Seconde guerre mondiale
Posté le 30.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du palais de Buckingham.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Quand l'IRA (et les nazis) voulaient faire sauter Buckingham...
Où l'on découvre que - durant l'année 1940, en marge des plans d'invasion et de guerre de l'Allemagne nazie contre le Royaume-Uni - les nazis avaient pris contact avec l'IRA dans le but de destabiliser les Britanniques.
Parmi tous les projets menés en commun entre l'Abwehr et les activistes irlandais : une campagne d'attentats menée en Irlande contre les intérêts britanniques, des émissions radiophoniques de propagande nationaliste irlandaise diffusées depuis Berlin (hostiles aux britanniques, puisque demandant le rattachement de l'Irlande du nord à la République d'Irlande...) ainsi que l'organisation d'un réseau de sabotage (et d'information) sur les chantiers navals, les bases militaires et les terrains d'aviation britanniques d'Irlande du nord. Cerise sur le gâteau : le projet de détruire - à l'explosif - le palais de Buckingham. Toutes opérations de guerre à regouper sous le nom de code d'
''Opération Arthur''.
La plupart du temps, il s'agissait là de débarquer nuitamment (par sous-marins...) des officiers de renseignements allemands sur les côtes de l'Irlande (dans le comté de Cork, dans le Kerry, etc.) et de leur permettre de rejoindre le territoire du Royaume-Uni et les activistes de l'IRA qui y sévissaient ; afin de travailler avec eux à la destabilisation du Royaume-Uni. Mais, c'était là sans compter avec les autorités républicaines irlandaises elles-mêmes qui - bien qu'en froid avec Londres (et bien que soucieuses de conserver une neutralité tatillonne à son égard...) - ne souhaitaient néanmoins pas du tout s'aligner sur le régime de Berlin.
Ainsi, le gouvernement irlandais allait adopter là une législation spéciale pour pouvoir contrer les agissements de ses nationalistes les plus ''excités'' (i. e : le fameux « Emergency Powers Act »). C'est pourquoi, les principaux activistes nationalistes irlandais ayant accepté de travailler avec l'Abwehr (en tout : près de 600 personnes...) furent alors impitoyablement arrêtés par une police irlandaise travaillant alors en étroite relation avec le MI-5 (i. e : le contre-espionnage britannique...).
Néanmoins, certains renseignements transmis par les activistes de l'IRA à l'Abwehr permirent alors à la Luftwaffe d'organiser - en avril 1941 - une campagne de quatre semaines de bombardements sur des objectifs militaires britanniques d'Irlande du nord (à Belfast et Derry), causant ainsi la mort de plus de 800 personnes. Une collaboration germano-irlandaise qui allait, néanmoins par la suite, perdre beaucoup de sa pertinence et de son intensité après la défaite allemande devant Stalingrad. En effet - dès lors - l'Allemagne nazie aurait bien d'autres priorités que de s'occuper du conflit nord-irlandais...
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Relations entre Abwehr et IRA, l'opération Arthur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Arthur
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Posté le 27.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la carte des opérations de guerre du projet d'opération militaire allemand dont il est question ci-dessous.
- Sources: Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Opération Seelöwe (Opération Otarie) :
L'Opération Seelöwe (''otarie'' ou ''lion de mer'', en français...) était un plan d'invasion allemand du Royaume-Uni (ou, plus exactement, de la Grande Bretagne...) au tout début de la Seconde Guerre mondiale. Retardé à fin 1940, du fait de l'évolution géopolitique du conflit mondial (avec l'entrée en guerre de l'URSS puis des Etats-Unis) il fut finalement définitivement abandonné en 1943.
Cette opération était initialement prévue pour le 17 septembre 1940, nécessitant l'emploi de neuf divisions terrestres (plus deux divisions aéroportées) sur des sites d'invasion se situant entre Douvres et Portsmouth. (mais ce plan d'opération de guerre fut, par la suite, reporté à une date ultérieure ; notamment car Adolf Hitler était sûr qu'en battant les Russes grâce à l'opération Barbarossa prévue pour 1941, il priverait les Britanniques d'alliés en Europe et ainsi n'auraient eu d'autre choix que de se rendre...). Mais l'entrée en guerre des USA et les revers de la Wehrmacht en URSS allait par la suite considérablement diminuer les chances de réussite d'une telle opération...
Préalable à l'invasion de la Grande-Bretagne : l'Operation Adler, initialement prévue pour donner à la Luftwaffe la supériorité aérienne sur le front ouest et pour permettre l'invasion des troupes allemandes au sol. Pour ce faire, les transports utilisés auraient été les bateaux que les Allemands avaient employés contre la France durant le franchissement du Rhin (la Kriegsmarine ne possédant pas de vraies barges de débarquement, ce qui réduisait la capacité d'acheminement d'artillerie et de tanks...).
