Orient ancien
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une pièce (denier) à l'effigie de la reine Zénobie.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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- Zénobie, princesse de Palmyre :
La reine
Zénobie (i. e : Septimia Bathzabbai Zenobia), épouse du prince arabe
Odénat et reine de Palmyre (265-272) est une souveraine célèbre de l'Orient antique connue pour avoir fait de sa cité syrienne de Palmyre, une cité impériale et le foyer culturel le plus brillant du Proche-Orient d'alors.
Et c'est à ce titre qu'elle est également l'héroïne du roman en deux volumes d'Antoine B. Daniel intitulé « Reine de Palmyre » : roman qui retrace le destin exceptionnel de cette femme : princesse arabe de Syrie et reine post-hellénistique des temps antiques.
De même, autoritaire et habile, la reine Zénobie profita de nombreuses défaites romaines contre les Parthes (et de la fixation des empereurs romains par les invasions germanique dans la région du Danube...) pour envahir et soumettre la Syrie, l'Égypte et l'Asie mineure (à l'exception de la Bithynie).
En 271, elle se fit même proclamer impératrice de Palmyre et rompt avec l'Empire romain, donnant même à son fils
Wahballat (Vaballatus) le titre d'Auguste. L'empereur romain Aurélien décide alors de mettre un point d'arrêt aux activités de Zénobie et envoie ses troupes en Orient.
En guerre contre l'empire romain, la reine Zénobie parvient à obtenir quelques succès, avant d'être finalement vaincue par l'empereur Aurélien en 272 qui défait ses troupes, s'empare de Palmyre et la fait prisonnière. Emmenée à Rome, elle orne le triomphe de celui-ci. Aurélien se pare de la couronne et du manteau impérial et réintègre le royaume de Palmyre dans l'Empire romain. Exilée à Tibur (aujourd'hui Tivoli), la reine Zénobie mourut en 274.
Ronan Blaise
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- Références : « Reine de Palmyre », un roman d'Antoine B. Daniel publié en 2005 aux éditions X.O ; ouvrage également disponible en deux tomes (« La danse des dieux » et « Les chaînes d'or ») en format de poche (n°12 999 et n°13 000) chez Pocket (380 et 420 pages).
« Zénobie, l'héritière de Cléopâtre », un ouvrage de Violaine Vanoyeke publié chez Michel Lafon (en 2002) et également disponible en format de poche (Livre de poche n°30062 ; 320 pages).
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- Quatrième de couverture :
« Qui était Zénobie, reine d'Egypte et de Palmyre, dont l'ambition était de gouverner le monde ? A-t-elle éliminé son mari, le roi Odénath, et son beau-fils, l'héritier du trône ? A-t-elle séduit l'empereur Aurélien ? A-t-elle été assassinée ? S'est-elle suicidée ?
Au IIIe siècle, Parthes et Romains s'affrontent. Entre ces deux empires, Palmyre de Syrie devient une cité puissante grâce aux caravanes qui partent pour la route de la soie ou des épices. Zénobie s'empare du pouvoir, conquiert de nombreux pays et convoite Rome dirigée par Aurélien. Deux incroyables personnalités se défient tout en s'appréciant. Zénobie adore le dieu Bâal comme Aurélien vénère le Soleil, dans des cultes qui ne sont pas sans rappeler le monothéisme d'Akhenaton.
Violaine Vanoyeke a relevé des points communs entre Cléopâtre, la reine égyptienne Hatchepsout et Zénobie. Ces ressemblances créent une passionnante complémentarité entre cet ouvrage et sa saga Les Pharaons du Soleil (Hatchepsout, Thoutmosis, Aménophis...). »
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Pour en savoir plus :
La reine Zénobie sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Septimia_Bathzabbai_Z%C3%A9nobie
La cité de Palmyre, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Palmyre
L'empereur Aurélien, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lien_%28empereur_romain%29
Publié le 04/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Pétra » (Jacques Martin / Vincent Hénin) :
Voilà à nouveau un bien bel album de bande dessinée qui - grâce aux talents conjugués de Vincent Hénin et de Jacques Martin - nous représente là la mystérieuse
Pétra, riche cité commerciale des arabes nabatéens sur la route de la myrrhe et de l'encens, entre Méditerranée, Croissant fertile et péninsule arabique (Arabie heureuse).
