Temps barbares
Posté le 22.06.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : La document d'ouverture de cet article est la carte de l'Empire des Huns (ici, en vert).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Champs catalauniques, deux coalitions en présence...
Lors de la fameuse bataille des champs catalauniques de l'an 451 qui (en juuillet) met alors aux prises les Romains des Gaules (et leurs alliés barbares ''fédérés'') aux Barbares Huns (et leurs peuples barbares tributaires), on trouve là deux grandes coalitions en présence :
Dans le camp ''gallo-romain'', commandé par le ''magister equitum'' Aétius : les Wisigoths du roi Théodoric, les Francs (saliens) de Mérovée, les Burgondes de Gondioc et les Alains de Sangiban.
Auquels on peut rajouter divers contingents de bagaudes (milices gallo-romaines) et de lètes (colons barbares installés dans les Gaules) ainsi qu'un corps expéditionnaire formé de bretons et armoricains.
Dans le camp ''hunnique'', dirigé par le fameux roi hun Attila : les Gépides d'Ardaric, les Ostrogoths de Valamir et Théodemir (qui sera le père du futur Théodoric le grand) et les Francs (ripuaires) de Vaast.
Auquels on peut rajouter diverses peuplades de la steppe scythique (Alains, Massagètes, Scythes, etc), des étendues ouralo-altaïques (Huns noirs, Acatzires, etc) de la Germanie orientale (Ruges, Skyres, Tucilinges, Ostrogoths, Gépides, etc) et de la forêt germanique (i. e : Francs des rives du Neckar, tribus de Thuringe, Burgondes transrhénans, Quades, Marcomans, Suèves, etc).
Deux coalitions alors décrites par les historiens romains tardifs
Procope et Sidoine Apollinaire, soit sans doute environ 450 à 500 000 ''hunniques'' contre 150 à 200 000 gallo-romano-germains. Chiffres que l'on retrouve depuis lors chez les historiens Amédée Thierry (in « Histoire d'Attila », 1884) et Maurice Bouvier-Ajam (in « Attila, le seigneur de la guerre », 1982).
Et, comme le précisait
Amédée Thierry en considérant l'armée d'invasion hunnique :
« Le déplacement de tant de peuples fit comme une révolution dans la grande plaine du nord de l'Europe ; la race slave descendit vers la mer noire pour y reprendre les campagnes abandonnées par les Ostrogoths, et qu'elle avait jadis possédées ; l'arrière ban des Huns noirs et l'avant-garde des Huns blancs, Avares, Bulgares, Hunugares (Hongrois ?), Turks (Turcs ?) , firent un pas de plus vers l'Europe. Les dévastateurs de tout rang, les futurs maîtres de l'Italie, les remplaçants des césars d'Occident, se trouvaient là pêle-mêle, chefs et peuples, amis et ennemis (...) Toutes les ruines du monde civilisé, toutes les grandeurs prédestinées du monde barbare semblaient faire cortège au génie de la destruction ».
Ronan Blaise
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- Références : « Attila, le seigneur de la guerre », Biographie historique de l’historien Maurice Bouvier Ajam ; ouvrage publiée en 1982 aux éditions Taillandier, ouvrage également disponible en format de poche chez Marabout (n°395) (490 pages, ici pages 210-211-212-213).
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Pour en savoir plus :
Sur Attila, Roi des Huns et ''fléau de Dieu'' :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attila
Sur les Huns :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Huns
Posté le 17.05.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film d'Antoine Fuqua - « le Roi Arthur » - dont il est question ci-dessous.
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- Qui était le Roi Arthur ''historique'' ?
Chacun connait le roi Arthur : ce roi de Bretagne (i. e : de Grande Bretagne, voire de petite Bretagne), bref, ce grand roi breton légendaire qui aurait mené l'héroïque mais désespérée résistance des forces bretonnes face à l'envahisseur saxon lors des grandes invasions barabres qui submergèrent la Bretagne à la charnière des Ve et VIe siècles de notre ère.
On connait fort bien le roi Arthur de la légende : celui qui avait pour épée Excalibur, celui des chevaliers de la table ronde, celui qui épousa Guenièvre, cherchait le Saint-Graal, vivait entre Camelot et Tintagel, avait pour compagnons Lancelot et Perceval, et aurait victorieusement combattu les envahisseurs saxons à la fameuse bataille du Mont Badon (vers 455) avant de trouver une mort glorieuse à Camlann (vers 490), etc. Mais on connait bien peu l'Arthur ''historique''.
