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07.04.2007
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10.07.2007

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Napoléon

« L'ABCdaire de Napoléon et l'Empire »

Publié le 18/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
« L'ABCdaire de Napoléon et l'Empire »
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « L'ABCdaire de Napoléon et l'Empire » (Flammarion) :

En proposant par ordre alphabétique des articles synthétiques sur les principaux lieux, événements et personnages… qui ont marqué cette époque, cet « ABCdaire» - dont les notices peuvent être lues séparément ou selon trois thèmes majeurs développés en début d'œuvre (i. e : l'homme, les idées politiques, le style ''Empire'') - permet à la fois de trouver rapidement des informations précises et d'avoir une vue générale de la période. Utile.

Réalisé par des spécialistes de renom de l'épopée napoléonienne - parmi lesquels Jean Tulard, Thierry Lentz ou Gérard Gengembre - voilà un petit guide pratique, intelligement construit et richement illustré sur l'une des époques les plus étonnantes de l'histoire de France.

Ronan Blaise
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- Références : « L'ABCdaire de Napoléon et l'Empire », un ouvrage collectif de grands spécialistes de l'épopée napoléonienne comme Jean Tulard, Gérard Gengembre, Adrien Goetz, Jacques Jourquin et Thierry Lentz publié en 1998 aux éditions Flammarion (120 pages).
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« Napoléon » (Gérard Gengembre)

Publié le 18/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
« Napoléon » (Gérard Gengembre)
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est la couverture de l'ouvrage dont il est question ci-dessous.
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- « Napoléon : la vie / la légende » (Gérard Gengembre) :

Les grands héros ou héroïnes de l'histoire ont une vie et une légende : la première est faite de leurs actes ; la deuxième se construit dans l'imaginaire des peuples. Par sa structure originale en deux parties reprenant ces deux dimension du personnage historique ici étudié, cet ouvrage nous livre un portrait aussi fidèle que possible de l'empereur des français tout en nous en restituant la légende telle qu'elle en a été modelé au fil du temps par la mémoire des générations : dans la littérature, l'histoire des idées, la politique et les arts (et le cinéma...).

Un excellent ouvrage qui nous restitue la figure historique et prométhéenne de Napoléon, ce météore qui traversa le siècle et marqua son époque et l'esprit de son temps d'une empreinte ineffaçable : l'empereur Napoléon, un homme qui chercha à concilier les principes de la Monarchie et les idées de la révolution, un génie politique et militaire après qui rien en sera comme avant.

Un ouvrage de Gérard Gengembre, professeur à l'université de Caen, spécialiste de la littérature du XIXe siècle, de l'histoire des idées et des rapports entre littérature, politique et idéologie, auteur d'ouvrages d'histoire et d'histoire de la littérature comme « la Contre-Révolution ou l'Histoire désespérante » (ouvrage publi chez "Imago", en 1989), « Balzac, le Napoléon des lettres » (ouvrage publié dans la collection "Découvertes Gallimard", en 1992).

Ronan Blaise
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- Quatrième de couverture :

« Comment un maigre capitaine d'artillerie corse au teint jaunâtre est-il devenu Empereur des Français et l'une des figures majeures de l'imaginaire universel ? Modèle, fantôme, personnage, mythe, Napoléon offre l'exemple idéal d'un destin épique marqué par une ascension fulgurante et une chute saisissante, d'un trajet historique inédit et d'une incarnation sublime de l'énergie.

Liée à l'histoire et à la patrie, la légende prend en France des couleurs différentes selon la conjoncture et les enjeux du siècle. En Europe et dans le monde, Napoléon se trouve associé aux rêves des nations en quête d'identité. De son vivant, Napoléon forge sa légende de sauveur et de bâtisseur d'empire sur le modèle de Charlemagne. Le siècle romantique en fera un Prométhée, figure opposée à la légende noire de l'Ogre. Le cinéma s'emparera du personnage, que la littérature et l'art avaient magnifié et qu'une partie du peuple avait divinisé. L'homme au petit chapeau appartient désormais à la mémoire collective.