Dans cet ouvrage on trouvera également une rapide présentation du site phénico-libanais de
Baalbek (l'ancienne Héliopolis de l'époque hellénistique et des romains), dans la plaine de la Bekaa ; un site religieux dès l'époque néolithique (et jusqu'à l'époque romaine) où - sous diverses formes successives - l'on célèbra le culte syncrétique du Dieu suprême du ciel et de la fécondité : Hadad, Baal, Ré, Hélios, Zeus, Jupiter, etc.
Un album qui est également l'occasion d'aborder le site de
Palmyre, autre riche cité de l'Orient (dans les sables du désert de Syrie, cette fois) : riche caravansérail devenu opulente et fastueuse cité du monde antique. Une cité syrienne qui osa même se lever contre Rome, à l'instigation de sa célèbre reine Zénobie...
Ronan Blaise
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Références : « Pétra », un album de Jacques Martin et de Vincent Hénin publié en 2003 aux éditions « Casterman », dans la collection les « Voyages d'Alix » (56 pages).
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Pour en savoir plus :
Le site de Pétra, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9tra
Les Nabatéens, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nabat%C3%A9ens
Le site de Baalbek, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Baalbek
Le site de Palmyre, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Palmyre
La reine Zénobie de Palmyre, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Septimia_Bathzabbai_Z%C3%A9nobie
Publié le 04/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Jérusalem » (Jacques Martin / Vincent Hénin) :
Voilà à nouveau un bien bel album de bande dessinée qui - grâce aux talents conjugués de Vincent Hénin et de Jacques Martin - nous représente là
la Jérusalem des temps antiques (essentiellement au tout début de l'ère chrétienne, sous le roi Hérode...) : Jérusalem, alors capitale du royaume hébreux et, depuis lors, grand haut-lieu spirituel du peuple juif.
L'occasion pour nous de voir enfin à quoi ressemblait donc le fameux
''Grand Temple'' de Jérusalem, alors reconstruit par Hérode (roi de Judée de 37 avant JC à 4 avant JC) sur les ruines des Temples précédants. Et voilà donc, reconstitué sous nos yeux, le site de la passion d'un certain Jésus de Nazareth...
Ronan Blaise
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Références : « Jérusalem », un album de Jacques Martin et de Vincent Hénin publié en 2002 aux éditions « Casterman », dans la collection les « Voyages d'Alix » (56 pages).
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Pour en savoir plus :
Jérusalem, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9rusalem
Le Temple de Jérusalem, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_J%C3%A9rusalem
Le Temple d'Hérode, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_d%27H%C3%A9rode
Hérode Ier le grand - roi de Judée - sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rode_Ier_le_Grand
Publié le 09/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du tombeau présumé du grand roi Cyrus II, à Pasargadès (Sources : Ctésias de Cnide).
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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Histoire des Perses, Histoire de Cyrus : Quelles sont nos sources ?
(1) Que savons nous assurément du grand roi Cyrus ?
Ce que nous savons d'historiquement certain à propos du grand roi Cyrus II (forme hellénisée du vieux persan Kyrash), fondateur de l'Empire perse (v. 555-530), tient en fait à peu de choses. On peut dire de lui avec certitude qu'il appartenait à la famille noble perse des Achéménides - famille royale d'Anshan (l'actuelle Perse) - qu'il était fils d'un certain Cambyse (i. e : Kambujiva) et qu'il eut également lui aussi un fils du même nom, lequel lui succéda à la tête de l'empire.