Cet Arthur historique aurait vécu au VIe siècle, dans l'ouest de l'Angleterre, dans les marches du pays de Galles (même si l'emplacement exact de sa cour, dans un lieu connu sous le nom de Camelot, reste aujourd'hui encore un mystère). Combattant les Saxons, il est parfois assimilé à un chef nommé
Ambrosius Aurelianus, « King of the Brettones » (i. e : les Britto-romains, ensemble des populations celtiques romanisées de Grande-Bretagne). Malheureusement, nous ne connaissons que peu de choses de ce chef.
Il s'agirait en fait là d'un grand propriétaire terrien appartenant à l'aristocratie bretonne romanisée ayant constitué - comme c'était alors courant à l'époque - sa propre armée privée (surtout composée de chevaliers ?!) qui aurait alors prêté main-forte aux rois brittons contre les Saxons comme en témoigne la chronique de Nennius (IXe siècle) qui le désigne comme un ''dux bellorum''' (chef de guerre) combattant « avec les rois bretons ».
L'historien britannique
Kemp Molone pensait avoir retrouvé le vrai Arthur dans le personnage véridique de
Lucius Artorius Castus : un préfet romain, installé à York qui aurait commandé (comme l'épigraphie l'atteste) la VIe Légion Victrix (unité chargée de combattre les Calédoniens - peuple de l'actuelle Écosse - au-delà du mur d'Hadrien) et qui aurait remporté contre les Pictes (et non contre les Saxons) une suite de victoires importantes, entre 183 et 185 après JC (sous l'empereur romain Marc-Aurèle), avant d'être envoyé mater une rébellion en Armorique, expédition à l'occasion de laquelle il portera le titre de ''dux'' (ce qui n'est pas sans rappeler le titre de dux bellorum rapporté par la chronique de Nennius). De plus, la parenté des deux noms (Artorius et Arthur) est en effet assez troublante...
Une autre thèse, soutenue par l'historien
Geoffrey Ashe, soutient que la figure héroïque du légendaire roi Arthur serait en fait inspirée du personnage réel de
Riothamus, « roi des Bretons » qui débarqua en Gaule vers 468-469 pour prêter main forte aux Romains des Gaules (commandés par le Comte Paul) contre la révolte des Wisigoths du roi Euric.
Plus récemment encore,
les historiens C. Scott Littleton et Linda A. Malcor ont repris ces deux dernières hypothèses et affirment que le Arthur de Camelot serait en fait une synthèse des deux personnages déjà évoqués : du romain
Lucius Artorius Castus du IInd siècle et du britannique
Riothamus du Ve siècle. Pour ces deux chercheurs, le nom d'Arthur serait donc la « celticisation » du nom Artorius.
Une théorie qui serait contredite par l'existence historique d'autres personnages historiques correspondant effectivement eux aussi au ''portrait robot'' de l'Arthur légendaire, tel le romain
Ambrosius Aurelianus, dont on dit qu'il a victorieusement combattu les Saxons à la fameuse bataille ''arthurienne'' du Mont Badonicus (vers 455), une génération avant la bataille de Camlann (vers 490).
Néanmoins il faut préciser que ce nom a pu être un nom très courant à cette époque celtique et aurait ainsi pu désigner simultanément plusieurs chefs, et plusieurs vies synthétisées par la suite en une seule personne légendaire. De même que le patronyme Arthur pourrait également très bien correspondre à un titre de chef de guerre pouvant être porté par divers personnages différtents.
En tout cas, la thèse assimilant l'Arthur de la légende au préfet romain (de Marc-Aurèle)
Lucius Artorius Castus a très récemment été reprise par le cinéaste britannique Antoine Fuqua pour réaliser son très approximatif « Roi Arthur », film moyen sorti en 2003-2004. Alors que la thèse assimilant son père de la légende - le roi Uter Pendragon - au romain
Ambrosius Aurélianus a récemment retrouvé du crédit dans un roman de Valério Manfredi intitulé « la Dernière légion », récit devant prochainement être adapté pour le cinéma...
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Le roi Arthur, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roi_Arthur
Lucius Artorius Castus, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucius_Artorius_Castus
Ambrosius Aurelianus, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambrosius_Aurelianus
Riothamus, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Riothamus
A propos de la « Dernière légion », roman de Valério Manfrédi :
http://quelqueshistoires.centerblog.net/1524064-«-La-Derniere-Legion-»-Valerio-Manfredi
Le film d'Antoine Fuqua, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Roi_Arthur
Le film d'Antoine Fuqua, sur le site spécialisé ''Péplum infos'' :
http://www.peplums.info/pep26a.htm
Posté le 13.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un portrait de l’Empereur Théodose (Flavius Théodosius - 346 / 395 - Empereur romain et byzantin de 379 à 395.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Quand commence le Moyen-Age ?
Les Historiens ont – à des fins beaucoup plus pédagogiques que directement scientifiques – voulu dessiner la ligne de démarcation entre Antiquité et Moyen-Age. Pour ce faire, les propositions furent et demeurent assez différentes.
C'est ainsi que certains situent cette charnière en
410, date de la prise de Rome par le wisigoth Alaric. D'autres, en
486, quand le franc Clovis vainc – à Soissons – Syagrius, celui que Grégoire de Tours appelle « le roi des Romains (des Gaules) », ce gallo-romain qui ne dépend d'aucun Empreur mais qui s'est accapré la dignité de « Patrice impérial ». D'aucuns encore ont retenu la date de
476, quand le Hérule Odoacre dépose le dernier Empereur romain d'Occident – Romulus Augustule – fils de l'ancien général-ministre d'Attila, Oreste.
L'opposition au choix de la date
476 émane surtout d'historiens qui constatent qu'un tel choix situerait alors l'invasion par Attila des Gaules et de l'Italie (en 451-452) dans l'Antiquité, alors même qu'ils souhaiteraient pouvoir l'intégrer dans la fresque médiévale.
En définitive, malgré toutes ces propositions contradictoires bien que chacune étant dûment fondée, c'est – d'après l'Historien Maurice Bouvier-Ajam – la date de
395 qui devrait pédagogiquement prévaloir.
Notamment car c'est l'année de la mort de l'Empereur Théodose 1er le grand (dernier Empereur d'un Empire romain unifié), de la division de l'Empire (que l'on ne sait pas encore définitive) entre deux entités formellement indépendantes (i. e : Empire romain d'Occident et Empire romain d'Orient), l'Empereur romain d'Occident Honorius s'installant alors à Ravenne d'où il assistera, impuissant et impavide, au déferlement des barbares et à la mise à sac de Rome.
Or,
395, c'est sans doute aussi l'année de naissance d'Attila (395-454), roi des Huns. Ainsi, celui-là serait né quand cesse l'Antuiquité et naît le Moyen-Age. Ce qui fait donc de lui l'homme et l'acteur d'une transition historique, voire d'une mutation...
Ronan Blaise
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- Références : « Attila, le seigneur de la guerre », Biographie historique de l’historien Maurice Bouvier Ajam ; ouvrage publiée en 1982 aux éditions Taillandier, ouvrage également disponible en format de poche chez Marabout (n°395) (490 pages, ici pages 431-432).
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Pour en savoir plus :
Sur Attila, Roi des Huns et ''fléau de Dieu'' :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attila
Sur les Huns :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Huns
Posté le 13.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : La document d'ouverture de cet article est la carte de l'Empire des Huns.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Mystérieuse Ildico...
Comme on le sait (et comme on l'a récemment vu...), le roi des Huns Attila est décédé - en mars 453 - le soir de ses nuits de noces avec une nouvelle épouse : la mystérieuse Ildico.
Mystérieuse parce que même si on la présume très belle et très blonde (Cf. récits du chroniqueur grec Priscos...), on ne sait néanmoins pas franchement de qui il s'agit. Et pas même assurément son nom.
Sans doute s'agissait-il une princesse germanique issue d'un peuple barbare et germanique vassal de l'Empire Hun : franque ripuaire (Hittegonde), ostrogothe (Hildegonde), alamane (Grimhilde), burgonde (Hildebonde), wisigothe d'Aquitaine et d'Espagne (avec le même nom), voire une princesse danoise (Hilldr) ou encore bactre (?).
Toutes thèses qui supposent donc que le nom réel de cette jeune femme ait été transformé en « Ildico » par le chroniqueur grec Priscos. Mais nous n'en savons (et nous n'en sauront...) pas plus...
