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Seconde guerre mondiale

« SS-GB » (Len Deighton)

Posté le 10.07.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « SS-GB » (Len Deighton) :

« Novembre 1941. Depuis la capitulation de la Grande-Bretagne, l'armée allemande et sa bureaucratie tentaculaire ont pris possession du pays tout entier. À Scotland Yard, le commissaire principal Douglas Archer, qui a perdu sa femme pendant les derniers bombardements, poursuit sans enthousiasme son travail sous les ordres du Gruppenführer Fritz Kellerman.

Lors d'une enquête de routine sur la mort d'un antiquaire, il découvre l'existence d'étranges tractations entre l'armée allemande et des membres influents de la Résistance. Quand le Standartenführer Huth, un proche de Himmler, arrive expressément de Berlin pour superviser l'enquête, Archer comprend qu'il a mis le doigt sur quelque chose de bien plus gros qu'il ne l'imaginait, quelque chose qui pourrait faire basculer le destin de l'ensemble du monde libre. »

« SS-GB » : un roman (uchronique) d'espionnage et une intrigue d'une efficacité redoutable ! Où il est question ni plus ni moins du sort de la Couronne d'Angleterre, de la possession de l'arme nucléaire et de la victoire finale dans la seconde guerre mondiale.

Ronan Blaise
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- Références : « SS-GB », un roman de Len Deighton publié aux éditions « Fayard » (en 1979) et également disponible en format de poche aux éditions « A Lire » (1997 ; 465 pages).
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« La Brèche » (Christophe Lambert)

Posté le 10.07.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « La Brèche » (Christophe Lambert) :

« 2060, futur proche. Un grand Network privé relance le concept de télé-réalité en envoyant des reporters dans le passé filmer des événements marquants du XXe siècle. Mais l'audience du show est en baisse malgré le " suicide " de Marilyn en direct. Lorsqu'un jeune loup lance l'idée du débarquement en Normandie, les militaires qui chapeautent officieusement le projet approuvent : cela pourrait raviver la flamme patriotique des téléspectateurs. Deux hommes acceptent la mission : un grand reporter et un historien célèbre.

Foway, le 5 juin 1944, vers 22 heures : munis de faux papiers, ils se mêlent à la masse des fantassins qui embarquent dans les navires de la flotte d'invasion. Bientôt les hommes du futur arrivent en vue des côtes françaises et assistent au spectacle apocalyptique qui s'y déroule. L'horreur de la guerre est bien réelle. Plongé au cœur de la bataille avec son équipier, l'historien ne tarde pas à remarquer quelques détails singuliers et inquiétants... »

Voilà un roman uchronique novateur écrit par l'un des nouveaux talents français du genre.

Ronan Blaise
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- Références : « La Brèche », un roman de Christophe Lambert, ouvrage publié aux éditions « Fleuve noir » en 2005, également disponible en format de poche chez « Pocket » (n°5881) (315 pages).
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La seconde guerre mondiale, guerre des superlatifs

Posté le 06.07.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une carte animée représentant l'évolution des forces en présence durant le second conflit mondial : en bleu les Alliés, en rouge les soviétiques et leurs alliés, et en noir les forces de l'Axe et leurs alliés.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- La seconde guerre mondiale, guerre des superlatifs :

La seconde guerre mondiale, guerre planétaire ayant peu ou prou concerné tous les pays du monde contemporain entre septembre 1939 (voire janvier 1933) et août-septembre 1945, est sans nul doute la guerre de tous les superlatifs.

D'abord, ce fut sans nul doute la guerre la plus sanglante de tous les temps : avec près de 55 millions de morts (dont seulement 15 millions de militaires). Les pays ayant le plus souffert du conflit étant (en valeur absolu) l'URSS et la Chine (respectivement 25 millions et près de 8 millions de morts) et (en %) la Pologne (avec plus de six millions de morts, soit plus de 20% de sa population).