On sait que Cyrus devint roi d'Anshan (i. e : province du sud de la Perse). Mais on ne sait pas précisément dans quelles circonstances se fit la succession sur ce trône. Par la suite, on sait qu'il vainquit et renversa (vers 550) son suzerain - le roi mède Astyage (en mède : Ishtumegu) - et inversa les relations de dépendance entre les deux peuples en se proclamant roi des Mèdes et des Perses, mais on ne sait pas franchement quel était le lien de parenté (très hypothétique) qui les unissait tous deux (si encore il y en avait vraiment un) (Nb : vu qu'Hérodote et Xénophon font de Cyrus le petit-fils d'Astyage...).
On sait que par la suite Cyrus et ses Perses firent la conquête de la Lydie du roi Crésus (en 546), étendirent leur souveraineté impériale naissante sur les cités grecques d'Ionie, s'emparèrent (en 539) de la Babylonie des rois Nabonide et Bêlshar-Ousour (i. e : le fameux de la Bible) Balthazar : ce qui leur donna d'un seul coup la domination sur les territoires aujourd'hui constitués par l'Irak, la Syrie, la Jordanie, le Liban et la Palestine (où Cyrus pu alors, d'ailleurs, renvoyer les juifs jusque là maintenus en exil à Babylone...).
Par la suite, on sait que le roi des rois Cyrus II conduisit des guerres de conquête dans l'Est de l'actuel Iran. Ce qui lui permit d'annexer à son Empire naissant la plus grande partie de l'Afghanistan actuel (alors dénommé Bactriane), la Gédrosie et la Carmanie (actuel Baloutchistan, Pakistan) et les grands espaces de Transoxiane et du Touran (actuels Turkestan, Ouzbékistan et Turkménistan : pour reprendre les nomenclatures et strictes dénominations géographiques de notre temps).
On ne sait réellement avec certitude comment il mourut (en 530, à environ vingt-cinq ans) : peut-être en menant effectivement une guerre en Transoxiane contre le peuple nomade et rebelle (mais iranophone) des Massagètes, parents ''orientaux'' des Scythes, comme l'assure en effet l'historien Hérodote...
(2) Quelles sont nos sources ?
Pour évoquer l'histoire des Perses et l'Histoire du grand Roi Cyrus II, nos sources sont en fait peu nombreuses. Et les auteurs grecs anciens qui constituent l'essentiel de celles-ci se trouvent en fait souvent en contradiction entre eux. De telle manière qu'on est bien en peine de choisir entre toutes ces différentes versions.
D'autant plus que le reste de nos informations viennent de récits épiques, de chants et de légendes tirés du patrimoine culturel iranien, mais de véracité peu vérifiable. Comme le fameux « Chah-namè » (livre des Rois) du Transoxien
Firdousi ou Ferdowsi (vers 930-1020 ; de Tûs, Khorassan) : texte médiéval (du Xe siècle) religieux et épique - voire mythologique - qui reste aujourd'hui l'épopée héroïque nationale (semi-légendaire) irano-persane.
- L'Historien grec
Hérodote d'Halicarnasse (le « Père de l'Histoire ») (485-420) demeure notre principale source. Des dix livres de ses « Histoires », on examinera très attentivement les livres I (où il est question du règne de Cyrus ainsi que de sa jeunesse et de ses liens présumés avec la famille royale des Mèdes) et IV (en grande partie consacrée aux Scythes et aux autres peuples de la steppe de la famille ethno-linguistiques iranienne). Mais, s'il est vrai qu'Hérodote a effectué son voyage d'exploration peu de temps (en fait moins d'un siècle) après la mort de Cyrus, il convient cependant de souligner que s'il a effectivement visité Babylone et Ecbatane (antique capitale des Mèdes) il n'a, en revanche, jamais mis les pieds en pays perse (ni à Pasargadès).