Ronan Blaise
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- Références : « Attila, le seigneur de la guerre », Biographie historique de l’historien Maurice Bouvier Ajam ; ouvrage publiée en 1982 aux éditions Taillandier, ouvrage également disponible en format de poche chez Marabout (n°395) (490 pages, ici pages 396-397).
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Pour en savoir plus :
Sur Attila, Roi des Huns et ''fléau de Dieu'' :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attila
Sur les Huns :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Huns
Posté le 11.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « De peur que les Ténèbres » :
Connaissez-vous Martinus Paduéi (alias Saint Martin de Padoue), ce personnage sorti d'on ne sait où (en réalité, Martin Padway, archéologue américain des temps contemporains : un voyageur du temps venu de l'entre-deux guerres du XXe siècle...) qui - apparaissant alors mystérieusement dans l'Italie ostrogothique du VIe siècle de notre ère - révolutionne alors les sciences et les techniques de son temps : introduisant l'imprimerie, la numération arabe, le télégraphe optique et la fabrication du whisky dans l'Italie post-romaine. Tout ça, de peur que les ténèbres ne recouvrent le monde... et pour enfin les faire reculer.
Un excellent roman, tout à la fois drôlatique et uchonique, de Lyon Sprague de Camp : l'auteur du plus connu « Conan le barbare ».
Ronan Blaise
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Références : « De peur que les ténèbres », un roman de Lyon Sprague de Camp (l'auteur de « Conan le barbare ») : ouvrage publié aux éditions « Manitoba » (en 1999) dans la collection « Cabinet Noir » (285 pages).
Posté le 11.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une représentation de « L'Ogre du Petit Poucet », par Gustave Doré.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- D'où viennent les Ogres ?
L'ogre, le fameux monstre des contes pour enfants, que l'on retouve notamment dans l'oeuvre de Charles Perrault (XVIIe siècle : 1628-1703 ; contrôleur général de la surintendance des Bâtiments reconverti dans les travaux de Lettres et la compilation de contes tirés de la tradition populaire ; auteur entré à l'Académie française en 1671 : « Contes de ma Mère l'Oye », 1697), cet ogre du Petit Poucet au tempérament cruel, au portrait repoussant et dont on connaît bien l'amour invêtéré pour la chair fraîche, n'est autre qu'une réminiscence fantasmée de l'envahisseur hongrois, descendants des Huns de la légende : l'envahisseur ouïgour ou ogur du Xe siècle.
L'amour de cet ogre pour la chair fraîche est, lui aussi un fait puisé dans la tradition qui accusait ces envahisseurs de boire le sang de leurs victimes. Enfin, le portrait physique de cet ogre repoussant n'est autre que celui du descendant des Huns. Et les fameuses bottes de sept lieues (i. e : une trentaine de kilomètres) (Nb : une lieu commune = environ quatre à cinq kilomètres) sont également là une souvenance confuse de la rapidité foudroyante de leurs raids dévastateurs.
Ces hongrois qui - aux IXe et Xe siècles - ravagèrent toute l'Europe occidentale,envahirent la France ,et dévastèrent l'Alsace, la Lorraine, la Champagne, l'Aquitaine... poussant même jusque dans l'ancienne Province romaine (jusqu'à Arles). Dévastant tout sur leur passage et présentant - somme toute - le même aspect et les meours sauvages que les Huns d'autrefois et les hordes d'Attila. A un tel point que leur souvenir marqua donc à jamais les traditions populaires...
Ronan Blaise
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Pour aller plus loin :
Une étymologie ''historique'' néanmoins contestée sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ogre
A propos des Huns :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Huns
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Sources : D'après « Le costume et les armes des soldats de tous les temps », un ouvrage de Liliane et Fred Funcken ; ouvrage pour la jeunesse publié en 1966 aux éditions « Casterman » (155 pages, ici page 82).
Posté le 10.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un epièce de monnaie de Romulus Augustule, jeune fils du régent Flavius Oreste et dernier Empereur romain d'Occident.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Flavius Oreste, personnage méconnu de l'Antiquité tardive :
Romains originaires de l'ancienne Pannonie (actuel territoire de la Hongrie), lorsque cette province est envahie par les Huns d'Attila mais appartenant à une famille aristocratique proche du pouvoir impérial romain, Flavius Oreste (et son père, dénommé Tatullus) offrent alors leurs services au roi des Huns.
Flavius Oreste deviendra d'ailleurs bientôt son conseiller intime et secrétaire : si apprécié et si sûr de lui qu'il n'hésitera d'ailleurs jamais à conterster les intentions de sonmaître lorsqu'il n'était pas d'accord avec lui. Et il en sera d'ailleurs plus d'une fois écouté et suivi. Il sera d'ailleurs chargé par Attila des négications les plus délicates.
Après la mort d'Attila (en 453), Flavius Oreste retournera en Italie où il recevra la dignité de ''magister militum'' (maître de la milice). Bientôt en révolte face à l'Empereur du moment (son bienfaiteur Julius Népos), il marche contre Ravenne, le dépose avec l'aide de soldats germains et s'empare du pouvoir.
Ne désirant pas prendre pour lui le titre d'Empereur, il se contente du titre de Régent d'Italie et donne la dignité impériale à son jeune fils, le fameux Romulus Augustule.
Ensuite le régent Flavius Oreste tentera bien de résister aux prétentions du chef barbare Odoacre (et à ses guerriers hérules) mais celui-ci finalement se révolta à son tour, prit Ravenne, réussit à le capturer et le mit à mort par décapitation (476) avant de déposer Romulus Augustule, dernier Empereur romain d'Occident.
En tout cas le régent Flavius Oreste reste là un personnage exemplaire de cette époque troublée des temps barbares, illustrant là parfaitement les attermoiements d'une aristocratie romaine alors en perte de repères : conseiller intime et secrétaire d'un des plus grands rois barbares (Attila) finalement devenu régent d'Italie pour son fils, dernier Empereur romain d'Occident.
Ronan Blaise
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- Sources : « Attila, le seigneur de la guerre », Biographie historique de l’historien Maurice Bouvier Ajam ; ouvrage publiée en 1982 aux éditions Taillandier, ouvrage également disponible en format de poche chez Marabout (n°395) (490 pages, ici notamment page 432).
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Pour en savoir plus :
le régent Flavius Oreste :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Flavius_Oreste
Odoacre, premier roi barbare d'Italie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Odoacre
Romulus Augustule, dernier Empereur romain d'Occident :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Romulus_Augustule
Julius Népos, avant-dernier Empereur romain d'Occident :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Julius_Nepos
Posté le 08.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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Attila, le seigneur de la guerre
Voilà une excellente biographie historique d’un personnage fort méconnu de l’Histoire des temps barbares et de la fin de l’Antiquité classique : Attila, fils de Roas et neveu de Mundzuk, souverains des Huns, fléau de Dieu et Roi des Huns (395-434-453). Lui qui voulu construire un grand Empire barbare en Germanie et en Europe centrale, désireux même de rivaliser avec les deux Empires romains, alors sur le déclin.
Peuple mongol – ouralo-altaïque dirons-nous - venu d’Asie centrale au IIIe siècle de notre ère pour s’installer en Europe orientale (entre Oural, Caucase et Europe centrale : sur les rives de la Volga, du Dniepr et du Danube), les Huns sont là - dès la fin du IVe siècle, dans les plaines russes, la forêt germanique, à l’Est du Rhin et au nord du Danube - une menace permanente pour la sécurité des deux Empires romains, inspirant la peur voire la terreur à leurs ennemis et voisins.
Dès les années 441-443 - sous la conduite de leur roi et grand chef de guerre Attila - les Huns envahissent les Balkans et menacent Constantinople. Puis ils se tournent vers l’Empire d’Occident, franchissent le Rhin et pénètrent en Gaule en février 451. Ils y pillent Trèves et Metz, menacent Paris et assiègent Tours et Orléans (en avril-mai 451), villes alors défendues par Sainte Geneviève, Saint Loup et Saint Aignan.
Vaincus aux Champs catalauniques, près de Troyes (i. e : en Champagne) en juillet 451 par les armées coalisées des Romains des Gaules (commandées par le général Aétius) et des peuples germaniques fédérés de l’Empire (wisigoths et francs en tête), les Huns se retournent alors (en 452) vers l’Italie.
Italie qu’ils ravagent (prenant les villes d’Aquilée, Mantoue, Vérone, Crémone, Brescia, Lodi, Pavie, Milan, Côme, etc), chassant les populations terrorisées sur leur passage. Seul le pape Léon le grand parvenant à les éloigner de Rome qu’ils menaçaient de saccager à son tour, en leur payant un très lourd tribut.
Leur roi Attila, surnommé le ’’fléau de Dieu’’, entre alors dès son vivant dans la légende du siècle. C’est là le type même du conquérant issu des steppes asiatiques, prototype de ce que seront plus tard un Gengis Khan et un Tamerlan : véritable seigneur de la guerre qui ne vit que pour le combat et pour l’appât du butin. Dans un tel destin, même sa mort – le soir d’une nuit de noces avec une concubine de plus, en mars 453 - est exemplaire.
Mais son Empire ne lui survivra pas et s’effondra après lui. Alors, leur royaume étant politiquement affaibli par le règne de souverains de moindre envergure et étant eux-mêmes décimés par la peste, les Huns se replieront alors du Danube vers la Volga, débarrassant ainsi l’Europe – tout du moins momentanément – du péril asiatique et mongol.
Toujours est-il que l’épopée des conquérants Huns en Europe aura marqué là le terme (voire été le coup de grâce) pour un Empire romain décidément épuisé par les raids barbares. Un Empire romain qui, lui, ne survivra guère longtemps à Attila, scellant ainsi un cycle de près de mille ans d’Histoire.
Ronan Blaise
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- Références : « Attila, le seigneur de la guerre », Biographie historique de l’historien Maurice Bouvier Ajam ; ouvrage publiée en 1982 aux éditions Taillandier, ouvrage également disponible en format de poche chez Marabout (n°395) (490 pages).
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Pour en savoir plus :
Sur Attila, Roi des Huns et ''fléau de Dieu'' :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attila
Sur les Huns :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Huns
Sur Aétius, ''dernier des Romains'' :
http://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%A9tius
Posté le 08.04.2007 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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« La Dernière Légion » (Valério Manfredi)
Roman de l’écrivain, universitaire et journaliste et romancier italien Valério Manfredi (un habitué de ce genre bien spécifique qu'est le roman historique...).
Il s’agit ici de nous raconter ce qu’il serait donc advenu du jeune
Romulus Augustule (460-511), dernier Empereur-adolescent de l’Empire romain d’Occident : déposé en 476 par le roi skyre Odoacre des mercenaires barbares Hérules (Odoacre : 434-493) , avant d’être relégué - en résidence surveillée - en Campanie, sur l’île de Caprie. Où, faute de documents suffisants, on perd toute trace de lui.
Mais l’auteur d’imaginer là - alors qu’Odoacre s’est, depuis Ravenne, proclamé roi d’Italie et a renvoyé les symboles impériaux à l’Empereur Zénon (Empereur d’Orient) et alors même que l’Empire d’Occident se meurt - qu’une troupe de romains loyaux à leur Empereur, menés par son précepteur (i. e : la fameuse ’’dernière légion’’ qui donne son nom au roman), vont alors tout faire pour libérer le jeune homme, le libérer de ses geôliers et - de péripéties en péripéties - l’emmener jusqu’en terres de Bretagne (actuelle Grande Bretagne), à l’abri des convoitises d’Odoacre ou des tortueux complots de Byzance.
Un roman distrayant dans lequel on découvre - in fine - un lien étonnant et inattendu entre l’épée de César, symbole de la légitimité impériale (et forgée par les Chalybes, peuple ’’forgeron’’ du Caucase, i. e : ’’ex caliburnis’’) et la fameuse épée mythique…
Excalibur : établissant là une relation surprenante entre l’héritage impérial romain (et méditerranéen) et la non moins célèbre geste arthurienne des lointaines terres septentrionales de Bretagne.
Un roman historique qui – dit-on – devrait bientôt être adapté pour le grand écran sous le titre
« The Last Legion - The Enchanted Sword », un film de
Doug Lefler devant prochainement sortir dans les salles : en 2007.
Ronan Blaise
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- Références : « la Dernière Légion », un roman de Valério Manfredi, édité (chez Pocket) en 2005 et disponible en format de poche chez Pocket (542 pages).
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Pour en savoir plus :
Sur le film à venir, adaptation de ce roman :
http://www.peplums.info/pep43.htm
Sur Odoacre, Roi des Skyres, roi des Hérules et Roi barbare d’Italie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Odoacre
Sur Romulus Augustule, dernier Empereur romain d'Occident :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Romulus_Augustule
Sur l’Empereur d’Orient, Zénon :
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ttp://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9non_Ier