C'est après avoir fixé, dans une première partie, le parcours de Napoléon "personnage historique" que cet ouvrage, dans une seconde partie, se livre à une enquête sur le mythe du grand homme. A qui et à quoi sert ce mythe ? On y verra l'Empereur en despote, en Alexandre, en dieu vivant, en modèle patriotique, en professeur d'énergie, en héros de cinéma. Stratège génial, souverain éclairé, politique profond, massacreur de l'Europe saisi par sa folie de conquête, Napoléon reste inséparable d'une légende qui varie au gré du temps et des œuvres. »
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- Références : « Napoléon : la vie / la légende », un ouvrage de Gérard Gengembre publié aux éditions Larousse en 2001 (320 pages).
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« Napoléon » (Yves Simoneau)

Publié le 18/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
« Napoléon » (Yves Simoneau)
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- « Napoléon » (Yves Simoneau) :

Cette série télévisée, produite par Jean-Pierre Guérin et Gérard Depardieu avec Christian Clavier dans le rôle titre, aura été l'occasion de redécouvrir et de repopulariser, via le petit écran, la vie et la grande figure historique de l'empereur des français, son ascension fulgurante et sa chute fantastique.

Le tout, grâce à un générique aux allures de superproduction hollywoodienne : un casting international de qualité (Isabella Rossellini, John Malkovitch, Anouk Aimée, Gérard et Guillaume Depardieu, Christian Clavier, etc). Ce « Napoléon », écrit par Didier Decoin d'après l'œuvre de Max Gallo, est une production internationale à gros budget et ça se voit : costumes, décors, vedettes, tout y est.

Néanmoins les ommissions, les erreurs historiques manifestes et les approximations coupables sont nombreuses. Mais cette oeuvre aura au moins eu - mieux qu'un cours d'histoire filmé - le grand mérite de pouvoir intéresser un grand public à une page d'histoire qui, héroïsme guerrier et patriotisme sanglant mis à part, n'est donc pas seulement une épopée militaire.

Ronan Blaise
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- Références : « Napoléon », un film TV (2002) d'environ six heures et en quatre parties d'Yves Simoneau (scénario et dialogues de Didier Decoin, d'après l'oeuvre de Max Gallo)...

... avec Christian Clavier (Napoléon), Gérard Depardieu (Fouché), John Malkovitch (Talleyrand), Isabella Rosselini (Joséphine de Beauharnais), Anouk Aimée (Létizia Bonaparte), Claudio Amendola (Murat), Guillaume Depardieu (Muiron), etc.
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« Monsieur N. » (Antoines de Caunes)

Publié le 18/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
« Monsieur N. » (Antoines de Caunes)
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est l'affiche du film dont il est question ci-dessous.
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- « Monsieur N. » (Antoine de Caunes) :

Après la défaite de Waterloo, les Anglais exilent Napoléon Bonaparte à Saint-Hélène : une île minuscule perdue au milieu de l'Atlantique sud. C'est ainsi que l’Empereur déchu, qui a eu l'Europe à ses pieds, se retrouve étouffé dans un lieu au climat hostile, où il devra rester jusqu'à sa mort. C’est là qu’il dicte ses mémoires et se construit son mythe...

« Et si Napoléon n'était pas mort à Saint Hélène ? » C'est en cela que réside toute l'intrigue du film d'Antoine de Caunes : comment un homme qui a conquis une grande partie du monde et dirigé des millions d'hommes, a-t-il pu vivre en exil sur ce morceau de caillou, si loin de tout ? Pourquoi ne s'en serait-il pas échappé ?!