La plupart des analystes militaires restent perplexes sur une réussite de l'opération Seelöwe si elle avait été lancée. D'abord parce que les Allemands manquaient cruellement de bateaux en comparaison à la Royal Navy (et puis parce que les pertes de leurs forces aéroportées durant la bataille des Pays-Bas n'auraient pas été remplacées à temps pour cette nouvelle opération...).
En 1974, des
wargames menés à l'Académie royale militaire de Sandhurst (supposant que la Luftwaffe n'avait pas encore gagné la suprématie aérienne...), concluaient que les Allemands pouvaient effectivement établir une tête de pont au Royaume-Uni en utilisant un champ de mine dans la Manche pour protéger leur assaut initial. Mais ensuite, les analystes supposent que les forces terrestres allemandes auraient retardées sur les ''Stop lines'' : une série de positions défensives qui avaient été établies, où chacune d'elles étaient formées d'une combinaison de barrages routiers et de troupes de la British Home Guard.
Et, pendant ce laps de temps, les troupes régulières de la British Army pouvaient se mettre en formation. Puis après seulement quelques jours, la Royal Navy, déployée depuis ses bases de Scapa Flow (Ecosse) aurait atteint la Manche, pouvant alors couper le ravitaillement des troupes allemandes au Royaume-Uni. Isolée (et confrontée à des troupes britanniques régulières, munies de blindés et d'artillerie...) la force d'invasion allemande aurait alors été contrainte à la reddition.
Néanmoins, il faut savoir qu'une invasion allemande de masse par la mer n'était en fait pas nécessaire pour mettre le Royaume-Uni à genoux. En effet, dans des documents britanniques découverts, en 1998, au British Wartime Cabinet, il était indiqué qu'après l'échec du « British Expeditionary Force » en France et son évacuation à Dunkerque, Winston Churchill avait déjà perdu l'appui du Parlement. Et que si la RAF avait été défaite par la Luftwaffe, Churchill aurait alors été remplacé par son ministre des affaires étrangères
Edward Wood, lequel préférait faire la paix avec l'Allemagne plutôt que d'avoir à faire face à un massacre de civils sur le sol britannique...
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
L'opération Seelöwe, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Otarie
Posté le 27.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture d'un ouvrage ''uchronique'' consacré au plan Seelöwe : « Invasion: The Alternate History of the German Invasion of England, July 1940 », ouvrage de Kenneth Macksey publié aux éditions Greenhill, en 1999.
- Sources : Site spécifique « Uchronia : The Alternate History List » (http://www.uchronia.net/).
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- Arthur, Feliks, Herkulès, Icarus et les autres...
Arthur, Feliks, Herkulès et Icarus sont les noms d'opérations de guerre (non réalisées) prévues par les armées allemandes durant la seconde guerre mondiale.
Toutes opérations de guerre qui, si elles avaient été réalisées, auraient ainsi pu radicalement changer le cours de la guerre. Parmi toutes ces opérations restées dans les cartons, on peut aujourd'hui citer :
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les Opérations Seelöwe et Grün :
Projet allemand d'invasion de la Grande-Bretagne et de l'Irlande (en 1940).
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l'Opération Herbstreise (i. e : Opération ''Journée d'automne'') :
Leurres allemands d'une invasion de l'Ecosse (en 1940).
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l'Opération Arthur :
Plans allemand et irlandais (IRA) d'assistance aux activités de l'IRA en Irlande du nord, dans leurs projets d'attaque des intérêts britanniques en Irlande et de destabilisation du Royaume-Uni, avec l'option d'une destruction par explosifs du palais de Buckingham (en 1940-1941).
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l'Opération Feliks :
Projet allemand et espagnol d'assistance aux forces armées espagnoles (i. e : franquistes) pour rendre possible une invasion de Gibraltar, alors colonie britannique (en 1940-1941).
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l'Opération Herkulès :
Projet allemand d'invasion de l'île de Malte, alors possession britannique au coeur de la mer méditerranée (en 1942).
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l'Opération Tannenbaum (i.e : Opération ''Sapin'') :
Projet allemand d'invasion de la Suisse (en 1940-1941).
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l'Opération Icarus :
Projet allemand d'invasion de l'Islande (en 1940).
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l'Opération Tanne West :
Projet allemand d'occupation des îles finlandaises d'Aland (en 1944), etc.