Ce fut également sans nul doute la guerre la plus coûteuse de l'histoire. Ainsi, des évaluations (de 1959) ont chiffrées son coût à plus de 1 500 milliards de Dollars dont 530 milliards auraient été dépensé rien que par les Etats-Unis d'Amérique.

C'est la guerre qui auront vu se dérouler les plus grandes batailles terrestres et (aéro)-navales de l'histoire : la bataille de Stalingrad (plus de deux millions de morts, civils et militaires), le siège de Léningrad (880 jours de siège et 1.5 millions de morts entre la fin août 1941 et début janvier 1944), le dernier assaut mené par les armées soviétiques sur Berlin en avril-mai 1945 (qui impliqua 3.5 millions d'hommes de l'armée rouge, 7750 chars d'assaut et 11000 avions) et la bataille aéro-navale du golfe de Leyte (Philippines (octobre 1944) qui impliqua alors plus de 230 navires de guerre (dont 65 japonais) et près de 2000 avions de combat (dont plus de 700 avions japonais).

Nb : Jusque là de tels records étaient détenus par - pendant la première guerre mondiale - les batailles de la Somme (juillet-novembre 1916) et du Jutland (mai 1916) qui impliquèrent respectivement plus d'un million d'hommes (soit plus de 600 000 alliés et plus de 400 000 allemands) et plus de 250 navires de guerre (soit 151 navires britanniques et 101 cuirassés allemands).

La seconde guerre mondiale fut également l'occasion des plus grandes opérations d'invasion combinées et/ou aéroportées de l'histoire : en Normandie (en juin 1944), en Sicile (en juillet 1943), aux Pays-Bas (en septembre 1944, opération menée sur Arnhem) et à Dunkerque (en mai-juin 1940). Opérations qui impliquèrent respectivement plus d'un million d'hommes (plus de 4800 navires de transport, un millier d'avions, 200 000 véhicules, 750 000 tonnes de matériels) en Normandie, 180 000 hommes en Sicile, 34 000 parachutistes en Pays-Bas (2800 avions et 1600 planeurs) et 340 000 hommes évacués à Dunkerque (sur environ 1200 embarcations civiles et militaires).

Et si l'on sait que les records sont faits pour être battus, ceux-là on n'y tient pas vraiment...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

La seconde guerre mondiale, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_Guerre_Mondiale

Opération « Tannenbaum »

Posté le 12.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une carte du relief et de l'hydrologie de la Suisse.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Opération « Tannenbaum », ou quand les nazis envisageaient d’occuper la Suisse...

Où l’on découvre que les allemands avaient préparé, pendant la seconde guerre mondiale, un plan d’invasion de la Suisse : l’Opération ’’Tannenbaum’’ (en français : opération ’’Sapin’’).

Ainsi, après la victoire sur la France de mai-juin 1940, on sait que les Allemands préparèrent plusieurs plans d'invasion de la Suisse. En effet, la Suisse avait toujours jusque là affiché une scrupuleuse neutralité dans le conflit mondial. Ce à quoi Hitler avait réagit en traitant les Suisses de « plus ignobles et misérables ennemis de la Nouvelle Allemagne », et en proclamant qu'il liquiderait au plus tôt « ces déchets de petites nations » et, qu’ainsi, il serait « le boucher des Suisses ».

Et l’on sait qu’en mai-juin 1940, la Suisse avait dû subir de nombreuses violations de son espace aérien de la part de l’aviation de guerre allemande, l'Allemagne intervenant diplomatiquement (et, à chaque fois, de façon violemment menaçante) sur ces affaires. Si bien que, le 20 juin 1940, l'Armée de l'Air Suisse reçut même alors l'ordre de ne plus intercepter les avions violant leur espace aérien.

Mais, bien que la Wehrmacht ait souvent simulé des mouvements vers la Suisse dans ses nombreuses offensives sur le front de l’ouest, elle n'a en fait jamais essayé de l'envahir. La plus grande opportunité d'une action militaire efficace à mener contre la Suisse fut la période allant entre la chute de la France en juin 40, et octobre/novembre 1940.