Au travers du jeune lieutenant Basil Heathcote - jeune officier anglais désireux de connaître la vérité - on revient sur les dernières années de l'Empereur : une enquête menée dans l'entourage de l'Empereur pour découvrir si ses dernières années se sont vraiment déroulées comme l’atteste l’historiographie officielle.

Reprenant ainsi les thèses les plus diverses, des plus scientifiques (empoisonnement, etc.) jusqu'aux plus spéculatives (on connaît le souhait de l’Empereur de finir sa vie en Amérique...), ce film original ouvre de nombreuses pistes et rajoute encore un peu de mystère à la légende napoléonienne.

Ronan Blaise
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- Références : « Monsieur N. », un film d'Antoine de Caunes (2003) avec Philippe Torreton (Napoléon Bonaparte), Richard E. Grant (Le gouverneur Sir Hudson Lowe), Jay Rodan (le lieutenant Basil Heathcote), Elsa Zylberstein (Albine de Montholon), Roschdy Zem (le Grand-Maréchal Bertrand), Bruno Putzulu (Cipriani), Stéphane Freiss (Général Montholon), etc. ___________________________________________________________________________

Pour en savoir plus :

Le film « Monsieur N », sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsieur_N

L'île de Sainte-Hélène, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Sainte-H%C3%A9l%C3%A8ne

La détention de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Sainte-H%C3%A9l%C3%A8ne#La_d.C3.A9tention_de_Napol.C3.A9on_Ier

Son geôlier Sir Hudson Lowe, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sir_Hudson_Lowe

Napoléon et l'Egypte

Publié le 18/06/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Napoléon et l'Egypte
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie satelittale du delta du Nil.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Napoléon et l'Egypte :

On le sait, Napoléon nourrissait de nombreux projets d'expansion coloniale française outre-mer : aux Antilles (autour d'Haïti-Saint Domingue, pour Joséphine de Beauharnais), en Australie (autour de la mission Baudin de circumnavigation du sous-continent), aux Indes (autour de l'alliance autrefois nouée avec le sultanat de Mysore de Tipoo Sahib), en Egypte :

Dans les fameuses « Mémoires pour servir l'Histoire de Napoléon, dictées par lui-même à Sainte-Hélène », le général Bertrand rapporte une évocation par l'empereur de ce que serait alors devenue une Egypte sous domination française :

« Mais que serait ce grand pays, après cinquante ans de prospérité et de bon gouvernement ? L'imagination se complaît dans un tableau aussi enchanteur ! Mille écluses maîtriseraient et distribueraient l'inondation sur toutes les parties du territoire ; les huit ou dix milliards de toises cubes d'eau qui se perdent chaque année dans la mer seraient réparties dans toutes les parties basses du désert, dans le lac Moeris, le lac Maréotis et le Fleuve sans eau ; jusqu'aux oasis et beaucoup plus loin du côté de l'Ouest ; du côté de l'Est dans les lacs Amers comme dans toutes les parties basses de l'isthme de Suez et les déserts qui s'étendent entre la mer Rouge et le Nil, un grand nombre de pompe à feu et de moulins à vent élèveraient les eaux dans des châteaux d'eau, d'où elles seraient tirées pour l'arrosage. »

Ce à quoi on peut rajouter un projet de canal entre la mer méditerranée (ou le fleuve Nil) et la mer rouge, dans l'isthme de Suez : projet ultérieurement réalisé par un ingénieur français (Ferdinand de Lesseps) et canal inauguré (en 1869) par une impératrice française : l'impératrice Eugénie de Montijo, épouse de... Napoléon III.

Ronan Blaise
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- Références : « L'Histoire revisitée, panorama de l'Uchronie sous toute ses formes » , un ouvrage d'Eric B. Henriet paru aux éditions « Encrage / Les Belles lettres » en 2004 (i. e : édition de 1999, revue et augmentée ; 415 pages, ici pages 166 et 167).
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Pour en savoir plus :

La campagne d'Egypte :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_d%27%C3%89gypte

A propos du projet napoléonien d'un canal de Suez :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_d%27%C3%89gypte#Le_canal_de_Suez

Napoléon en Orient (en 1808)...

