. Le « Ça ira » survécut aux turbulences du coup d'état de Thermidor (en juillet 1794) et le Directoire ordonna même qu’on le chantât avant chaque spectacle. Même si, par la suite, ce chant vengeur et revenchard fut interdit sous le Consulat. Par un certain Premier Consul de la République répondant au nom de Napoléon Bonaparte.
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Les paroles de ''Ah ! ça ira'', sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ah%21_%C3%A7a_ira
Benjamin Franklin, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Franklin
Publié le 29/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une représentation de la fameuse Bataille de Valmy du 20 septembre 1792, bataille célèbre dont il est question ci-dessous.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Valmy : une victoire ou une énigme ?
On connait bien la bataille de Valmy du 20 septembre 1792 : victoire incensée, quasi miraculeuse et encore à ce jour franchement inexpliquée qui rendit possible, dès le lendemain - 21 septembre 1792 - la proclamation de la République. Et l'on sait que les conséquences de cette bataille furent alors l'évacuation du territoire français par l'armée coalisée austro-prussienne, dès le 22 octobre suivant. Une bataille de Valmy qui est, également, à l'origine même du mythe du ''citoyen en arme'' qui va par la suite fonder, en France, l'idée de conscription (ou de service militaire). Une victoire mystérieuse dont les causes secrètes pourraient bien être à rechercher dans le récit suivant...
Vers la mi-septembre 1792, à Paris, l'auteur dramatique Beaumarchais étant allé rendre visite au comédien Fleury (interprète apprécié de ses pièces...), s'entendit répondre par le concierge que son acteur favori était alors parti pour une huitaine de jours dans l'Est du royaume, du côté de Verdun... Etrange voyage que celui-là dans la mesure où dans cette région des ''marches frontières'' orientales de la France, le combat faisait rage (et alors même où l'on apprenait que Verdun venait de tomber aux mains des envahisseurs Prussiens...).
Or, lorsqu'il revint à Paris, le comédien ne voulut rien révéler des raisons inavouables de son mystérieux déplacement... De quoi vraiment se perdre en conjectures sur les mystérieuses ''vacances'' de l'acteur Fleury. Beaumarchais n'était plus de ce monde lorsque - un demi-siècle plus tard, en 1839 - une information parue dans la presse permis alors d'échafauder une explication à cette intrigante énigme...
En 1792, après l'entrée des troupes prussiennes dans la ville de Verdun, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II se rendit lui-même en inspection à Verdun. Un soir, à l'occasion d'un bal, on rapporte que le roi dut alors se retirer précipitament. Et l'on raconte que, féru d'occultisme, à l'invitation de membres de la secte théosophique des « Rose-Croix » (alors fort nombreux dans son entourage) il gagna nuitamment les souterrains de la forteresse de Verdun...
Là, dans l'obscurité, le Roi vit une forme humaine sortir d'une sorte de brume, entourée de flammes éclairant à moitiée la scène. Dans cette silhouette fantomatique portant bicorne et l'éternel gourdin de Frédéric le grand, le roi de Prusse croit alors reconnaître son aïeul. Les traits du visage devenant plus précis, il n'a plus de doutes : il est bien en présence du spectre de l'ancien roi.
Glacé de terreur, le roi Frédéric-Guillaume entendit alors la voix du défunt s'élever. Celle-ci proclame que son neveu, alors sur le trône, est bien le digne héritier de la valeur militaire prussienne, de la gloire de son oncle et de sa puissance mais qu'un grave péril et une terrible défaite menacent la Prusse si jamais ses armées poussent en France au-delà même de Verdun, une trahison dans ses rangs pouvant les conduire au désastre. Et, ayant lancé au roi ce sinistre avertissement, le spectre disparu, se fondant à nouveau dans les brumes d'où il était venu...
Le 20 septembre 1792, les troupes coalisées (prussiennes, autrchiennes, hessoises et émigrées) - commandées par le Duc de Brunswick (représentant du roi de Prusse), se retiraient - après quelques timides tirs d'artillerie - du champs de bataille de Valmy, dans des conditions complètement incompréhensibles, devant l'armée française commandée par Dumouriez. Une victoire des forces françaises (et d'une armée de citoyens peu expérimentés...) sur la meilleure armée du monde de l'époque dans laquelle un certain Napoléon Bonaparte (qu'on peut estimer quelque peu expert dans l'art militaire...) jugera par la suite quelque peu étonnante et illogique.
La première grande victoire des armées de la nouvelle République française - ô combien symbolique - venait là d'être remportée presque sans combat. L'écrivain allemand Goethe, présent dans la bataille aux côtés du Duc de Saxe-Weimar (et témoin de l'événement...), écrivant même que de ce jour-là ''commençait l'histoire d'une ère nouvelle de l'Humanité'' (sic).