Mais, après ce temps, le changements de climat avec l'hiver alpin n'aurait pas permis une action efficace des troupes allemandes alors même qu’Hitler, après l'hiver 1940-1941, était surtout occupé à préparer l'invasion des Balkans puis de l’Union soviétique. Après quoi, l'opération Tannenbaum fut mise au placard et la Suisse est restée neutre pour la durée de la guerre (les Allemands étaient probablement dans l'incapacité d'assigner le nombre de divisions demandées pour réaliser l’opération « Tannenbaum » après le début de l'invasion de l'Union Soviétique...).

De plus, si Hitler ne donna en fait jamais l'ordre de déclenchement de l’Opération Tannenbaum, c’est sans doute parce que la Suisse avait là une qualité de défense qu'aucun autre pays européen ne possédait. En effet, chaque foyer suisse avait été équipé de fusil et le terrain très montagneux des Alpes suisses donnait là un avantage tactique indéniable aux forces armées suisses (qui, alors, représentaient environ 1/5 de la population totale de ce pays). De plus, les citoyens suisses avaient été informés qu'ils ne devaient en aucun cas écouter les ordres de reddition car cela pouvait être un mensonge ennemi et qu'ils devaient ainsi résister jusqu'à la fin. Perspective on ne peut plus délicate pour d’éventuelles forces allemandes d’invasion et d’occupation.

Néanmoins l'imposante Wehrmacht aurait sans doute pu surmonter ces défenses en menant une campagne de Blitzkrieg comme elle l'avait fait en France. Cela dit, pour les forces armées allemandes, la Suisse n’était pas alors vraiment perçue comme une menace immédiate urgente à traiter pour l'Allemagne.

En fait, Hitler étant beaucoup plus préoccupé à mener à bien la Bataille d'Angleterre (Nb : les quelques divisions allemandes de montagne alors opérationnelles ayant été assignées à l'Opération Seelöwe...) et à préparer l'invasion de l'Union soviétique (opération Barbarossa). En effet, déjà dès août-septembre 1940, de grandes quantités de troupes allemandes avaient été déplacées à l'Est pour parer à quelque éventuelle menace russe en Bessarabie...). Ce qui sauva la Suisse de l’invasion nazie...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

L'Opération Tannenbaum (Opération Sapin), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Tannenbaum

« Il faut sauver le soldat Ryan » (S. Spielberg)

Posté le 07.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- « Il faut sauver le soldat Ryan » (S. Spielberg) :

Voilà un très grand film de guerre de Steven Spielberg : le débarquement à l'aube du 6 juin 1944, rendu dans un esprit fidèle au fameux "Jour le plus long" de Cornélius Ryan.

Des scènes de combats époustouflantes et d'un réalisme rare qui nous restituent la cruauté et la violence des combats, lors du débarquement proprement dit (sur la plage d'Omaha la sanglante) puis dans le bocage, lors de la bataille de Normandie et dans les semaines qui suivirent. (La séquence reproduisant le débarquement à Omaha Beach fut élue "meilleur scène de bataille de tous les temps" et on dit même qu'émus par la fidélité de la reconstition des faits, des vétérans du débarquement ont pleuré à l'avant-première du film...).

L'histoire du soldat Ryan, c'est l'histoire vraie des quatre frères Niland (soldats américains - de Kenmore, Etat de New York - dont deux d'entre eux furent tués pendant la Seconde Guerre mondiale...), c'est l'histoire d'un soldat survivant (ses deux frères étant morts : le jour même du débarquement - pour l'un - et sur une île du Pacifique, quelques jours auparavant, pour l'autre...), devenant là un symbole pour l'Armée. Car puisque l'exposer à une mort certaine va à l'encontre de l'esprit des textes fondateurs de la Nation américaine, il ne doit pas mourrir. Il faut donc le sauver.