Publié le 13/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Napoléon en Orient (en 1808)...
- Illustration : « Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa », événeemtns de 1799 immortalisés par ce tableau d'Antoine-Jean Gros (1804).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Napoléon en Orient (1808)...

Alors que démarrait ce qui allait devenir l'affaire d'Espagne (Nb : nous sommes alors en 1808...), affaire que Napoléon croyait encore facile à régler, dans le même temps d'autres projets l'occupaient, infiniment plus importants ) ses yeux. Parmi lesquels des projets concernant l'Orient où il s'agissait autant de contenir (ou d'orienter) les ambitions russes que de les utiliser contre les Britanniques.

Par ailleurs, le tsar Alexandre était impatient de pouvoir tirer le bénéfive de l'alliance et réclamait le partage de l'Empire turc, envisagé et prévu lors de l'entrevue de Tilsit. D'ailleurs, quelques années plus tôt, en guerre avec les tucs depuis quelques années, la Russie avait déjà occupée les principautés danubiennes (future Roumanie) et prétendait les garder.

Ce pourquoi, par une décision soudaine, Napoléon lui proposa alors un plan d'action grandiose où son imagination donna libre cours : où il était effectivement question de la prise de Constantinople, du partage de l'Empire ottoman mais aussi de l'organisation d'une expédition contre les Indes via la Mésopotamie et la Perse.

On commença à discuter des lots que les vainqueurs s'octroieraient en Orient : les principautés danubiennes et la Bulgarie à la Russie, l'Albanie et la Grèce à la France, un territoire intermédiaire (la Serbie et la Macédoine ?) à l'Autriche ; et pour obtenir Constantinople (qu'ils voulaient annexer depuis si longtemps mais que Napoléon ne voulait surtout pas leur céder...) les Russes lui offraient l'Egypte et la Syrie.

Le plan définitif d'une telle expédition militaire devait être arrêté dans une entrevue des deux Empereurs qui fut fixée au mois de septembre 1808. Et Napoléon commençait déjà à réunir des approvisionnements, des bateaux et des troupes. Et seules les nouvelles venues d'Espagne firent crouler ce grandiose projet...

Ronan Blaise
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Sources : Manuel d'Histoire « Malet-Isaac » de la classe de Première, document publié aux éditions « Hachette » en 1950 (680 pages : ici pages 311-312).
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Pour en savoir plus :

Napoléon Ier, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Ier

Alexandre Ier de Russie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Ier_de_Russie

Le traité de Tilsit, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Tilsit

Projets de Napoléon Ier en Orient

Publié le 05/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Projets de Napoléon Ier en Orient
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est une photographie du tombeau de Napoléon Ier, aux Invalides.

- Sources : Encyclopédie en ligne en ligne.

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- Projets de Napoléon Ier en Orient :

Désireux de vaincre l'Angleterre en ses terres orientales des Indes, l'empereur Napoléon Ier faisait preuve d'une grande imagination pour arriver à ses fins ; comme en témoigne - ci-dessous - ce plan de campagne pour une expédition militaire franco-russe en Orient.

Un projet qui ne fut pas une simple fantaisie mais connut bel et bien un authentique commencement de réalisation. Comme le prouve cette lettre de l'empereur Napoléon Ier au Tsar Alexandre Ier de Russie, document daté du 2 février 1808 : témoignage de la brève ''lune de miel'' franco-russe consécutive à la paix de Tilsit du 8 juillet 1807.

Lettre de Napoléon au tsar Alexandre, 2 février 1808.