- Autre source :
Ctésias de Cnide, prêtre grec de la confrérie des ’’asklépiades’’ finalement devenu médecin à la cour des Grands Rois, à Suse, pendant une vingtaine d'années à la charnière des Ve et IVe siècles. Là, il semble qu'il ait eu accès aux archives impériales perses. Si bien qu'il écrivit une « Histoire persique » (ou « Persika ») dont ne nous sont parvenus que divers fragments. Contrairement à Hérodote, Ctésias n'accorde absolument aucune valeur à la thèse qui relie par le sang les princes achéménides à leurs anciens suzerains mèdes.
- Egalement, comme source, on peut citer
Xénophon d'Athènes (480-355), mais dont la « Cyropédie » est un roman épique (peut-être même le premier roman de toute la littérature grecque de l'Antiquité...) sorti sans doute tout droit de l'imagination du grec où Cyrus apparaît comme un prince modèle et comme un parangon chevalesresque et idéalisé de toutes les vertus (récit peut-être s'inspirant nénmoins d'une épopée iranienne antérieure). Un récit dans lequel les relations entre Mèdes et Perses se déclinent positivement et sans qu'il soit fait la moindre mention de quelque rivalité que ce soit entre Cyrus et son éventuel grand-père Astyage...
- De même, on peut également citer
Nicolas de Damas (grec de Syrie de la seconde moitié du 1er siècle avant notre ère qui - secrétaire d'Hérode le grand - écrivit pour lui une « Histoire universelle » dont seuls quelques fragments nous sont parvenu.
Enfin, on peut terminer en citant – pour mémoire – les textes d'autres Historiens : comme les « Histoires » de
Trogue-Pompée (qui nous sont partiellement parvenues via Justin) et les « Stratagème » de
Polyen (avocat d'origine macédonienne de l'époque antonine, contemporain de Marc-Aurèle, au IIe sièclede notre ère).
Ronan Blaise
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- Sources : « le Soleil de la Perse », Roman du romancier Guy Rachet ; ouvrage publié, en 1988, aux éditions la ’’Table Ronde’’, ouvrage également disponible en format de poche chez Folio (n°2343) (440 pages, ici pages 431-439).
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Pour en savoir plus :
Cyrus II, fondateur de l'Empire des Perses :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyrus_II
Maracanda, antique Samarcande :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Samarcande
Les Massagètes, peuple nomades d'Asie centrale :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massag%C3%A8tes
Hérodote d'Halicarnasse :
http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rodote
Ctésias de Cnide :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ct%C3%A9sias
Xénophon :
http://fr.wikipedia.org/wiki/X%C3%A9nophon
Publié le 09/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une représentation stylisé d'Ahura-Mazda, Dieu suprême des religions de l'Iran Antique.
- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.
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Qui était Zarathoustra ?
On évoque souvent Zarathoustra, ou Zarathushtra (que les Grecs appelaient Zoroastre...). Notamment si l'on visionne attentivement certains passages bien connus du fameux film « 2001, l'Odyssée de l'espace » puisque - comme l'évoquent ainsi le compositeur allemand Richard Strauss (1896) ou encore le philosophe allemand Friedrich Nietzsche (1883) - puisque ainsi parlait-il. Sauf que personne ne sait exactement qui il était...
Zarathoustra est en fait l'un des grands penseurs du monde antique, au même titre qu'un Confucius (550-480 avant notre ère) ou un Lao-Tseu (VIe-Ve siècle avant notre ère), un Platon (427-347 avant notre ère) ou un Socrate (470-399 avant notre ère), un Bouddha (VIe siècle avant notre ère) ou un... Jésus-Christ, voire un Mahomet (570-632).