Il faut donc sauver le soldat Ryan de la 101e aéroportée. Pour ce faire, une section de rangers est désignée pour le recupérer en plein bocage normand en guerre, section d'élite dirigée par un capitaine Miller magnifiquement interprété par Tom Hanks. Dès lors se pose la question : le sacrifice de plusieurs pour sauver un seul d'entre eux est-il justifié ? La réponse est affirmative : elle touche au symbole. Un film exceptionnel.

PS : Juste rappeler que, pour ce film, plusieurs des acteurs principaux ont dû suivre un entrainement militaire de plusieurs jours, reproduisant les conditions rencontrées par les soldats américains lors du conflit de Normandie pour se préparer à leurs rôles. Et juste préciser que la scène de débarquement a coûté 11 millions de dollars (avec des caméra sous-marines pour filmer les soldats américains dans l'eau et deux barges de débarquement de la Seconde Guerre mondiale) et impliqua plus de 1000 figurants, pour la plupart réservistes de l'armée irlandaise (dont 20 à 30 personnes amputées pour jouer les soldats grièvement blessés lors de ce débarquement).

Ronan Blaise
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- Références : « Il faut sauver le soldat Ryan », un film de Steven Spielberg (1998, 178 minutes) avec, notamment, Tom Hanks (Capitaine John H. Miller) et Matt Damon (Soldat 1ère classe James F. Ryan), film tourné en Irlande avec le soutien logistique de l'armée irlandaise.
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Pour en savoir plus :

« Il faut sauver le soldat Ryan », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Il_faut_sauver_le_soldat_ryan

L'histoire des quatre frères Niland, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_Niland

Voir le film de Steven Spielberg :
http://www.amazon.fr/Il-faut-sauver-soldat-Ryan/dp/B000BM2PAK/ref=pd_bbs_sr_1/403-0794892-5802041?ie=UTF8&s=dvd&qid=1181207083&sr=8-1

« Le Jour le plus long » (C. Ryan / D. Zanuck)

Posté le 07.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'a couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « le Jour le plus long » (Cornélius Ryan / Darryl F. Zanuck) :

Voici l'ouvrage bien connu de Cornélius Ryan (migistralement adapté pour le cinéma par Daryl F. Zanuck) : le récit journalistique, impartial et très pointu (mais parfois anecdotique) de ce ''jour le plus long'', vécu heure par heure, au coeur des combats, par les témoins de l'événement : britanniques, américains, français, allemand, etc.

Il s'agit ici d'une compilation de séquences, parfois tirées de l'anecdote, qui s'enchaînent - chronologiquement - sur les différents théâtres d'opérations (et centres de commandement) du débarquement allié, en Normandie, du 6 juin 1944.

Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :

« Le 24 avril 1944, le maréchal Rommel dit à son aide de camp : " La guerre sera gagnée ou perdue sur ces plages. Les premières vingt-quatre heures de l'invasion seront décisives. Pour les Alliés comme pour nous, ce sera le plus long jour."

Moins de deux mois plus tard, dans son bunker dominant Omaha Beach, le major Werner Pluskat, qui a veillé toute la nuit, scrute une dernière fois le ciel qui pâlit à l'approche de l'aube. Alors, ses jumelles s'arrêtent. Il regarde attentivement. À travers les lambeaux de brume qui se dissipent, l'horizon s'emplit de navires, comme par enchantement. On dirait qu'il y en a des milliers. C'est une armada spectrale, surgie de nulle part. Le souffle coupé, figé sur place, le guetteur comprit à cet instant, avec calme et certitude, que " c'était la fin de l'Allemagne ". La véritable histoire du débarquement. »
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- Références : « Le Jour le plus long », livre témoignage de Cornélius Ryan également disponible en format de poche, chez « Pocket » (280 pages).