En tout cas, en ce jour la coalition alliée est vaincue : 80 000 ennemis, qui avaient marché jusque là comme en triomphe, s'arrêtent, saisis de crainte. Et l'armée française qui, jusque-là, avait redouté son inexpérience - devant des soldats aguerris et disciplinés - s'aperçoit que le courage et le patriotisme peuvent la rendre redoutable (jusqu'au moment où la discipline viendra l'égaler d'abord, pour l'élever, bientôt, au-dessus de ces Prussiens et de ces Autrichiens si renommés...).
De là à imaginer que le séjour mystérieux de Fleury à Verdun au mois de septembre 1792 et sa ressemblance avec le défunt Roi de Prusse - dont il avait effectivement déjà interprété le rôle à la scène dans une pièce historique - ait été utilisée (compte tenu des superstitions du roi de Prusse et de son goût pour les pratiques magiques et ésotériques) dans quelques sombre machination, il n'y avait qu'un pas...
PS : Pour expliquer un tel prodige militaire, on aura tout de même vite fait d'évoquer bien d'autres explications, sans doute plus rationnelles. En effet, la retraite des Prussiens étonna bien des observateurs et les suppositions iront alors bon train : le Duc de Brunswick n'aurait-il pas été acheté par Georges Danton avec les diamants de la couronne royale de France, effectivement volés quatre jours plus tôt (le 16 septembre 1792) ?
Cela dit, il faut sans doute aussi tenir compte du mauvais temps et de l'état de santé médiocre des Prussiens (ravagés par une épidémie de dysenterie provoquée par la consommation de raisins verts : le ravitaillement étant coupé...). De plus, quelques jours plus tôt, l'invasion de la Pologne par la Russie et l'Autriche a commencé. Or, la Prusse a grandement besoin de son armée pour participer au partage...
Ronan Blaise
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- Sources : On retrouvera toutes ces informations dans « La Fayette, la stature de la Liberté », une biographie de La Fayette par Gonzague Saint-Bris, ouvrage de 1988 récemment republié aux éditions « Filipacchi » (410 pages ; ici pages 267-268-269).
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Pour en savoir plus :
La bataille de Valmy, sur wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Valmy
Publié le 29/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de Thomas Paine, personnage historique dont il est question ci-dessous.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Louis XVI exilé en Amérique ?!
On a récemment rappelé sur ce blog que lorsque
Napoléon 1er - Empereur des français - s'est rendu aux britanniques - en juillet 1815, près de l'île d'Aix (Charentes maritimes) - et avant d'être relégué à Sainte-Hélène, il envisageait alors de prendre l'exil et de partir se réfugier outre-Atlantique, aux Etats-Unis.
On sait moins - événement pourtant de portée similaire - que pareil destin aurait également pû être celui de Louis XVI, roi de France déchu (et finalement guillotiné en janvier 1793) dont il reste encore à écrire l'histoire uchronique de son exil en Louisiane (ou aux Etats-Unis d'Amériques...).
Pareille option avait été proposée par
Thomas Paine (1737-1809), ce fameux polémiste et pamphlétaire américain, soutien émérite des révolutions américianes et françaises, devenu citoyen français et membre de la Convention (comme député du Pas-de-Calais).
En effet, proche de ces Girondins qui - comme Brissot et les Roland - refusaient de voir leurs mains salies du sang du roi déchu, Thomas Paine avait très clairement proposé - en janvier 1793 - à la Convention de surseoir à l'exécution du Roi pour préférer à cette peine capitale la proclamation d'une peine d'exil, aux Amériques.
Mieux, on sait que Thomas Paine prit alors contact avec le gouvernement américain et avec
Georges Washington lui-même. Et qu'un accord formel ayant été trouvé avec le gouvernement US (en souvenir de l'aide autrefois apporté par Louis XVI aux Insurgents durant leur guerre d'indépendance, une frégate - « l'Embuscade » - avait été spécialement armée pour conduire Louis XVI et sa famille aux Amériques.
Les procès verbaux de
la Convention des 18 et 19 janvier et 1er février 1793 gardant la trace de ces projets et initiatives ainsi défendues par Thomas Paine lui-même : « Que les Etats-Unis soient donc la sauvegarde et l'asile de Louis Capet. Là, désormais à l'abri des misères et des crimes de la vie royale, il apprendra par l'aspect continuel de la prospérité publique, que le véritable système de gouvernement, ce ne sont pas les rois mais la représentation ».
Las, on sait bien ce qu'il advint de ce projet : à l'instigation de
Marat, le Convention votera finalement la mort du Roi par les votes des 15 et 18 janvier 1793 (à une seule voix de majorité lors de ce dernier scrutin), lequel sera donc guillotiné le 21 janvier 1793. Et reste donc encore à écrire l'histoire, aujourd'hui uchronique, d'une Révolution française sans régicide...
Ronan Blaise
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- Sources : On retrouvera toutes ces informations dans « La Fayette, la stature de la Liberté », une biographie de La Fayette par Gonzague Saint-Bris, ouvrage de 1988 récemment republié aux éditions Filipacchi (410 pages ; ici page 249).
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Pour en savoir plus :
Thomas Paine, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Paine#Sous_la_R.C3.A9volution
Louis XVI, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XVI
Le procès de Louis XVI, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_de_Louis_XVI