Alexandre le grand
Publié le 05/07/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'un des ouvrages dont il est question ci-dessous.
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- Paul Doherty : des romans sur Alexandre...
En 334 avant Jésus-Christ, le physicien (i.e : médecin) Télamon est un sujet de curiosité pour l'entourage d'Alexandre le Grand. En effet, cet ascète aux yeux rêveurs n'est pas toujours bien compris par les farouches combattants, braillards et buveurs, qui forment la garde rapprcohée du jeune conquérant. Pourtant, rien n'empêche le souverain de faire appel à lui alors qu'il s'apprête à attaquer l'Empire perse.
Devenu son homme de confiance, Télamon met son infaillible sens de l'observation, son honnêteté et son intelligence pragmatique au service de son compagnon de toujours : avant d'embarquer pour l'Asie, à la veille de la bataille du Granique et de sa fameuse visite rendue sur le site de Troie (in
« la Mort sans visage »), après la prise d'Ephèse, ville livrée aux luttes de factions (in
« l'Homme sans dieu ») ou au moment du siège d'Halicarnasse (in
« le Manuscrit de Pythias »).
Des enquêtes policières dans le sillage du grand et noble conquérant de l'Asie, des romans fourmillant de références littéraires et historiques d'époque, des ouvrages disponibles en format de poche dans la collection « Grand détectives » des éditions de poche « 10/18 ».
Ronan Blaise
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- Quatrièmes de couverture :
La mort sans visage : « En 334 avant Jésus-Christ, le médecin Télamon est un sujet de curiosité pour l'entourage d'Alexandre le grand. En effet, cet ascète aux yeux rêveurs n'est pas bien compris par les farouches combattants, braillards et buveurs, qui forment la garde ! Pourtant, rien n'empêche le souverain de faire appel à lui alors qu'il s'apprête à attaquer l'Empire perse. Devenu son homme de confiance, Télamon met son infaillible sens de l'observation, son honnêteté et son intelligence pragmatique au service de son compagnon de toujours. Lorsqu'il le rejoint non loin de Troie, pour enquêter sur la présence d'un traître au sein de la garnison, deux personnes viennent d'être assassinées... Tandis qu'à Persépolis, siège du pouvoir de Darius, roi des Perses, la rumeur est sur toutes les lèvres : Alexandre approche ! Dans les deux camps, la tension monte et l'heure de la bataille est proche. » (10/18 n°3738 ; 385 pages).
L'homme sans dieu : « Après avoir écrasé l'armée de Darius au Granique, Alexandre le grand s'enfonce dans l'Empire perse et entre en vainqueur dans la ville grecque d'Ephèse, ensanglantée par les réglements de compte depuis la fuite de la garnison. Quelques jours après son arrivée, alors que le calme vient d'être rétabli, huit personnes sont sauvagement massacrées dans le temple d'Héraclès. Cet événement tragique pourrait mettre en danger l'autorité souveraine d'Alexandre dans la cité, et il charge le devin Aristandre et Télamon, son homme de confiance, de mener l'enquête. Leurs soupçons se portent bientôt sur un mystérieux personnage nommé le Centaure... » (10/18 n°3739 ; 400 pages).
Le manuscrit de Pythias : « Victorieux dans les provinces occidentales de l'Empire perse, Alexandre le Grand arrive aux portes d'Halicarnasse. Derière les puissantes murailles de la cité, Memnon le Rhodien, génial stratège, compte bien résister au siège et briser à jamais l'élan de l'impétueux Macédonien. Pourtant une rumeur prétend qu'il existe un point faible dans les fortifications de la ville. Une faille que seul le manuscrit de Pythias, un parchemin crypté détenu par Alexandre, est en mesure de dévoiler. Alors qu'un scribe chargé de le décoder meurt mystérieusement, Télamon, le medecin ami et confident de l'empereur, tente à son tour de percer les secrets du manuscrit. » (10/18 n°3860 ; 385 pages).
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Publié le 20/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Le visuel d'ouverture de cet article est un dcuement du Musée national d'histoire, Athènes.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Un Alexandre uchronique :
S'il est bien un personnage fascinant de l'Histoire, c'est Alexandre le grand, mort trop tôt (à seulement trente-trois ans) alors qu'on l'imagine partant à la conquête de l'Occident, à la conquête de la Grande Grèce, de Rome et Carthage... Témoignage de cette fascination, ce texte uchronique de Francis Gula (2000) rapporté par Eric B. Henriet dans son « Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » (2004) :
« Bucéphale trempait ses naseaux dans l'eau fraîche de l'Hyphase, qui en cette saison chaude ne contribuait que faiblement au débit de l'Indus. Alexandre réfléchissait. Comme son palais de Pella lui semblait loin. Combien de stades avait-il parcouru avec ses compagnons ?