« Monsieur mon frère, le général Savary (Nb : chargé d'affaires de la France à la cour de Saint-Pétersbourg avant la nomination officielle de Caulaincourt comme ambassadeur) vient d'arriver. J'ai passé des heures entières avec lui pour m'entretenir de Votre Majesté. Tout ce qu'il m'a dit m'a été au coeur. (ici Napoléon appelle l'attention du Tsar sur le récent discours du trône et sur les propos belliqueux récemment tenus par le Roi d'Angleterre devant le Parlement de Westminster...)

Ce n'est que par de grandes et vastes mesures que nous pouvons arriver à la paix et consolider notre système. Que V. M. augmente et fortifie son armée. Tous les secours et assistances que je pourrai lui donner, elle les recevra franchement de moi ; aucun sentiment de jalousie de m'anime contre la Russie, mais le désir de sa gloire, de sa prospérité, de son extension. V. M. veut-elle permettre un avis à une personne qui fait profession de lui être tendrement et vraiment dévouée ? V. M. a besoin d'éloigner les Suédois de sa capitale (i. e : Saint Pétersbourg) ; qu'elle étende de ce côté ses frontières aussi loin qu'elle le voudra, je suis prêt à l'y aider par tous mes moyens...

Une armée de 50 000 hommes, russe, française, peut-être même un peu autrichienne, ne serait-elle pas arrivée sur l'Euphrate qu'elle ferait trembler l'Angleterre et la mettrait à genoux du continent. Je suis en mesure en Dalmatie ; V. M. l'est sur le Danube. Un mois après que nous en serions convenus, l'armée pourrait être sur le Bosphore. Le coup en retentirait aux Indes et l'Angleterre serait soumise.

(Mais il faudrait en régler les détails dans une entrevue personnelle entre les deux souverains : entrevue initialement fixée au mois de septembre 1808)

Tout peut être signé et décidé avant le 15 mars (1809). Au 1er mai (1809), nos troupes peuvent être en Asie et à la même époque, les troupes de V. M. à Stockholm. Alors les Anglais, menacés dans les Indes, chassés du Levant, seront écrasés sous le poids des événements dont l'atmosphère sera chargée. V. M. et moi aurions préféré la douveur de la paix et de passer notre vie au milieu de nos vastes empires, occupés de les vivifier et de les rendre heureux par les arts et les bienfaits de l'administration : les ennemis du monde ne le veulent pas. Il faut être plus grands malgré nous. Il est de la sagesse de faire ce que le destin ordonne et d'aller où la marche irrésisitible des événements nous conduit. Alors cette nuée de pygmées, qui ne veulent pas voir que les événements actuels sont tels qu'il en faut chercher la comparaison dans l'histoire et non dans les gazettes du dernier siècle., fléchireont et suivront le mouvement que V. M. et moi auront ordonné, et les peuples russes seront contents de la gloire, des richesses et de la fortune qui seront le résultat de ces grands événements.

Dans ce peu de lignes, j'exprime à V. M. mon âme toute entière. L'ouvrage de Tilsit réglera les destins du monde. Peut-être, de la part de V. M. et la mienne, un peu de pusillanimité nous portait à préférer un bien certain et présent à un état meilleur et plus parfait ; mais, puisque enfin l'Angleterre ne veut pas, reconnaissons l'époque arrivée des grands changements et des grands événements »

(Sources : dans Vandal, « Napoléon et Alexandre Ier », tome 1).

Las, l'amitié entre les deux empereurs et les deux empires devait faire long feu. Et, dès l'entrevue d'Erfurt de septembre-octobre 1809, on sait bien que l'alliance franco-russe a du plomb dans l'aîle. Chose que la guerre d'Espagne (mai 1808) et le mariage autrichien (avril 1810) n'allaient guère arranger. Et bientôt se profileront à l'horizon la rupture du blocus continental par la Russie et la « grande guerre patriotique » de 1812, malheureuse campagne de Russie. Et il sera alors définitivement terminé des projets orientaux de Napoléon Ier...