Zarathousthra : un penseur dont le discours philosophique confine au religieux, si bien que l'on voit en lui le réformateur et le modernisateur essentiel du Mazdéisme (i. e : la ''Sagesse''), l'ancienne religion fondamentale des peuples aryens de l'Iran antique (organisée autour du livre saint de l' « Avesta » et du culte d'Ahura-Mazda, Dieu de la Lumière et du Bien, opposé à Ahriman, Démon maléfique). Si bien qu'après son passage, celle-ci prit parfois même le nom de Zoroastrisme.
Prophête mystérieux pour nous autres, les occidentaux que nous sommes, « mage » oriental selon l'expression orientale elle-même, Zarathoustra aurait vécu en des temps pour nous difficiles à déterminer : sans doute vers 660-580 environ, en des temps bien antérieurs à la fondation de l'Empire perse des Achéménides (Nb : dont le fondateur, le grand roi Cyrus II, vécu bien plus tard et environ un demi voire un siècle après lui : vers 555-530).
D'après les chants et hymnes qui lui sont attribués, les '''gathas'' (et qui ont été bien par écrit bien plus tard : soit parfois environ quinze siècles après sa mort...) son mazdéisme ''philosophé'' et réformé (plus tard infléchi dans le sens d'un dualisme entre les principes du bien et du mal) met en valeur la transcendance divine et prêche une morale d'action fondée sur la certitude du triomphe final de la justice.
En butte à l'opposition du clergé traditionnel qui s'estimait dépositaire de l'interprétation la plus orthodoxe de la vieille religion mazdéiste, il eut personnellement à subir des persécutions et de grandes épreuves, mais la protection personnelle dont le roi Vishtapa l'assura lui permit d'échapper aux persécuteurs et de poursuivre son enseignement, ce qui permit le triomphe de sa doctrine et une profonde réforme du Mazdéisme, bientôt devenu Zoroastrisme (version réformée et dualiste du mazdéisme).
Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :
Zarathoustra, Prophête et philosophe de l'Antiquité :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zoroastre
Ahura-Mazda, Dieu suprême des Iraniens :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahura_Mazda
Mazdéisme & Zoroastrisme :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zoroastrisme
Publié le 07/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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Le Soleil de la Perse :
Il y a près de vingt-cinq siècles, dans cet Orient ancien alors dominé par l’Empire perse, une caravane commerciale quitte la célèbre ville de Sardes (Nb : en Lydie, Asie mineure) pour rejoindre, dans l’Est, les villes fabuleuses du cœur de l’Empire : Babylone, Suse, Ecbatane, Persépolis. Le soir, à chaque étape, un conteur distrait les voyageurs en leur contant une histoire.
Et ce soir c’est le bactre Bagadatès, voyageur et marchand de son état, qui entame là un récit qui va nous entraîner dans l’Orient ancien jusque dans les rues bruyantes de la prestigieuse Maracanda (i. e : Samarcande), dans les steppes sans borne d’une Asie centrale alors encore sous domination iranienne : sur les traces de Cyrus le grand, l’Achéménide, le ’’soleil de la Perse’’.
Ainsi revit ce brillant chef de guerre, le fondateur du premier grand empire universel, cet homme politique et conquérant de premier plan dont même la naissance et la jeunesse – diversement contées par Hérodote d’Halicarnasse (le fameux Historien ; in ses célèbres « Historia »), Ktésias de Cnide (Médecin à la cour du Grand Roi à a fin du Ve siècle ; in « Persika, Histoire persique »), Xénophon (in « Cyropédie ») et/ou Nicolas de Damas (Historien grec de Syrie qui vécut durant la seconde moitié du 1er siècle avant notre ère ; in son « Histoire universelle ») - appartiennent alors déjà à la légende.
Ainsi, le romancier reprend la légende de Cyrus déjà contée par Hérodote et nous invente - pour les besoins de la cause - ses années de jeunesse passées dans la steppe de l'Asie centrale, en Transoxiane et en Sogdiane, entre Bactres et Maracanda (l'actuelles Balkh et Samarcande) et les pays des nomades Marses et Massagètes.
Voici donc, contée avec éclat, l’épopée du plus grand des conquérants, du plus généreux des rois. En tout cas voilà un excellent roman de Guy Rachet qui nous relate ici la vie – que dis-je – l’épopée de Cyrus II (555-530) : héros fondateur de l’Empire des Perses, conquérant bienveillant et tolérant à l’égard des vaincus qui – épris de la philosophie pacifique et bienveillante du fameux mage iranien Zarathoustra (ou Zoroastre, pour les Grecs) - su se faire légitimement accepter des peuples qu’il avait conquis en sachant faire oublier au Proche Orient ancien la cruelle domination des Assyro-Babyloniens…
Ronan Blaise
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- Références : « le Soleil de la Perse », Roman du romancier Guy Rachet ; ouvrage publié, en 1988, aux éditions la ’’Table Ronde’’, ouvrage également disponible en format de poche chez Folio (n°2343) (440 pages).
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Pour en savoir plus :
Sur Cyrus II, le grand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyrus_II
Sur les Achéménides :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ach%C3%A9m%C3%A9nides
Sur l’Empire perse :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_perse
Sur la Perse :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perse
Sur le philosophe et mage Zarathoustra-Zoroastre :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zoroastre
Sur la religion de l’Iran ancien (Mazdéisme et Zoroastrisme):
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zoroastrisme
Publié le 07/04/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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Persépolis :
Cet ouvrage, initialement destiné à la jeunesse (puisque lié à la collection des fameuses bandes dessinées des aventures d’Alix) nous offre là une présentation imagée de la capitale de l’antique Empire des Perses, capitale impériale reconstituée sous nos yeux, avec force détails, grâce au talent des dessinateurs de cette remarquable série.
Pour mémoire, rappelons que cette ville grandiose portant alors le nom du peuple dominateur de l’Empire (i. e : Parsa en iranien, Persépolis – ’’ville des Perses’’ - pour les Grecs) (et située dans le sud de l’Iran actuel, dans le massif du Zagros : à 60 km au sud-est de l’actuelle ville iranienne de Chiraz) fut longtemps –avec les autrs grandes villes capitales de l’Empire (i. e : Pasargades, Ecbatane, Suse, Babylone, etc) la capitale et la résidence officielle principale des souverains perses achéménides.
Fondée par l’Empereur perse Darius 1er (522-486) au tout début de son règne pour (nominalement, tout de moins) supplanter les autres grandes villes capitales de l’Empire (i. e : Pasargades, Ecbatane, Suse, Babylone, etc), Persépolis fut (accidentellement ?) incendiée en 330 avant JC, lors de la conquête de l’Iran méridionale par Alexandre le grand (et peut-être par lui-même intentionnellement saccagée : en représailles des destructions subies par Athènes de la part des Perses au moment des guerres médiques, au siècle précédent, en 480 avant notre ère…).
Comportant un grand complexe palatial avec une grande salle d’audience hypostyle dénommée ’’apadana’’, Persépolis est l’exemple le plus parfait de l’architecture monumentale achéménide. Comportant également une abondante décoration sculptée (avec de nombreuses scènes mythologiques ou représentant des porteurs d’offrandes et de tribut au grand Roi), l’apadana de Persépolis témoigne également du grand éclectisme culturel des souverains achéménides.
Ronan Blaise
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- Références : « Persépolis », ouvrage cartonné de Jacques Martin (Auteur) et Cédric Hervan (Illustrations), publié aux éditions ''Flammarion'' (16 mai 2003) dans la collection ''Univers Martin'' (64 pages).
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Pour en savoir plus :
Sur Parsa-Persépolis :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pers%C3%A9polis
Sur Pasargadès :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pasargades
Sur Ecbatane :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ecbatane
Sur Suse :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Suse_%28%C3%89lam%29
Sur Babylone :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Babylone