Sur les terrasses de marbre de son palais de Jaipur, le maharadjah méditait sur l'enseignement de Bouddha en regardant son échiquier. Demain il irait voir ses conseillers pour savoir s'il devait lancer ses éléphants de guerre vers le soleil couchant.
Sous sa tente drapée des soieries les plus fines, l'empereur lisait les enseignements de Confucius sur un papier couvert d'une calligraphie précieuse. Son empire n'avait pas de limites, des steppes mongoles au delta du Mékong, et pourtant une nouvelle étoile était apparue dans le ciel. Ses astrologues s'interrogeaient : un nouveau conquérant ?
Alexandre hésitait. Bucéphale s'avança dans l'eau peu profonde. Voyant cela la phalane d'hoplites qui attendait à l'ombre des palmiers se mit en marche et traversa le cours d'eau. L'aventure continuait. »
Un récit à comparer à l'Alexandre uchronique décrit par l'historien romain Tite-Live du début de l'ère chrétienne dans son « Histoire de Rome depuis sa fondation » (i. e : « Ab Urbe condita libri »), aux livres IX (16, 17, 18, 19) : récit résolument uchronique (et de propagande politique) où Tite-Live imagine les phalanges macédoniennes d'Alexandre le grand engagées dans la conquête de l'Italie romaine, face aux légions de Rome.
Ronan Blaise
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- Sources : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici pages 124 et 125).
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Pour en savoir plus :
Alexandre le grand, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand
L'Alexandre uchronique de Tite-Live :
http://quelqueshistoires.centerblog.net/1841771-Tite-Live--premier-auteur-uchronique
Tite-Live, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tite_Live
Publié le 26/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie de la célèbre mosaïque représentant Alexandre le Grand sur son cheval Bucéphale lors de la fameuse bataille d'Issos (mosaïque romaine de Pompéi que l'on peut aujourd'hui voir au Museo Nazionale di Napoli).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Comment est mort Alexandre le grand ?
On sait qu'Alexandre le Grand est mort le 28 Dæsios au soir (c'est-à-dire le 13 juin -323), à l'âge de 33 ans. Les historiens Plutarque et Arrien ont écrit, d'après le texte des « Éphémérides royaux », le détail des tous derniers jours du grand roi, entre le 15 et le 28 du mois de Dæsios (du 27 mai au 10 juin).
D'après l'historien Plutarque, on sait qu'Alexandre fut grandement troublé par la multiplication de signes funestes. Ainsi, lors de la navigation sur l'Euphrate, un coup de vent avait emporté le diadème royal tandis qu'à Babylone, un inconnu osa s'asseoir sur le trône d'Alexandre (geste qu'il paya de sa vie). Puis les fêtes et les soirées de beuveries, auxquelles le roi était coutumier, reprirent. Ainsi, les 16 et 17 Dæsios, Alexandre passe de banquets en banquets chez Néarque puis chez l'héthère thessalien Médios. Mais, le 18 au matin (le 30 mai), il est pris d'une fièvre qui va durer jusqu'à son décès.
Les premiers jours, jusqu'au 22 Dæsios (le 4 juin), il continue à donner des ordres et à surveiller les préparatifs d'une future expédition mais, à partir du 23, l'aggravation de son état l'en rend incapable. Ainsi, le 25 Dæsios il perd l'usage de la parole et ne peut parler à ses officiers, qu'il reconnaît cependant. Une terrible fièvre s'empare de lui à partir de la nuit du 25 au 26 Dæsios. Le 27, les soldats le croyant mort exigent de le voir et défilent devant le roi, sans armes, lequel salue chaque homme d'un mouvement de tête ou d'un clignement des yeux. Le 28 Dæsios au soir le jeune conquérant rend l'âme : à l'âge de 33 ans ; on est alors le 13 juin -323).
Depuis lors les historiens se perdent en conjectures : Comment Alexandre est--il mort ? Alexandre a t-il été empoisonné ? Et par qui ? Pour quel motif ? Certains accusent les ambassadeurs de la cité de Carthage (cité phénicienne de méditerranée occidentale qu'Alexandre menaçait...) d'avoir empoisonné le roi Alexandre. Cette hypothèse de l'empoisonnement accuse également Cassandre, fils du régent Antipater qu'Alexandre venait de relever de sa régence du royaume de Macédoine, suite à ses conflits avec la reine Olympias.
Cependant cette hypothèse se répandit au tout départ plusieurs années après la mort d'Alexandre, à une époque où les diadoques se déchirent déjà et où la volonté de discréditer les concurrents potentiels, pour occuper le trône laissé vacant, est forte.