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
L'Opération Arthur, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Arthur
L'Opération Felix, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Felix
L'Opération Seelöwe (Opération Otarie), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Seel%C3%B6we
L'Opération Tannenbaum (Opération Sapin), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Tannenbaum
Posté le 11.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverrture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Fatherland », roman uchronique :
Mardi 14 avril 1964 : la paix nazie règne depuis vingt ans en Europe (deopuis que le débarquement allié de a été écrasé sur les plages de Normandie et que Winston Churchill a dû s'exiler au Canada...) et Berlin s'apprête à fêter l'anniversaire d'Adolf Hitler. Les juifs ont été expulsés quelque part, loin à l'est. Encore plus loin à l'est, en Sibérie, la guerre contre les soviétiques continue.
Le président Joseph Kennedy a annoncé sa venue en septembre : ce sera ainsi la première visite d'un président américain en Allemagne depuis le traité de paix de 1944. Et sa venue doit donc annoncer la fin de la guerre froide entre Etats-Unis et IIIe Reich triomphant.
C'est dans un tel contexte que l'inspecteur de police SS Xavier March enquête sur les meurtres de deux anciens dignitaires du régime nazi. L'affaire est sensible, et March commence à subir des pressions. Mais il s'obstine, et, peu à peu, commence à entrevoir un secret énorme et monstrueux.
Dans ce récit inquiétant et thriller admirablement bien ficelé, Robert Harris réécrit l'histoire de façon magistrale. Son Allemagne nazie triomphante - où la peur, la suspicion et la délation règnent en maître - est atrocement convaincante. Dans cette atmosphère étouffante, l'inspecteur March, bien seul avec son scepticisme et sa résistance à l'endoctrinement, apporte une bouffée d'espoir. Avec lui, le lecteur s'enfonce dans une réalité de plus en plus angoissante, jusqu'à l'effrayante révélation finale...
Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :
« Berlin, 1964. Depuis que les forces de l'Axe ont gagné la guerre en 1944, la paix nazie règne sur l'Europe. Seule, l'Amérique a refusé jusqu'ici le joug. Mais dans quelques jours, le président Kennedy viendra conclure une alliance avec le Reich. Ce sera la fin du monde libre.
Deux meurtres étranges viennent perturber les préparatifs. Les victimes sont d'anciens S.S. de haut rang jouissant d'une paisible retraite. Chargé de l'affaire, l'inspecteur March s'interroge. S'agit-il d'un règlement de comptes entre dignitaires ? Mais, s'il s'agit d'affaires criminelles pourquoi la Gestapo s'intéresse-t-elle à l'enquête ?
Quelle est cette vérité indicible qui tue tout ceux qui la détiennent et semble menacer les fondations mêmes du régime ? Le mystère s'épaissit et, dans Berlin pavoisée, les bourreaux guettent : prêts à tout pour étouffer dans la nuit et le brouillard les dernières lueurs de la liberté. »
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Références : « Fatherland », un roman uchronique de Robert Harris publié chez « Pocket » en 1998 (424 pages).
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Pour en savoir plus :
Le roman « Fatherland », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fatherland
L'uchronie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Uchronie
Posté le 06.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la photographie d'un V2, Musée de Peenemünde (RFA).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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Le saviez-vous ?
A la fin de la seconde guerre mondiale, dans la montagne de documents retrouvés au centre de recherche et d’essais de Peenemünde, les Alliés ont découvert que les ingénieurs en aéronautiques et autres savants nazis du général Dornberger et de Wernher von Braun avaient mis au point une fusée (dite Fusée A 9) susceptible de disposer d’une autonomie de vol de 5000 kilomètres et de transporter une charge explosive sur cette distance…
De même qu’une fusée susceptible de transporter un homme sur environ 650 kilomètres en moins de 17 minutes ainsi que d’un projet de fusée capable de faire le tour de la terre en orbite géostationnaire avant de revenir se poser en planant.
Preuves que les Allemands avaient désormais, à la fin du second mondial, les moyens d’attaquer directement le territoire des Etats-Unis à partir des côtes européennes… Et on vous laisse imaginer ce qui se serait produit si jamais les Etats-Unis d’Amérique avait été frappé - à New York ou Washington – par des armes nucléaires nazis transportés depuis la vieille Europe par des missiles balistiques allemands : le sort de la seconde guerre mondiale en aurait été irrémédiablement changé.
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- Sources : ’’La Navette spatiale’’ (ouvrage de K. Gatland, M. Hewish et P. Wright), publié pour la jeunesse aux éditions ’’Deux coqs d’Or’’ en 1980 (65 pages ; ici, page 6).