Ronan Blaise
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Sources : Manuel d'Histoire « Malet-Isaac » de la classe de Première, document publié aux éditions « Hachette » en 1950 (680 pages : ici pages 311-312 et 330-331).
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Pour en savoir plus :

Napoléon Ier, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Ier

Alexandre Ier de Russie, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Ier_de_Russie

Le traité de Tilsit, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Tilsit

Napoléon et l'Iran

Publié le 05/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
Napoléon et l'Iran
- Illustration : le visuel d'ouverture de cet article est une représentation de l'entrevue ''franco-iranienne'' de Finkenstein (tableau de François-Henri Mulard, 1810).

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- Napoléon et l'Iran :

Comme on le sait bien, Napoléon (un corse : un méditerranéen...) était très intéressé par les affaires de l'Orient.

Cela lui a d'ailleurs valu de commander une expédition française en Egypte et d'entrevoir de nombreux projets de conquête et d'influence dans les Balkans, dans le Croissant fertile ou encore aux Indes. Et, par la suite, de rechercher en Orient des alliances de revers contre la Russie ou contre le Royaume-Uni. Parmi lesquelles celles de l'Iran (alors : la Perse).

Et justement, le shah de Perse Fath Ali Shah Kadjar voyait également dans la Russie une menace, notamment pour ses positions du Caucase. c'est pourquoi - en 1807 - il chercha à se rapprocher avec Napoléon Ier, alors en guerre avec la Russie.

Ces tentatives de rapprochement se soldèrent donc par l'envoie d'une mission diplomatique iranienne (menée par l'ambassadeur perse Mirza Reza) à Finkenstein (Prusse orientale), où se trouvait alors le quartier général en campagne de Napoléon Ier. Ce qui se terminera par la signature - le 4 mai 1807 - d'un traité d'alliance entre la France et la Perse : le traité de Finkenstein (ou Finckenstein).

Un traité dans lequel Napoléon Ier garantissait l'intégrité de la Perse, lui reconnaissait la possession certaines parties de la Géorgie et du Caucase oriental contre les ambitions russes, l'Empereur des français affirmant vouloir faire tous les efforts possibles pour lui rendre ces territoires. Napoléon promettant également de fournir des armes au Shah, des officiers et des ouvriers pour l'aider dans ses efforts de reconquête.

De son côté, la Perse s'engageait à rompre ses relations diplomatiques avec le Royaume-Uni, à expulser tous les Britanniques de Perse : premiers actes vers une guerre de la Perse contre les Britanniques ; et à s'entendre avec les Afghans en vue d'une invasion de l'Inde menée par une future coalition ''franco-perso-afghane''.

Afin de ratifier le traité et de former les généraux perses, le général français Charles-Matthieu Gardanne (vétéran, notamment en Italie, des guerres de la République et de l'Empire, aide-de-camp de l'Empereur à Austerlitz, à Iéna et à Eylau, par la suite en Espagne et au Portugal...) sera - en mai 1807 - envoyé à Téhéran comme ministre plénipotentiaire. Entre-temps, la paix et l'alliance entre la Russie et la France sont signées à Tilsit le 7 juillet 1807. C'est pourquoi le général Gardanne, dont le peu de connaissance des usages du pays et, surtout, l'indolence firent échouer les espérances qu'on pouvait avoir de cette importante mission - ne parviendra pas à faire entrer la Perse dans le blocus continental organisé contre l'Angleterre.

En effet, lorsque la guerre reprend entre la Perse et la Russie, en novembre 1808, les Français ne prendront pas position pour soutenir le shah. Ainsi privé du principal avantage que lui procurait le traité (i.e : l'alliance conclue contre la Russie), Fath Ali Shah se rapprochera à nouveau des Britanniques, signant avec eux un accord - le 12 mars 1809 - visant à expulser les Français du pays. Le lendemain, Gardanne quittera Téhéran. S'en était là terminé des projets orientaux de Napoléon Ier...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Le Traité franco-iranien de Finkenstein (4 mai 1807), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Finkenstein

Le général Gardanne, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Mathieu_Gardanne

Le chah d'Iran Fath Ali Shah (dynastie kadjar), sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fath_Ali_Shah_Qajar

Le chah d'Iran Nadir-chah, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nadir_Chah

C'est où, Trafalgar ?

Publié le 05/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
C'est où, Trafalgar ?
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un tableau (de Nicholas Pocock) représentant la bataille de Trafalgar.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- C'est où, Trafalgar ?

Trafalgar, on connaît, c'est la fameuse défaite (du 21 ocotobre 1805) des flottes franco-espagnoles de l'Amiral Villeneuve face à la flotte britannique de l'Amiral Nelson : funeste bataille qui détermina par la suite le contrôle des mers pour le Royaume-Uni de Grande Bretagne (et, par voie de conséquence, la défaite militaire finale de Napoléon Ier, en 1814-1815).

Mais où s'est déroulée cette fameuse bataille navale ? Et bien, figurez-vous que le site de cette bataille navale célèbre se trouve en face du cap de Trafalgar (en arabe : ''Al-taraf al-agharr'' - i. e : le ''Cap de l'Ouest'' - en espagnol : ''Cabo de Trafalgar''), promontoire rocheux situé sur les côtes Atlantiques de l'Andalousie, près de Cadix, dans l'extrême sud-ouest de l'Espagne : au nord-ouest du détroit de Gibraltar.

Par ailleurs, comme on le sait, c'est lors de cette fameuse bataille navale de Trafalgar qu'est décédé l'amiral britannique vainqueur Horatio Nelson. Et juste rappeler cette histoire qu'on se transmettait dans la famille de l'amiral Darlan, célèbre amiral français devenu - pendant la seconde guerre mondiale - chef de gouvernement (anglophobe et collaborationniste) du régime de Vichy :

Une histoire familiale (anglophobe ?!) racontant que c'est alors du bord du navire amiral de la flotte française dénommé « le Redoutable » qu'était partie la balle française qui tua l'amiral Nelson. Le « Redoutable » : un nom promis à un autre destin (puisque repris - par la suite, dans les années 1960 - pour le premier sous-marin de la force de frappe nucléaire française...) et un navire où servait alors un certain Antoine Darlan : quartier-maître canonnier de son état et arrière-grand-père de l'amiral du même nom...

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

Le cap Trafalgar, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cap_de_Trafalgar

La bataille de Trafalgar, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Trafalgar

L'Amiral Nelson,sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Horatio_Nelson

L'Amiral Villeneuve, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Charles_Silvestre_de_Villeneuve

C'est où, Austerlitz ?

Publié le 04/05/2007 à 12:00 par quelqueshistoires
C'est où, Austerlitz ?
- Illustration : Le visuel d'ouverture de cet article est un tableau (de François Pascal Simon) représentant l'Empereur Napoléon Ier à la bataille d'Austerlitz.

- Sources : Encyclopédie en ligne wikipédia.

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- C'est où, Austerlitz ?

Austerlitz, on connait bien : c'est la fameuse bataille du 2 décembre 1805 qui opposa victorieusement les armées de l'Empereur Napoléon Ier aux armées des Empereurs François II (d'Autriche) et Alexandre Ier (de Russie).

Une victoire éclatante et un chef d'oeuvre d'art militaire qui préparent alors dix ans de domination politique de Napoléon Ier sur l'ensemble de l'Europe occidentale, voire au-delà...

Mais où se trouve le site de cette victorieuse bataille ? Et bien il s'avère que le site de la bataille d'Austerlitz se trouve aujourd'hui sur le territoire de l'actuelle République tchèque : à une dizaine de kilomètres de Brno, dans le sud de la Moravie.

Ronan Blaise
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Pour en savoir plus :

La bataille d'Austerlitz, sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Austerlitz