Cette hypothèse de l'assassinat du grand roi est bien entendu complètement invérifiable de nos jours mais il est plus vraisemblable pour les historiens contemporains qu'Alexandre soit mort de la malaria, dans sa forme la plus forte ; qui plus est, sur un organisme fatigué sans doute par les blessures et par les excès de toute sort et de boisson, dans cette saison de fin de printemps et dans la région marécageuse (et favorable à la contraction de la malaria) que constitue le sud de l'Irak actuel.
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Sur Alexandre le grand, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand
Publié le 26/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une statue d'Alexandre le grand sur le front de mer de Thessalonique.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Alexandre le grand et les éléphants :
Comme on le saît, la bataille de Gaugamèles (le 1er octobre -331 ; i. e : sur ''la plaine aux chameaux'', dans le nord de la Mésopotamie, près d'Arbèles-Erbil, dans l'actuel Kurdistan irakien...), entre Alexandre le Grand et les armées du Roi des Rois perse, est probablement la première confrontation de soldats européens avec des éléphants de guerre.
D'ailleurs les chroniqueurs nous rapportent que les
quinze mastodontes, placés au centre des lignes perses, font alors une telle impression sur les troupes macédoniennes, qu'Alexandre sentira la nécessité de sacrifier à Nyx, la déesse de la peur, avant la bataille. Et l'on sait que Gaugamèles, l'une des plus grandes victoires d'Alexandre, sera alors gagnée par Alexandre en prenant bien soin de placer sa cavalerie le plus loin possible des éléphants perses.
Par la suite, après sa conquête de la Perse, Alexandre avait parfaitement compris l'intérêt d'utiliser les éléphants et en a incorporé un certain nombre dans son armée. Et en -326, cinq ans après Gaugamèles, arrivé aux Indes (lors de la bataille de l'Hydaspe, actuel fleuve Jhelum du Pendjab), bien qu'il n'ait pas eu ses propres éléphants avec lui, Alexandre sut alors comment combattre victorieusement face à des troupes comportant à nouveau des éléphants de combat...
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Sur les éléphants de guerre, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9phant_de_guerre
Sur Alexandre le grand, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand
Sur la bataille de Gaugamèles, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Gaugam%C3%A8les
Sur la bataille de l'Hydaspe, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_l%27Hydaspe
Publié le 13/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une reproduction de la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « le roman d'Alexandre le grand » (Valério Manfredi) :
Dans ce roman fleuve - également disponible en format de poche, en trois tomes - l'auteur nous retrace avec brio l'éducation politique, militaire et amoureuse d'Alexandre le grand, jusqu'au terme de ses conquêtes asiatiques et jusqu'à sa mort prématurée.
L'auteur nous brosse ici un long portrait d'Alexandre le grand durant son enfance et présente avec habileté les enseignements de son maître Aristote et les caractères trempés de son père Philippe et sa mère Olympias, donnant ainsi une base solide à la compréhension du personnage.
Pour nous faire vivre la formidable aventure d’Alexandre Le Grand - depuis le jeune garçon jusqu’au dieu vivant - Valerio Manfredi nous relate la vie du conquérant avec force détails sur son entourage et ses compagnons : son chien Péritas, son cheval Bucéphale, son précepteur Aristote, son amant Héphestion, sa servante Leptine, sa maîtresse Thaïs, son médecin Philippe, son devin Aristandre, le peintre Appelle, le sculpteur Lysippe, etc.
Un roman historique à recommander à tous ceux qui veulent mieux connaître ces événements et cette période de l'Antiquité.
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Références :
Parus pour la toute première fois en France en 1999 aux Editions Plon, les trois volumes de la grande fresque romanesque « Alexandre Le Grand » (i. e : le « Fils du songe », le « Sables d'Amon » et les « Confins du monde »), écrite par l'écrivain italien Valerio Manfredi (archéologue, universitaire et journaliste réputé...) sont aujourd'hui à nouveau réédités chez « Plon » en un seul volume (2002, 1050 pages).
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Pour aller plus loin :
Alexandre le grand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand
Publié le 13/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- « Alexandre » (Oliver Stone) :
Ce film d'Oliver Stone - qu'il fut alors de bon ton de violemment critiquer lors de sa sortie - nous raconte la vie du futur grand conquérant de l'Asie, l'un des plus grands conquérants de l'Antiquité : Alexandre le Grand.
Et ce, du point de vue de Ptolémée, successeur d'Alexandre et roi gréco-macédonien d'Egypte (ce qui a même fait dire qu'il s'agissait là d'une adaptation cinématographique du fameux roman de Valério Manfredi) : depuis l'enfance du Conquérant jusqu'à sa mort, des cours dispensés par le philosophe Aristote aux conquêtes qui firent sa légende, de l'intimité familiale aux champs de bataille.