« le Jour le plus long » : un film de Daryl F. Zanuck réalisé par Ken Annakin, Bernhard Wicki et Andrew Marton (1962, 182 minutes), avec John Wayne, Robert Mitchum, Henry Fonda, Seann Connery, Clint Eastwood, Robert Wagner, Paul Hanka, Arletty, Bourvil, Guy Marchand, etc. Film tourné aux studios de Boulogne Billancourt, en Corse, en Normandie et à l'Île de Ré (à Conches des Baleines, Plage sud de Rivedoux-Plage).
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Pour en savoir plus :

Le jour le plus long, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_jour_le_plus_long

Lire l'ouvrage de Cornélius Ryan :
http://www.amazon.fr/Jour-plus-long-juin-1944/dp/2266144227/ref=sr_1_10/403-0794892-5802041?ie=UTF8&s=books&qid=1181205627&sr=8-10

Voir le film de Daryl F. Zanuck :
http://www.amazon.fr/Jour-plus-long-John-Wayne/dp/B0009F5MYK/ref=pd_ecc_rvi_3/403-0794892-5802041?ie=UTF8&qid=1181205627&sr=8-10

Des espions nazis vraiment ridicules...

Posté le 14.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- Des espions nazis vraiment ridicules...

On en avait déjà parlé à l'occasion d'un article daté du 30 avril dernier : l'Histoire de l'espionnage allemand en territoire allié pendant la seconde guerre mondiale est ponctuée d'histoires romantiques et incongrues qui finissent souvent dans le comique, voire le grotesque.

Ainsi les années 1940-1944 furent marquées par les tentatives d'infiltration d'agents de renseignement ou de sabotage allemands sur le territoire britannique. L'occasion de nombreuses aventures burlesques et tragi-comiques, comme celles-ci :

Ainsi on peut rapporter l'histoire de l'espion néerlandais Karl Meir, déposé sur la côte sud de l'Angleterre en septembre 1940 et pendu une semaine à peine plus tard. En effet, on ne lui avait pas dit qu'en Angleterre l'heure légale d'ouverture des cafés est 10h00. De même que celle de so compagnon allemand Rudolph Waldberg, arrêté 24 heures plus tard mais pendu le même jour. En effet il ne parlait pas un mot d'anglais, ce qui limitait nettement ses chances de survie en temps de guerre.

De même, le néerlandais Charles-Albert van der Kieboorn, débarqué droit sur le cantonnement d'une unité du Somerset Light Infantry alors même que - de mère japonaise et de faciès très nettement asiatique - il aurait tout de même eu bien du mal à passer inaperçu en Grande-Bretagne. Lui aussi sera pendu.

De même que cet autre espion qui, entré dans un restaurant londonien et son repas terminé, se fait arrêter après avoir proposé à la serveuse des tickets d'alimentation et de rationnement. Et effet, Berlin ignoait alors qu'il n'était pas alors d'usage de payer ses repas de restaurant en tickets d'alimentation. Pareillement pour l'espion tchèque Karl Richter, parachuté en mai 1942 près de Saint-Albans (Hertfordshire) et pendu en décembre suivant. Démasqué par son accent rocailleux lors d'une rencontre avec un camionneur égaré ayant voulu lui demander son chemin.

Même chose pour ces trois espions Karl Theo Drueke (allemand), Werner Waelti (suisse) et Vera Erikson (fille d'émigrés russes) transportés par hydravion, en septembre 1940, jusqu'à la côte écossaise du Moray Firth. Là, nos trois espions sont débarqués sont trop savoir d'ailleurs où ils sont et - dans le but de savoir où ils sont, ils marchent jusqu'à la gare la plus proche alors qu'on ne les a pas prévenus à Berlin que - par mesure de sécurité - tous les panneaux indicateurs avaient été enlevés des gares britanniques... Gare où ils seront quasiment immédiatement arrêtés pour avoir ingénuement demandé « Où sommes nous ?! » à un employé suspicieux.

Et c'est également dans une autre gare du Royaume-Uni qu'un autre agent allemand se fait prendre. L'employé lui demandant le prix de son billet « Ten and six » et l'espion payant sans sourciller dix livres et six shillings (ce qui dépasse très largement le prix du billet de chemin de fer le plus onéreux du pays) au lieu de dix shillings et six pences. En effet, on avait complètement omis, à Berlin, de le familiariser avec les subtilités de la monnaie britannique.

Toutes anecdotes qui montrent à quel point les techniques d'infiltration de l'Abwehr étaient alors rudimentaires (et grande - en ces temps de guerre - l'ignorance de la situation réelle, de la vie quotidienne, des us et coutumes les plus basiques et du fonctionnement social au Royaume-Uni).

Ronan Blaise
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Sources : Ces anecdotes sont tirées de l'excellent livre intitulé le « Secret du Jour J » de Gilles Perrault : un ouvrage publié aux éditions « Arthème Fayard » en 1964 ; ouvrage récemment republié et document également disponible - en format de poche - sous le numéro 30143 (350 pages ; ici : pages 151-152-153).
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Pour en savoir plus :

Sur l'Abwehr, service de renseignement allemand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abwehr

Sur Wilhelm Canaris, figure célèbre de l'espionnage allemand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Canaris

« Le Secret du Jour J » (Gilles Perrault)

Posté le 04.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Le Secret du Jour J » (Gilles Perrault) :

Début 1944. les services secrets d'Hitler sont convaincus de l'imminence du débarquement allié sur le front de l'Ouest. Une menace qu'il serait aisé de déjouer, à condition toutefois de savoir où et quand...

On en est alors pleinement conscient à Londres, et toute la question y est donc d'essayer d'organiser la plus vaste opération militaire jamais conçue sans que l'ennemi puisse prévoir son déclenchement. D'où l'intérêt d'essayer d'intoxiquer les services secrets adverses afin de leur faire croire que le débarquement aura lieu - non pas en Normandie où il est effectivement prévu - mais dans le Pas de Calais ou en Norvège. Cette opération d'intoxication et de désinformation sur grande échelle porte un nom : c'est l'opération ''Fortitude'' (i. e : ''Courage'').

Ainsi commence une hallucinante guerre de l'ombre entre services de renseignements. Une guerre dont Gilles Perrault nous dévoile ici toute les coulisses, nous entraînant tantôt dans les pas de l'homme qui le premier fournit aux Alliés le plan du mur de l'Atlantique, tantôt à la suite du maréchal Rommel inspectant les plages normandes, ou bien encore - de Lisbonne à la Suède - dans le sillage d'agents parfois doubles parfois triples...

Soixante ans plus tard, l'opération Fortitude continue de fasciner l'imagination, et les plages du débarquement de constituer un lieu d'histoire et de mémoire. Gilles Perrault fait revivre cette épopée dans un livre minutieusement documenté, plus passionnant que bien des romans d'espionnage. Un livre palpitant sur la lutte implacable que se sont alors livrés les services secrets allemands et alliés tout au long de la guerre, un ouvrage riche en figures héroiques et en évènements décisifs : une lutte implacable dans laquelle chaque camp rivalisa d'ingéniosité.

Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :

« Jamais secret n'a eu plus de prix : il suffit aux services secrets de Hitler de découvrir où et quand aura lieu le débarquement pour monter le piège qui broiera les armées alliées. Londres en est conscient. L'état-major d'Eisenhower vit dans les transes.

Ce livre raconte les tentatives désespérées des espions allemands pour percer le secret du jour J, les efforts angoissés des Alliés pour protéger ce secret, la grandiose intoxication qui a berné le haut commandement de Hitler. Dans les coulisses du débarquement se déroule la plus infernale partie de poker de l'histoire de l'espionnage. Enjeu : la libération de l'Europe et le sort de la guerre. »
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Références : « Le Secret du jour J », un ouvrage de Gilles Perrault publié en 1964 (réédité en 1994) aux éditions de la « Librairie Arthème Fayard», document également disponible en format de poche sous le numéro 30143 (350 pages).
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Pour en savoir plus :

L'opération ''Fortitude'', sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Fortitude

L'opération ''Skye'' (volet britannique de Fortitude), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Skye

L'opération ''Quicksilver'' (volet américain de Fortitude), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Quicksilver

« Morts pour Vichy » (Alain Decaux)

Posté le 04.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Morts pour Vichy : Darlan, Pucheu, Pétain, Laval » (Alain Decaux) :

Voilà un livre qui retrace la fin de la vie de quatre fortes personnalités qui ont incarné le régime de Vichy : un militaire élevé par un peuple au rang de demi-dieu, un amiral de flotte plus politicien que marin, un bureaucrate opportuniste et un socialiste reconverti a l'antisémitisme et au fascisme pour la circonstance. Quatre personnages historiques complexes dont le coté obscur et dont l'action nous dépasse.

Et, ici, Alain Decaux tente de répondre à deux questions fondamentales les concernant : sont-ils vraiment mort par fidélité pour une voie qu'ils avaient sciemment choisie, et auraient-ils pu échapper à leur sort ? Dans cet ouvrage, l'historien se refuse donc à analyser les motifs politiques qui ont précipité ces personnages dans la voie de la collaboration avec le régime nazi, et s'en tient strictement aux faits, insistant sur la tragédie que vit tout homme - quel que soit son engagement - au moment de mourir.

Ce faisant Alain Decaux met ainsi - sans doute involotairement - sur le même plan victimes et bourreaux, traîtres et héros. Au-delà même de ce parti pris méthodologique aux conséquences tout de même hasardeuses, reste néanmoins chez Alain Decaux un indiscutable talent de narrateur à nul autre pareil. Et un louable souci de mettre à la disposition du public archives, témoignages et documents de l'époque accumulés au cours de sa longue carrière.

Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :

« Quatre hommes, au rang le plus élevé, ont incarné le régime de Vichy : le maréchal Pétain, chef de l'État français ; Pierre Laval et l'amiral Darlan, l'un et l'autre vice-présidents du Conseil ; Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur. Tous, à l'exception du maréchal - condamné à la peine capitale puis gracié - ont connu une mort violente. Darlan assassiné à Alger, Pucheu fusillé à Alger, Laval exécuté à Paris dans des conditions mémorables.

Quatre destins dont les ultimes étapes proposent à l'historien les plus troublantes interrogations. Chacun d'entre eux aurait pu échapper à la fatalité. Aucun ne l'a voulu. Sont-ils morts pour Vichy ? Ont-ils cru mourir pour la France ? Appuyé sur des témoignages directs et inédits, une passionnante enquête historique, l'art incomparable d'Alain Decaux en plus. »
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Références : « Morts pour Vichy : Darlan, Pucheu, Pétain, Laval », un ouvrage d'Alain Decaux (de l'Académie française) publié en 2000 aux éditions de la « Librairie académique Perrin », document également disponible (depuis novembre 2003) en format de poche chez « Pocket » (440 pages).
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Pour en savoir plus :

Le régime de Vichy, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_de_Vichy

Le maréchal Pétain, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_P%C3%A9tain

Le vice-président du conseil Pierre Laval, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laval

L'amiral Darlan, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amiral_Darlan

Le ministre de l'intérieur Pierre Pucheu, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Pucheu

Quand les espions nazis frôlent le ridicule...

Posté le 30.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de l'Amiral Wilhelm Canaris, maître espion de l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale (et dont il est rapidement question ci-dessous).
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- Quand les espions nazis frôlent le ridicule...

L'Histoire de l'espionnage allemand en territoire allié pendant la seconde guerre mondiale est ponctuée d'histoires romantiques et incongrues qui finissent souvent dans le comique, voire le grotesque. Ainsi - en 1942 - Hitler, obsédé par sa manie du sabotage, exigea qu'une action d'envergure soit directement entreprise contre l'industrie américaine. Et ce, sur le territoire étasunien, carrément. Ainsi fut organisée l'opération « Pastorius ».

Il s'agissait là d'introduire huit espions et saboteurs allemands, tous volontaires, sur le territoire des Etats-Unis. Les hommes de l'Abwehr, par avance navrés pour ces braves gens, les entraînèrent du mieux qu'ils purent. Puis on les expédia - via Paris - à la base sous-marine de Lorient : prélude à leur prochain transfert vers les Amériques.

Le séjour de cette équipe « Pastorius » à Paris fut marqué par des épisodes fort embarrassants pour les services secrets allemands. Ainsi, la première nuit de leur séjour parisien, les huit volontaires ramenèrent des femmes dans les chambres de leur hôtel (pourtant réquisitionné exclusivement pour l'armée allemande...), se disputèrent avec elles et, emportés par leur enthousiasme vis à vis de leur mission, leur hurlèrent des jurons en langue anglaise. Réveillés par ces cris, des officiers allemands logés dans le même établissement crurent à une attaque de parachutistes britanniques contre leur hôtel et surgirent dans leurs chambres, armes au poing.

L'opération « Pastorius » manqua donc là de trouver une fin prématurée. Mais des palabres, qui durèrent toute la nuit, finirent par débrouiller le quiproquo. Le lendemain, les volontaires - visiblement bien remis de ces premières péripéties - se livrèrent à un combat mémorable dans un bar parisien. Et comme ils avaient annoncé, sans complexe aucun - qu'ils partaient pour l'Amérique pour y mener une ''mission secrète'', on peut estimer qu'entre l'hôtel et le bar plusieurs centaines de personnes connaissaient déjà les grandes lignes de l'opération « Pastorius » quand ces volontaires indiscrets quittèrent Paris pour Lorient, leur port d'embarquement.

D'ailleurs, à cette date, ils n'étaient plus que sept : l'un d'entre eux ayant (déjà ?!) contracté une maladie vénérienne lors de son séjour parisien. Et tout ça allait vraiment très mal se terminer pour nos sept apprentis espions allemands...

En effet, il faut savoir qu'ils furent tous arrêtés quelques jours seulement après avoir mis les pieds sur le sol américain : deux d'entre eux - moins fanatiques après tout ce qu'on l'on avait pensé (et après tout ce qu'on leur avait inculqué...) - s'étaient alors spontanément livrés au FBI en dénonçant au passage leurs petits camarades. Et puis voilà, personne n'est parfait : détail touchant, l'un des espions, entrant dans un drugstore pour y acheter un rasoir, avait alors succombé à un réflexe conditionné. Claquant des talons, il avait soudainement fait le salut nazi et crié « Heil Hitler ! » devant les employés, médusés. Inutile de préciser qu'il fut alors arrêté sur le champs...

Mieux encore : Hitler lui-même, lorsqu'il apprit l'échec de cette opération, eût une épouvantable crise de nerf et ordonna que - désormais, pour de telles opérations - on n'emploierait plus que des Juifs ou des criminels. Consigne que l'Amiral Canaris - chef de l'Abwehr bien connu pour son antipathie prononcée à l'égard des nazis - appliqua à la lettre. Saississant là l'occasion de pouvoir faire quitter l'Allemagne à des juifs qu'ils protégeait, censés travailler pour lui. « Ordre spécial du Führer » répondait-il alors, invariablement, aux protestations indignées d'officiers de la Gestapo s'arrachant les cheveux...

Ronan Blaise
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Sources : Ces anecdotes sont tirées de l'excellent livre intitulé le « Secret du Jour J » de Gilles Perrault : un ouvrage publié aux éditions « Arthème Fayard » en 1964 ; ouvrage récemment republié et document également disponible - en format de poche - sous le numéro 30143 (350 pages ; ici : pages 151-152, 179-180-181 et 191).
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Pour en savoir plus :

Sur l'Abwehr, service de renseignement allemand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abwehr

Sur Wilhelm Canaris, figure célèbre de l'espionnage allemand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Canaris
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