Et ici l'on voir comment Alexandre - fils du roi de Macédoine Philippe II - soumit la Grèce révoltée, défit les Perses, fonda Alexandrie, s'empara de Babylone et atteint l'Indus pour établir - à 32 ans - l'un des plus grands empires ayant jamais existé.
Et ce film vaut au moins de par la qualité des reconstructions (exemples : ville de Babylone, bataille de Gaugamèles) et de par sa peinture psychologique des caractères des principaux personnages s'affrontant : le père violent (Philippe), la mère omniprésente et castratrice (Olympias) et le fils tiraillé entre ces deux loyautés (Alexandre).
Trois époques différentes coexistent en fait dans ce film : celle du narrateur, postérieure à la conquête alexandrine (i.e : l'Égypte ptolémaïque), et celle d'Alexandre, protagoniste essentiel du récit : tout au long de ses conquêtes effrénées (en respectant la chronologie) et - à l'occasion de nombreux flash-backs - lors de sa jeunesse.
Ronan Blaise
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Références :
« Alexandre le grand », un film d'Oliver Stone (2004) avec Colin Farrell (Alexandre), Angelina Jolie (Olympias), Val Kilmer (Philippe II de Macédoine), Jared Leto (Haephestion), etc.
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Pour aller plus loin :
A propos du film « Alexandre » d'Oliver Stone :
http://www.peplums.info/pep23.01.htm
Alexandre le grand (le film) sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_%28film%29
Alexandre le grand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand
Publié le 11/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Gravure à l'eau forte d'un buste en marbre représentant Alexandre le grand (Capitole).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Alexandre, ses ultimes desseins :
On sait qu'au printemps -323, Alexandre multiplia les rencontres avec des ambassades venues des pays limitrophes de son Empire (i. e : Libye, Cyrénaïque, Celtes des Balkans et sans doute même Carthaginois...). Cela dit, il est difficile de savoir avec précisions quels furent ses derniers objectifs.
Le voyage naval de
Néarque avait montré combien les communications maritimes avec la partie orientale de l'Empire étaient plus aisées que les communications terrestres. c'est pourquoi Alexandre ordonna une exploration des mers limitrophes de son Empire. Ainsi
Héraclide est-il envoyé explorer la mer Caspienne et trois expéditions successives seront envoyées reconnaître les côtes de l'Arabie.
Les deux premières, celle d'
Archias et celle d'
Androsthène, ne dépassent pas l'île de Tylos (actuelle île de Bahrein). Celle d'
Hièron de Soles atteint sans doute le golfe de Suez. Cette reconnaissance totale des côtes de la mer Rouge à l'embouchure de l'Indus allait en tout cas donner à Alexandrie un rôle pivot dans le développement des relations commerciales entre la mer Égée, et donc la Grèce, et l'Asie.
Les historiens ne s'accordent néanmoins pas sur les derniers desseins d'Alexandre. Voullait-il s'aventurer en Arabie, en coloniser durablement les côtes (avec des peuplements grecs et phéniciens ?) ou plus vraisemblablement d'assurer la prospérité et la pérennité de son Empire par la maîtrise des mers environnantes ? De même il est plausible qu'il ait également envisagé de se tourner vers la Méditerranée occidentale, en particulier vers Carthage.
Ce qui est certain c'est, alors même qu'Alexandre le grand tombe très gravement malade pour la trsite destinée que l'on sait, que le départ d'une expédition navale et militaire (à laquelle il doit prendre part) est envisagé pour le 20 du mois de Dæsios (5 juin -323) : expédition militaire et navale que les sources antiques orientent vers la Méditerranée et la Libye, vers Carthage et l'Occident.
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Alexandre le grand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand
Publié le 11/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un buste d'Alexandre le grand (British Museum).
- Sources : Encyclopédies en ligne wikipédia.
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- Alexandre : jusqu'au bout du monde
D'après les historiens et d'après les chroniqueurs, l'expédition d'Alexandre le grand en Asie commence près du
cap Sigéion (actuellement « Kum Kale », en Turquie)...
...puis se poursuit en Asie centrale jusque sur les sites de
Nautaca (au sud-est de l'actuelle Boukhara, Ouzbékistan) et d'
Alexandria Eskhate (actuelle Khodjend, Tadjikistan), sur le fleuve Iaxartès (Syr-Daria) : sites qui marquent les points le plus au nord-est de son périple.
Et se termine enfin
sur les rives du fleuve Hyphase (actuel Sutlej, dans l'actuel Etat indien du Penjab), près du site de l'actuelle ville sacrée d'
Amritsar (en Inde, ville par la suite fondée - en +1577 - par les sikhs avec l'autorisation du grand moghol Akbar), où - aux frontières orientales de l'Empire - auraient été élevées les fameux ''autels-marques-frontières'' dédiés aux douze dieux de l'Olympe...
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Alexandre le grand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand